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DIX CAMEROUNAIS EGORGES PAR LES REBELLES TCHADIENS

 
 
APA-Douala (Cameroun) Les corps des dix Camerounais tués le week-end dernier par les rebelles tchadiens ont été retrouvés « tous égorgés et soigneusement alignés », à la frontière entre les deux pays, a appris APA auprès des responsables du Bataillon d’intervention rapide (BIR), spécialisé dans la lutte contre la grande criminalité aux frontières tchado-camerounaises et camerouno-centrafricaine.

Les personnes enlevées avaient été faites otages depuis un mois, les ravisseurs ayant exigé de fortes rançons avant leur libération.

Les riverains avaient dû se cotiser pour réunissant plus de 7 millions de francs CFA pour permettre la libération de leurs proches.

Après avoir libéré cinq personnes sur les quinze enlevées, les négociations se sont enlisées, les ravisseurs exigeant entre 2 millions et 4 millions de francs CFA par personne.

Au finish, les rebelles exigeront au moins 21 millions de francs CFA, une somme onéreuse qui devait être réunie dans les brefs délais au risque de voir les otages tués, a révélé la préfecture de Mora.

Pendant que les populations cherchaient les moyens pour sortir leurs proches du pétrin, et alors que le BIR était en patrouille dans les localités Mbitou, Pitoa, Sa’adong, frontalière du Tchad, on a été surpris de retrouver les corps égorgés des dix otages, certainement en territoire tchadien, avant d’être soigneusement alignés à la frontière.

Les affrontements entre les forces loyalistes et les rebelles tchadiens ont des incidences au Cameroun, car en plus du flux de réfugiés, l’insécurité est grandissante avec une propension aux attaques armées, rapportent des témoignages concordants.

Même si l’heure n’est pas encore à la fermeture des frontières, les autorités camerounaises ont annoncé le renforcement des mesures de sécurité.

La tuerie des dix paysans camerounais intervient dans un contexte de tension perceptible entre forces de sécurité et les 30 000 réfugiés tchadiens qui ont fui les affrontements entre l’armée régulière et les rebelles tchadiens en février dernier, et qui vivent dans les camps aménagés en territoire camerounais avec le concours du Haut commissariat pour les réfugiés (HCR).

 
MBOG/aft/APA
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