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20 août 2008 3 20 /08 /août /2008 00:35

Accident de circulation axe Sibut-Damara: la Première Dame, Mme Monique Bozize accuse trois ministres

AFFAIRES SOCIALES ET FAMILLES-TRANSPORTS-L'INTERIEUR

Accident de circulation axe Sibut-Damara: la Première Dame, Mme Monique Bozize accuse trois ministres
Réactions audio de la Première Dame de Centrafrique, Madame Monique Bozize suite à l'accident de la circulation survenue le 26 décembre 2007 au village Ombella sur l'axe Sibut-Damara (72 kilomètres nord-ouest de Bangui). Près de 30 morts et de dizaine de blessés graves.

Lundi 31 Décembre 2007 - 13:08
Prospert YAKA MAÏDE


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8 juillet 2008 2 08 /07 /juillet /2008 00:02

Les tribulations de Francis Bozizé ou du rififi dans le camp du pouvoir



Francis et François Bozize
Francis et François Bozize
Selon nos informations, rien ne va plus entre Francis et François Bozizé, respectivement ministre délégué et ministre de la Défense Nationale.

François Bozizé reprocherait à son fils ses liens avec Charles Massi. A en croire notre source, les services de renseignements du ministère de la Défense auraient intercepté des fréquentes communications téléphoniques entre les deux individus.

Toujours selon la même source le fils Bozizé serait interdit d'avoir accès à son cabinet au ministère de la Défense. Ses mouvements sont surveillés. Car il aurait menacé son père de président des représailles : Francis Bozizé aurait rappelé à son père l'assassinat de Laurent Désiré Kabila et son remplacement par son fils Joseph.

Francis Bozizé que nous avons tenté de joindre pour avoir sa version ne prend plus son téléphone portable. Plusieurs tentatives sont donc restées vaines.

Par ailleurs, on apprend également que le torchon brûle entre le même Francis Bozizé et Jean-Serge Wafio au sujet des 100 logements construits grâce à la coopération chinoise sur la route de Boali. Car François Bozizé, ses fils, ses lieutenants et autres parents occuperaient la majeure partie de ces logements, pourtant destinés aux petits fonctionnaires qui n'ont pas les moyens d'avoir un pied-à-terre. Monsieur Wafio, alias Mo Wara mo Tè Biani, aurait ordonné, en sa qualité de ministre des édifices publics, un recensement de l'immobilier public qui a révélé l'ampleur de la situation : le président centrafricain a, à lui seul deux villas dans le lotissement des 100 logements. Cela n'aurait pas plu au fils Bozizé qui s'en est vertement pris à Jean-Serge Wafio.

Pour certains observateurs, la nomination de ce dernier en tant que Commissaire chargé du Département du Marché Commun au sein de la Cémac équivaudrait à son éloignement du gouvernement.

La vérité complète sur ces tribulations du fils Bozizé sera-t-elle connue un jour ? Rien n'est moins sûr. Néanmoins, une chose semble certaine : le navire bozizéen prend l'eau de partout. Il faut donc s'attendre à des surprises.




Dimanche 06 Juillet 2008
Adrien Poussou


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25 juin 2008 3 25 /06 /juin /2008 19:50
Centra




frique - Religion
 
 
L’Eglise centrafricaine demande le respect de l’accord Gouvernement-Mouvements politico-militaires
 

APA-Bangui (Centrafrique) L’Eglise de Centrafrique a demandé que « le dialogue politique inclusif respecte les conditions fixées et signées par toutes les parties », dans un communiqué de presse a été signé par neuf évêques au lendemain de la signature de l’accord global intervenu entre le gouvernement centrafricain et deux mouvements politico-militaires à Libreville le 21 juin dernier.

Selon le communiqué de presse, « aujourd’hui, des familles entières se terrent en brousse, exposées à toutes sortes de dangers, traquées par des hommes en armes et des villages entiers sont désertés par leurs populations ».

« La situation de Bangui ne doit pas faire digression, quand la jeunesse est abandonnée, quand tout le pays vit dans un marasme notoire et que des régions entières sont en totale déshérence, abandonnées par l’Etat, sans dispensaire, sans école… », déplore le communiqué.

« Face à ce tableau sombre, le dialogue politique inclusif comme rendez-vous incontournable, la recherche de la justice et de la paix, la relance audacieuse de l’économie, la reforme courageuse de l’éducation, sont des impératifs pour que le pays rebondisse », prône l’église.

