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27 avril 2012 5 27 /04 /avril /2012 17:43

 

La diaspora centrafricaine serait-elle sans tête ni queue?

C'est la question qu'il convienne de se poser. Car force est de constater que bon nombre d'entre nous s'improvise représentant de la diaspora dès lors que les autorités centrafricaines sont de passage à l'étranger. Mais dès que ces autorités ont le dos tourné, le fameux groupe des représentants de la diaspora disparait comme il est apparu à la vitesse grand V. On peut sans doute dire que nos autorités en visite à l'étranger sont constamment dupées. Mais puisqu'elles même ne s'en soucient guère, tout le monde y trouve son compte.

Le prochain déplacement, à la fin de ce mois de mai, du président de la république centrafricaine au Bénin pour le sommet de SEN-SAD est un bel exemple qu'il convienne d'observer.

 

Un mouvement de soi-disant "Jeunesse KNK" est entrain de naître dans ce pays et plus précisément à Cotonou dans le seul but de racler quelques billets de CFA au président de la république lors de son passage. Quand on sait que ces même personnes qui se disent opportunément partisans du KNK sont les premiers à détruire toute initiative visant à soutenir les actions de développement en Centrafrique que mènent la seule ONG centrafricaine au Bénin, IDSCCA. Et le comble est que ces personnes sont pour la grande majorité originaire de la région du président de la république. Des Gbaya de Bossangoa affrontent les Gbaya de Berberati sous le regard amusant des Yakoma, Ngbaka, Banda et autres ressortissants Centrafricains vivant dans ce pays. Le conseiller du président ainsi que l'auto-proclamé vice-consul, tous deux de nationalité béninoise, sont constamment enrobés par ces faussaires qui, du coup, jouent leur jeu.

 

En dehors de l'ONG IDSCCA que d'ailleurs paradoxalement ces mêmes personnes diabolisent auprès des autorités centrafricaines de passage dans ce pays pour la simple raison que les dirigeants de cette ONG ne sont pas originaires de la région de Bossangoa, aucune autre association ou structure digne de ce nom, représentant la République centrafricaine, n'existe au Bénin. Le consulat est moribond et sans consul, l'association des étudiants inexistante si ce n'est que par le nom (UESCAB).

 

Mais il ne fait aucun doute qu'un montage circonstanciel sera de mise pour une fois encore, répétons-le, duper les autorités centrafricaines pendant ce sommet. Cela pourrait paraître banal si ce jeu de dupe n'envenimait pas la relation entre les Centrafricains vivant dans ce pays.

 

Notre souhait est qu'avant que le Président de la république ne pense à faire  un geste (financier) envers cette diaspora, il faudrait qu'il mesure la conséquence de son acte qui dans ce pays peut produire des effets inverses surtout quand les soi-disant représentants de la communauté dans ce pays sont souvent des faussaires qui ne cessent d'intimider leurs compatriotes. Un exemple, le Président lors de son précédent passage au Bénin en 2007 avait remis la somme de 2 millions de francs CFA à la communauté centrafricaine de la place. Les soi-disant représentants de la communauté centrafricain dans ce pays qui d'ailleurs sont toujours les mêmes à se présenter comme  tels n'avaient pas hésité à empocher 1 million de francs et ne présenter que 1 million aux autres membres de la communauté. Ce jackpot a suscité depuis lors des vocations: la bataille pour faire partie du groupe des représentants de la communauté centrafricaine lors de la prochaine visite du président de la république bat actuellement son plein à Cotonou.

 

Nous espérons simplement que cette fois les autorités centrafricaines ne se laisseront pas duper aussi facilement.

LEKERE KODORO

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13 septembre 2008 6 13 /09 /septembre /2008 10:40
La poudre d’escampette

Deux membres de la délégation centrafricaine, qui revenait des Jeux olympiques de Pékin, ont fait défection lors d'une escale à Paris, vraisemblablement à des fins d'immigration clandestine en France. Mireille Dérébona (800 mètres dames, disqualifiée en séries) et Ali Adoum, entraîneur de boxe, ne se sont pas présentés au moment de prendre leur vol à destination de Bangui. Ils n'ont donné aucun signe de vie aux autres membres de la délégation qui a regagné Bangui mardi matin.
La Centrafrique, qui n'a jamais remporté de médaille olympique, avait aligné trois sportifs aux Jeux: deux compétiteurs en athlétisme et un en boxe.

En 2001, près d'une dizaine de basketteurs centrafricains, qui rentraient du Maroc après avoir participé à la Coupe d'Afrique des Nations de basket-ball, avaient également "disparu" dans la capitale française

septembre 2008.
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18 août 2007 6 18 /08 /août /2007 14:34
Un directeur d’école tue l’amant de sa femme
(Le Messager 17/08/2007)


Il a attenté à la vie de son rival à l’aide d’une machette aiguisée pour la circonstance.

Ce qui s’est passé au mois d’avril dernier dans la ville de Foumbot relève-t-il d’un crime passionnel ou des turpitudes d’un mari désavoué ? On le saura bientôt. Un ancien directeur et son épouse croupissent depuis trois mois dans une geôle de Foumbot. Le directeur d’école, marié à quatre femmes, met fin à la vie d’un homme, qu’il dit avoir reconnu comme bandit. Un homme d’affaires ayant une épouse.
A l’aide d’une machette aiguisée, le désormais ex-directeur d’école tranche toutes les parties du corps du pauvre homme. Mohamed, témoin et fils du directeur d’école, explique ce qui s’est passé cette nuit-là : “ Il y avait mariage à Koupa. Lorsque nous nous préparions à y aller, Roukaya (épouse du directeur, Ndlr) dit qu’elle n’y va pas. Mon père décide donc de me faire rester avec elle par précaution pour elle et pour la maison. ” Le garçon de 17 ans ne savait pas que papa laissait un gardien contre un potentiel amant de sa femme. A 21 heures, le petit Mohamed aperçoit un homme bravant leur domicile situé derrière l’hôpital de Foumbot.
Directement, il appelle son papa au téléphone et affirme avoir aperçu un voleur escaladant la barrière. Erreur ! le papa brave dans la nuit, près de 60 km du lieu du mariage, pour revenir s’occuper du “ bandit. ” Le directeur entreprend donc une fouille au cours de laquelle il découvre, coincé sous le lit, un homme couvert de sueur. A la question “ que faites-vous ici ? ”, il répond qu’il vient chercher l’une des filles du directeur. L’amant est vite pris au mot. Il ne connaît pas le nom des filles et ces dernières, jointes au téléphone, n’ont aucune souvenance de lui.

