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21 novembre 2006 2 21 /11 /novembre /2006 14:53

RCA: Le MLPC contre une 'internationalisati on' de la crise

BANGUI - Le principal parti d'opposition de Centrafrique, le Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC), a mis en garde samedi contre les "risques d'internationalisat ion" de la crise qui oppose Bangui à une rébellion qui a déjà pris plusieurs localités du nord-est du pays.



 



Dans une déclaration transmise à l'AFP, le MLPC de l'ex-Premier ministre Martin Ziguélé se dit "très préoccupé par la tournure que prend le règlement du conflit armé" entre le pouvoir et les rebelles de l'Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR).

Le parti d'opposition déplore "les demandes d'aide militaire et matérielle en direction de plusieurs pays et institutions internationales" , qui révèlent selon lui "une incapacité avérée du régime à régler d'une manière souveraine et pacifique ce conflit armé".

Il dénonce donc "les risques de l'internationalisat ion d'une guerre apocalyptique avec la participation de plusieurs contingents militaires étrangers sur le territoire national", et renouvelle son appel aux autorités afin de "privilégier" le dialogue avec les rebelles.

Le Tchad et la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (Cémac) ont annoncé ces derniers jours leur intention de renforcer leur présence militaire en Centrafrique pour aider les autorités à contrer l'UFDR, qui a pris le 30 octobre la ville de Birao, dans l'extrême nord-est du pays, et a progressé depuis en direction du sud-ouest.

La France apporte de son côté un soutien logistique et en renseignement aux Forces armées centrafricaines (Faca).

Malgré les mises en garde du MLPC, l'Assemblée nationale centrafricaine a pour sa part lancé un nouvel appel à l'aide militaire internationale.

Dans une déclaration adoptée samedi, les députés "en appellent une fois de plus à la communauté internationale (...) en vue d'encourager le déploiement rapide des forces des Nations unies et de l'Union africaine aux frontières Tchad-Soudan- RCA (République centrafricaine) ".

N'Djamena et Bangui accusent le Soudan voisin de soutenir les rébellions qui leur sont hostiles, ce que Khartoum a démenti. De son côté, la communauté internationale s'inquiète du débordement dans ces deux pays de la guerre civile qui sévit au Darfour soudanais.

Le ministre français des Affaires étrangères Philippe Douste-Blazy a proposé le week-end dernier de déployer une force internationale aux frontières du Soudan avec la Centrafrique et le Tchad. Cette idée n'a reçu qu'un accueil réservé à Khartoum et N'Djamena qui préfèrent mettre en place une force mixte tchado-soudanaise à leur frontière commune.



(©AFP / 18 novembre 2006 20h29)
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16 novembre 2006 4 16 /11 /novembre /2006 12:28

LA MAJORITE GAGNEE PAR LE PESSIMISME ET TENTEE PAR L'OPPOSITION AU GENERAL BOZIZE



 

