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4 février 2013 1 04 /02 /février /2013 20:27
            Depuis quelques jours le PM Tiangaye est resté inactif, sans  initiative et sans objectif.   La publication ce jour 03 Février 2013 d'une composition du gouvernement par Bozizé sans son accord est un secret de polichinelle.   C'est le président  de la République qui signe le décret.  il a encore ses pleins pouvoirs.   Pourquoi l'opposition du FARE a-t-il choisi d'accepter les accords de Libreville alors que sa version initiale demandait le départ de Bozizé?   "Cette même opposition  écrivait que la résolution de la crise avec Bozizé au pouvoir, serait une solution sans issue pour notre pays"  Tiangaye et ses alliés ont donc choisi de  composer avec Bozizé, ils vont boire la tasse jusqu'à la lie avant de sombrer   En attendant  la population de Centrafrique continue de souffre .   Pour que le processus déclenché par LA séléka reprenne son cours et chasser Bozizé du pouvoir, Tiangaye doit démissionner.   Il faudra dès maintenant créer une autre opposition véritable pour préparer l’avenir de nos enfants.   Bordeaux, le 03 Février 2013
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28 janvier 2009 3 28 /01 /janvier /2009 16:31
 

 

DPI

mardi 27 janvier 2009 - 17:00 UTC

Les recommandations du DPI, une véritable feuille de route, selon Jan Grauls

par AFL Editorial Source: ACAP
Centrafrique, Le président de la configuration spécifique à la République Centrafricaine de la Commission de consolidation de la paix, l’Ambassadeur. Jan Grauls a déclaré samedi 24 janvier 2009 à Bangui que « les recommandations issues du Dialogue Politique Inclusif (DPI) constituent une feuille de route » dans le processus de réconciliation nationale en Centrafrique.

Cette déclaration a été faite au cours d’une conférence de presse qu'il a donnée en présence du Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations Unies en Centrafrique, l’Ambassadeur. Lonsény Fall François, pour marquer la fin d'une mission de travail à Bangui, pour dit-il, "féliciter la classe politique centrafricaine".

« De New York, nous avons suivi de très prêt les événements en Centrafrique, et nous venons de publier un communiqué en tant que la commission de la paix pour nous féliciter de la tenue de DPI qui est quand même un événement historique dans l’histoire de la Centrafrique. Parce que le dialogue a produit des résultats satisfaisants qui est de bonne augure pour l’avenir de la République Centrafricaine », a indiqué M. Grauls.

« La tenue du dialogue a été suivie par l’ouverture du gouvernement centrafricain à des représentants des différents partis qui ont participé au DPI. Tout cela est très apprécié pour la Centrafrique », a-t-il fait observer.

« Ce sont les événements qui font en sorte que la Communauté internationale perçoit la Centrafrique d’une autre manière, car la Centrafrique avait un problème d’image de par le passé, et grâce à ces événements, cette image commence à changer profondément et c’est une bonne chose pour le peuple centrafricain» a-t-il poursuivi.

L' Ambassadeur Grauls a également expliqué que sa mission à Bangui lui a permis de demander aux autorités centrafricaines de participer pleinement à la rédaction du cadre stratégique "qui est en quelque sorte un contrat entre la Centrafrique et la Communauté internationale".

Selon lui ce document cadre va contenir des engagements que le pays va prendre en faveur de la stabilisation et de développement d’une part et les engagements de la Communauté internationale pour soutenir soutenir la RCA dans ses efforts de redressement.

Il a indiqué que ce document devrait être finalisé au plus tard la fin février 2009 pour présenté au Conseil de sécurité à New York.

M. Grauls a également souligné "l''extrême urgence" du programme de Désarmement, Démobilisation et réinsertion (DDR) des ex-combattants.

Car selon lui, "si le programme DDR rate, les résultats du Dialogue Politique Inclusif sont compromis".

Créée en 2008, la Commission de consolidation de la paix pour la Centrafrique destinée à l'appuyer dans ses efforts de consolidation de la paix s'est fixée trois priorités dans ses actions dans ce pays.

Il s'agit de la réforme du secteur de sécurité, la bonne gouvernance et les pôles de développement.

 

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28 janvier 2009 3 28 /01 /janvier /2009 15:26

Sanction du Bureau Politique MLPC envers André NALKE DOROGO

Retrouver la décision du Bureau Politique du MLPC envers André NALKE DOROGO.

DECISON

 

Portant Sanction d'un camarade membre du Bureau Politique

 

Le Bureau Politique

Vu les Statuts et Règlement Intérieur du Parti ;

Vu le procès verbal de la réunion statutaire du 23 Janvier 2009 ;

Décide

Article 1er:

Le camarade André NALKE DOROGO, membre du Bureau Politique et 4eme Vice Président du Parti, est suspendu de fonctions et de toutes les activités du Parti jusqu'au prochain Conseil Politique National (CPN) Conformément aux articles 69 et 71 du Règlement Intérieur.

Motifs : Non respect de la ligne politique du Parti.

Article 2 :

La présente décision qui prend effet pour compter de la date de sa Signature sera enregistrée et publiée partout où besoin sera.

 

Fait à Bangui, le 23 Janvier 2009

Le Président

Martin ZIGUELE

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25 décembre 2008 4 25 /12 /décembre /2008 23:38

                  BOZIZE est peut être dans l’histoire !

 

 

La communauté centrafricaine de Bordeaux s’associe dans l’amour de leur pays pour saluer le travail du Président BOZIZE qui a réussi un déroulement paisible et unanime du dernier dialogue national. Un vent de sérénité  a saisi ce pays depuis deux semaines malgré un début cacophonique sur le thème de démission, comme quoi le retard habite toujours certains esprits marginaux, en but à une volonté d’avancer.

 

Le dialogue inclusif nous a fait voir quelques moments marquant, comme les excuses prononcées par ceux là même qui, hier étaient au pouvoir et qui aujourd’hui, se sont rendu compte du mal faite à la population économiquement exsangue. 

 

D’autres diront que les scènes de mea culpa des anciens dirigeants ne promettent rien de bon, que chacun garde son couteau bien ferme dans le dos, et qu’en définitive nous nous préparons assurément à une nouvelle crise très dure dans les mois a venir.

 

Il s’agit en réalité de faits symboliques attendus. Nous souhaitons à ce propos, au chef de l’Etat BOZIZE, que son leader cheap national continu de mieux en mieux, en s’appuyant sur une communication politique forte et transparente, tout en évitant des fautes comme le raidissement autoritaire du pouvoir.

 

Mais en contre partie, si la classe politique respecte le besoin de paix que le pays réclame avidement, les anciens dirigeants et l’opposition doivent  éviter de mettre l’huile sur le feu. NE NOUS PRETONS PAS LE FLAN A L’ANARCHIE QUI AFFAIBLIE L’ETAT, INSTRUMENT DU RASSEMBLEMENT ET DU DEVELOPPEMENT.

 

1  PRESERVER LA PAIX ET LA STABILITE

 

Le chef de l’Etat l’a dit, il faut, au moyen des trente recommandations votées en conclusion de ce dialogue inclusif, « préserver la paix et la stabilité ». Le président s’est engagé pour l’histoire à conduire ce mouvement de construction d’une conscience nationale moderne, afin d’inscrire la RCA dans les enjeux économiques de l’Afrique de demain. La paix intérieure en n’est la condition basique ;  la stabilité en sera la dynamique institutionnelle mobilisatrice des énergies. Les partis politiques sont directement concernés par la paix et la stabilité, s’ils veulent se développer, accroitre leur influence. Dans l’anarchie, aucune conviction ne viendra rassurer les citoyens. En fait, les élites se déconsidèrent quand elles s’amusent  à se renvoyer les accusations de trouble, pour s’ouvrir le chemin de la violence militaire et de la dictature. La politique ne justifie pas tout. Il y a aussi la société vivante, souffrante, laborieuse, créatrice et humaine qui demande d’être respecter.  

 

Malgré les critiques, le GABON nous servira d’exemple de stabilité et de paix. Peut être que l’Afrique doit cesser ses manœuvres idéologiques en emporte pièce, pour considérer de prêt, l’utilité en elle même, de cette paix et de cette stabilité. A cette occasion  il convient de dire merci à son excellence le Président du Gabon OMAR BONGO, pour son investissement personnel dans la longue crise centrafricaine. Ici il a su faire inscrire la sagesse africaine dans l’acte et la pensée de la vie diplomatique en Afrique centrale.

 

 

2  NE PAS TOUCHER A LA CONSTITUTION

 

Le chef de l’Etat gabonais OMAR BONGO l’a dit, il faut préserver à tout pris une constitution déjà réécrite et voter. L’expert de la chose  politique  en Afrique centrale nous apprend, de par son expérience d’homme d’Etat, que seule la constitution peut garantir à chaque citoyen la liberté en société. Je cite ces propres mots : « Faites tout mais ne touchez surtout pas à la constitution ! ». Il s’agit là encore d’une des grandes leçons de cette quinzaine centrafricaine car ici, on n’a pris l’habitude de faire change la loi fondamentale au gré des opinions généralement d’un groupuscule irresponsable qui ne pense jamais à l’avenir du pays.

 

Si, comme il se raconte les rebelles se ravisent et s’implantent dans la vie politique démocratique pour toujours, cette constitution s’appliquera à  chacun d’eux. La vie en commun ce n’est pas à chacun sa constitution. L’individu s’intègre à la communauté et non le contraire. Les gouvernements passent, mais la constitution reste pour longtemps.

 

Plus généralement l’africain est rebelle à la loi, alors il s’applique la sienne, d’où une société d’incompréhension au sens « Weberien ». Sans « compréhension sociale », il n’y a pas de d’institution collective et donc de développement. L’idée d’une élite homogène sur des grands principes de gouvernement des groupes humains n’est pas de l’idéologie bourgeoise, mais  la règle liée à la bonne gouvernance. Les élites doivent cesser de se diviser en clan, en tribu, car nous n’y gagnerons rien de rien.