Guet-apens
“ C’est Roukaya que je suis venu voir. Elle m’a toujours dit qu’elle vit avec son oncle. Je suis surpris de savoir que c’est votre épouse. ” Selon Mohamed, son père n’a pas écouté les complaintes de cet homme. Il est allé chercher une machette qu’il semblait garder depuis belle lurette pour attendre un pareil jour. Une machette sur laquelle on pouvait se mirer. Le directeur ligote les mains de l’homme et le bat rudement à l’aide de sa machette. Il déchiquète son rival, tel un gigot de viande à distribuer de part en part. Selon des témoins, “ il était au courant que sa femme a des amants. ”
“ Cette femme a appelé mon ami à huit reprises. Je lui ai dit de ne pas y aller parce que j’avais un mauvais sentiment. Il était d’accord, mais la femme a appelé pour la dernière fois pour dire que son oncle n’est pas là. Il a dit qu’il doit aller écouter ce qu’elle veut lui dire ”, confie l’ami du défunt, larmes aux yeux. Mais, l’époux et sa dame inculpés ne démordent pas : “ c’est un bandit que nous avons rencontré ”, lancent-ils unanimement. Pour le moment, la sentence n’est pas effective. Le directeur de la plus grande école primaire de Foumbot n’est plus en activité. Depuis trois mois que cette affaire dure, il médite son sort en prison, pendant que les familles des parties se promettent mutuellement une guerre mystique. L’affaire devait passer au tribunal mercredi 15 août.



Par Abdoulaye NGOUH (Stagiaire)
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6 août 2007 1 06 /08 /août /2007 08:39
Afrique en marche


Le président nigérian appelle les Allemands à investir dans son pays

ABUJA -- Le président nigérian Umaru Yar'Adua a affirmé jeudi que le Nigeria faisait tout son possible pour protéger les investissements sur son territoire et a appelé les Allemands à profiter davantage de la situation. Lors d'un entretien avec le ministre allemand des Affaires étrangères Frank-Walter Steinmeier à Abuja, M. Yar'Adua a indiqué que son gouvernement était en train de créer un environnement cohérent en faveur des investisseurs étrangers. Il a notamment invité les Allemands à investir dans le secteur de l'énergie. Il a annoncé que le gouvernement a entamé des pourparlers avec les groupes armés dans la région du delta du Niger riche en pétrole dans le but de maintenir la paix. Pour sa part, M. Steinmeier a noté que le Nigeria et l'Allemagne jouissaient d'excellentes relations qui seraient renforcées par la signature du prochain Accord de protection des investissements. Le ministre, qui a effectué une visite de deux jours au Nigeria,a invité le président nigérian au Sommet UE-Afrique qui aura lieu en décembre à Portugal et au Sommet Allemagne-Afrique qui aura lieu en novembre à Berlin.

Destruction de 2,475 tonnes de cocaïne au Sénégal

DAKAR -- La gendarmerie sénégalaise a procédé jeudi à l'incinération de 2,475 tonnes de cocaïne, d'une valeur de 150 milliards de FCFA (228 millions d'euros), dans le four 4 de la cimenterie de Rufisque, située à 27 km au nord de Dakar. Ce gros lot de drogue dure a été détruit à une température de plus de mille degrés où "il n'y a aucune chance de récupérer un gramme de la poudre blanche", selon les experts. Organisée jeudi dans l'usine de fabrique de ciment de la Sococim, la cérémonie s'est déroulée sous haute surveillance des agents de sécurité. Le ministre ds Forces armées, Becaye Diop, en compagnie du Procureur de la République, du Haut Commandant de la Gendarmerie, du Directeur de la Douane, du Directeur de la Sûreté nationale ont pu assister à une séance d'incinération de quelques sachets, en présence d'un groupe de journalistes. Les 2,475 tonnes de cocaïne incinérées avaient été saisies les 19, 22 et 25 juin à Mbour par la Gendarmerie nationale qui avait également arrêté parmi les détenteurs de la drogue trois Latino-américains.

Nigeria : 214 millions de dollars pour construire des salles de classe à Lagos

LAGOS -- L'Etat de Lagos, le moteur économique du Nigeria, a décidé d'octroyer 27,2 milliards de nairas (environ 214,2 millions de dollars) pour construire et restaurer 7.500 salles de classe, a déclaré jeudi à Lagos un responsable du gouvernement. Hakeem Bello, l'adjoint supérieur et spécial du gouverneur Babatunde Fashola chargé de la presse, a fait savoir que le Conseil exécutif d'Etat a donné son feu vert à ce projet au cours de sa réunion hebdomadaire qui s'est tenue lundi. Il a expliqué que 6,2 milliards de nairas (quelque 48,82 millions de dollars) seraient utilisés pour réhabiliter 2.500 salles de classe alors que 5.000 nouvelles salles seraient construites avec les 21 milliards de nairas restants (165,35 millions de dollars).

La CEDEAO élabore un programme sur les investissements agricoles

ABUJA -- La commission de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) est en train d'élaborer un programme sur les investissements agricoles, a annoncé jeudi le directeur du service Agriculture, Environnement et Développement rural de la commission, Daniel Eklu. La croissance du secteur agricole pourrait augmenter de 60% grâce aux investissements, a expliqué M. Eklu, ajoutant que le programme visait à "assurer une croissance rapide de la sous-région", marquée par une faible productivité. " Les mauvaises performances sont attribuées à plusieurs facteurs qui ont conduit à l'adoption d'une politique agricole sous- régionale conclue en 2005 à Accra (Ghana) appelant à l'établissement d'un programme sur les investissements", a-t-il ajouté. Selon lui, le programme sera présenté au sommet des chefs d'Etats de la CEDEAO en décembre. (à suivre)


La BM approuve un crédit de 12 millions de dollars à l'agriculture ougandaise

WASHINGTON -- La Banque mondiale a approuvé jeudi un crédit de 12 millions de dollars de l'Association internationale de développement (IDA) afin de fournir un fonds supplémentaire au projet agricole ougandais. "Le fonds de l'IDA aidera à assurer la continuité d'une série de pratiques et d'innovations nouvelles en Ouganda", a estimé Madhur Gautam, responsable du projet. Les objectifs de ce Second Projet de recherche et de formation agricole (ARTP II) ont bien progressé ces sept dernières années dans la conduite des recherches de haute qualité, a expliqué la banque dans un communiqué. Le crédit supplémentaire permettra à la Banque mondiale d'honorer ses engagements à long terme vis-à-vis du développement institutionnel et du renforcement du système national de recherche agricole de l'Ouganda. "Il donnera suffisamment de temps pour se préparer à un nouveau programme destiné à s'adresser conjointement aux services consultatifs et de recherche agricole, (...) dont le début est prévu pour le 1er juillet 2009", a révélé la représentante de la Banque mondiale en Ouganda Grace Yabrudy.