Les partis de la majorité Présidentielle et leurs leaders, après avoir fait les yeux doux au Général Bozizé dans l'espoir d'avoir à gérer le pouvoir, ont fini par comprendre qu'ils sont «  les dindons de la farce. »
Une farce qui commence à faire grincer des dents aux partis et leurs leaders soucieux d'obtenir rapidement une clarification politique sur leur place, sur l'échiquier politique et dans le cadre d'une majorité Présidentielle et Parlementaire reconnue et organisée. Mais les malins esprits de l'entourage immédiat du Président de la République sont plutôt enclins à penser que la situation n'est pas propice à un tel débat, vu que la paix est menacée et que les fondements même du régime actuel sont sérieusement menacés par la rébellion de l'UFDR dont les membres ne sont autres que des ‘' ex compagnons du général Bozizé et les Patassistes revanchards soucieux de la reconquête par tous les moyens du pouvoir.
Or, l'on se rend compte que depuis le 30 octobre 2006, date de l'attaque et de l'occupation de Birao par l'UFDR, le Président de la République s'est enfermée dans sa tour d'ivoire sans aucun début de concertation élargie à sa propre famille politique. Dans aucune démocratie au monde, un pouvoir issu des urnes avec une majorité parlementaire ne peut pas ne pas s'ouvrir à sa majorité en crise aussi grave que celle du Nord Est qui défie l'autorité de l'Etat et menace les Institutions de la République.
Bozizé a préféré orchestrer une ‘'marche de la paix ‘'sans lendemain au lieu d'une large concertation avec sa famille politique pour échanger sur la situation et éventuellement harmoniser les points de vue sur la lecture de la situation et les solutions de sortie de crise. Solutions à court, moyen ou long terme…
Le mépris royal que le Président de la République affiche vis-à-vis de sa propre majorité commence à durer et à susciter des réactions négatives à l'égard du pouvoir dans le creux de la vague et presque aux abois. Car de toute évidence, le déclenchement d'une rébellion armée dans le Nord-Est révèle au grand jour la fragilité du régime assis plutôt sur du sable mouvant au lieu de reposer sur du roc solide et inébranlable. Il révèle également la fragilité d'une majorité présidentielle sans cohésion ni consistance.
Une majorité sans contours ni lignes de force, sans grandes idées ni grandes ambitions pour elle-même et pour la République Centrafricaine.
Au sujet des événements du Nord-Est, les prises de position des composantes de la majorité présidentielle (G.P.P.M.P, Convergence KNK, PSD, MDI, PS, FODEM….) partent dans tous les sens. On pourrait croire à l'expression vivante de la démocratie.
Mais c'est oublier la très grande frustration de la majorité Présidentielle dont les prises de position rejoignent quant au fond les prises de position des partis d'opposition.
En effet, loirs des événements du Nord-Ouest ( Markounda, Paoua, Bemal..) rares étaient les partis politiques qui d'étaient prononcés clairement en faveur du dialogue politique avec les mouvements rebelles. Or que constate t-on aujourd'hui depuis la prise de Birao, de Ouadda. Djalle et Sam Ouandja ?
Une évolution significative de la part des partis de la majorité hier fermement opposés au dialogue politique. Ainsi, ceux qui pensaient qu'il était impossible de négocier avec des rebelles lourdement armées, mettent sensiblement de l'eau dans leur vin.
On ne peut pas parler de «  retournement de veste mais plutôt de bon sens ». Car il faut savoir aller dans le sens du vent comme aiment à dire certains hommes politiques plutôt opportunistes jusqu'au bout des ongles.
On connaît les frémissements du sein de la « Convergence KNK » et même du GPPMP. Bien des formations de la Majorité Présidentielle commencent à louvoyer sérieusement du côté de l'opposition à cause d'une très grande déception et frustration. On peut leur donner raison, car on ne saurait être de la majorité politique au pouvoir et être hors du pouvoir du fait d'une marginalisation et d'une exclusion dont le Président de la République est le principal responsable, en raison de son manque de vision politique et du rôle réel d'une majorité politique.
Normal que la majorité Présidentielle soit gagnée par le pessimisme et qu'elle s'effrite, car de plus en plus tentée de rejoindre les rangs de l'opposition au Général François Bozizé qui à la tête ailleurs. Mais reste à savoir si cette majorité marginalisée est capable de taper du poing sur la table en bloc.




Mercredi 15 Novembre 2006
Paul Gové
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2 novembre 2006 4 02 /11 /novembre /2006 17:43

COMITE PREPARATOIRE POUR LA MISE  EN PLACE DE LA  FONDATION

 

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18 juillet 2006 2 18 /07 /juillet /2006 15:11

LES POLITICIENS PYROMANES



 