 

 

3  S’OUVRIR POUR GERER POSITIVEMENT LE CHANGEMENT

 

Les réformateurs nationaux disent que l’avancée de l’« idéologie matérialiste libérale » est déjà un fait d’histoire pour continuer des combats d’arrière garde. Par exemple la femme africaine veut s’émanciper de l’autoritarisme familial. La femme africaine est très active dans l’espace publique, elle conteste la morale traditionnelle de mère pondeuse, préférant son

épanouissement personnel au sacrifice social dû par la tradition.

 

La société qui s’offre à nous est donc multiforme, au pouvoir éclater à tous les niveaux, mais avec  l’unique principe régulateur, la liberté d’action et de conscience. Notre pays avance non par peur du nouveau, que par conviction d’aller vers le meilleur avec la participation de tous, homme, femme, intellectuel, ouvrier, agriculteur, politicien, artiste, croyant ou agnostique.

 

Cet appel de civilisation implique que notre système d’organisation sociale soit à la fois réfléchi, intelligent, respectueux du droit, respectueux des « demandes organisées », comme la lutte des syndicats, la liberté de la presse,  respectueux des « équilibres sociaux » comme la défense d’un pouvoir d’achat décent

 

Pays hospitalier par nature car ayant abrité des migrations venues de partout à travers l’histoire, la République Centrafricaine a vocation à bien traité tous ses enfants. Ainsi elle  s’ouvrira à l’économie moderne pour apporter la richesse financière et développer l’Etat de droit. De même elle fera du Sango, une offre d’identité et de fierté collective ; l’équilibre entre les religions restera vital. En réalité de par sa richesse culturelle incomparable, la RCA poursuit une vocation touristique majeure en Afrique centrale.

 

 

 

 

 

 

 

3  PROBLEMATIQUE CIVILISATIONNELLE

 

Etre « AFRO INTEGRE » ou « MODERNE » telle n’est pas la question. L’identité noire n’est pas en péril par manque de conviction par rapport à sa propre culture, référence faite  aux vestiges des modes de vies disparues, déstructurées à travers le temps.

 

Un pays peut se modernisé, adopté les technologies récentes d’une vie facile sans perdre son âme. Le faut débat amené par les théoriciens de l’identité noire nous prive à chaque instant, de toute notre lucidité sur des questions essentielles de mobilisation politique nationale ou internationale. Au contraire en effet, accélérons la promotion des acteurs nouveaux, motivés par le besoin de création, d’élévation sociale, et de justice républicaine. A chaque époque, son type de lecture historique. Les sociétés africaines d’avant ne revivront plus, même au pris d’une nostalgie lumineuse de par sa force de conviction irréductible.

 

Nos sociétés hésitent sur les choix à faire. Or une telle hésitation laisse la place aux forces étrangères, qui occupent le pays et nous relèguent au lieu et place du strapontin. La division accroit notre incertitude idéologique, d’où des dictateurs qui s’installent au pouvoir de façon pérenne.

 

Le pays doit donc rassembler des hommes et des femmes fortes, qui ne cherchent pas la popularité, mais la croyance dans le long terme. Le consensus qui se dégage aujourd’hui en république centrafricaine est un moment clef d’une responsabilisation effective des élites. Ces dernières devront dire la vérité à propos de la situation de notre pays sur le plan financière et économique, afin de convier tout le monde à un effort nationale salutaire indispensable.

 

 

CONCLUSION

 

Nous sortons d’une prise de conscience collective majeure. Chacun a ravalé ses fiertés partisanes, PATASSE en premier. Le pouvoir a su se faire humble, et l’opposition ne débordant pas d’auto satisfaction. Pour cette cause centrafricaine en œuvre, nous citoyens et intellectuels de bonne volonté de la diaspora, appuierons et défendrons une politique de recherche d’une compréhension nationale et démocratique dynamique, transparente.

Il y va de la volonté de notre pays de rejoindre le mouvement des nations modernes, qui se normalise sur la scène internationale.

 

Jean Mbalanga

Fodem Europe nouvelle Fédération transitoire de la Diaspora

Siège à Bordeaux

 


jdmbalanga@yahoo.fr

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15 décembre 2008 1 15 /12 /décembre /2008 17:22
RAPPORT ACCABLANT DES NATIONS UNIES SUR LE RWANDA ET LA RDC: KAGAME, KABILA, MEME PIPE, MEME TABAC ?
(Sanfinna du 15 au 21 décembre 2008)


Un rapport explosif des Nations Unies (présenté aux 15 membres du Comité de sanctions de l’ONU) vient de tomber au sujet de la crise en RDC et qui implique le voisin rwandais.

Le rapport incriminant à l’excès pour le Rwanda établit que les autorités de ce pays ont dépêché des officiers des unités de leur armée en RDC pour tout simplement appuyer la rébellion de Laurent N’Kunda. Par la force des choses, et selon les renseignements recueillis, l’armée rwandaise, non seulement facilite la fourniture de matériels militaires aux rebelles mais se rendrait complice de faits graves, notamment de recrutement d’enfants-soldats.

Dans le rapport, fourmillent surabondamment des faisceaux d’indices convergents venant particulièrement d’anciens rebelles. Il y a aussi des relevés téléphoniques qui prouvent la régularité et l’importance des contacts entre Laurent N’Kunda et la présidence rwandaise, et le commandement de l’armée rwandaise. Le rapport fait même ressortir que des bombardements militaires ont été opérés à partir du territoire rwandais sur le territoire congolais. Il en va de même des questions liées à l’exploitation illégale des richesses congolaises pour notamment financer la rébellion tutsie.

Voilà cette bombe qui vient de tomber et qui pourrait renforcer des éléments à charge déjà existants, pour une procédure devant le Tribunal pénal international contre le président rwandais.

Mais le président Kabila n’est pas pour autant épargné puisque le même rapport affirme l’existence d’une collaboration de l’armée congolaise avec les Forces démocratiques de Libération du Rwanda (FDLR), les rebelles hutu rwandais qui, comme on le sait, ont enrôlé dans leurs rangs, d’anciens génocidaires.

Ainsi, d’une certaine façon, Kabila est aussi exposé à de possibles poursuites devant le même tribunal pénal international.

Ce n’est pas tout. Une note confidentielle accompagnerait ce rapport qui prône des sanctions individuelles et qui pourrait frapper des entités mais aussi des individus nommément cités.

On peut quelque part dire que Kagamé et Kabila, c’est bonnet blanc/blanc bonnet, avec toutefois cette différence qui pourrait être appréciée devant une juridiction : que Kabila n’est pas un récidiviste et qu’après tout, il défend l’intégrité territoriale de son pays. On appréciera !

Toujours est-il que c’est ce genre d’actes courageux, susceptibles de relever le niveau de crédibilité de l’ONU, et qu’on a toujours demandé, qui ont toujours fait défaut ! Ban Ki Moon a fait faire ce qu’il fallait. Si maintenant, les grands du monde, qui sont à la commande, ne suivent pas et se contentent (comme ils savent si bien le faire) de dénonciations stériles, on ne pourra pas lui reprocher, sur ce plan, de n’avoir pas fait son boulot. D’ailleurs, le même rapport risque de ne pas être davantage doux pour les grandes puissances qui sont à la limite de la complicité pour avoir toujours refusé d’accréditer les accusations portées contre Kagamé afin de pouvoir continuer à financer le Rwanda. Il met aussi en exergue l’incapacité de la plus puissante force des Nations Unies existant actuellement au monde, la MONUC, à répondre aux attentes des populations et de participer ainsi, ne serait-ce que tacitement, à la perpétuation de crimes graves.


VT
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8 décembre 2008 1 08 /12 /décembre /2008 21:52

L’UFVN sort un livre blanc au sujet du dialogue

A la veille de l’ouverture du Dialogue Politique Inclusif censé ramener la paix et la stabilité en Centrafrique, l’UFVN (Union des forces vives de la nations), la principale coalition des partis politiques d’opposition, rend public un mémorandum qui reprend tous les thèmes que le groupement entend développer au cours de ces assises.



L’UFVN sort un livre blanc au sujet du dialogue
L’UNION DES FORCES VIVES DE LA NATION
(U.F.V.N)
Pour le Renouveau Démocratique
MEMORANDUM

POURQUOI UN DIALOGUE POLITIQUE INCLUSIF EN CENTRAFRIQUE ?


Bangui, 7 Décembre 2008

INTRODUCTION

Les Partis et Associations Politiques de l’opposition démocratique, réunis au sein de l’Union des Forces Vives de la Nation (UFVN) pour le Renouveau Démocratique, après avoir constaté l’extrême dégradation de la situation politique, sécuritaire, humanitaire, économique et sociale traduisant l’échec cuisant du Président François BOZIZE et son refus systématique de toute concertation et dialogue, ont exigé dans un mémorandum daté du 08 juin 2006 la tenue d’un Dialogue Politique Inclusif

Evaluant l’exécution des recommandations du Dialogue National à hauteur de seulement 15% du total , la Présidente du Comité de Suivi des Actes du Dialogue National (CSADN) dans sa déclaration devant la classe politique le 23 mars 2006, affirmait : « On retrouve aujourd’hui la plupart des phénomènes identifiés comme des facteurs de résurgence des conflits en Centrafrique à savoir :

- Méfiance de la population envers l’ensemble des institutions publiques, notamment les forces de défense et de sécurité ;
- Clivages ethniques ;
- Culture de la violence ;
- Répétition des troubles sociaux
- Corruption, impunité ;
- Fragilisation de la société ;
- Existence des bandes armées et des combattants ;
- dégradation des conditions de vie et du tissu social.

Tous les observateurs s’accordent à reconnaître qu’aujourd’hui, la République centrafricaine n’est plus un pays apaisé ».