La Zambie donne la priorité à l'agriculture

LUSAKA -- Le président zambien Levy Mwanawasa a réitéré jeudi l'engagement de son gouvernement pour développer l'agriculture du pays. L'augmentation de la part de l'agriculture dans le budget du gouvernement pour cette année a traduit sa détermination à donner la priorité à ce secteur et à en faire un moteur de la croissance économique du pays, a déclaré le président Mwanawasa en ouvrant la 81e Foire agricole et commercial à Lusaka. Il a rappelé que l'agriculutre de la Zambie avait progressé de 3,8% au cours de l'année écoulée et contribué à 18% à 20% du PIB. Cette performance de l'agriculture, a-t-il dit, est due à l'environnement macroéconomique favorable, aux bonnes conditions météorologiques et aux investissements importants.

Hausse du nombre de passagers ayant transité par les aéroports marocains

RABAT -- Le nombre de passagers ayant transité par les aéroports du Maroc au cours du premier semestre de l'année en cours a enregistré une augmentation de 15,44% en accueillant 5 588 290 contre 4 840 849 durant la même période de l'année précédente. Selon le rapport de l'Office National des Aéroports (ONDA) du Maroc, en 2006, le nombre de voyageurs ayant transité par les aéroports du Maroc a atteint 10 526 450 contre 9 187 508 au cours de l'année 2005. En 2006, précise le rapport, l'aéroport Mohammed V de Casablanca est arrivé en tête avec 48,37% en accueillant 5 006 731 passagers, suivi de Marrakech-Ménara (25,26%) avec 2 579 536 passagers et Agadir-Massira en 3ème position (13,67%) avec 1 501 256 voyageurs. Les voyages à destination internationale se sont accaparés de la part du lion du trafic aérien durant l'année 2006 avec un total de 8 744 350 passagers (83%) contre 1 782 100 passagers (16,9%) pour les vols internes.

La Zambie donne la priorité à l'agriculture

LUSAKA -- Le président zambien Levy Mwanawasa a réitéré jeudi l'engagement de son gouvernement pour développer l'agriculture du pays. L'augmentation de la part de l'agriculture dans le budget du gouvernement pour cette année a traduit sa détermination à donner la priorité à ce secteur et à en faire un moteur de la croissance économique du pays, a déclaré le président Mwanawasa en ouvrant la 81e Foire agricole et commercial à Lusaka. Il a rappelé que l'agriculutre de la Zambie avait progressé de 3,8% au cours de l'année écoulée et contribué à 18% à 20% du PIB. Cette performance de l'agriculture, a-t-il dit, est due à l'environnement macroéconomique favorable, aux bonnes conditions météorologiques et aux investissements importants. (à suivre)


Le président nigérien rappelle les efforts dans la lutte contre la désertification

NIAMEY -- Le chef de l'Etat nigérien Mamadou Tandja a rappelé jeudi les efforts réalisés par son pays dans la lutte contre la désertification et la protection de l'environnement à l'occasion du 47ème anniversaire de l'indépendance de son pays, transformé en fête de l'arbre. Selon lui, ces efforts se sont concrétisés par " la généralisation sur l'ensemble du territoire national, de l'expérience de restauration des terres dégradées, amorcée en 2002 sur les rives du fleuve Niger. "Ce sont plus de 15.000 hectares de terres dégradées qui ont pu être restaurés et environ 20.000 autres hectares de vallées et cuvettes ont été sécurisés, augmentant de manière significative, l'offre en paturage et en terres agricoles dont nos communautés rurales ont fortement besoin ", a précisé M. Tandja. Au plan socio-économique, ces travaux de récupération de terres ont favorisé la création de plus de 100.000 emplois temporaires.

Afrique du Sud : la prévalence du sida en baisse

JOHANNESBURG -- La prévalence du VIH/Sida en Afrique du Sud, l'une des pires au monde, pourrait baisser à partir de maintenant, a déclaré jeudi le ministère sud-africain de la Santé, annonçant un taux de contamination en baisse chez les femmes enceintes. L'année dernière, le taux de prévalence du VIH/sida chez les femmes enceintes en Afrique du Sud était de 29%, par rapport à 30, 2% enregistré en 2005, ce qui laisse présager le début d'une baisse du nombre de personnes contaminées, a déclaré le ministre de la Santé, Manto Tshabalala-Msimang. Le nombre de personnes contaminées par le virus du sida en Afrique du Sud, qui compte une population totale de 47 millions de personnes, est de 5,41 millions, plus bas que le chiffre de 5,54 millions avancé l'année dernière. Une baisse nationale de 30,2% en 2005 suggérait pour la première fois que la pandémie dessinait une "tendance à la baisse", ont montré les résultats d'une étude prénatale annuelle menée dans les centres de santé publics et rendue publique par le ministre. 13,7% des femmes enceintes âgées de moins de 20 ans sont contaminées par le VIH, ce qui représente une baisse par rapport à 2005 (15,9%) et 2004 (16,1%). La prévalence chez les femmes âgées entre 20 et 24 ans a également baissé. Cependant, la contamination des femmes âgées entre 30 et 39 ans est, quant à elle, en augmentation.

La Zambie approuve plus de 50 licences d'investissement

LUSAKA -- L'agence zambienne de développement (ZDA) a récemment approuvé plus de 50 licences d'investissement dans différents secteurs économiques dont la zone économique de Chambeshi dirigée par la Chine, a rapporté jeudi le Zambia Daily Mail. Selon le directeur général par intérim de la ZDA Glyne Michelo, les licences ont été émises pour des entreprises des secteurs de l'agriculture, du tourisme, des mines et de la fabrication. "Nous avons à ce jour traité et approuvé 53 licences d'investissement dans divers secteurs de l'économie", a-t-il indiqué. L'agence attend davantage de demandes de licence. La zone économique polyvalente consiste en des surfaces et des sites prévus pour manufacturer des biens essentiellement destinés à l'exportation avec des avantages fiscaux proposés aux entreprises répondant aux critères. Les critères permettant des activités dans cette zone impliquent entre autre d'investir plus de 500.000 dollars, de prouver que ces investissements sont associés à des transferts de technologie et d'utiliser des matériaux locaux .