« Il ne faut pas rater ce tournant historique par des tergiversations politiciennes, car nous serons tous jugés par l’histoire », avertit le clergé.

 
SL/aft/APA
25-06-2008
 
Centrafrique - Religion

 
 
L’Eglise centrafricaine demande le respect de l’accord Gouvernement-Mouvements politico-militaires
 

APA-Bangui (Centrafrique) L’Eglise de Centrafrique a demandé que « le dialogue politique inclusif respecte les conditions fixées et signées par toutes les parties », dans un communiqué de presse a été signé par neuf évêques au lendemain de la signature de l’accord global intervenu entre le gouvernement centrafricain et deux mouvements politico-militaires à Libreville le 21 juin dernier.

Selon le communiqué de presse, « aujourd’hui, des familles entières se terrent en brousse, exposées à toutes sortes de dangers, traquées par des hommes en armes et des villages entiers sont désertés par leurs populations ».

« La situation de Bangui ne doit pas faire digression, quand la jeunesse est abandonnée, quand tout le pays vit dans un marasme notoire et que des régions entières sont en totale déshérence, abandonnées par l’Etat, sans dispensaire, sans école… », déplore le communiqué.

« Face à ce tableau sombre, le dialogue politique inclusif comme rendez-vous incontournable, la recherche de la justice et de la paix, la relance audacieuse de l’économie, la reforme courageuse de l’éducation, sont des impératifs pour que le pays rebondisse », prône l’église.

« Il ne faut pas rater ce tournant historique par des tergiversations politiciennes, car nous serons tous jugés par l’histoire », avertit le clergé.

 
SL/aft/APA
25-06-2008
 
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14 septembre 2007 5 14 /09 /septembre /2007 10:56
De l’eau dans le gaz
CENTRAFRIQUE - 9 septembre 2007 -
Toujours dans l’attente d’un premier rendez-vous avec Nicolas Sarkozy, le président centrafricain François Bozizé est en délicatesse avec la France. Le 14 juillet dernier, un grave incident a opposé à Bangui, pratiquement sous ses yeux, ses propres gardes du corps aux gendarmes français, à l’intérieur de l’enceinte de l’ambassade de France, alors que le chef de l’État se rendait à la réception officielle donnée par l’ambassadeur Alain Girma. En visite au début d’août dans la capitale centrafricaine, le ministre français de la Coopération Jean-Marie Bockel a cru bon d’en faire reproche à Bozizé, s’attirant une cinglante répartie de ce dernier sur le thème : « Je suis chez moi. »

Autre contentieux : « l’affaire Total ». La société pétrolière française, qui gère depuis sept ans le stockage et la distribution des produits pétroliers en RCA, a vu sa filiale locale, la Sogal, brusquement dissoute fin juillet. Motif : le montant des taxes versées par la Sogal au Trésor public est voisin de zéro, voire négatif puisque l’État est contraint de subventionner le prix des carburants. Total a saisi la Cour suprême et obtenu dans un premier temps l’annulation de cette décision, avant que le président de la Cour, un proche du chef de l’État, ne modifie la décision de ses pairs, lesquels ont été priés début septembre de remettre leur démission.

Pour autant, le principe d’une visite du président Bozizé à Paris d’ici à la fin de 2007 est toujours maintenu. Mais l’on réfléchit encore, à l’Élysée, sur la teneur du message que Nicolas Sarkozy lui délivrera à cette occasion.

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2 août 2007 4 02 /08 /août /2007 14:35

Télécommunications: Pourquoi les communications ne passent pas entre Bangui et l'extérieur? la réponse du ministre Fidèle Gouandjika

Comment les Opérateurs de Télécommunications des pays riches, en particulier ceux de l'Union Européenne, ASSASSINENT-ILS le Développement National des Télécommunications des Pays Africains?
Une re-colonisation annoncée : l'exemple de la Gateway Internationale Unique de la République Centrafricaine.