Niant l’évidence et la gravité de cette situation, le Président de la République et son régime ont opté pour une gouvernance faite d’arrogance, de mépris, de suspicion et d’exclusion, rendant ainsi la situation sociopolitique explosive.
La conséquence en est l’apparition d’une coalition des mouvements rebelles dans le Nord Ouest, le Centre Nord et le Nord Est du pays, et qui justifient leur option de prise de pouvoir par la force aux fins de :

« Restaurer l’autorité de l’Etat, l’image et la dignité de la Centrafrique et de redresser l’économique nationale ».

Sans l’intervention des forces spéciales et de l’aviation françaises, le régime du Président BOZIZE aurait été renversé en cette fin d’année 2006.
C’est donc contraint et forcé que le Président de la République lors de son adresse à la Nation, le 31 décembre 2006, se résoudra à accepter la nécessité du Dialogue Politique Inclusif en désignant le Pasteur Isaac ZOKOUE, afin de prendre des contacts avec les protagonistes en vue de son organisation.

I – Rappel du contexte

A – Les justifications du coup d’Etat du 15 mars 2003

Par son coup d’Etat du 15 mars 2003, le Général BOZIZE entré en rébellion fin 2001, renversait le régime du Président Ange Félix PATASSE, démocratiquement élu, aux motifs suivants :
- Insécurité généralisée ;
- Misère grandissante ;
- Mauvaise gouvernance.
Se proclamant « Libérateur du peuple centrafricain », le Général BOZIZE faisait dans son discours de prise de pouvoir le 16 mars 2006, le serment d’assurer la sécurité sur toute l’étendue du territoire national, de créer les conditions de la prospérité et d’imposer à toute la bonne gouvernance.

Usant de la logomachie habituelle dans ces situations, le Général BOZIZE déclarait le 16 mars 2003 qu’il inscrivait son coup d’Etat dans l’œuvre de salut public. Autrement dit, il mettrait en place une transition consensuelle et quitterait le pouvoir à l’issue des élections générales censées consacrer le retour à la légalité Constitutionnelle. Pour les thuriféraires du pouvoir, l’occasion était exceptionnelle.

Déniant les principes démocratiques, le coup d’Etat, crime imprescriptible contre le peuple centrafricain était désormais considéré comme « un sursaut patriotique » et « une révolution populaire ». La messe était dite !

Ces derniers se rendront très vite à l’évidence du mensonge d’Etat. En effet, reniant sa parole d’officier général, le Général BOZIZE se déclarait candidat à l’élection présidentielle de 2005.

Enfin, les dérives de la Cour Constitutionnelle de transition (CCT) à l’occasion de la validation des candidatures à l’élection présidentielle sont encore présentes pour rappeler cette transition de tous les dangers.
En conséquence, aussi bien les justifications du coup d’Etat du 15 mars 2003 que les dérives de la transition ne constituent plus pour l’opinion publique centrafricaine qu’une grosse escroquerie politique et un mensonge d’Etat.
C’est vrai qu’il s’agit pour lui d’un appétit de pouvoir refoulé depuis mars 1982 qui va resurgir en novembre 2001 et en octobre 2002 pour s’assouvir le 15 mars 2003. Une ambition dévorante sans réelles capacités ainsi que le démontrera le bilan de son régime.

B – L’évaluation des Actes du Dialogue National

Convaincus que par une concertation franche, on peut rechercher les solutions durables aux problèmes des Centrafricains et Centrafricaines, les forces vives de la nation ont exigé et obtenu des autorités de la transition la tenue du Dialogue National

C’est ainsi que du 9 septembre au 27 octobre 2003 à Bangui, 350 délégués venus de toutes les régions de la République Centrafricaine et représentant toutes les sensibilités sociales et politiques ont pris part au Dialogue National.

A travers un diagnostic rigoureux et sans complaisance, les problèmes et préoccupations de notre pays ont été analysés dans l’objectif essentiel d’assurer la consolidation de l’unité nationale, le retour à la légalité constitutionnelle et la relance économique en vue de garantir la réconciliation nationale.
Sur cette base, des mesures réalistes ont été proposées pour relancer l’économie nationale, améliorer l’emploi, consolider le dialogue social et politique et développer les infrastructures de base aux fins de réduire la pauvreté par un développement humain durable.

Le Dialogue National a formulé 828 recommandations concernant les secteurs suivants :

- Défense et sécurité ;
- Economie et finances ;
- Education Formation-Emploi ;
- Social

Indépendamment de l’engagement solennel pris par le Chef de l’Etat dans son discours d’ouverture de respecter les résultats de ces travaux, une importante résolution votée à l’unanimité par le Dialogue National rend exécutoires ces recommandations.
Cinq années après le dialogue National, l’évaluation de l’exécution des recommandations forte à court et moyen termes est un véritable désastre.

- En matière de défense nationale : sur 91 recommandations, seulement 15 ont été appliquées soit 16 %.

- En matière d’économie et des finances : sur 230 recommandations, seulement 18 sont appliquées soit 7,8 %

- En matière de l’éducation, de la santé et de la Jeunesse : sur 322 recommandations, seulement 30 ont été exécutées soit 9,3 %.

- En matière de lutte contre la pauvreté : sur 41 recommandations, aucune n’a été appliquée !

Dans l’ensemble, les recommandations qui devraient remettre immédiatement le pays sur la voie de sortie de crise n’ont été exécutées qu’à 15 % selon la dernière évaluation faite par le Comité de Suivi des Actes du Dialogue National (CSADB).
Alors que la majorité de ces recommandations ne nécessitait pas la mobilisation de moyens financiers pour leur mise en œuvre, il y a lieu de s’interroger sur la volonté et la capacité du régime du Président BOZIZE à impulser le changement et à donner l’espérance.

II – Bilan du régime du Président BOZIZE

A l’issue des élections présidentielles et législatives de mars et mai 2005, dont le déroulement était loin d’être transparent, les Associations et Partis Politiques de l’opposition regroupés dans l’Union des Forces Vives de la Nation (UFVN), soucieux de préserver la paix et l’unité nationale, ont pris acte du « verdict des urnes ».
Adoptant une attitude résolument républicaine, l’Union des Forces Vives de la Nation, a offert aux nouvelles autorités un état de grâce en vue de leur permettre d’entamer l’œuvre de redressement national.
Après seulement trois ans de gestion de l’Etat, que constatons-nous ?

Sur le plan politique

Pendant les trois premières années d’un mandat qualifié de « quinquennat du développement et de la garantie des libertés », le Président de la République, ses gouvernements et son régime ont donné la preuve de leurs carences et de leur incapacité à gérer l’Etat selon les principes et canons exigés par la République et la démocratie.

Le déni d’une gouvernance démocratique

Les sempiternelles allusions du Président de la République au coup d’Etat du 15 mars 2003 sont, pour les démocrates convaincus, non seulement une apologie de ce crime imprescriptible contre le peuple centrafricain, mais également un déni ostentatoire d’une gouvernance démocratique. En cela, le régime démontre bien qu’il tire sa légitimité non des élections de mars et mai 2005, mais du coup d’Etat du 15 mars 2003. Aussi est-il aisé de comprendre les innombrables dérives du pouvoir.

L’une des preuves du déni d’une gouvernance démocratique est la confiscation du pouvoir de l’Etat au profit de la famille, du clan, de la tribu et de l’ethnie du Président de la République.
Le modus operandi de la gouvernance étant désormais l’appartenance au cercle étroit du Président, tous les centres de décision et de pouvoir sont investis entre autres :

- La Présidence de la République ;
- Le Ministère de la Défense ;
- Le Ministère des Mines, de l’Energie et de l’hydraulique ;
- Le Ministère des Finances et du Budget
- Les Sociétés d’Etats et
- Les Offices Publics.

Ces cas vérifiables et vérifiés constituent des cas patents de confiscation de pouvoir de l’Etat au profit de la famille, du clan, de la tribu et de l’ethnie du Président, toutes choses contraires à l’esprit et à la lettre du serment prêté par le Chef de l’Etat le 11 juin 2005 devant Dieu et devant la Nation.

La haine à l’égard des partis politiques

La Constitution en son article 20 dispose : « Les partis ou regroupement politiques concourent à l’expression du suffrage, à l’animation de la vie politique, économique et sociale ».
Autrement dit, la Constitution confère aux partis et regroupements politiques et notamment aux partis politiques de l’opposition, la mission d’animer la vie politique, économique et sociale, de mettre en évidence les insuffisances et dérives du pouvoir et de proposer des solutions alternatives.
Ainsi, les partis et Associations politiques de l’UFVN pour le Renouveau Démocratique sont bien dans leur rôle. Aussi, ne comprennent-ils pas la haine que développent le Président de la République et son régime à leur égard, ni cette attitude consistant à les considérer comme les censeurs gênants de leur gestion.

Les tentatives de caporalisation

Fidèle au déni d’une gouvernance démocratique, le Président de la République s’emploie, au mépris de la séparation des pouvoirs consacrée par la Constitution, de caporaliser les autres institutions de la République. Les cas avérés sont :

- L’Assemblée Nationale
- La Cour Constitutionnelle
- La Justice
- Le Conseil Supérieur de la Magistrature
- Le Haut Conseil de la Communication
- La Presse Privée Indépendante
- Les Organisations de Défense et de Promotion des Droits de l’Homme.

L’illustration parfaite de ces tentatives de caporalisation et de l’aversion du chef de l’Etat se trouve dans le discours tenu à Bouar le 1er décembre 2006 à l’occasion de la commémoration de la proclamation de la République centrafricaine.