Il est connu de tous que certains hommes politiques en mal de leadership et qui ne maîtrisent pas assez bien les idéaux qu'ils défendent, sèment la confusion dans l'esprit de leurs militants et sympathisants. Ils affichent des attitudes répugnantes et sont souvent incapables de résoudre les conflits qu'ils créent de toutes pièces dans le but inavoué de semer la division pour régner en maître. Plusieurs formations politiques de Centrafrique souffrent le martyre de cette malheureuse situation généralisée qui constitue une gangrène pour l'évolution de notre jeune démocratie. Les seuls cas des partis politiques FPP et MLPC deviennent une préoccupation nationale vu le danger qu'ils représentent pour le débat politique. Ils sont guidés par des intérêts égoïstes au détriment de l'intérêt national. Ils mènent une politique occulte dans le seul but de gagner des promotions sociales. Pour le besoin du ventre, ils parviennent à signer des pactes contre nature avec le diable. Les militants ne sont sollicités que lors des consultations populaires où ils sont dévoyés à leur cause. Les leaders des partis politiques sont pour la plupart auteurs des divisions au sein de leurs propres formations sans avoir apporté un début de solution.
Ces politiciens pyromanes sont légion dans les partis susmentionnés.
En effet, les crises qui s'enlisent dans le FPP, MLPC et PNCN sont nées à cause de leur incivisme et surtout de leur comportement hideux, provocateur et revanchard qui sont de nature à fragiliser leur fonctionnement.
Les partis FPP et MLPC souffrent d'un dysfonctionnement et d'un bicéphalisme inquiétant.
Il appartient à leurs leaders charismatiques Ange Félix Patassé et le Pr. Abel Goumba, d'intervenir énergiquement pour arrêter rapidement l'hémorragie sinon l'implosion sera irréversible. Le médiateur de la République, président fondateur du Fpp a contribué par son mutisme au désordre assourdissant que le parti vit. Comment peut-on expliquer qu'en moins d'une semaine, le parti ait pu organiser malgré la mise en garde du ministre de l'intérieur, coup sur coup, deux congrès extraordinaires par les parties dissidentes respectives. Le parti qui se réclame d'obédience socialiste fonctionnera désormais avec deux comités centraux.
De même, le MLPC n'échappe pas à la règle. En mai de cette année, les délégués à la session ordinaire du Conseil Politique National étaient contraints de transformer ces assises en congrès extraordinaire pour élire les membres du nouveau bureau exécutif. L'objectif visait le limogeage du Président Patassé qui prenait des mesures impopulaires depuis Lomé où il vit en exil et quelques agitateurs qui défendaient l'aile dite patassiste. Ce fut un nettoyage qui n'a pas convaincu les irréductibles de l'acabit de Dondon Konamabaye.
Maintenant que le feu est en la demeure, les pyromanes ne savent plus par quel bout s'y prendre pour l'éteindre.


Mardi 18 Juillet 2006
La Rédaction
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16 juin 2006 5 16 /06 /juin /2006 12:47

L'ETAT DOIT 54,444 MILLIARDS CFA D'ARRIERES DE SALAIRES AUX FONCTIONNAIRES



 



Le 03 mars 2006, le premier Ministre Elie Doté a pris un arrêté n°13 portant création d'un Comité Technique Paritaire chargé d'étudier les possibilités d'un déblocage des salaires et d'évaluer le coût de leurs arriérés antérieurs dans la fonction publique centrafricaine.
L'arrêté n° 12 désignant les membres du Comité Technique Paritaire. Ces membres proviennent des pouvoirs publics et des cinq centrales syndicales.
Selon nos enquêtes pour les 23.000 fonctionnaires que compte la Fonction Publique Centrafricaine, l'Etat doit au titre des années 2001, 2002, et 2003, 54.444.000.000 Fcfa d'arriérés.
Cette évaluation partielle ne prend pas en compte les arriérés de salaire de 1992, 1993,2004 et 2005. S'agissant du déblocage des salaires, le Comité Technique Paritaire a traité le cas de chaque fonctionnaire à partir de sa date de titularisation jusqu'à l'année 2005. Une simulation des effets financiers du déblocage de salaires sera réalisée pour chaque travailleur du secteur public. Les conclusions de ce travail seront remises au gouvernement.
Actuellement selon des sources concordantes ce travail de titan que le Comité Technique Paritaire est entrain d'abattre bas de l'aile parce qu'il éprouve des difficultés pour décaisser une partie des 10 millions de Fcfa que lui a attribuée la primature pour son fonctionnement. Aujourd'hui il faut reconnaître que le cumul d'arriérés de salaire a eu des conséquences négatives sur la vie des employés de l'État et aussi que les membres de leurs familles.
L'initiative du gouvernement de faire le point de ces arriérés de salaire et d'évaluer les effets financiers du déblocage des salaires peut conduire à une résolution partielle de cet épineux problème.