 

Notre gouvernement a pris une initiative originale pour relancer le développement des Télécommunications au niveau national, tout en assurant le développement de la concurrence, par la mise en place d'une « Gateway Internationale Unique ». Laquelle Gateway Internationale Unique offre à l'ensemble des opérateurs fixes et mobiles nationaux, ainsi qu'aux opérateurs internationaux un point d'accès unique et mutualisé pour l'ensemble des communications échangées avec l'international. Cette initiative résulte d'un constat économique qui tient, en premier lieu, à la situation des réseaux de Télécommunications Internationaux dans les pays enclavés comme la Centrafrique, et en second lieu, aux effets pervers qu'a produit dans ce pays la libéralisation brutale et non maîtrisée de l'accès aux Télécommunications Internationales :

-Le développement des investissements dans les réseaux nationaux est freiné du fait de la nécessité pour les opérateurs nationaux de réserver une partie importante de leurs ressources de financement dans des dépenses onéreuses d'équipements et de location d'accès satellitaires internationaux.

-La libéralisation de l'accès aux télécommunications internationales a conduit à une situation paradoxale d'appauvrissement général de l'ensemble du secteur des télécommunications de Centrafrique. Les pertes d'économies d'échelles liées au recours individuel des opérateurs à des solutions satellitaires n'ont pas été compensées par les gains d'efficacité promis par les économistes occidentaux, bien au contraire. Ces économistes, qui ont prôné ces réformes au niveau international, ont oublié que le développement des réseaux de télécommunications des pays en voie de développement, qui reste dramatiquement insuffisant, repose très largement sur les revenus d'interconnexion téléphonique entrante payés par les opérateurs internationaux, et notamment par les opérateurs des pays développés. En introduisant, une concurrence totale sur l'interconnexion internationale, nous avons en fait fragilisé la capacité de nos opérateurs à résister à l'écrasement des prix payés par les grands opérateurs internationaux. Les prix se sont effondrés et la stratégie des opérateurs des pays développés a été d'encourager cet effondrement en favorisant ainsi leur maison mère au détriment même de leur filiale locale: saviez-vous que dans la plupart des cas, il est plus cher pour un abonné français au téléphone fixe d'appeler un abonné mobile français que d'appeler un abonné mobile de Centrafrique ?

Le paradoxe économique est bien là : cette concurrence brutale et non maîtrisée sur l'accès à l'international a permis une baisse drastique des prix des appels internationaux au bénéficie des consommateurs des pays riches, mais en appauvrissant nos opérateurs nationaux. Cette concurrence continue de freiner les projets de déploiement des réseaux fixe et mobile sur notre territoire, et n'a même pas permis de baisse des prix pour les utilisateurs déjà raccordés aux réseaux existants.
Le maintien de cette situation est-il juste et équitable vis-à-vis des pays en voie de développement comme le nôtre ?

Notre réponse a été la mise en place d'une « Gateway Internationale Unique »: elle permet d'augmenter les tarifs des taxes de répartition appliquées aux opérateurs internationaux pour le trafic téléphonique à destination de la Centrafrique, cela pour les porter à des niveaux plus raisonnables et surtout comparables à ceux des autres pays africains. Elle permet ainsi de mieux rémunérer les opérateurs locaux. L'excédent de revenus étant affecté de façon transparente à des fonds spécifiques dédiés à des projets de couverture par un service universel des télécommunications. Ces fonds visent notamment à permettre le développement de la téléphonie et de l'accès à Internet dans les zones non couvertes par les réseaux de télécommunications, notamment en milieu rural.
Cette initiative est établie en concertation étroite avec les principales institutions internationales qui soutiennent le développement économique durable dans notre pays.
En outre, elle s'inscrit avec cohérence dans la logique des réformes du cadre réglementaire des Télécommunications et répond par la même occasion aux besoins de l'ensemble des opérateurs de téléphonie en Centrafrique. Il faudrait aussi rappeler qu'elle constitue une stratégie claire et transparente de développement d'une économique durable des offres de télécommunications dans notre pays, en incluant rapidement les services IP quasi inexistants, seule voie d'accès à l'économie mondialisée.

Or que voit-on ?
Des alliances officieuses, à l'image de celles des opérateurs mobiles de certains pays de l'Union Européenne récemment condamnés pour non-respect de la concurrence, refusent de payer le prix d'accès en Centrafrique et cherchent à écrouler le trafic en refusant délibérément d'acheminer les communications, des français par exemple, vers la Centrafrique. Il s'agit là, d'un assassinat en règle de tous les efforts que nous déployons par la mise en place des groupes puissants qui ont ruiné les économies des télécommunications de plusieurs pays africains, en pratiquant une concurrence déloyale et en ayant une attitude de re-colonisation souterraine intolérable, à l'heure de la mise en place d'une économie qui se veut équitable par les gouvernements des pays développés.