Les violations répétées de la Constitution

La Constitution, texte fondamental, qui régit l’organisation et le fonctionnement des institutions politiques est une garantie pour les gouvernés contre l’arbitraire des gouvernants.
Elle est également pour les gouvernants, du fait du principe de la séparation des pouvoirs qu’elle énonce, la garantie qu’aucune institution politique n’abuse de son pouvoir sauf à la violer. Faisant fi des dispositions constitutionnelles, le Président de la République va se singulariser par des violations répétées du texte fondamental :

- La convocation de l’Assemblée Nationale en session extraordinaire

Ce décret illégal a conduit cette institution à mettre en place son bureau sur la base d’un règlement intérieur caduque puisque relevant d’une Constitution suspendue (Constitution du 15 janvier 1995).
Ainsi d’illégalité en illégalité, l’Assemblée Nationale s’est installée dans l’illégalité avec des membres de son bureau illégalement élus. C’est là, la première bourde d’un mandat de tous les dangers.


- Le Président de la République et la Constitution : histoire d’une violation permanente

A travers les articles 22, 23, 25, 26, 79, 80 et 111 de la Constitution, le Président de la République s’est rendu coupable de violations répétées devenant ainsi un multirécidiviste.
Cette accusation est faite au travers de plusieurs cas.

- Du cumul des fonctions

La Constitution en son article 23 stipule : « la fonction de Président de la République est incompatible avec l’exercice de toute autre fonction politique, de tout autre mandat électif, de toute autre activité lucrative, sous peine de destitution ».

En acceptant le cumul de sa fonction de Président de la République avec celle de Ministre de la Défense nationale, le Chef de l’Etat a violé la Constitution en son article 23.

- De la prestation de serment

En prenant partie pour son parentYango Kapita dans l’affaire Yango Kapita et Claude SANZE d’une part et pour son parent le Pasteur TOUANGAI et des diacres de l’église de Kina d’autre part, le Président de la République a violé les termes de son serment prêté devant la Nation le 11 juin 2005.

- De la déclaration écrite de patrimoine

La Constitution en son article 26 précise : « Dans les trente (30) jours qui suivent la prestation de serment, le Président de la République nouvellement élu fait une déclaration écrite du patrimoine déposée au greffe de la Cour Constitutionnelle qui la rend publique dans les huit (8) jours francs ».
Après plus de cinq ans, la déclaration écrite du patrimoine du Président de la République n’est pas encore déposée au greffe de la Cour Constitutionnelle et rendue publique. Une autre violation flagrante de la Constitution.

- De l’indépendance de la Justice

La Constitution en son article 79 énonce : « Les juges sont indépendants. Ils ne sont soumis dans l’exercice de leurs fonctions qu’à l’autorité de la loi ».

Le Président de la République livre ce qu’il faut appeler une véritable guerre au pouvoir judicaire centrafricain : d’abord contre la Cour Constitutionnelle. Le crime de cette Cour est d’avoir dit le droit dans une affaire commerciale entre l’Etat centrafricain et Total. Elle fut encerclée par la garde présidentielle et interdite d’activité pendant des mois.

Le deuxième objectif est de caporaliser la Magistrature, en se donnant les moyens légaux de couper les têtes indésirables. Ce fut l’essence de la Loi contre le Conseil Supérieur de la Magistrature.
Cette guerre contre la justice de notre pays, garant des libertés fondamentales du citoyen, ne peut s’expliquer que par un mépris atavique de la Loi et d’une démocratie civilisée.

Mais bien auparavant,, pour avoir ordonné le kidnapping et la déportation des acquittés Mamadou Raïkina et autres et refusé de libérer Sani Yalo après une décision de justice, le Président de la République a foulé aux pieds les dispositions de l’article 79 de la Constitution.

- De la mise en place de la Haute Cour de Justice

La Constitution en son article 111 dispose :
« Les institutions prévues par la présente Constitution seront mises en place dans les douze (12) mois qui suivent l’entrée en vigueur de celle-ci ».

Le délai imparti par les dispositions de l’article 111 de la Constitution est largement dépassé sans que la Haute Cour de Justice ne soit mise en place.

B – Sur le plan sécuritaire

S’il y a un domaine où le Président de la République a essuyé un échec retentissant, c’est bien celui de la sécurité. Et pourtant il avait invoqué l’insécurité pour entrer en rébellion et exécuter le coup d’Etat du 15 mars 2003. Et pourtant il s’était dit le mieux placé pour éradiquer l’insécurité en raison de sa qualité d’Officier Général. Et pourtant il avait soutenu la nécessité pour lui de cumuler ses fonctions de Président de la République avec celles de Ministre de la Défense afin d’avoir la haute main sur la sécurité du pays au point de violer l’article 23 de la Constitution.

Et pourtant enfin, il avait bénéficié en sa qualité de Ministre de la Défense, des appuis considérables de la communauté internationale pour réussir la restructuration des forces armées centrafricaines (FACA).

- La généralisation de l’insécurité

Pour conduire et réussir sa rébellion et son coup d’Etat, le Général BOZIZE s’est employé à recruter massivement des tchadiens. N’ayant pas satisfait à ses engagements vis-à-vis de ces mercenaires tchadiens, ces derniers s’en sont très violemment pris à la population dès le mois d’avril 2004 au PK11, grâce aux moyens en armement lourd dont ils disposaient.

Désormais reconnus sous le nom de libérateurs et d’ex libérateurs ces hommes sans foi ni loi, assurés de toute impunité, vont investir Bangui et tout le reste du pays.

Leur cibles privilégiées sont la Mambéré Kadéi, la Sangha Mbaéré et la Lobaye, régions naguère havre de paix. Leurs victimes sont les populations de l’Ouham Pendé, de l’Ouham, de la Nana Gribizi, du Bamingui Bangoran, de la Vakaga, de la Haute Kotto, également et doublement victimes des expéditions punitives de la sécurité présidentielle conduite pour l’essentiel par le seigneur de guerre, le lieutenant Eugène Ngaïkosset, neveu du chef de l’Etat.

Commanditaire en chef de cette insécurité généralisée, il est aisé de comprendre que le Président de la République, Ministre de la Défense ne puisse l’éradiquer, lui qui se disait le mieux placé pour restaurer la sécurité. De l’insécurité généralisée, le pays est désormais dans une rébellion généralisée dont la responsabilité incombe au seul Président de la République.

- Problématique de la restructuration des FACA

Les états généraux de la défense et les actes du dialogue national ont mis en évidence les faiblesses des FACA et proposé des mesures idoines connues de nous tous.

Ici nous nous contenterons de reproduire les propos d’un parti de la majorité présidentielle à savoir le Mouvement pour la Démocratie, l’Indépendance et le progrès Social (MDI-PS).

Sur « les grandes questions nationales de l’heure. Evolution de la guerre dans le nord Est de la RCA ». Ce parti déclarait : « Si aujourd’hui notre armée n’est plus en mesure d’assurer seule une mission qui lui est dévolue par la Constitution à savoir la défense de l’intégrité du territoire national, c’est bien le résultat final d’un processus de liquidation de l’armée nationale. Cette liquidation a obéi au schéma suivant :

- Création d’une garde prétorienne constituée pour l’essentiel des ressortissants de la même ethnie et de la même région que le Président de la République. Choyée par le pouvoir, tous les moyens sont mis à la disposition (salaires plus réguliers, promotion plus rapide, dotation en équipements militaires, munitions, etc.) ;

- Au nom du rééquilibrage ethnique et régional, recrutements massif au sein des FACA, des jeunes issus de l’ethnie et de la région du Président de la République au mépris des critères habituels de recrutement (moralité, niveau de formation, conditions physiques, etc.)

- Mise en œuvre d’une politique de sous équipement des FACA soupçonnés de velléités de coup d’Etat. En les privant des moyens militaires, le pouvoir espère ainsi minimiser les risques de putsch.

Les conséquences de cette politique sont connues de tous les Centrafricains : l’armée nationale a disparu au profit d’une armée hétéroclite, politisée, indisciplinée, démoralisée et sous équipée.
Le pays se trouve le dos au mur et le chef de l’Etat est directement interpellé en sa double qualité d’Officier Général et de Chef Suprême des Armées ».

Cette déclaration du MDI-PS a fait l’autopsie de notre armée et a conclu à l’absence de volonté politique du Président de la République, Ministre de la Défense pour la mise en application des recommandations. Elle constitue un cinglant aveu d’échec personnel du Président de la République.

C – Sur le plan des Droits de l’Homme

L’instauration de la culture de la violence et les violations massives des droits de l’Homme sont l’une des manifestations quotidiennes du régime du Président BOZIZE.

L’instauration de la culture de violence

Le 27 décembre 2006, lors de la cérémonie de clôture du Forum de validation de la politique nationale de promotion de la Jeunesse, le Président de la République déclarait du haut de la tribune : « Après que les jeunes se sont soulevés pour incendier la maison d’un pasteur, j’ai ordonné à l’armée d’aller incendier la maison du meneur aussi. Et puis c’est tout. Sa maison est brûlée, on va le libérer de la prison. Cette justice est nette ».

De même, il a instauré la culture et la pédagogie fondées sur la violence aveugle et destructrice, l’incitation à la haine, l’intolérance, la justice privée, toutes choses contraires à l’esprit et à la lettre de la Constitution et de l’Etat de droit.

Le Président de la République François BOZIZE démontre ainsi lui-même que malgré l’onction démocratique, il n’entend pas respecter les principes de l’Etat de droit, de la démocratie et de la justice et opte pour la vengeance privée.

Les violations massives des droits de l’homme

- Le triomphe de l’impunité

Selon une note d’information devant servir de base à une réunion consacrée à la République Centrafricaine dans le cadre du Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine, l’organisation recommande « d’encourager les plus hautes autorités du pays à lutter contre l’impunité, notamment au sein des forces de défense et de sécurité ».

La même note poursuit : « les exactions sur les populations civiles, les violations des droits de l’homme dont les soldats de l’armée régulière sont accusés, l’impunité dont bénéficient certains soldats ont été portées à la connaissance de la délégation ».

Il convient de rappeler que cette mission conduite par l’Envoyé Spécial du Président de la Commission de l’Union Africaine a séjourné en Centrafrique du 15 au 18 novembre 2006.
Les conclusions de cette mission accablent le Président de la République et le Ministre de la Défense en leur double qualité de donneur d’ordres et de protecteur.