 

 

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1 mars 2007 4 01 /03 /mars /2007 16:41

QUAND LA PERSONNE DE KOLINGBA HANTE LE REGIME DE BANGUI



Grand K garde t-il toujours le même charisme d'antan?
Par un communiqué de presse en date du 28 décembre 2006 signé par le Secrétaire Général du Rassemblement Démocratique Centrafricain (RDC) Pascal Koyamene, le parti du Général d'Armée André Kolingba dénonce l'acharnement du pouvoir de Bangui contre la personne de leur leader. Dans ce même communiqué, le RDC a fait savoir que lorsque le général d'armée André Kolingba était parti en France pour des soins, les éléments de la Garde Présidentielle étaient disposés chaque nuit à l'entrée et à la sortie de la résidence de l'ancien Chef d'Etat. Pourquoi faire ? La question demeure en suspens !
Aussi, on affirme du côté du RDC que le 27 novembre 2006, le Secrétaire Général dudit parti a été reçu par le Ministre de l'Intérieur et de la Sécurité Publique qui lui faisait comprendre que deux fiches, comprenez bien deux fiches parvenaient sur la table dudit Département. La première émanant de la Direction de la Police centrafricaine faisait état d'un probable coup d'Etat qui impliquerait le général d'Armée André Kolingba et la seconde, une correspondance privée qui parlait d'une quelconque opération militaire toujours avec la bénédiction de l'ancien Chef d'Etat. On voit là comment, la personne de André Kolingba constitue une hantise pour le pouvoir de Bangui qui voit la main invisible du Général d'armée dans les crises que traverse le régime de François Bozizé.
Mais diantre, pourquoi la personne de l'ancien Chef d'Etat Kolingba hante t-elle toujours les régimes qui lui ont succédé à la magistrature suprême de l'Etat centrafricain?
De Patassé qui succéda à celui-ci de manière démocratique en 1993 et de François Bozizé qui s'est fait légitimé à la suite des élections du moins démocratiques de 2005, ces deux Chefs d'Etat ont toujours gardé dent contre la personne de l'ancien Chef d'Etat Kolingba qui est devenu presque un cauchemar pour les présidents centrafricains.
On se rappellera qu'au lendemain du coup d'Etat manqué du 28 mai 2001 revendiqué par le Général Kolingba qui demandait à Patassé de démissionner et qu'il assurerait sa protection ainsi que celle de sa famille, sa tête avait été mise à prix (25.000.000 Fcfa). Malgré le soutien des « banyamulenge » du Mouvement de Libération du Congo (MLC) de Jean-Pierre Bemba et des libyens, les forces de défense et de sécurité n'ont pu mettre la main sur la personne de Kolingba qui est parti en exil forcé. Il rentrera au pays qu'après la chute du pouvoir de Ange Félix Patassé au profit d'un autre Général qu'est François Bozizé. A la tribune du Dialogue National, l'ancien Chef d'Etat avait solennellement demandé pardon au peuple centrafricain pour tous les déboires qu'ils ont subi du fait de ses agissements et même lorsqu'il était encore en fonction.
Sous le régime de François Bozizé qui a permis au président fondateur du RDC de retourner au pays, ce dernier qui déclarait par le biais de Mme Mireille Kolingba lors des festivités marquant le 19 anniversaire de la création du RDC qu'il n'est plus celui que beaucoup pensent être toujours le démon de la déstabilisation tant, son spectre continue de hanter les esprits de nos hommes politiques qui n'ont pas confiance en sa personne. A titre d'illustration et comme l'a souligné le communiqué de presse du RDC, en date du 22 mars et 12 septembre 2005, la résidence de l'ancien Chef d'Etat avait été visitée nuitamment par les forces de défense et de sécurité.
Même dans la lettre du Continent N° 508 du mois de décembre 2006, il est fait état de ce que le général d'Armée André Kolingba et certaines personnalités devaient passer un mauvais « quart d'heure » et ils n'ont eu la vie sauve que grâce à l'intervention du deuxième conseiller à l'Ambassade de France à Bangui.
Ces différents cas de figure témoignent à suffisance que certaines personnalités politiques sont dans la ligne de mire du régime de Bangui qui voit en elles, la principale cause de ce qui se trame contre les nouvelles autorités.
Au delà de toutes ces tractations politico-militaires, l'on se demande pourquoi le pouvoir de Bangui qui suspecte depuis quelques temps certaines personnalités du pays ne mène que des actions saugrenues au lieu de les traduire devant la Justice, unique tribune pouvant permettre à l'opinion nationale et internationale d'être informée sur leur participation ou non dans la crise que traverse en ce moment le Centrafrique. Soupçonner des gens, sous-tend qu'on a des informations fiables et précises sur les actions subversives qu'entretiennent ces personnalités dans l'ombre à moins que ces accusations ne soient que dénuées de tout fondement.
Ces fiches qu'on fait parvenir à tout moment sur la table du gouvernement peuvent aussi être des pistes à explorer mais également, des moyens de nuisance pour certaines personnes qui aimeraient en découdre avec d'autres ou bien, se tailler une place aux côtés du soleil. Elles ont fait des victimes innocentes dans ce pays et elles ont encore du chemin à faire dans un pays où, les faiseurs de fiches ne mangent que sur la table du roi en offrant sur le plateau, la tête des autres.
Qu'à cela ne tienne, la personne de André Kolingba, président fondateur du Rassemblement Démocratique Centrafricain hante les esprits au point de devenir un cauchemar pour les princes qui nous gouvernent.


Vendredi 05 Janvier 2007
Harly _ Schengen
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1 mars 2007 4 01 /03 /mars /2007 00:26
L’Afrique – les banlieues françaises et l’élection présidentielle de 2007 ! ! !
(Libre antenne 28/02/2007)


Les tergiversations de Nicolas Sarkozy, président de l’UMP, ministre de l’intérieur et candidat à l’élection présidentielle d’avril 2007 en France, au sujet de « l’immigration choisie et non subie », sont de nature à inquiéter outre mesure, la diaspora africaine en France, ainsi que l’Afrique entière.

En « surfant » habilement sur les terres frontistes, incarnées par Jean Marie Le Pen, président du Front National, dans une stratégie de récupération des électeurs de l’extrême droite française, Monsieur Sarkozy s’en prend indirectement aux Africains, qui ont le ressentiment après coup, d’être « envahissants et encombrants » en France, et par conséquent, comprennent le message qu’ils sont désormais indésirables dans l’Hexagone une fois qu’il sera installé à l’Elysée.

Pour les masses populaires africaines sur le continent et en France, la campagne présidentielle prend une tournure dramatique à partir de ces déclarations qui confirment au passage, les mots très durs de « racailles » ou « karcher » prononcés par le ministre de l’intérieur à l’endroit des mêmes « immigrés », qui constituent pour la plupart, les populations déjà défavorisées vivant dans les banlieues Françaises.