Aujourd'hui, l'ensemble des opérateurs de Télécommunications de la République Centrafricaine est connecté à la Gateway Internationale Unique et soutient ainsi l'action du gouvernement. Le tarif d'interconnexion a été relevé de 6 cts USD à 15 cts USD, le mardi 21 novembre 2006, et nous souhaitons que l'engagement des Gouvernements des pays riches à aider les pays africains se concrétise par l'acceptation et le respect de ce tarif par l'ensemble de leurs Opérateurs de Télécommunications.


Le Ministre des Postes et Télécommunications
Chargé des Nouvelles Technologies



Fidèle GOUANDJIKA
 

 
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16 mai 2007 3 16 /05 /mai /2007 22:15
FOCUS SUR L'ACTUALITÉ

 

L’opposition exige un comité préparatoire du dialogue politique inter-centrafricain
(APA 16/05/2007)


APA Bangui (Centrafrique) Le coordonnateur de l’Union des forces vives de la nation (UFVN), Me Henri Pouzère, a déclaré, samedi à Bangui, au cours d’une conférence de presse, qu’il est urgent que le chef de l’Etat, garant constitutionnel de l’intérêt supérieur de la nation, mette en place un comité préparatoire du futur dialogue politique inter-centrafricain.

Ce comité doit être doté de l’autonomie financière et composé à parité égale, des représentants du pouvoir, de l’opposition démocratique et de l’opposition armée, a expliqué Me Pouzère.

Le coordonnateur de l’UFVN commentait le rapport de synthèse produit par le groupe des sages mis sur pied pour prendre contact avec tous les acteurs politiques centrafricains, en vue de la tenue d’un dialogue politique sans exclusive.

Le groupe des sages doit notamment proposer l’ordre du jour, le lieu, le coût et la durée de cette rencontre destinée à ramener la paix en Centrafrique.

Me Pouzère a déploré que le groupe de sages n’ait pas contacté l’ancien président Ange-Félix Patassé, qui vit en exil à Lomé, au Togo, ainsi que son prédécesseur à la magistrature suprême, le général André Kolingba qui, en tant qu’ancien chef suprême des forces armées centrafricaines, est une mine d’informations qui ne saurait être tenue à l’écart de toute initiative visant à ramener une paix durable en Centrafrique.

L’Union des Forces Vives de la Nation regroupe le Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC) de l’ancien Premier ministre Martin Ziguélé, le Rassemblement démocratique centrafricain (RDC) de l’ancien président André Kolingba, l’Association Löndo de Me Henri Pouzère et l’Alliance pour la démocratie et le progrès (ADP) de M. Olivier Gabirault.


SL/LMM APA
12-05-2007

 

© Copyright APA

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3 mai 2007 4 03 /05 /mai /2007 18:11
RAYS-PORTRAIT-DEBOUT-2.jpgCentrafrique : répudiées parce que séropositives
(Agence Syfia 03/05/2007)


(Syfia Centrafrique) En Centrafrique, les femmes enceintes craignent d'être répudiées par leurs maris en cas de séropositivité. Du coup, elles sont de plus en plus réticentes à se faire tester ou à dévoiler à leurs conjoints leurs résultats.

En Centrafrique, selon l’Unité de dépistage anonyme (Uda) de Bangui, près d'une femme enceinte sur trois ne revient pas chercher les résultats de ses tests sérologiques, par peur du sida et de la réaction de son mari. Cette proportion est deux fois plus élevée au Centre de santé de Bédé-Combattant où, d'après des statistiques de mars 2006, deux femmes enceintes sur dix sont porteuses du virus du sida. "Je redoute que mon résultat soit positif. Si c'est le cas, je serais contrainte de le tenir secret", confie L. C., venue suivre ses examens prénataux au centre de santé de Malimaka, à Bangui.
Ce comportement à risque a poussé le gouvernement à faire voter en septembre 2006 une loi qui prévoit un emprisonnement de 3 mois à 1 an et une amende de 100 000 à 1 million de Fcfa (entre 150 et 1 500 €) pour "toute personne infectée par le sida qui ne déclare pas son état sérologique à son conjoint ou conjointe ou à l’autre partenaire dans le cas de concubinage notoire". Cette loi n'est toutefois pas encore promulguée.
Si les femmes infectées ne dévoilent pas leur état à leurs maris, c'est qu'elles redoutent leurs réactions. Depuis deux ans que le programme Prévention de la transmission parents-enfants du VIH (PTPE) a rendu systématique le test de dépistage des femmes enceintes, les témoignages d'épouses séropositives répudiées par leurs maris se multiplient. Le Réseau des médias de Centrafrique pour la lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme dénonce tous les jours dans ses émissions de radio, de nombreux cas de ruptures conjugales provoqués par des hommes qui ne supportent pas de vivre avec leurs épouses atteintes du sida.