Vendredi 16 Juin 2006
MCNM
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13 juin 2006 2 13 /06 /juin /2006 20:12

JOURNALISTE EN DANGER : QUAND LES MILITAIRES DECIDENT DE SUPPRIMER LA VIE D'UN CITOYEN CENTRAFRICAIN



 

On ne dira jamais assez, il n' y a que dans les pays à vocation dictatoriale que les basses manœuvres des princes qui nous gouvernent ne peuvent nullement être dénoncées. La République centrafricaine qui vient de sortir des élections pourtant qualifiées de transparentes par la communauté internationale ne peut pas se permettre le luxe de revivre des actes dignes d'une autre époque tendant à régler le compte de ceux qui s'efforcent à révéler au grand jour, les travers de nos dirigeants en dénonçant leurs mauvaises manières de faire. La plupart du temps, ce sont les hommes en treillis qui ont pour vocation de protéger le peuple centrafricain et défendre l'intégrité du territoire national qui se comportent en de véritable tonton macoute à l'encontre des journalistes. C'est ici qu'il y a lieu de faire écho des menaces de mort qui pèsent sur notre confrère Zéphirin Kaya de la Radio Ndékè Luka. En effet, dans leur parution du 07 janvier 2006, la Rédaction du Journal Le Citoyen et Agbangba ont tiré sur la sonnette d'alarme pour attirer l'attention des autorités centrafricaines sur la nécessité de protéger la vie des hommes de médias en Centrafrique. Et c'est encore des hommes en tenue qui sont indexés par ces deux publications.
Dans Le Citoyen du 7 juin 2006, il s'agit d'une conversation entre deux hommes en uniforme dans un taxi qui ont laissé entendre que « Dis, ce Zéphirin Kaya, on ne doit pas le louper », l'autre de rajouter « Laisse mon cher, on va le tuer ! Ce que les policiers font sur la route-là, il ne voit pas. Pour lui, ce ne sont que les militaires. Mais moi, je vous jure qu'on va le passer par les armes ». Le Journal Agbangba daté du 6 au 7 juin 2006 quant à lui a publié in extenso la correspondance d'un compatriote qui a suivi de bout en bout dans le bus à destination du centre ville, la conversation entre deux militaires pas des moindres de la Garde Républicaine qui voulaient s'en prendre à la personne de ce même Zéphirin Kaya qu'ils considèrent « comme un reporter nuisible et dangereux qui mérite une sentence de mort ». Ils ajoutent que « c'est Zéphirin Kaya ou nous ». Notre compatriote imbu d'esprit républicain et ne voulant pas se laisser peser sur la conscience cette déclaration de mort à l'encontre d'un journaliste qui ne fait que son travail a saisi la Rédaction du journal Agbangba pour qu'il fasse écho de cette déclaration. On pouvait retenir de la correspondance de ce compatriote, la phrase suivante : « taire un dessein macabre, au cas ou il se réaliserait, me ferait mourir de remords ». De tout ce qui précède, l'on se pose la question de savoir si désormais, les forces de défense et de sécurité ont droit de disposer à volonté de la vie d'un compatriote. La Constitution de notre pays en son article 13 dispose que « la liberté d'informer, d'exprimer et de diffuser ses opinions par la parole, la plume et l'image sous réserve du respect des droits d'autrui, est garantie ». Qu'est devenue cette garantie offerte au citoyen par la loi fondamentale ? Ce qui est bien regrettable pour le peuple centrafricain en général et les journalistes en particulier car, travaillant sous la pression de ceux qui pensent qu'en ayant la gâchette facile, ils peuvent valablement taire les professionnels des médias à ne pas dénoncer les travers de la société centrafricaine. Une maxime populaire nous enseigne que « qui tue par l'épée, périra par l'épée ». Le ciel centrafricain a connu des piètres figures qui se disent invincibles, mais qui, malheureusement…


Harly - Schengen (Le Confident)
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9 juin 2006 5 09 /06 /juin /2006 14:20
Bientôt la reprise des émissions de Télé Centrafrique
(Agence Centrafrique Presse 08/06/2006)
( 08/06/2006)


Bangui, 8 juin (ACAP) La télévision centrafricaine, qui a interrompu ses émissions depuis le 5 mars dernier pour des raisons techniques, devrait les reprendre très prochainement, à la faveur de la coupe du monde de football qui s’ouvre le 9 juin en Allemagne.