« Racaille » - Sans aucun doute, il en existe partout, y compris en Afrique et sur les autres continents, mais par contre, l’idée de nettoyer un quartier ou une cité au « karcher » pour en faire disparaître la « racaille », dénote une dérive idéologique gravissime à l’égard des populations d’Afrique du nord et au sud du Sahara qui se sentent blessées par ces propos.

Les Africains et les Maghrébins sont-ils devenus des boucs émissaires de tous les maux en France liés à l’insécurité, à ce point qu’il faut éradiquer le mal par l’usage du « karcher » ? Même s’il existe malheureusement des situations délictueuses dans ces quartiers dits difficiles ?

Ces propos ne sauront rassurer les Africains disposant du droit de vote dans l’hexagone, qui doivent faire en sorte, par leur acte civique, que de tels propos inquiétants, soient sanctionnés dans les urnes, il y va de l’intérêt de la démocratie en France, le pays des droits de l’homme et des libertés.

Ces agissements pour le moins populistes, doublement caractérisés par la démagogie et la langue de bois politique, ont déjà ouvert la polémique dans les banlieues populaires en France, créant par-ci, par-là des sentiments de frustrations énormes. A cet égard, il convient que chacun prennent en compte l’utilité de son acte civique le jour du vote, pour confier les commandes du bouton nucléaire à un candidat plutôt rassembleur que réactionnaire.

« L’immigration choisie et non subie » en fonction des critères de diplômes, veut dire tout simplement qu’il existe de bons et de mauvais immigrés. Cette stratégie politique électorale ouvre la voie à un nouveau plan de pillage de l’Afrique, dans la mesure où, ce débauchage en vue, de « matières grises » en Afrique, tout comme la déportation des Nègres au 16ème siècle vers les Amériques qui était « une immigration choisie » par rapport à la corpulence et aux muscles, avait dépeuplé l’Afrique en la diminuant sur le plan démographique, et économique.

Que le candidat soit soutenu par la plupart des multinationales qui opèrent en Afrique en rapatriant tous les bénéfices au profit de l’Hexagone, les Africains ressentent un doute concernant ce New Deal de la « rupture », y compris « la rupture tranquille », mais ils y voient surtout, le renforcement de l’impérialisme impénitent, et les reconduites draconiennes à la frontière, souvent traumatisantes, avec des barrières de visas liées aux diplômes, cela donne des frissons dans le dos ! ! !

« La France, aimez-là ou quittez-là », voilà encore une crainte réelle, qui inquiète le continent qui fut l’ancien empire colonial français, exploité pendant près de trois siècles, et qui continue de l’être.
C’est de cette manière que le continent où la France s’approvisionne en énergie, en matières premières agricoles, et en minerais dont l’uranium, le cuivre, le diamant la bauxite etc.… est remercié.
C’est enfin de cette manière qu’elle est reconnaissante envers les anciens combattants et tirailleurs Sénégalais, Maliens, Marocains, Algériens, etc. qui ont couru à sa défense contre ses voisins agresseurs en 1914 et 1945, et dans les guerres coloniales en payant le prix de leur vie.

« La discrimination positive » prônée par le candidat, n’est-elle pas tout compte fait, une sorte de stratégie de campagne pour séduire le vote de la communauté Franco-africaine élargie aux DOM-TOM ? On pourra douter à juste titre de la sincérité de ce slogan, du moment où l’obsession présidentielle du candidat vise à ratisser de façon large auprès de toutes les communautés nationales pour s’assurer le bail des cinq prochaines années à l’Elysée.

Ce qui pourrait aller dans l’ordre normal des choses pour bénéficier du vote des Africains et des Magrébins, serait de dire aussi à haute voix, et en toute vérité, tout le bien que l’Afrique et les Africains apportent en France et aux Français dans les approvisionnements en matières premières, dans la main d’œuvre industrielle, dans le domaine du sport et notamment le football avec les Bleus, le tennis avec Roland Garros, les médailles aux jeux Olympiques, dans le domaine artistique avec la musique dont la rap, le cinéma, l’Afrique et les îles comme destination touristique des Français et bien d’autres domaines.

Les Africains et les Magrébins ne pourront endosser exclusivement, la responsabilité collective de l’insécurité en France, qui est à priori un problème de chômage et un échec des politiques de logements.

Si la real politique est devenue un jeu de mots, et du spectacle en France, tel que cela se pratique au Front National, jouant sur les peurs pour angoisser les Français, on ne pourrait jamais le concevoir ainsi dans l’héritage gaulliste.

L’Afrique, qui est très en retard par rapport aux autres continents, représente 10 % de la population mondiale, dont la part dans le commerce mondial est inférieure à 1 % contre 4 % en 1970, avec un taux de croissance négatif depuis les années 80, doit pouvoir s’engager dès que possible, sur la voie de l’industrialisation, en optant pour une nouvelle forme de politique de coopération avec la France et les pays du nord.


La nouvelle coopération voulue par les Africains, basée sur la démocratie, l’Etat de droit, et le respect des droits de l’homme, doit faire l’objet d’un changement immédiat par rapport au soutient permanent de la France aux dictateurs africains qui ont conduit le continent dans la pauvreté, la misère, les guerres et les répressions barbares.

C’est ce désire de liberté et de démocratie en Afrique, qui déterminera en réalité les futurs enjeux de développement du continent. C’est dans ce sens que les Africains se prononceront prochainement dans les urnes en France, par rapport aux innovations proposées en politiques de coopérations selon les programmes des différents candidats à l’Elysée. Aucun tapage médiatique ne pourra détourner ce nouveau regard des Africains, tourné vers la fin des dictatures, postulée comme le point de départ indispensable du développement en Afrique.

La démocratie et le développement sont interdépendants comme les deux mains d’un seul homme. La démocratie doit libérer l’espace politique en Afrique, en permettant aux hommes et aux femmes de développement, de proposer des idées novatrices de développement en fonction de leur conviction, en vue d’un débat contradictoire dans les assemblées pour apporter des solutions adaptées à nos sociétés africaines retardées par les dictatures successives. Du Général De Gaulle jusqu’à la présidence de Jacques Chirac, la France a soutenu de manière tacite les dictateurs africains qui ont verrouillé militairement le débat et l’exercice parlementaire sur le continent. Ainsi, on constate malheureusement, que dès lors qu’ils sont ignorants et manquent de culture politique et de notions d’économie, mieux ils sont caressés dans le sens du poil en recevant appuis et soutient dans l’Hexagone.