"Mon époux m’a traitée de tout"


Boukoutou, 26 ans, vit ainsi depuis quatre mois avec ses deux enfants dans un nouveau et modeste logement à Combattant, une banlieue de Bangui. "Dès que j’ai présenté le résultat du test de dépistage à mon époux, il a piqué une colère, et m’a traitée de tout", se souvient-elle. Le mari, qui, lui, ne veut pas se soumettre au test de dépistage, a immédiatement déserté le lit conjugal, avant de quitter définitivement la maison pour aller vivre avec une autre jeune femme.
"Mon mari a d’abord refusé de manger dans la même assiette que moi. Ensuite, il a confisqué tous mes biens avant de retourner dans son village où il s’est remarié", témoigne, toute en larmes, Natacha, 30 ans. Seule et sans revenus, expulsée de la maison par sa bailleresse, elle s'est réfugiée chez sa grand-mère.
Les femmes sont du coup de plus en plus réticentes à se soumettre au test de dépistage ou à informer leurs partenaires des résultats s'ils sont positifs. Elles ne sont pas seules en cause. "Les hommes, très souvent infidèles, ont généralement peur de se faire dépister", explique Lucie Mogade, psychopédagogue à l’Uda de Bangui. Pour le Dr Édith Pulchérie Adialo Sako, coordonnatrice du programme PTPE, les maris qui ne veulent pas se soumettre au test de dépistage inventent toujours des motifs pour "se débarrasser de leurs conjointes touchées par le VIH". Selon le sociologue Jean-Alain Doulpanga, ce genre de rupture est devenu un véritable problème de société. "Culturellement, comme la femme est inférieure à son mari, la répudier pour des raisons peu évidentes n'est pas un péché aux yeux du mari", analyse-t-il.




Séances de cure d’âme


Selon le dernier Rapport mondial sur le sida publié l'an dernier par l'Onusida, la Centrafrique est le dixième pays au monde le plus touché par la pandémie et le premier en Afrique centrale avec un taux de prévalence de 10,7 % chez les adultes de 15 à 49 ans. Cette séroprévalence est presque deux fois plus élevée chez les femmes (7,8 %) que chez les hommes (4,3 %). "La vulnérabilité socio-économique, les rapports précoces et traumatisants pour les jeunes filles et les multiples partenaires sexuels de l’homme sont autant de facteurs qui exposent davantage la femme au virus", explique le Dr Fikouma, spécialiste en infectiologie à l’hôpital de l’Amitié à Bangui.
Afin de favoriser la réconciliation au sein des couples en crise, le PTPE a créé 17 groupes de soutien pour les personnes vivant avec le sida dans les différents centres de santé du pays. Membre d’un de ces groupes et séronégatif, Pierre Kpamona vit ainsi à Bangui en harmonie avec sa femme infectée.
De son côté, un des prélats de la cathédrale Notre-Dame d’Afrique, Donald Assang, multiplie des "séances de cure d’âme" pour les couples chrétiens sur lesquels plane la menace du divorce. Son chapelet à la main, il rappelle le caractère sacré du mariage : "Personne ne doit séparer ce que Dieu a uni".


