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| Le cas du journaliste principal Michel EKEKANG est de nature à ternir l'image du Gabon en France.. ! | | | |
| Ecrit par Administrator | |
| samedi, 25 mars 2006 | |
![]() Il est des situations de misère face auxquelles tout homme digne de ce nom ne saurait rester indifférent. Le cas de Monsieur Michel EKEKANG, journaliste principal mérite un traitement particulier, et se doit d’être rendu public. Mais qu’en est-il exactement ? Monsieur Michel Ekekang est un haut fonctionnaire gabonais. Ancien directeur de la formation et de la planification au ministère de l’information, il doit venir à Paris en octobre 1983 pour une spécialisation à la faculté de droit, d’économie et de sciences sociales de l’université de Paris 2, en vue de s’engager dans la carrière de l’enseignement pour la formation des journalistes, dès son retour au Gabon. Il y obtiendra un D.E.A en sciences de l’information. Déjà titulaire d’un diplôme supérieur de journalisme, on lui conseille, afin d’être agrégatif, de compléter sa formation par un second D.E.A. Ce qu’il fit en passant avec succès le concours d’entrée à l’université de Paris 9 Dauphine où il obtint un D.E.A en sciences politiques. Afin d’obtenir le statut d’enseignant du supérieur qu’il recherchait, Monsieur Ekekang s’engage dans un travail de recherche en vue d’une thèse de doctorat. Thèse qu’il aurait dû soutenir dans le courant de l’année 1991. Malheureusement, dès l’année 1990 Monsieur Ekekang tombe très gravement malade. Il fait une crise d’hypertension, présentant une tension de 33/15. Par la même occasion on décèle chez lui une insuffisance rénale chronique. Cette maladie compromettra le bon déroulement de ses recherches et, partant, la finalisation de sa thèse de doctorat. Il est terrassé par une deuxième crise d’hypertension en 1994, puis une troisième en 1996, enfin une quatrième en 1999, et les médecins constatent, dans le même temps, que son insuffisance rénale est au stade terminal. Immédiatement il est mis sous dialyse en attendant une greffe du rein. Dans le même temps, en 1999 un recensement général de tous les fonctionnaires est engagé au Gabon, et dès le mois de novembre de cette année, monsieur Ekekang voit son salaire suspendu. Alors que le Consul général de l’ambassade du Gabon à Paris, monsieur Danny Mba Bekale, ancien journaliste, manifeste des réticences pour acheminer les dossiers des fonctionnaires gabonais de Paris à Libreville, alors que le Consul honoraire de Bordeaux, un français, lui, fait son travail et achemine tous les dossiers des gabonais qui sont sous sa juridiction. Monsieur Ekekang constitue un premier dossier qu’il confie aux bons soins de monsieur Robert ALLOLI, conseiller au ministère de l’information qui le dépose auprès des services chargés du recensement. Ayant constaté que ce dossier restait sans suite, et toujours confronté à la réticence de l’ambassadeur à Paris, Monsieur Ekekang doit constituer un deuxième dossier qu’il remettra en mains propres à monsieur Jean-Pierre Ekoret, conseiller aux finances, mais il semble que, pour des raisons qui relèvent du mystère, ce dossier ait été très mal accueilli au ministère de l’information, ministère de tutelle de monsieur Ekekang. Mais ce dernier prend patience et attend de voir la suite des évènements. Dans cette attente, il doit subir le 4 février 2000 une opération chirurgicale pour une greffe du rein, qui se passe très bien. En 2002 il est frappé d’un malheur car sa fille, Sandrine, restée au pays décède. Son épouse Marie Pauline doit alors rentrer au Gabon pour la circonstance, et en profite pour prendre des nouvelles du dossier de son époux, car jusque là monsieur Ekekang ne perçoit plus de salaire. Stupéfaction, madame Ekekang constate que le dossier n’a pas évolué d’un iota. Elle entame alors de nouvelles démarches : - D’abord contact fut pris avec monsieur Jacques Adiahenot, actuel ministre d’Etat chargé de l’urbanisme et ancien collègue de Monsieur Ekekang au ministère de l’information. Il est également membre influent du parti présidentiel ayant occupé le poste de secrétaire