La démocratisation de l’Afrique et la régulation des flux migratoires en France sont également interdépendants comme les deux mains d’un seul homme. Les Africains retourneront massivement chez eux, en libérant au passage des emplois et des logements dans l’Hexagone, lorsque que les conditions de liberté, de démocratie et l’Etat de droit qui ont permis à la France de se développer , seront implantées chez eux en Afrique pour leur développement.

Déverser des milliards et des milliards de dollars d’aide au développement dans les mains des dictateurs africains, sans débats parlementaires, ni contrôle de l’opposition et des syndicats, pour définir les priorités de la lutte contre la pauvreté, est un crime commis contre le continent.

Tido BRASSIER

 

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20 février 2007 2 20 /02 /février /2007 19:07
  • Patassé veut rencontrer le président Bozizé

    L'ancien président centrafricain, Ange Félix Patassé, en exil au Togo depuis 2003, a appelé le chef de l'Etat François Bozizé à engager des discussions directes avec l'ancien président André Kolingba et lui-même, indique un communiqué remis, samedi, à la PANA.


    "Dans l'intérêt supérieur du peuple centrafricain trahi, meurtri, déshumanisé, spolié et réfugié sur son propre territoire national, il faut une rencontre directe à trois pour transcender nos malentendus et nos divergences ", souligne le communiqué signé de M.Patassé.

    Cette rencontre tripartite va "extirper nos rancœurs inutiles et nuisibles, syndromes de toutes les crises militaro-politiques récurrentes dont souffre le peuple centrafricain" , a-t-il expliqué.

    M. Patassé a été destitué à la tête de la Centrafrique, après un coup d'état mené le 15 mars 2003 par le général François Bozizé.

    06/02/2007
    PANA
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    17 novembre 2006 5 17 /11 /novembre /2006 02:40
    Tchad, RCA, Côte d'Ivoire - la France en position délicate
    (Le Courrier d'Abidjan 16/11/2006)


    La France, qui assure ne plus jouer le rôle de "gendarme de l'Afrique", se retrouve dans une position délicate au Tchad et en Centrafrique, où elle appuie militairement des régimes menacés, et reste enlisée en Côte d'Ivoire sans perspective d'un retrait de ses troupes. La poursuite de l'appui militaire au régime du président tchadien Idriss Deby Itno, de nouveau menacé par des rebelles soutenus par le Soudan, présente le risque "d'une décrédibilisation de la politique globale de la France vis-à-vis de l'Afrique", estime le chercheur Roland Marchal. La France fournit notamment des renseignements sur les mouvements des rebelles au régime d'Idriss Deby Itno, une aide qui avait joué un rôle crucial en avril lors d'une précédente offensive contre N'Djamena. Les rebelles et BBBBBBBBl'opposition accusent la France de soutenir politiquement et militairement un ancien chef de guerre dont Paris avait favorisé la prise du pouvoir par les armes en 1990. Pour Roland Marchal, cet engagement militaire "jette le doute sur des pans stratégiques de la politique de la France". "Comment prétendre jouer un rôle dans la prévention des conflits en Afrique alors que la France aura objectivement poussé à une escalade du conflit tchadien en multipliant les assurances à Deby sans conditions politiques?", explique-t-il. La France prône depuis des années une approche multilatérale du règlement des conflits en Afrique, et aide les organisations régionales à mettre sur pied une future force de paix africaine. Mais reste le poids du passé: Paris assure fournir son soutien à N'Djamena au nom de la "stabilité" dans une région menacée par le débordement de la guerre civile au Darfour et du respect des accords de coopération militaire passés avec ce pays. Paris souligne que le millier de soldats et les avions Mirage F1 du dispositif Epervier -mis en place il y a 20 ans pour contrer la Libye- n'intervenaient pas dans les combats. Même type de scénario en Centrafrique voisine: Paris fournit une assistance militaire accrue -logistique et renseignements- aux forces armées notoirement sous-équipées de ce pays exsangue. Le régime du président François Bozizé, que la France soutient à bout de bras, subit une offensive d'un petit groupe de rebelles à laquelle il semble incapable de s'opposer. Paris avait lancé l'été dernier un appel à la communauté internationale pour qu'elle empêche une déstabilisation de la Centrafrique et demande aujourd'hui le déploiement d'une force internationale à la frontière entre le Soudan, le Tchad et la Centrafrique. Dans ce pays, Paris affirme agir "en étroite liaison avec les organisations régionales africaines" notamment la CEMAC (Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale) et sa Force multinationale.
    Le politologue allemand Andreas Mehler, directeur de l'Institut d'études africaines de Hambourg, a récemment souligné dans la revue française Politique étrangère qu'une organisation comme la CEMAC peut "arriver à une stabilisation de court terme, mais guère plus" en Centrafrique.
    Dans l'urgence, Paris se retrouve donc en première ligne pour éviter une chute du régime Bozizé.
    Ces crises interviennent alors que la France continue de maintenir 3.500 soldats en Côte d'Ivoire, sa plus importante opération militaire extérieure - pour un coût de 250 millions d'euros par an--, sans perspective d'une sortie de crise rapide alors que les élections ont été repoussées d'un an par l'ONU.
    Cette présence est fustigée par le camp du président Laurent Gbagbo, mais un retrait français pourrait conduire à une "dérive rappelant le Rwanda" et le génocide de 1994 et, dans ce cas, "on accusera ceux qui auront abandonné les populations d'avoir laissé le vide se faire", a mis en garde le président de la Commission de l'Union africaine, Alpha Oumar Konaré.


    Par Alain BOMMENEL (AFP)

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    18 juillet 2006 2 18 /07 /juillet /2006 01:20

    Litige foncier : L’amant et le 2ème bureau au Tribunal

    Litige foncier : L’amant et le 2ème bureau au Tribunal

    La première audience du différend opposant Victor Madengue Maboa à son 2ème bureau a eu lieu le 19 mai dernier au Tribunal de grande instance de Douala Bonanjo. Rendez-vous est pris pour le 16 juin prochain.