Ainsi, n’est-il pas surprenant que les assassinats et autres violations des droits de l’homme ne fassent l’objet de procès et de condamnations, ce qui consacre le triomphe de l’impunité.

Dans tous les cas, les droits de l’homme sont massivement violés ainsi que le témoignent le dernier rapport d’Amnesty International et les résultats de l’enquête de Monsieur Ibrahima Fall du PNUD.
Les populations du nord-ouest du centre-nord et du nord-est, quant à elles, sont livrées à une violence aveugle avec comme corollaire les pillages et destructions en tous genres de leurs maigres biens, les viols de leurs filles et de leurs femmes.
Dans son rapport, Monsieur Toby Lanzer, alors Représentant Résident des systèmes des Nations Unies en Centrafrique, parle d’une catastrophe humanitaire et avance le chiffre d’un million de personnes déplacées et en exil sur un total de quatre millions d’habitants que compte notre pays, c'est-à-dire le quart de la population !
Nous en parlons avec gravité aujourd’hui et prenons à témoin la communauté internationale afin que demain, personne ne puisse dire « nous ne savions pas ».

D – Sur le plan économique

De la destruction, des pillages et de la prédation comme mode de gouvernance

Les pillages d’anthologie selon les propres termes d’une radio étrangère, et l’insécurité généralisée ne présageaient aucune amélioration significative de la situation financière et économique à court et moyen termes.

En effet, d’après les estimations, les destructions et pillages occasionnés par la rébellion et le coup d’Etat du 15 mars 2003 se chiffrent à 41 milliards de dollars américains soit 21.550 milliards de francs CFA.

Quelques exemples méritent d’être cités :

L’unité lourde de travaux publics de l’entreprise japonaise Kajima chargée de bitumer la route Bangui Garoua Boulai, estimée à 200 milliards de FCA a été emportée au Tchad ;
Il en est de même pour l’entreprise allemande GTZ-DROP, évaluée à 350 milliards de FCFA.
Les cinq usines d’égrenage de coton de Ndim, Pendé, Bossangoa, Guiffa et Grimari ont été démontées et emportées au Tchad pour réparer les huit usines cotonnières du sud du Tchad ;
Toutes les infrastructures économiques, administratives, sanitaires, scolaires ont été détruites. Les missions catholiques et protestantes n’ont pas été épargnées.

De la prédation comme mode de gouvernance économique

Faisant l’analyse de l’administration centrafricaine, l’Ambassadeur de l’Union européenne auprès de notre pays, Monsieur Jean Claude ESMIEU déclarait en août 2005 devant l’Assemblée nationale :
« Des études récentes dans certains ministères clés ont montré que l’expertise technique spécifique à ces ministères avait été transférée ailleurs au profit de personnes le plus souvent inaptes aux fonctions qui leur étaient assignées. L’objectif de ces gens reste visiblement un enrichissement rapide et personnel. L’image de la RCA à l’étranger et notamment pour ses bailleurs de fonds est donc celle d’une administration corrompue. Lorsque je parle avec des Centrafricains en privé, il y a un consensus.

Oui, la corruption est un fléau pour le pays. Le FMI lui-même fait mention de ce problème. La Centrafrique avec toutes ses richesses (le bois, diamant, or, café, coton, et.) a été, et sera la cible privilégiée des prédateurs.

Ces prédateurs sont là. Ils viennent de l’extérieur mais aussi de l’intérieur et corrompent les institutions.

La République Centrafricaine doit agir contre la corruption. Aucun investisseur sérieux, aucun bailleur de fonds n’acceptera de venir en RCA si rien n’est fait pour démontrer une volonté, une énergie pour diminuer ce phénomène.
J’insiste qu’il faille des actes et non plus des paroles.
L’heure est grave car la notion de service public et de bien public est entrain de disparaître ; si c’est le cas, cela deviendra un problème de société et de génération ».
Lorsqu’un diplomate range son langage de velours pour parler aussi vertement, cela veut dire que la situation est gravissime.
Par conséquent, toute incantation et allusion à la bonne gouvernance par les tenants du régime sont désormais un mensonge d’Etat.
Nous prenons pour exemple la prise d’un décret muet fixant les salaires et indemnités des Hauts Dirigeants de la République.
Ce Décret a un impact financier très important. En effet, les membres du Gouvernement et assimilés, les responsables des autres institutions nationales auront mensuellement, selon les fonctions qu’ils occupent les sommes suivantes :

1 – Premier Ministre (1)

1.600.000f + 500.000F + 500.000f = 2.600.000f par mois

2 – Ministre d’Etat.

1.100.000f + 300.000f + 400.000f = 1.800.000f

3 – Ministre et assimilés.

900.000f + 300.000f + 400.000 = 1.600.000f

4 – Ministres Délégués

800.000f + 300.000 + 400.000 = 1.500.000f

A l’exception du Premier Ministre dont le montant est de 1.000.000f par semaine. Soit 1.000.000f x 4 = 4.000.000f par mois.

5 – Président de Cour Constitutionnelle (1)

800.000 f + 300.000 f + 400.000 f = 1.500.000f par mois

6 – Présidents du Haut Conseil de la Communication, du Conseil de la Médiation du Conseil Economique et Social ont :

784.300 f + 300.000 f + 400.000 f = 1.484.300 par mois et par personne. Soit = 1.484.300f x3 = 4.452.900f par mois.

7 – Vice Présidents de la Cour Constitutionnelle du Haut Conseil de la Communication (2)
Les deux (2) personnalités ont :

786.300f + 200.000 f + 200.000 f = 1. 186.300 f = 1.186.300 par personne et par mois

8 – Conseillers à la Cour Constitutionnelle (9) ils sont neuf (9)

686.300 f + 150.000 f + 100.000 f = 936.300 f par mois par personne.
Soit : 936.300 f x9 = 8.426.700 f par mois

9 – Conseillers du Haut Conseil de la Communication les neuf (9) ont :

686.300 f + 150.000 f + 100.000 f = 936.300 f par mois par personne. Soit : 936.300f x 9 = 8.426.700f par mois.

10 – Présidents CIP/PAS ; du CSLP, du CSADN (3)
Les trois (3) personnalités ont :

868.300 f + 150.000 f + 100.000 f = 936.300 f par mois et par personne.
Soit : 936.300 f x 3= 2.808.900f par mois

11 – Les Secrétaires Permanents du CIP/PAS : du CSLP, (2)
Ils sont deux (2)

686.300 f + 100.000 f + 100.000 f = 886.300 f par mois et par personne.
Soit : 886.300 f x 2 = 1.772.600f par mois.

A ces chiffres, il faut ajouter les Fonds Spéciaux que les membres du Gouvernement perçoivent tous les vendredis et qui se chiffrent à :

112.500 f par semaine x 4 semaines = 450.000 f par personne et par mois.
Soit : 450.000 f x 30 = 13.500.000f par mois x 12 mois = 162.000.000f.

Grosso modo le trésor public dépense plus de 1 450 000 000 FCFA pour payer une catégorie de personnes appelées dirigeant au détriment de la grande masse des travailleurs Centrafricains.



L’échec des réformes économiques

Dans l’euphorie de la prise de pouvoir, au lieu de prendre de vigoureuses mesures de redressement économique, les nouvelles autorités ont fait preuve de légèreté et d’incompétence.
La masse salariale mensuelle va passer de 2,1 milliards de FCFA à 3,6 milliards de FCFA soit un bond de 71,4 % en seulement 9 mois (du 15 mars au 31 décembre 2003).
Cette masse salariale a explosé sous l’effet conjugué des nominations de complaisance du personnel hors statut à de hautes fonctions de responsabilité à la présidence, à la primature et des recrutements massifs de rebelles tchadiens et d’ex rebelles Centrafricains, exclusivement de l’ethnie du chef de l’Etat.
Cette augmentation de la masse salariale s’explique aussi par la promotion de simples civils et de soldats au grade d’officier, à la nomination des généraux et à l’application de la nouvelle grille salariale des hauts Dirigeants.
Refusant d’assumer toute leur responsabilité, les nouvelles autorités en sont réduites à culpabiliser la communauté internationale en des termes infantilisants :

« Nous avions réussi nos élections comme demandé par la communauté internationale, donc celle-ci ne peut pas nous abandonner et doit payer les salaires et les dettes, etc. ».
La réponse immédiate est apportée par l’Ambassadeur Jean Claude ESMIEU :
« Il n’y a donc aucune obligation pour la communauté internationale d’intervenir massivement après des élections réussies qui sont un élément tout à fait normal dans un pays démocratique ».
Cette personnalité poursuit que : « L’aide internationale ne pourra couvrir l’intégralité des salaires pour les mois passés pendant la transition et ceux qui viennent. La masse salariale a considérablement augmenté alors qu’il était prévu qu’elle diminue et les autres indicateurs économiques sont au rouge et n’ont pas montré d’amélioration contrairement à ce qui était prévu pendant la période de la transition ».

Ces propos suffisent à mettre en évidence l’incapacité du régime du Président François BOZIZE à gérer l’Etat. Sommés par l’opinion centrafricaine et la communauté internationale de changer de cap, le Premier Ministre Elie DOTE et son gouvernement vont tenter quelques réformes sur le plan de l’assainissement des finances publiques. Ces réformes ont essentiellement porté sur la maîtrise de la masse salariale et l’accroissement des recettes publiques.