27/04/2007 ( Centrafrique )
Jules Yangada
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22 mars 2007 4 22 /03 /mars /2007 18:01

SOUPÇON DE COMPLICITE AVEC LA REBELLION ARMEE : DES MEMBRES DU GOUVERNEMENT VISES



Le processus de paix et de réconciliation nationale engagé depuis l'Accord de Syrte n'exclut pas le souci de complicité avec la rébellion armée qui pèse sur certains membres de gouvernement et autres personnalités politiques considérés à tort ou à raison comme les « cerveaux rebelles ».
Ainsi, le Président de la République reste personnellement convaincu que les exactions rebelles dans le Nord Ouest (Markounda, Kabo, Paoua, Bemal, Sido) sont à l'actif du MLPC et de ses responsables.
Pour lui donc, ce sont bel et bien les natifs de l'Ouham Pendé qui sont à la base de cette rébellion et qui l'animent de l'intérieur comme de l'extérieur. C'est un doigt accusateur qui est ici directement pointé sur l'ex Président Patassé, Prosper N'douba et d'autres caciques de son régime qui jubilaient déjà l'idée de voir le MLPC revenir au pouvoir par la petite force, c'est-à-dire au moyen d'une rébellion armée ou d'un coup de force.
Des personnalités comme Dondon Konamabaye, considéré comme le ‘‘patassiste des patassistes'' savent pour leur part les soupçons qui pèsent sur elles. Seulement la dernière session de la cour criminelle n'a pas été capable de jeter son filet sur ces « cerveaux rebelles » aujourd'hui libres comme le vent. Car seule une justice forte et indépendante est à même d'établir la vérité sur un dossier aussi sensible et épineux. Mais il n'en demeure pas moins que nombre de personnalités originaires du Nord ouest sont encore dans le collimateur du pouvoir de Bangui malgré les nombreux appels au dialogue politique à la réconciliation et au règlement pacifique des conflits en République Centrafricaine.
Ce n'est pas la très grande confiance qui règne au sein du gouvernement de Monsieur Elie Doté. Déjà, au départ des événements graves du nord Est avec les prises successives de Birao, Ouadda, Ouadda-Djallé, Sam-Ouandja, notre confrère « Le Monde de l'Éducation » avait clairement laissé penser que des cerveaux rebelles supposés seraient membres du gouvernement et que de lourds soupçons pèseraient sur eux venant des autorités du pays et en l'occurrence du général François Bozizé en personne. Pêle mêle, des noms avaient été cités comme ceux de Karim Meckassoua ancien responsable de la coordination des patriotes centrafricains « (CPC), Parfait Mbay ancien libérateur, Timoléon M'baïkoua Guy Moskit respectivement ministre d'Etat à la communication, ministre des Transports, ministre de l'urbanisme et de l'habitat et ancien conseiller en communication du chef de l'Etat aujourd'hui en disgrâce et exilé en France.
Ce serait encore de simples rumeurs de journaliste si le Président de la République n'avait pas confirmé ces accusations à l'occasion des festivités du 1er décembre 2006 dans la capitale de la Nana-Mambéré (Bouar). À Bouar en effet, le chef de l'Etat n'est pas passé par quatre chemins pour pointer un doigt accusateur sur certains membres du gouvernement sans les nommer. Mais ce n'est qu'un « secret de polichinelle », puisque l'opinion, publique sait à peu près quelles sont les personnalités visées.
Cette opinion s'attendait à ce que le président de la République donne un grand coup de pied dans la fourmilière de ces « cerveaux rebelles » à travers un remaniement en profondeur de son gouvernement où des « têtes de turcs » ou de simples « boucs émissaires » sont dans la ligne de mire du pouvoir de Bangui.
Des conseils de ministres sont parfois le théâtre de propos outrageants à l'égard des ministres soupçonnés sans que le chef de l'Etat ne lève le petit doigt pour assurer une véritable police des débats. Mais l'on pense que le processus de paix engagé depuis l'Accord de Syrte devait stopper ces soupçons et ces accusations qui fussent de partout. C'est oublier que Bozizé et certains de ses proches ont l'accusation tenace.
Ainsi, des sources concordantes et proches des milieux parisiens et gabonais, François Bozizé et certains de ses ministres accusés auraient eu récemment des explications musclées en présence du Président Omar Bongo Odimba, le parrain N° 1 » du chef de l'Etat centrafricain. Comme quoi, les problèmes centrafricano centrafricains et l'avenir de la République Centrafricaine se décident encore à l'extérieur et en dehors de la volonté des centrafricains ou du peuple centrafricain. De fait, les problèmes centrafricano centrafricains sont devenus un sujet de préoccupation d'une « confrerie » sous régionale à laquelle appartiennent des Chefs d'Etat tels Denis Sassou-Nguésso, Idriss Deby, Omar Bongo Odimba, François Bozizé et certains membres de leurs gouvernements respectifs.
Au nom de cette confrerie donc qui veille sur la République Centrafricaine, le Président Omar Bongo Odimba aurait exigé de leur homologue François Bozizé les preuves irréfutables des accusations portées sur certains membres du gouvernement centrafricain. C'est la condition ultime pour qu'il tranche la question et qu'il s'occupe personnellement de ces ministres récalcitrants. Indépendance nationale, ou es-tu ? Toujours est il que, l'épée de Damoclès pèse encore sur certaines têtes.