Interrogé jeudi par l’ACAP, Le directeur des services techniques de la télévision centrafricaine, M. Philémon Béangaï a confirmé la réception de nouveaux équipements, dont l’installation devrait démarrer le 10 juin prochain et durer 6 jours.

Ce nouveau matériel, dont le coût s’élève à 171 millions F. CFA se compose d’un émetteur de 5 kw (numérique et analogique) et ses accessoires, un mélangeur vidéo, les faisceaux de liaison entre le centre de production et le centre de diffusion situé sur la colline de panthère, un équipement mobile (mallette satellitaire) pour la transmission en directe des événements.

Depuis le démarrage de ses émissions en 1974 jusqu’à leur interruption le 5 mars dernier, la télévision centrafricaine avait fonctionné avec un émetteur de 2kw et un émetteur de secours d’un (1) kw, permettant de couvrir un rayon de 105 km autour de la capitale, Bangui.




Français Biongo/ACAP
08 juin 2006
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31 mai 2006 3 31 /05 /mai /2006 02:25

SECURITE: DIVERGENCE AU SEIN DE L'OPPOSITION POLITIQUE



 

Depuis un certains temps, l'actualité politique centrafricaine a pris un coup d'accélérateur au point que chaque entité politique essaie tant bien que mal de tirer sur la sonnette d'alarme. L'opposition politique est divisée dans la recherche des solutions pour sauver la République Centrafricaine confrontée à une insécurité généralisée , au délabrement de l'économie nationale, une armée nationale démunie, indisciplinée, politisée et tribalisée sans pour autant oublier la misère noire du peuple centrafricain qui tire le diable par la queue.
Face à ce tableau synoptique, l'opposition centrafricaine a voulu s'organiser afin de prendre sa responsabilité devant le peuple et l'histoire. C'est ainsi que des réunions sont organisées par les leaders de l'opposition pour définir les bases de leur regroupement politique.
A la surprise générale des observateurs lucides de la vie politique nationale, des sons discordants se
font entendre au sein de ce regroupement politique. Il y a d'une part, les leaders qui soutiennent la thèse selon laquelle il faut organiser un dialogue pour définir une nouvelle méthode de gestion du pouvoir ; de l'autre, les opposants persistent et signent en demandant absolument la démission du Général Bozizé car, il constitue en lui-même le problème et la solution. Problème parce que soutiennent ces leaders, qu'il a durant ses trois années de règne depuis la transition, montré les limites de ses réelles capacités à présider aux destinées de la RCA. Solution parce que, sa démission arrangerait beaucoup de choses et permettra au peuple de renouer avec la paix…
S'agissant de la première hypothèse basée sur la gestion consensuelle du pouvoir, les leaders qui le défendent estiment pour leur part qu'il faut être réaliste. La gestion consensuelle du pouvoir prônée par le Général Bozizé depuis la transition jusqu'à la période post-électorale a été escamotée. On a noté l'absence d'une plateforme politique qui définit clairement l'implication de toutes les sensibilités, un programme politique à court et moyen terme consensuellement arrêté, les critères de répartition des postes et la périodicité des réunions aux fins d'évaluer l'exécution dudit programme.
Fort de ces manquements, les opposants qui sont favorables au dialogue et à l'implication de toutes les sensibilités dans la gestion du pouvoir allèguent que présentement, la Communauté Internationale doit
finanAcer l'organisation des élections en République Démocratique du Congo (RDC) et en Côte d'Ivoire et ne sera pas disposée à accepter l'organisation d'une seconde transition et des élections groupées en Centrafrique. Pour eux, la nécessité et l'urgence pour l'heure, c'est de redonner confiance aux partenaires en luttant farouchement contre la corruption, l'impunité, les malversations financières et l'insécurité en vue de relancer l'économie nationale.
Cependant pour les acteurs politiques qui soutiennent la 2e hypothèse à savoir la démission de Bozizé, celui-ci ne peut pas changer parce qu'il manquerait d'humilité et n'accepterait nullement la contradiction. Ces leaders soutiennent leur assertion par le fait que l'appui important de certains présidents des partis à l'exemple de Jean Paul Ngoupandé du PUN et Charles Massi du Fodem qui ont tissé une alliance de circonstance avec le Général Président Bozizé, candidat à sa propre succession au second tour des élections Présidentielles n'a pas contribué à changer grand-chose dans la vie du peuple Centrafricain.
De même, la caution morale du leader du FPP Abel Goumba, le tout premier Ministre du régime Bozizé et le tout premier Vice président de la République dans l'histoire de la RCA et actuellement Médiateur de la République n'a été qu'un trompe l'œil.
Si véritablement ces trois leaders suscités avaient mis toute leur compétence au profit de l'homme fort du 15 mars 2003, le pays allait rebondir sur l'échiquier international. Hélas…