La maîtrise de la masse salariale

Après l’échec de la mesure relative à l’abattement des salaires qui n’a réalisé qu’une économie de 94 millions de FCFA par mois, le gouvernement a décidé :
- de mettre à la retraite plus de 1.400 fonctionnaires et agents de l’Etat
- de soumettre les fonctionnaires et agents de l’Etat à une opération recensement paiement, mais l’amateurisme et l’opacité qui ont sous-tendu l’opération ont conduit à un échec patent.
- de limiter le paiement des allocations familiales à cinq enfants par fonctionnaire et par agent
- de contrôler l’authenticité des diplômes des fonctionnaires et agents de l’Etat à l’occasion de leur intégration et reclassement
Les premiers résultats étant de nature à jeter le discrédit sur les tenants du régime, des instructions ont été données au Ministre de la Fonction publique pour mettre ces résultats sous boisseau. Ceci expliquant cela, on comprend les raisons des atermoiements du Ministre.
L’ensemble de ces mesures devrait permettre de réaliser une économie de la masse salariale de 500 millions de FCFA par mois.
A l’analyse, nous sommes loin du compte et la masse salariale s’accroît d’où l’indignation de l’opinion centrafricaine et de la communauté internationale.

L’accroissement des recettes publiques

En ce qui concerne exclusivement les Douanes, deux réformes ont été engagées. Il s’agit de la création d’un guichet unique des douanes à travers un corridor sécuritaire, et la réforme de l’administration des douanes.





De la création du guichet unique de Douala

L’objectif visé par la création de ce guichet unique est de sécuriser et d’accroître les recettes portuaires de transit à Douala. Défendant le projet de convention devant l’Assemblée nationale, le Ministre des Finances d’alors, Monsieur Théodore DABANGA, déclarait que le guichet unique rapporterait à l’Etat, c'est-à-dire au Trésor Public la somme de 5 à 10 milliards de FCFA par mois. Après un an de fonctionnement, les recettes confondues provenant des opérations douanières y compris le guichet unique plafonnent à 2 milliards de FCFA !
Le gouvernement centrafricain a dénoncé en catimini en juin 2008 la convention avec Unitec-Bénin, la société exploitante, sans inventaire et sans suite judicaire. L’affaire Unitec-Bénin. est désormais pour les Centrafricains un cas d’arnaque internationale et de forfaiture au sommet de l’Etat. Où en est d’ailleurs la commission d’enquête parlementaire sur ce dossier ?

La réforme de l’Administration des Douanes

Contre toute attente, le Président de la République a pris le 2 septembre 2006 un décret portant dissolution de l’administration des Douanes, à la surprise générale de l’opinion nationale et internationale. Un comité de pilotage dirigé par le Président de la République, c'est-à-dire le substitut du Directeur Général des Douanes est mis en place.
S’étant rendu compte que la dissolution de l’administration des Douanes et la remise des douaniers à la Fonction publique créaient un vide institutionnel, le Premier Ministre, Ministre des Finances et du Budget a successivement pris deux arrêtés réquisitionnant 97 douaniers sur des critères subjectifs.
Jusqu'à ce jour, alors que la réforme était prévue pour ne durer que trois mois, le rapport du comité de pilotage n’est pas toujours déposé.
Au contraire, le Ministre de la Fonction Publique a cru devoir redéployer, par un arrêté jamais appliqué, des douaniers dans les Ministères de l’Education nationale, de la Santé, des Transports, de la Fonction Publique, etc.… Une véritable incurie. Finalement, la douane est revenue en place sans explication.

En conclusion, s’agissant de ces prétendues réformes, l’objectif visé n’étant pas atteint, il y a lieu de stigmatiser l’amateurisme, la désinvolture et l’incapacité dont ont fait montre les gouvernements successifs de BOZIZE.
En effet ni la maîtrise de la masse salariale, ni l’accroissement des recettes publiques qui ont été invoqués n’ont donné un quelconque résultat. Le gouvernement est toujours un peu plus confronté à l’augmentation de la masse salariale et à la modicité des recettes publiques.
A ce sombre tableau, il faut ajouter d’autres tares :
- le manque de transparence dans l’attribution des permis forestiers, miniers et des sites touristiques ;
- le détournement des bonus à l’occasion de l’attribution des permis aux sociétés minières De Beers et Uramine,
- la confiscation à des fins personnelles des diamants trouvés après le lavage des graviers saisis à la Société Lobaye Gold ;
- le détournement des biens des bureaux d’achat de plusieurs bureaux d’achats depuis 2006 (SOPICAD et GETRAD) et de plusieurs autres collecteurs depuis octobre 2008 ;
- la gabegie à l’occasion de l’achat de l’avion Hercules C130 ;
- l’aggravation de la corruption et de l’affairisme au sommet de l’Etat.



Alors qu’en est-il du retour de la communauté financière internationale ?

D’aucuns objecteront que le mérite du retour du Fonds Monétaire Internationale (FMI), de la Banque mondiale et de la Banque africaine de développement (BAD) revient au Président de la République et à son gouvernement. Que non !
Nous savons que le Président de la République et son gouvernement n’ont pas satisfait aux exigences des institutions de Bretton- Woods et qu’il n’est pas nécessaire d’être un expert économique et financier pour se rendre compte du désastre économique et financier dans lequel se trouve notre pays. C’est vrai qu’il faut un minimum de 9 % de croissance pour permettre à notre pays d’infléchir la courbe de la pauvreté.
Dès lors les 3 % de croissance prévue pour 2008 sont une goutte d’eau dans l’océan de misère dans lequel baigne notre pays.
En considération de ce qui précède, les raisons du retour des institutions financières internationales tiennent au sauvetage d’un régime dont le naufrage est prévisible.
En effet, évitant d’assumer une telle responsabilité, la communauté internationale a exercé de fortes pressions sur ces institutions. Une réponse politique aux exigences financières et économiques en somme !

E – Sur le plan social

L’échec patent des réformes économiques joint à l’insécurité généralisée ainsi que les confrontations entre l’armée régulière et les groupes rebelles ont un impact négatif sur le plan social.

Accumulation des arriérés de salaires, de pensions et de bourses

- Des salaires

Le Président François BOZIZE, concluant un marché avec les fonctionnaires et agents de l’Etat, a pris l’engagement que si ces derniers acceptaient le gel de leurs arriérés de salaires son gouvernement paierait leurs traitements désormais à terme échu.
A l’analyse, malgré des appuis budgétaires colossaux des pays amis et des institutions financières internationales, les fonctionnaires et agents de’ l’Etat compte à ce jour plus de 140 mois d’arriéré de salaires. Un véritable marché de dupes.

- Des pensions

La mémoire collective et l’opinion nationale et internationale ont encore en mémoire les scènes des retraités qui lassés des promesses non tenues de versement de leurs pensions, s’en prennent vertement aux cortèges du Président de la République et de son Premier Ministre.
Pour exemple, les retraités de la Fonction Publique attendent près de 19 trimestres c'est-à-dire près de 5 ans.
Le sort des retraités du secteur privé à l’OCSS n’est guère enviable.




- Des bourses

L’évaluation indique 30 mois d’arriérés de bourses pour les étudiants centrafricains à l’étranger. Pour espérer le paiement d’un seul mois de bourses, nos étudiants sont obligés de recourir à des actions d’éclat qui ternissent l’image de marque de notre pays.
Alors que le président affirmait : « Je n’ai pas fait l’université pour être Chef de l’Etat… Mes enfants ne sont pas à l’université »?


De l’aggravation de la pauvreté

La conjonction de l’échec des réformes économiques, de l’insécurité généralisée, des confrontations armées et de l’abandon du monde rural ne peut avoir pour conséquence que l’aggravation de la pauvreté.
Pour mettre en évidence cette situation, nous nous en tenons au dernier rapport du Représentant Résident du PNUD. Celui-ci déclare « La République centrafricaine est un territoire d’environ la taille du Texas, bien plus grand que la France. Un pays pauvre, le revenu moyen est de 350 dollars par an. Il est parmi les quatre derniers pays sur la liste de l’index du développement humain et au troisième rang des pays les plus vulnérables sur la liste de la Commission européenne ».
Poursuivant son propos, le Représentant Résident du PNUD a affirmé « il est urgent d’agir immédiatement ».
A l’analyse de la situation sociale de notre pays, le gouvernement ne semble pas avoir entendu cet appel de détresse du Représentant Résident du PNUD.
Alors que tout le nord-ouest, le centre-sud et le nord-est qui constituent le grenier et la réserve cynégétique de notre pays sont en flammes, aucune mesure n’est prise par les dirigeants pour enrayer cette situation.
Ayant fait l’objet de pillages, de braquages, de rackets, de viols et de tueries et abandonnée entre les mains de dirigeants incapables et corrompus, la nation centrafricaine s’enfonce inexorablement dans une crise sans nom.

CONCLUSION

Le Dialogue Politique Inclusif n’est pas une Invention de l’UFVN

Le dialogue n’est ni une invention ni une trouvaille de l’UFVN.
Il est une exigence de la Constitution en ce qu’il est expressément inscrit dans son préambule à savoir :

« Conscient que la tolérance et le dialogue constituent le socle de la paix et de l’unité nationale ».

Le Dialogue est une exigence de toutes les forces vives de la nation

Dès les premières menaces de la rébellion, les jeunes, les femmes et les organisations de la société civile ont, à travers des marches, exprimé leur volonté d’user du dialogue comme voie de recherche des solutions aux problèmes de notre pays.
L’épiscopat, par la voix de l’Archevêque de Bangui, Monseigneur Paulin POMODIMO a déclaré « les armes et les couteaux n’ammèneront pas la paix en Centrafrique mais, il n’y a que le dialogue franc entre les acteurs de la crise qui permettra de pérenniser la paix dans le pays ».
IL est donc un moyen qui s’offre aux Centrafricains, gouvernants et gouvernés pour changer leur société c'est-à-dire faire d’elle une société démocratique.
Autrement dit toute société dite démocratique ne peut avoir la phobie du dialogue.

Le Dialogue Politique doit être utile pour notre pays

Dans l’évaluation des Actes du dialogue National, nous avions mis en évidence l’absence de volonté politique du Président de la République et de son gouvernement à appliquer les recommandations fortes.
Les conséquences sont la fracture sociale qui a conduit à l’avènement des rébellions.
Il ne s’agira donc pas de refaire un Dialogue national.