    Ceux qui ont connu l’idylle vénusienne entre Victor Mandengue et sa concubine n’entrevoyaient certainement pas, à l’horizon, une issue aussi agitée. Comme la plupart des unions amoureuses, la relation entre Victor Mandengue Maboa et sa concubine naît d’une rencontre fortuite dans une rue embouteillée de la ville de Douala, toujours ambiancée. Désormais sous le charme d’une carte de visite bien étoffée, d’un porte-feuille garni et des attentions diverses, tout est mieux dans le meilleur des rêves possibles. Le 2ème bureau de Victor ne jure plus que par celui qui l’a sortie d’un modeste 2 pièces, pour un appartement moderne, à la dimension de la stature du chef de service de la Communauté urbaine de Douala et de l’homme très introduit de la place. Après l’une des virées nocturnes fortement arrosées de bons vins et du poisson frais de Youpé, Victor Mandengue Maboa propose à sa dulcinée de lui faire un enfant. Très ambitieuse, elle accepte la proposition, mais exige à son prince charmant de lui construire avant tout une maison. « Ceci rentre dans les projets que j’ai pour toi », lui avoue-t-il. Pour mettre à exécution son projet, Victor Mandengue Maboa met sa concubine en contact avec son entrepreneur et homme de main, Wilfried Mangoumè. Dès cet instant, tout ira très vite. Une parcelle de terrain de 280 m_ objet du titre foncier n°9466 W est repérée au quartier Deido, au lieu dit Bonateki, dans la succession François Kotto Ellong. Les représentants de ladite succession, Aimé Paul Elong Ebonguè et Thomas Bema Wei reçoivent des mains de la maîtresse de Victor Madengue 7 millions de Fcfa au titre de cette vente. Cette somme est versée en plusieurs tranches : 2 000 000 de Fcfa le 15 juillet 2004 ; 1 000 000 de Fcfa le 23 juillet 2004. Wilfried Mangoumè, présenté tantôt comme l’homme de main de Victor Mandengue Maboa s’implique comme témoin dans cette transaction d’achat. Il est le signataire d’un reçu d’une somme de 300 000 Fcfa avancée par la dulcinée de son patron. Pour ce démarcheur, cette somme « fait partie de l’avance sur le prix de la vente de terrain dont la copine du sieur Madengue est entrain d’acheter chez Mr Ebonguè et Wei. » Toujours est-il que, après de multiples versements, le 9 août 2004, Paul Aimé Ebonguè Elong et Thomas Bema Wei reconnaîtront « avoir reçu la somme de 7 000 000 de Fcfa de l’acquéreur représentant le montant total de la vente d’une parcelle de terrain de 280 m_ objet du titre foncier n° 9466 W. » L’affaire devient très intéressante dès lors que Wilfried Mangoumè, homme de main de Victor Mandengue Maboa qui entre temps était témoin des versements, va faire découvrir la réalité à l’épouse légitime de son patron. Panique dans le ménage. Victor Mandengue Maboa n’a pas voulu s’arrêter en si bon chemin. Il a réussi à parachever la construction de la villa de son « 2ème bureau », à hauteur de près de 50 millions de Fcfa. Bousculé dans son ménage, le chef de service de la comptabilité matière et de la caisse à la Communauté urbaine de Douala fait feu de tout bois pour récupérer cet investissement. Pour cela, tout est mis à contribution. Contrefaçon, imitation des signatures, faux, intimidations diverses, assignation d’huissiers, etc.. Pour l’avocat de la concubine de Victor Madengue qui n’en démord pas, et dans une correspondance adressée au chef de service départemental du cadastre du Wouri, à Douala, il faut faire échec à l’offensive juridique déclenchée par Victor Mandengue Maboa. Ce dernier a introduit une opposition du bornage du terrain querellé. Les termes de la correspondance de l’avocat de son amante sont sans équivoque : « Je sollicite que cette opposition injustifiée et fantaisiste soit rejetée car elle a été faite pour simplement nuire à ma représentée. » Démontrant ensuite le caractère irréversible et authentique de la vente et comme pour confondre sieur Victor Mandengue Maboa, il poursuit : « En effet, ma cliente a comparu personnellement devant le notaire, Maître Some Eboutou, de même que les sieurs Wei Bema F. et Ebonguè Elong P. Lesquels ont signé l’acte de vente dudit terrain. Aussi à titre de témoin oculaire, a personnellement comparu sieur Mangoumè Wilfried, dépourvu de toute procuration, lequel a signé cet acte de vente. » Plein d’humour et de réalisme juridique, il conclue : « La cerise sur le gâteau, les paiements du prix de la chose ont été faits par ma représentée comme l’attestent tous les reçus, voire ceux des frais du notaire en ma possession. La vente a été ainsi parfaite selon les termes et esprit de la loi. »
    Joint au téléphone le lundi 15 mai 2006 à 10h27 mn pour avoir sa version des faits, dans un entretien de près 9 mn et malgré notre patience, Victor Mandengue Maboa nous a intimé dans un premier temps : « Faites votre travail. » Aux questions de savoir l’origine des fonds qui lui permettent de bâtir une maison évaluée à près de 50 millions de Fcfa à une concubine, et s’il ne ferait pas partie des Camerounais qui se sucrent dans les caisses de l’Etat, au moment où le président de la République a décidé de tordre le cou aux prévaricateurs des deniers publics, notre interlocuteur, dans un ton réconciliant nous a proposé : « Venez me rencontrer personnellement, je ne peux vous en dire plus au téléphone. » Au moment où cette affaire est portée devant les tribunaux, des sources proches de ce dossier pensent que le chef de service à la comptabilité matière et de la caisse de la Communauté urbaine de Douala ne devra s’en prendre qu’à lui même. Car, une maxime latine connue affirme : « Nul ne peut se prévaloir de sa propre turpitude. » Affaire à suivre le 16 juin 2006 au Tgi de Douala Bonanjo.


    François Owona

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    2 juillet 2006 7 02 /07 /juillet /2006 15:54

    Informations Ouvrières N° 687 - semaine du 14 au 20 avril 2005

     

    RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

     

    EXTRAIT DE L´INTERVENTION D´UN DÉLÉGUÉ À LA CONFÉRENCE MONDIALE DE L´ENTENTE INTERNATIONALE, À MADRID

     

    "Ce pays peut disparaître de la carte en termes d´identité humaine"


     

    Le parti PATRIE demande à adhérer à
    l´Entente internationale
     

     

    "CERTAINES données spécifiques à la République centrafricaine font que la lutte des classes doit prendre des formes particulières. C´est un pays qui n´a pas d´industrie. C´est un pays vierge. Il y a de la place et de l´espace pour travailler. Cependant, la structure sociale est dominée à 85 % par des paysans, qui travaillent à la houe, encore aujourd´hui, au début du XXIe siècle. C´est, en outre, un pays jeune.

     

    Nous avons donc fondé notre organisation politique sur ces deux bases : un monde paysan et une population jeune. Nous comptons sur votre solidarité pour poursuivre cette mission dans notre pays, en Afrique et dans le monde. Nous souscrivons aux conditions de principe adoptées jusqu´à ce jour par l´Entente internationale des travailleurs et des peuples, et c´est pourquoi mon parti demande à adhérer à l´Entente.