Mardi 30 Mai 2006
Harly Schengen
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30 mai 2006 2 30 /05 /mai /2006 12:51

LA COUR DES COMPTES SE REVEILLLE MAIS DOIT FAIRE MIEUX



 


Sous d'autres cieux, en France par exemple quand la Cour des Comptes pointe son nez dans un organisme public ou parapublic ou encore une collectivité territoriale, tout le monde se range dans ses petits souliers. En d'autres termes, la Cour des Comptes fait trembler même les plus irréductibles. Il n'y a peut-être qu'en Centrafrique que certaines hautes institutions de l'Etat sont considérées comme une coquille vide. Parfois, ce sont ceux qui en ont la charge qui contribuent par manque de professionnalisme à leur décrédibilisation et leur dépérissement. C'est le cas dans notre pays de la Cour des Comptes qui a dormi pendant une décennie depuis sa création pour enfin se rendre à l'évidence qu'il fallait se remettre au travail en tenant sa première audience le mercredi, 24 mai 2006 au Palais de la Justice de Bangui. Il a fallu l'arrivée d'une nouvelle équipe composée d'éminents magistrats comme le Président Berot et le Procureur Général Thomas Tagbia Sanzia Guizo pour mettre la barque à l'eau et apaiser l'incompréhension de l'opinion publique au sujet de la cour des comptes. Celle-ci a surpris par cette première audience bien que les affaires évoquées ne revêtent plus d'intérêt pour l'opinion publique. Mais il fallait tout de même donner le ton avec ces derniers dont l'instruction remonte à l'an 2000. Trois dossiers ont été gérés par la première chambre de la Cour des Comptes concernant la mairie de Bangui, la Direction Générale des Douanes et des Droits Indirects et la Direction de la dette. Un arrêt définitif a été rendu dans le dossier de la mairie de Bangui portant sur l'exercice 98 et qui rendait responsable de la gestion de fait, l'ancien receveur comptable François Ngoupandé du déficit d'un montant de 760.000 F.CFA. Le prévenu étant décédé, la Cour a simplement annulé l'amende fixée au remboursement de la somme de 760.000 F.CFA. La 1ère chambre de la Cour des Comptes a également rendu un arrêt provisoire qui enjoignait une agente comptable de la Direction de la dette à apporter ses justificatifs par rapport aux injonctions qui lui ont été faites dans un délai de deux mois à la cour des comptes. Le non respect du délai de deux mois par l'intéressée donne le droit à la Cour de décider que l'arrêt provisoire soit rendu définitif avec les conséquences de droit que celui-ci pourrait comporter. Quant au dossier concernant la Direction des Douanes et Droits Indirects, il a été renvoyé au 8 juin 2006 pour présence d'un prévenu et de la constitution des avocats pour deux autres mis en cause.
La dernière affaire qui portait sur l'Imprimerie Centrafricaine a été traitée par la 2è chambre de la Cour des Comptes, suite cette fois-ci à des missions de contrôle portant sur l'exercice 96 – 97 -98. Selon le Conseiller Rapporteur, l'Imprimerie Centrafricaine est une entreprise qui se meurt, confrontée à plusieurs anomalies comme l'inexistence des documents sociaux et comptables fondamentaux, le désintérêt total des organes administratif de tutelle, la léthargie du Conseil de Surveillance et le mauvais fonctionnement du Conseil d'Administration.
La 2è chambre de la Cour des Comptes a rendu un arrêt provisoire dans ce dossier qui enjoint plus de quatre agents ayant occupé des postes de gestion pendant la période ciblée à fournir des justifications à la Cour dans un délai de deux mois. Selon les dispositions de l'article 30 de la loi n° 96.001 du 03 janvier 1996 portant organisation et fonctionnement de la Cour des Comptes « tout arrêt imposant une charge quelconque au comptable est prononcé à titre provisoire. Il est suivi d'un arrêt définitif au vu des justifications apportées. Les injonctions de l'arrêt provisoire portent sur la production des justifications complémentaires, sur les erreurs, le double emploi ou les omissions » Lorsqu'un comptable n'a pas pu établir la situation de son compte, ni justifier les irrégularités constatées, l'arrêt définitif le constitue en débet et le condamne à solder ce débet avec les intérêts de droit au Trésor Public. Mais, lorsque le comptable a rempli ses obligations, la Cour des Comptes rend un arrêt de décharge ou de quitus suivant qu'il est en fonction ou non. Disons qu'il y a deux procédures très importantes que mènent la cour des comptes notamment la procédure pour le constat de gestion de fait et le procédure pour le constat en amende.
En somme, la relance des activités de la Cour des Comptes est à encourager car, elle demeure un instrument très important à l'instar du pool financier dans la lutte contre l'impunité et la mal gouvernance.