Le Dialogue Politique doit être Inclusif

Le dialogue pour lequel l’UFVN s’est mobilisée et qui a emporté l’adhésion du peuple centrafricain et de la communauté internationale est une concertation politique inclusive.
Le dialogue se veut inclusif pour disposer de toutes les chances d’aborder toutes les questions en intégrant tous les protagonistes des crises.
Ainsi prendront part à ce dialogue politique inclusif les pouvoirs publics, l’opposition démocratique, l’opposition armée à savoir les tenants de la rébellion et la société civile.

Le contenu du dialogue politique inclusif portera sur l’identification et l’analyse des problèmes d’une part, la recherche des solutions, la définition des enjeux et l’élaboration avec plus de lisibilité et de visibilité d’un programme qui concilie les contraintes économiques et les exigences sociales en vue d’assurer le bien être du peuple d’autre part.

Les résolutions du Dialogue Politique Inclusif doivent être mises en œuvre

Le dialogue pour réussir et se démarquer des autres fora doit fixer des objectifs précis et réalistes et déboucher sur des résolutions qui permettent de donner l’espérance au peuple centrafricain et confiance à la communauté internationale censée nous accompagner dans cette nouvelle marche.

Les réponses aux attentes du Peuple centrafricain doivent être concrètes et claires

En raison du bilan désastreux du régime du Président BOZIZE, il y a lieu d’apporter des réponses claires en termes de programmes politiques, économiques et sociaux, tant il est vrai et démontré aujourd’hui qu’en l’absence de vision ni de programme, le régime du Président François BOZIZE ne pouvait apporter des solutions aux problèmes des Centrafricains.



L’UNION DES FORCES VIVES DE LA NATION
(U.F.V.N)
Pour le Renouveau Démocratique













Dimanche 07 Décembre 2008
Union des forces vives de la nation


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Published by BOMONGO Lucé Raymond - dans PARTIS POLITIQUES
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24 septembre 2008 3 24 /09 /septembre /2008 11:28

Le Fodem se donne l'âme d'être dans les startings blocs pour les élections de 2010?

S'impliquer beaucoup plus dans des actions sociales dont l'optique de remporter les élections de 2010 est trop léger comme programme.

A FODEM, comme aux autres partis politiques de la majorité présidentielle ou ceux de l'opposition, le peuple vous mandate voire délègue pour sa représentation, il a aussi droit de vous demander des comptes sur la gestion de la chose publique depuis les 48 années d'indépendance.  

Pourquoi attendre l'approche des élections pour feindre d'aider la popupulation centrafricaine qui d'ailleurs ne se limite point qu'à BANGUI.

NOTRE SITE  "ELECTIONS 2010" VOUS PROPOSERA DEBUT DU MOIS PROCHAIN DES THEMES DE REFLEXIONS ET OUVRIRA DES   SITES DE DEBATS EN DIRECT  JUSQU'AUX ELECTIONS  DE 2010

  
La rédaction



LE FODEM EN ASSEMBLEE GENERALE

Au cours d'une assemblée générale extraordinaire, organisée en salle de spectacle du Centre Protestant pour la Jeunesse (CPJ), le vendredi 19 septembre 2008, les militants du Forum pour Démocratie et la Modernité (FODEM) ont fait le tour des activités du parti, en passant en revue l'actualité en ce qui concerne la vie du parti.



Quatre points ont été abordés au cours de cette rencontre qui a regroupé les ‘‘combattants'', dont : pourvoir les postes restés vacants depuis la dernière assemblée générale de mise en place du Bureau provisoire après le départ de Charles Massi qui a rejoint la rébellion (UFDR) ; relations FODEM et la majorité présidentielle ; le FODEM et le dialogue politique inclusif (DPI) ; le FODEM et les prochaines échéances électorales de 2010. S'agissant du premier point qui consiste à pourvoir les postes restés vacants, l'assemblée générale a décidé de choisir par cooptation certains combattants pour compléter le bureau du parti. Il s'agit de donner les moyens nécessaires en ressources humaines afin de permettre au parti de mieux préparer le prochain congrès du parti. Le congrès aura pour mission de doter le parti d'un bureau digne de ce nom qui doit animer et gérer les affaires du parti. Sept combattants ont pu bénéficier de la confiance des militants présents pour prêter main forte au bureau provisoire du FODEM dans la lourde tâche de conduire le parti au congrès. Le bureau a aussi décidé de choisir des chargés de mission, trois pour chaque membre du bureau, qui doivent faciliter la mission des membres du bureau.

Afin d'éviter le désordre, qui peut être préjudiciable à la vie du parti et qui peut contribuer à discréditer le parti, les militants ont souhaité que le nom des candidats à ce poste soit soumis à un examen minutieux avant toute désignation. Abordant le second point, sur la participation du FODEM à la majorité présidentielle, les participants ont réaffirmé le soutien du parti à la majorité présidentielle dont ils font partie. Ils ont précisé qu'ils n'ont pas souhaité faire de l'opposition radicale en ce moment où le pays est sorti des crises à répétition. Étant dans la majorité, s'ils constatent des dérapages du côté de ce regroupement politique. Ils vont proposer des éléments de solutions pour permettre de corriger l'erreur. Mais si le pouvoir pose des actes positifs, ils vont l'encourager. Dans le cas où il y a des actes visant la déstabilisation du pays qui menaceraient la paix, la sécurité et la stabilité, ils devront les dénoncer. Le parti reste disposé pour le dialogue. A propos du dialogue, les militants du FODEM ont une fois de plus fait état de leur attachement à l'esprit du dialogue comme moyen de sortie de crise pour le pays. C'est dans ce sens que les militants n'ont pas manqué de soutenir le processus du DPI en cours dans le pays.

Pour le dernier point qui concerne le FODEM et les prochaines échéances électorales de 2010, les militants ont émis le vœu de voir le parti prêt pour ce grand rendez-vous, en mettant en place des structures capables de les conduire à ces échéances. Ils attendent mener des actions pour préparer les militants à mieux affronter les élections de 2010. Ainsi, les combattants ont pensé qu'en menant des actions dans le domaine social (assainissement des quartiers avec les jeunes, aides aux plus démunis, etc.), ils permettront de galvaniser les militants à mieux se préparer pour cet important rendez-vous.

Mardi 23 Septembre 2008
M-J. Poubalandji
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17 septembre 2008 3 17 /09 /septembre /2008 23:56
Massi l'ex Ministre d'état et Président du FODEM  a rencontré Ange Félix ATASSE à Lomé.
Les novices de la politique centrafricaine s'interrogent au sujet de cette rencontre qui vient renforcer le lien entre celui que jadis PATASSE présentait comme son dauphin et qui malheureusement n'a pas obtenu  le quitus du parti MLPC .

La visite de Massi à Patassé en pleine période de crise politique et institutionnelle en centrafrique est très stratégique.

BOZIZE dans sa philosophie de NINI, ni  MASSI ni PATASSE au dialogue national inclusif a  certainement favorisé cette fameuse rencontre de Lomé.

Qu'en est il réellement ressorti de cette rencontre et que peuvent se dire deux opposants radicaux à BOZIZE ?
Plusieurs stratégies sont envisageables:

1-REVIGORER LE MLPC,  DANS UNE TRAVERSEE DE CRISE DE LEADERSHIP MAIS QUI  DEMEURE TOUJOURS LE PARTI POLITIQUE LE PLUS PUISSANT MÊME DIVISE EN PLUSIEURS FACTIONS.

MASSI SERAIT IL ENTRAIN DE NEGOCIER AVEC LE RETOUR DANS LES PROCHAINS JOURS A BANGUI, DE PATASSE, UNE STRATEGIE AFIN DE MIEUX PREPARER LES FUTURES ELECTIONS DE 2010 ?

2-OU SIMPLE MISE AU POINT  STRATEGIQUEMENT MILITAIRE CAR DEPUIS SA DEMISSION EN SA QUALITE DE PORTE PAROLE DES REBELLES, IL Y A EU UNE MONTEE  CRESCENDO DE CREATION DES MOUVEMENTS REBELLES?

3-ZIGUELE,ETANT CONTESTE AU SEIN DU MLPC,NONOBSTANT DE SA BRILLANTE PERFORMANCE LORS DES DERNIERES ELECTIONS PRESIDENTIELLES, SERAIT IL ENTRAIN DE PERDRE SA PLACE

4-LE RETOUR DE PATASSE SOUS TEND SA PROCHAINE PARTICIPATION AUX ELECTIONS PRESIDENTIELLES DE 2010, LES AUTORITES LOCALES ONT ELLES BIEN MESURER LA GRAVITE AINSI QUE LA PERTINENCE DE LA PROBLEMATIQUE ?

UNE VERITABLE EQUATION A 10 INCONNUES 
BONJOUR LES DEGATS
LA REDACTION

  
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4 août 2007 6 04 /08 /août /2007 10:08
LU POUR VOUS

24 Juillet 07- POURQUOI OMAR BONGO ONDIMBA REFUSE DE RECEVOIR LA DEFUNTE CMAP RESSUSCITEE

Suite au conciliabule qui a réuni le chef de l'Etat gabonais et son homologue tchadien à Libreville en avril 2007, l’ancien président du GUNT (Gouvernement d’Union Nationale de Transition, dans les années 80), Goukouni Weddeye, s’est vu assigner la mission de rassembler l’opposition tchadienne de la diaspora dans la capitale gabonaise en vue de trouver un protocole d’accord pour la paix au Tchad. Le mandataire de cette mission, mal organisé et entouré d’une équipe dont les motivations principales se bornent plus à la résolution de leurs problèmes personnels et particuliers que ceux du Tchad en général, s’est vu retrouver avec tous les membres de la défunte CMAP ressuscitée pour l’occasion. Tous les anciens membres de ladite organisation, vouée à l’échec dans un passé récent, se sont retrouvés discrètement et de façon officieuse dans la capitale gabonaise autour de Goukouni Weddeye. Après avoir passé plusieurs jours à parler de « commissions » et de « postes » à responsabilité autour d’un « présidium » à l’effigie de la conférence nationale de 1993, les anciens membres de ce qu’était la CMAP ont fini par accoucher de quelques « résolutions » consignées dans un document dénommé « les résolutions de Libreville.» Ils ont ensuite souhaité être reçu par le président Omar Bongo Ondimba afin de les lui soumettre pour qu'il les transmette au président tchadien. Leur demande a reçu une fin de non recevoir de la part du chef de l’Etat gabonais qui leur reproche de ne pas avoir informé tous les belligérants du conflit tchadien afin de venir prendre part à cette rencontre.