     

    Nous devons renouveler le sens de la démocratie, en réinvestissant le combat de la lutte des classes ; nous avons la
    conviction que c´est la seule voie par laquelle s´affirmeront les droits : le droit d´accéder à un travail, le droit  d´avoir un traitement et des conditions de vie convenables.

     

    Merci à l´Entente de nous avoir ouvert la voie de la reconquête, de la dignité de notre peuple, de tous les peuples. »

    « La ruée sur le pétrole africain » que dénonçait un ancien économiste de la Banque africaine de développement, dans un article que nous avons partiellement reproduit la semaine dernière dans ce journal, c´est en vérité la ruée sur toutes les richesses de ce continent. Un pillage qui alimente toutes les guerres, qu´on nous présente comme « ethniques », toutes les souffrances des peuples de ce continent ravagé.

     

    Non, les peuples d´Afrique ne sont pas victimes d´un sort qui échappe à l´entendement. Ils sont victimes d´un système : le régime de la propriété privée des moyens de production, parvenu au stade de la décomposition, qui cherche sa survie dans la destruction systématique des bases mêmes de la civilisation.

     

    C´est ce que dénonce avec force, parmi d´autres militants africains qui ont participé à la deuxième session du Tribunal international chargé de juger les responsables de l´évolution meurtrière imposée aux travailleurs et aux peuples d´Afrique à Madrid, Jean-Pierre Redjekra, ancien leader du mouvement des étudiants et des élèves en République centrafricaine de 1990 à 1993, aujourd´hui vice-président d´un jeune parti politique, le Parti africain pour une transformation radicale des Etats (PATRIE). Nous lui donnons la parole.

     

    "La République centrafricaine, comme son nom l´indique, est au coeur de l´Afrique, le plus peuplé des Etats d´Afrique centrale. Un pays de 3 millions d´habitants sur 622 000 km2, qui ploie depuis des décennies sous de grosses difficultés, l´esclavage, l´entreprise coloniale, le régime de terreur de M. Bokassa, que le monde entier connaît pour sa cruauté, et
    qui était entretenu par les puissances impérialistes.

     

    Des troupes dites "non conventionnelles" tuent et violent.

     

    Depuis une quinzaine d´années, une fausse démocratie se développe dans ce pays. Il y a une semaine, des élections présidentielle et législatives ont eu lieu. Mais, tout le monde sait, les travailleurs, les jeunes et les paysans savent que rien ne va changer après cette consultation.

     

    Aucun candidat ne remet en cause les responsabilités internes et externes de l´impérialisme sous toutes ses formes. Impérialisme économique, ingérence politique imposés à tout un peuple.

     

    Le gouvernement va continuer à obéir aux injonctions de la Banque mondiale et du FMI.

     

    Des fils de ce pays et des vendeurs d´armes, qu´ils soient au gouvernement ou pas, vont continuer d´entretenir des troupes dites « non conventionnelles », troupes qui tuent et violent femmes et enfants.

     

    Ce pays, dont les frontières ne sont pas protégées, est entouré de pays eux-mêmes en crise. Ceux qui fuient le Soudan viennent en République centrafricaine, ceux qui fuient le Zaïre viennent en République centrafricaine, et, à l´intérieur de la République centrafricaine même, de nombreux conflits sont créés pour entretenir l´insécurité. Et le gouvernement ne fait rien.

     

    Ce gouvernement, qui ne fait rien pour le peuple, s´est mobilisé en revanche pour protéger le président Giscard, qui, en plus d´être le rédacteur de la Constitution européenne, est un grand habitué de la chasse en République centrafricaine. A
    ces occasions, un bataillon de l´armée est mobilisé pour l´assister et le protéger.

     

    Le gouvernement ne fait rien pour le peuple

     

    Ce gouvernement se mobilise également pour protéger le baron de Rothschild lorsqu´il vient en République centrafricaine pour observer un peu de façon exotique le paysage et les espèces rares.

     

    Si les travailleurs centrafricains, et principalement les jeunes, qui constituent 65 % de la population, ne se mobilisent pas, ne s´organisent pas, ce pays peut disparaître de la carte en termes d´identité humaine.

     

    La République centrafricaine ravagée par le Sida

     

    La République centrafricaine est au premier rang, en tout cas en Afrique centrale, pour le Sida, avec 10 % de la population affectée. Le produit national brut a été divisé par deux sur les quinze dernières années, tombant aujourd´hui à 260 dollars par habitant.

     

    Il faut dire, sans démagogie, que dans les hôpitaux, on ne trouve ni gants, ni seringues. Il y a encore une semaine, j´étais dans les hôpitaux : il n´y avait même pas de médicaments pour soigner la tuberculose.

     

    L´espérance de vie réduite aujourd´hui à 43 ans

     

    La trithérapie, seul traitement efficace contre le Sida, représente le salaire de six mois pour un cadre, quand les médicaments existent. L´espérance de vie est aujourd´hui de 43 ans en République centrafricaine.

     

    Il y a quelques semaines, un expert de la Banque mondiale qui visitait notre pays pour définir le programme d´ajustement structurel est tombé par hasard sur l´un des cimetières de Bangui. Lorsqu´il a vu l´étendue de ce cimetière, il a pensé que, dans ce pays, il y avait une guerre. Et nous lui avons dit qu´effectivement, il y a une guerre : celle des  institutions de Bretton Woods, avec la complicité du gouvernement.

     

    Une guerre qui a produit ce cimetière. Une guerre qui fait qu´il y a plus de tombes dans le cimetière que d´habitants dans la ville. Et il existe d´autres cimetières dans cette ville, que ce représentant du capital n´a pas eu l´occasion de voir.

     

    Quelle réponse face à ces attaques ?

     

    Quelle réponse face à ces attaques de l´ordre capitaliste et impérialiste ? Il y a, d´une part, le mouvement syndical.
    C´est l´une des forces sociales de la résistance en République centrafricaine. Le mouvement des étudiants également, depuis vingt ans : c´est d´ailleurs lui qui a fait tomber Bokassa en 1979. Mais il ne peut plus être porteur aujourd´hui à lui seul d´une perspective politique progressiste.

     

    La classe politique est aux ordres des institutions de Bretton Woods et la légitimité électorale acquise ces dernières années a été trahie par les partis les uns après les autres.

      

    C´est pourquoi, depuis un an et demi, une petite formation politique, qui s´appelle le Parti africain pour une transformation radicale des Etats (PATRIE), a été créée, essayant d´élever les consciences et de porter le combat sur le terrain de la lutte des classes. »

     

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