Lundi 29 Mai 2006
C.D. Gamou
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29 mai 2006 1 29 /05 /mai /2006 23:51

CELESTIN DOGO EST TOMBE AU FRONT



 

Jean Célestin DOGO
Depuis un certain temps, les forces vives de la nation n'ont cessé d'interpeller la conscience des autorités politiques centrafricaines sur la nécessité d'ouvrir dans un plus bref délai des négociations avec les différents acteurs de la vie politique nationale pour discuter des questions de l'insécurité qui a élu domicile en Centrafrique. Le Chef de l'Etat qui avait donné son accord de principe pour la tenue d'une prochaine concertation avec lesdits acteurs semble minimiser la portée de ce qui guettait la République Centrafricaine. Le territoire centrafricain aussi perméable soit-il enregistre depuis un certain temps, la violation de son espace terrestre qu'aérien. Des véhicules militaires provenant des Etats frontaliers traversent le sol centrafricain sans inquiétude au point d'ériger cette zone en une base arrière des forces rebelles. L'on se rappellera que les éléments du Front Uni pour le Changement (FUC) ont utilisé le territoire centrafricain pour attaquer le régime de Ndjamena au début du mois de mai 2006. Ce qui a poussé le régime de Bangui à non seulement dénoncer cette violation de son territoire mais aussi, à procéder à la fermeture de ses frontières avec le Soudan accusé par le Président Tchadien Idriss Déby d'être responsable de la déstabilisation de son pays. Bien que cette décision ait été prise, quelques jours après atterrissait à Tiringoulou, un avion militaire de marque Antonov qui aurait déposé une cinquantaine d'hommes puissamment armés. Devant Cette énième violation de son espace aérien et terrestre, un communiqué gouvernemental a dénoncé et condamné cette violation du territoire national. Par souci de contrôler l'effectivité de la décision relative à la fermeture de ses frontières avec le Soudan, le gouvernement a dépêché un contingent militaire au niveau de la ville de Birao. Dans la nuit de lundi à mardi de la semaine dernière, 55 soldats du BMIA en poste à Birao ont décidé de revenir à Bangui sans l'avis de la haute hiérarchie militaire. Ceux-ci dans un premier temps justifiaient cette désertion par le fait qu'ils ont été injustement sanctionnés par le contrôle paiement. Selon nos propres investigations, les éléments du BMIA ont non seulement reçu des avances de la part des rebelles qui leur ont proposé de les rejoindre en contrepartie d'une somme faramineuse dont le montant se chiffrerait à environ 1.200.000 Fcfa mais aussi, l'arsenal militaire des rebelles dépassait de loin ce que les éléments du BMIA avait comme dotation de combat. Certains ont rejoint les rangs et d'autres ont préféré descendre à Bangui informer la haute hiérarchie militaire centrafricaine. Ce comportement qualifié de désertion n'a pas du tout été bien apprécié par le haut commandement de l'armée, ce qui a conduit le Chef suprême et Ministre de la Défense nationale à opter pour une autre approche en envoyant les ex libérateurs qui lui sont fidèles au front.
Pourquoi Dogo est mort ?