Les Tchadiens savent pourquoi les organisateurs de cette rencontre n’ont pas été à même d’annoncer les tenants et aboutissants de leurs retrouvailles au Gabon. Le président gabonais s’est attendu à une rencontre globale réunissant tous les mouvements rebelles armés ainsi que toute l’opposition tchadienne de la diaspora. Or, dans le cadre des préparatifs de ce qui va être la « randonnée de Libreville », les organisateurs ont commis la grosse erreur de détourner à leur propre profit la rencontre qui était destinée à l'origine pour rassembler l’opposition tchadienne de la diaspora dans sa globalité à Libreville, aux frais de l’Etat gabonais. Quelle ne fut l’ire de Omar Bongo Ondimba à l’idée de voir de nouveau ressurgir les mêmes membres d’une organisation qui a montré ses limites dans un passé encore récent ! Ainsi, face aux mécontentements du président gabonais, nombre d’entre les participants se sont éclipsés de peur de subir les « imprévisibilités » de l’hôte lésé. Las de rentrer, une bonne partie est restée encore sur place comme pour faire perdurer le suspens. Parmi eux d’autres encore se vantent d’être «partis à Libreville » sans être capables de dire comment ils y sont allés et à quels frais. Avec surtout une baliverne qui frise l’ignominie. Mais aussi en contradiction avec la consigne donnée (qui est: la garde sous secret - sermonnée de tout ce qui devait se passer sur place) par les organisateurs d’un côté puis en se perdant en conjectures de l’autre, à travers de « communiqués de presse » entonnant comme d’habitude la monotonie d’un discours de style moyenâgeux.

Tandis qu’à quelques centaines de kilomètres de là, une autre conférence dite de l’opposition est en train de se préparer. Celle-là a l’aire crédible car elle est en train de se préparer en toute transparence et avec de la circonspection. C’est depuis plusieurs mois déjà qu’elle est annoncée. Ses organisateurs n’ont pas eu maille à partir avec le Département d’Etat américain qui en supporte toutes les charges. Prévue en effet pour les 25, 26 et 27 août 2007 à Cotonou au Bénin, cette conférence va se tenir en trois jours et doit « réunir toute l’opposition tchadienne sous ses deux formes.» Voulue par un parrain incontesté, cette conférence perçue dores et déjà par nombre d’analystes comme la « conférence de la dernière chance », a toutes les chances de s’inscrire dans les annales de l’histoire. Le pouvoir tchadien semble approuver les démarches de l’alliance ADR / UPTRN, son organisatrice. Lesquelles démarches ambitionnent de déboucher sur des trouvailles dont l’objet reste la recherche de la paix par le dialogue et non par les armes. Ces démarches font également l’objet d’une approbation sans réserves de tous les inscrits, vu le nombre sans cesse croissant des participants. Dans quelles conditions la conférence de Cotonou va-t-elle pouvoir se dérouler ? Abordera-t-elle toutes les questions sans tabou ? Est-ce qu’elle va poser les jalons d’un Tchad nouveau qui enterrera de façon définitive la hache de la guerre ? Tous les enjeux de cette conférence seront vus à la loupe par le journal Tchad-Info (Alwihda) qui la couvrira de bout en bout avec des analyses, des reportages, des interviews et une retransmission en direct depuis la capitale béninoise.

M. A. KEBIR

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27 octobre 2006 5 27 /10 /octobre /2006 01:09
Mémo à l'attention du Président de l'Union pour la Nation, Son Excellence Monsieur Jean Pierre BEMBA GOMBO


En date du vendredi 06 octobre 2006, le Président de l'Union pour la Nation, Son Excellence Monsieur Jean Pierre BEMBA GOMBO a présidé une réunion à laquelle ont pris part son Directeur de Cabinet, le Directeur de sa campagne, Monsieur OLENGANKOY, le Président de la CEI, l'Abbé MALU-MALU, le Représentant de Monsieur Swing, M. Rose MONTEILLE, les Experts de la CEI et ceux de l'Union pour la Nation.
Cette réunion faisait suite à la découverte d'une tentative de fraude sur les listes et bureaux de vote de l'ensemble du pays, publiés le 28 septembre 2006. Il s'agit des irrégularités suivantes:
1. Nombre des bureaux de vote de CEI gonflé;
2. Circonscriptions électorales créées en dehors de celles fixées par la loi électorale n°06/006 du 09 mars 2006 ;
3. l'existence des Centres et Bureaux de vote sans adresses ou adresses incomplètes.
A l'issue de cette réunion, le Président de la CEI a reconnu ces anomalies tout en remettant séance tenante un CD reprenant toutes les listes corrigées (selon lui).
En examinant ce CD, nous avons constaté ce qui suit :
1. Le nombre des Centres et Bureaux de vote de la CEI a été corrigé en se conformant aux bureaux de vote réellement affectés aux Centres de vote.
Ce qui dégage le nombre réel des bureaux de vote de 49.713 au lieu de 74.593 initialement signalé.
2. Les circonscriptions électorales créées en dehors de celles fixées par la loi (Communes en provinces) ont été ramenées au niveau des circonscriptions reconnues par la loi (Villes et territoires).
3. Les Centres et Bureaux de vote sans adresses reconnus précédemment n'ont pas été corrigés. Ces Centres et Bureaux de vote sont répertoriés par provinces suivant les tableaux en annexe.
Il y a lieu de noter, d'une part, que certains Centres et Bureaux de vote ont des adresses mais celles-ci sont souvent incomp1ètes, d'autre part, les noms.
Etablissements n'y figurent pas.

Le tableau ci-après en témoigne:

Tableau des Centres et Bureaux de vote sans noms Etablissements.
En fait, les adresses des Centres et Bureaux de vote ont une grande importance pour faciliter aux observateurs internationaux et nationaux, aux témoins et électeurs de se retrouver avec quiétude le jour des élections présidentielles et provinciales prévues le 29 octobre 2006.
Cependant, certains Centres de vote ont des adresses incomplètes c'est-à-dire on donne seulement le nom du lieu, soit le nom du village, soit de l'avenue ou du quartier sans préciser le numéro exact ou une indication précise de l'endroit où les élections vont se dérouler.
Par ailleurs, ces irrégularités peuvent compromettre dangereusement les élections présidentielles et provinciales, en ce qui concerne l'élaboration et le contrôle des P.V. de dépouillement des élections.
Outre, les remarques relevées, nous tenons également à signaler qu'en dehors des Centres de vote sans adresses, il y a ceux qui portent le même nom plusieurs fois notamment, le Centre TENTE qui est repris 17 fois dans la Province du Katanga, Circonscription de Kolwezi Ville.

Suggestions:

Pour permettre au pays d'avoir des élections dignes et apaisées, nous recommandons au Président de l'Union pour la Nation de :
- solliciter une nouvelle correction des listes des Centres de vote auprès du Président de la CEI et de la MONUC ;
- organiser une mission .de contrôle d'effectivité de ces Centres dans les provinces à problème et ce, dans le meilleur délai;
- exiger au Président de la CEI et de la MONUC de ramener à Kinshasa les kits et les bulletins de vote dispatchés déjà dans les Centres et Bureaux de vote, repris dans la première publication erronée des listes de Centres et Bureaux de vote;
- autoriser l'organisation d'un point de presse à ce sujet enfin de contraindre la CEI et la MONUC à procéder urgemment aux correctifs nécessaires dans les meilleurs délais;
- exiger au Président de la CEI d'afficher la liste d'électeurs devant chaque Bureau de vote et de remettre à l'Union le CD reprenant ces listes afin d'éviter le télescopage dans les Bureaux de vote.
- Vérifier la réimpression localement par la CEI de nouveaux bulletins de vote corrigés alors que nous savons tous que ces bulletins sont imprimés en Afrique du Sud.
- Exiger à la CEI l'arrêt immédiat de la délivrance des duplicata des cartes d'électeurs.
Fait à Kinshasa, le 19 octobre 2006.

Circonscriptions inexistantes (article 143 de la loi électorale)

I. BANDUNDU
- Basoko
- Disasi
- Kazamba
- Lukeni
- Lukolela
- Mayoyo
- Nzinda

II. BAS-CONGO
- Kabondo
- Kalamu
- Muzi
- Nzadi

III. EQUATEUR
- Nolegbe
- Nganza
- Nzulu
- Vangata

IV. KASAÏ OCCIDENTAL
- Dibumbu I
- Dibumbu II
- Kanzala
- Lunkonga
- Mabondo
- Mbumba
- Ndesha
- Nganza

V. KASAÏ ORIENTAL
- Bimpembu
- Kanshu
- Musadi
- Muya

VI. KATANGA
- Dilolo
- Kenya
- Kamalondo
- Kapemba
- Kikula Manika
- Panda
- Rwashi
- Shituku

VII. MANIEMA
- Alunguli
- Kasuku
- Mikelenge

VIII. NORD-KIVU
- Bulengera
- Bungulu
- Karisimbi
- Kimeni
- Mulekera
- Mususa
- Ruwenzori
- Vulamba

IX. PROVINCE ORIENTALE
- Kabondo
- Kisangani
- Lubunga
- Mangobo
- Tshopo
X. SUD-KIVU
- Ibanda
- Kadutu
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