Mercredi 21 Mars 2007
Jean Ding Kpi
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1 mars 2007 4 01 /03 /mars /2007 00:36

A peine signé, l'accord de Syrte entre Bozizé et Miskine est déjà nul

 

Bangui, 28/02/07 - (C.A.P) "

L'accord de paix" pompeusement signé à Syrte sous les auspices du colonel Moammar Khadafi entre François Bozizé et Martin Koumta Madji alias Abdoulaye Miskine qui a permis le retour au bercail de ce dernier n'est plus qu'un chiffon de papier déjà relegué aux oubliettes.

Il faut dire que cet accord, comme nous l'avions écrit dans nos précédentes parutions, est non seulement inapplicable mais comme tous les accords signés en Libye, n'avait guère plus de chance d'être suivi d'effet. Une fois rentré à Bangui, Miskine s'est évertué en vain à lancer des appels à ses prétendus hommes de déposer les armes et le rejoindre. Il n'a point été écouté. Combien d'hommes possède-t-il réellement ?

Par ailleurs, Bozizé et la partie libyenne qui, sans s'entourer préalablement de la moindre garantie, escomptaient l'adhésion des deux leaders de l'UFDR que sont le capitaine Abakar Sabone et Michel Djotodia toujours en prison à Cotonou, ont essuyé le reus catégorique de ces derniers.

Ajoutées à cela les frustrations de MISKINE qui n'a pas cessé de dénoncer l'inconfort de sa résidence surveillée du palais de la Renaissance de Bangui, l'accord de Syrte ne pouvait que rendre l'âme. Retourné en Libye en compagnie de Bozizé pour s'expliquer devant Khadafi, Miskine a laissé Bozizé repartir tout seul à Bangui. Le voilà sur les bras du colonel libyen. Quoi faire de lui ?

Depuis lors, la radio d'état de Bangui ne cesse de dénigrer Miskine et de le desendre en règle. On l'accuse aussi d'avoir peser sur la décision de refus des deux leaders de l'UFDR de signer l'accord de Syrte. La route d'une paix durable en RCA est encore longue.

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19 février 2007 1 19 /02 /février /2007 12:35

Chirac maximise  avant la fin de sa mandature des aides en faveur de la RCA, un pai gagné par BOZIZE et pour son gouvernement.
L'observatoire centrafricain de la bonne gouvernance s'interroge sur la gestion de toutes ces aides jamais égalées depuis les soleils des indépences.
Il est à noter que la RCA n'est pas dotée  d'une cour de comptes pouvant reléver les dérives liées à mal gouvernance, ce fléau qui gangrène le pays depuis plus de 50 ans.

la rédaction  centrafrique news

 

 La France octroie 2,6 milliards FCFA pour apurer les dettes de la RCA
(Agence Centrafrique Presse 17/02/2007)

Bangui, 17 fév. (ACAP)- Le gouvernement centrafricain représenté par le ministre du Plan, de l'économie et de la coopération internationale M. Sylvain Maliko et l'Agence de française de développement (AFD), représenté par l'Ambassadeur de France en Centrafrique, M. Alain Girma, ont signé vendredi 16 février 2007, une convention budgétaire d'un montant de 2,6 milliards FCFA en vue de l'apurement des dettes de la République Centrafricaine vis-à-vis des institutions financières, notamment la Banque mondiale et la Banque Africaine de développement.

Pour M. Girma, « la signature de cette 5ème aide budgétaire de la France en faveur de la RCA au titre de l'année 2006 va permettre à ce pays sevré et mal connu par les institutions internationales, d'apurer ses dettes vis-à-vis des institutions financières ».

Le ministre Maliko a quant à lui indiqué que « l'apport de la France est positif car d'autres partenaires de la RCA attendaient le signal de la France avant de soutenir les actions du gouvernement centrafricain », précisant que cette convention vient concrétiser la décision du conseil d'administration de l'Agence française de développement prise en décembre 2006.


Samedi 17 Février 2007 - 12:59
ACAP

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