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LE PATRON DE L'ARMEE DE TERRE TCHADIENNE A ETE TUE

 

Tchad: le patron de l'armée de terre tué lors des combats dans l'est

[ N'Djamena - Tchad ] ( 31/03/2006) AFP

Les violents combats qui ont opposé jeudi l'armée tchadienne à des rebelles tchadiens et à des miliciens soudanais dans l'extrême est du pays ont fait de nombreuses victimes, dont le chef d'état-major de l'armée de terre et neveu du président Idriss Deby Itno.

Selon des sources militaires, le général Abakar Youssouf Itno, qui dirigeait les opérations de l'armée contre les rebelles, a été grièvement blessé jeudi après-midi non loin de Moudeïna, une localité située à une centaine de kilomètres au sud de la ville frontière d'Adré, et est décédé avant d'avoir pu recevoir des soins.

Au moins une soixantaine de blessés, certains grièvement atteints, ont également été recensés à l'hôpital d'Adré dans les rangs de l'armée tchadienne, a-t-on par ailleurs indiqué de sources humanitaires. Aucun bilan n'était par contre disponible pour le camp rebelle.

Selon des sources militaires, ces affrontements très violents ont opposé tout au long de la journée de jeudi un millier de soldats de l'armée nationale tchadienne à un nombre équivalent de rebelles du Rassemblement pour la démocratie et la liberté (RDL).

Dans un premier temps, le ministère tchadien des Affaires étrangères a annoncé jeudi après-midi dans un communiqué que les combats avaient pour origine une attaque contre la localité de Moudeïna par des Djandjawids, ces miliciens qui combattent aux côtés de l'armée du Soudan dans la province voisine du Darfour, "appuyés par des mercenaires".

"L'armée nationale tchadienne a vaillamment repoussé cette nouvelle agression, qui constitue une violation flagrante par le pouvoir de Khartoum des accords de Tripoli du 8 février 2006", a ajouté le communiqué.

Le Tchad et le Soudan ont signé le 8 février à Tripoli un accord dans lequel ils se sont interdit d'entretenir sur leurs territoires des rébellions ou de mener des activités hostiles à l'autre.

Le chef de la diplomatie tchadienne Ahmat Allami a ensuite précisé que ces "mercenaires" étaient des rebelles du RDL, que le Tchad accuse depuis plusieurs mois le Soudan d'armer et de soutenir.

Joint au téléphone, un porte-parole du RDL a démenti le scénario des combats présenté par N'Djamena.

"Nous étions sur le territoire tchadien depuis trois semaines. L'armée tchadienne nous a attaqués sur nos positions et nous l'avons mise en déroute", a affirmé l'ancien préfet d'Iriba (est) Issa Moussa, qui se présente comme le conseiller du président du RDL Mahamat Nour.

La semaine dernière, l'armée tchadienne avait déjà mené une importante offensive plus au nord, autour de la localité frontalière d'Hadjer Marfaïn, contre un autre mouvement rebelle tchadien, le Socle pour le changement, l'unité et la démocratie (Scud).

Selon les autorités de N'Djamena, cette opération, alors dirigée par le général Abakar Youssouf Itno tué jeudi, a permis de détruire une base de ce mouvement, où s'étaient réfugiés certains auteurs de la tentative de coup d'Etat que le gouvernement affirme avoir déjoué le 14 mars.

Lors d'un déplacement sur le champ de bataille, le président Idriss Deby Itno avait alors annoncé à la presse avoir "mis un terme à tous les désordres créés par les aventuriers" dans l'est du Tchad. "Je dis que c'est la fin de toutes les aventures", avait-il martelé.

Les combats de jeudi interviennent à un mois de l'élection présidentielle du 3 mai, où M. Deby, au pouvoir depuis 1990, doit briguer un nouveau mandat à la tête du pays. L'opposition a décidé de bouder ce scrutin, dont elle juge l'organisation frauduleuse.

© 2006 AFP

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

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Juste Planète :

 

Quand la Fibre résiste

 

de Jean-Michel Vennemami et Noël Mamère

 

(Production Cie des phares et balises ? 20005)

 

La projection sera suivie d?un débat avec Noël Mamère et des acteurs du commerce équitab le

 

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