A la suite de la désertion des éléments de la Bataillon Mixte d'Intervention et d'Appui (BMIA) envoyés à Birao et qui ont précipitamment regagné Bangui, le Chef de l'Etat les a qualifiés de tous les maux. Il fallait coûte que coûte envoyer des éléments courageux pouvant faire face à la progression des rebelles. Le Général Bozizé a jeté son dévolu sur la personne des ex libérateurs qui lui sont fidèles et qui peuvent valablement défendre la patrie. Parmi ces ex libérateurs, il y'avait le courageux Célestin Dogo qui bien que radié du contrôle de l'armée, n'a pas hésité un seul instant à donner son accord de principe pour cette mission de défense de la patrie en danger.
C'est ainsi que Dogo qui était à la tête d'un important détachement des éléments de la Garde Présidentielle (GP) doté de sept véhicules militaires puissamment armés ont quitté Bangui le mardi 23 mai 2006 aux environs de 21 heures pour la ville de Birao. Selon nos sources, cette mission avait pour objectif principal de rétablir l'ordre là où les éléments du BMIA ont « lamentablement échoué ». Informé du déplacement du détachement militaire placé sous le commandement de Célestin Dogo, les rebelles centrafricains qui n'avaient plus d'adversaires sur le terrain se sont déportés à un certain niveau pour leur tendre une embuscade. N'ayant pas encore fait la reconnaissance du terrain, les éléments de la Garde Présidentielle seront mis en débandade par les rebelles qui ont pris tout leur temps pour préparer cet affrontement. On enregistrera une dizaine de morts parmi lesquels, celui de l'ex sous lieutenant Dogo. Cette mission de nettoyage ne sera que de courte durée car, le public centrafricain a été surpris en cette pleine nuit du vendredi 26 mai 2006 d'apprendre la nouvelle de la disparition tragique de Célestin Dogo qui, comme un couperet à mis fin à toute une histoire héroïque. L'annonce de la mort de l'ex sous lieutenant a été diversement appréciée par les centrafricains qui pour certains n'ont pas cru car l'homme est censé être invincible. Le public se rendra à l'évidence lorsqu'à 13 heures 23 minutes, atterrissait à l'aéroport Bangui M'poko un petit aéronef spécialement envoyé à Birao pour ramener le corps de Dogo à Bangui. Le Chef de l'Etat François Bozizé a personnellement fait le déplacement de l'aéroport pour accueillir la dépouille de son fidèle serviteur Célestin Dogo tombé au front et à semble t-il accompagner le cortège funèbre jusqu'au niveau de l'hôpital général où l'ordre a été donné dès le matin de procéder au nettoyage de la morgue devant abriter son corps. Plusieurs curieux qui ne voulaient pas manquer la partie ont fait le déplacement de l'hôpital général pour vérifier si véritablement Dogo était mort.
La disparition tragique de Célestin Dogo est un signal fort à l'endroit des autorités politiques centrafricaines qui doivent plus que jamais chercher des solutions idoines au problème de l'insécurité qui continue d'endeuiller des familles. L'expérience vient une fois de plus de démontrer que les moyens militaires utilisés par les rebelles sont largement supérieurs à ceux de nos forces de défense et de sécurité qui éprouvent pas mal de difficultés à venir à bout des rebelles. L'option militaire est-elle encore efficace?
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