général du PDG, parti au pouvoir. Par conséquent c’est un homme de confiance du Président Bongo Ondimba. Celui-ci après analyse juge le dossier défendable et se charge de le présenter au Président de la République qui donne son accord pour qu’il soit présenté en conseil des ministres du 1 er décembre 2003, ce qui fut fait. Dans le même temps l’on découvre des anomalies dans l’évolution de la carrière de celui-ci, anomalies à son avantage et qui date de 1992. On décide donc aussi de normaliser la situation. A cet effet le dossier est transmis au ministère de l’information et celui de la fonction publique pour traitement. Ce qui va prendre plusieurs mois. - Ensuite le dossier sera transmis à Monsieur Jean Eyeghe Ndong, actuel Premier ministre, alors ministre délégué aux finances. Ce dernier après étude donne son avis favorable. - Ce sera aussi le cas de Monsieur Georges Rawiri, président du sénat et leader politique de la région du moyen Ogooué, région dont est également ressortissant Monsieur Ekekang. - Puis c’est au tour de Monsieur Richard Onouviet, ministre des mines lui aussi homme politique influent du moyen Ogooué, de donner son avis favorable tout en donnant une impulsion conformément aux instructions du Président de la République. Je précise aussi que par courriers confidentiels N° 000527 / MPCTI et N° 000528 / MPCTI du 12 décembre 2003, adressés au ministre d’Etat, ministre de l’économie, des finances, du budget et de la privatisation d’une part, et au ministre de la fonction publique, de la réforme administrative et de la modernisation de l’Etat d’autre part, par Monsieur Mehdi Teale, ministre de la communication, des postes et des technologies de l’information, il est réitéré le souhait et les « instructions » du président de la République « de trouver une solution à la situation socio-professionnelle de Monsieur Michel EKEKANG journaliste principal N° matricule 017245U dont le salaire avait été supprimé en novembre 1999 pour non affectation ». Dans le courrier adressé au ministre de la fonction publique, de la réforme administrative et de la modernisation de l’Etat, Monsieur Mehdi Teale écrit explicitement : « J’ai l’honneur de vous demander de bien vouloir faire procéder à la régularisation de cette situation en prenant en compte l’évolution et la gestion normales de sa carrière depuis son dernier texte d’avancement ». Au ministre d’Etat, ministre de l’économie, des finances, du budget et da la privatisation, monsieur Mehdi Teale écrit aussi explicitement « le Président demande le rétablissement de son salaire en tenant compte des arriérés. Aussi, je vous prie de bien vouloir faire procéder par vos services, au rétablissement de sa solde conformément aux instructions du chef de l’Etat ». De plus ces deux courriers mettent bien en exergue la maladie et la situation de précarité dans laquelle se trouve Monsieur Ekekang. Au final le dossier obtint l’avis favorable et la signature d’une quinzaine de personnalités de la République, en plus du Président Omar Bongo Ondimba, et fini son parcours à la direction générale de la solde. Or depuis, le dossier est bloqué à cet endroit de l’administration, sans suite, et Monsieur Ekekang attend toujours le rétablissement de son salaire. - Auparavant Madame Ekekang avait remis un dossier à Monsieur Casimir Oye Mba, à l’époque Premier ministre. Mais ce dernier ne peut tenir sa promesse de s’occuper personnellement du dossier qui, donc, resta aussi sans suite. Par la suite, lors d’un voyage au Gabon, sortant de l’hôpital, Monsieur Ekekang lui-même entrepris une démarche, notamment auprès du Général Ndjave Ndjoye qui était lors ministre délégué à l’information, démarche qui elle aussi sera un fiasco. Rentré à Paris, il constitue à nouveau un dossier qu’il remet en mains propres à monsieur Jean Claude Ndong Mba conseiller politique du Premier ministre de l’époque, monsieur Jean-François Ntoutoume Emane, dossier que le conseiller doit donc remettre au Premier ministre. Cette énième tentative fut aussi un échec. On reprocherait à monsieur Ekekang d’avoir refusé de rejoindre son poste après affectation. Or comment aurait-il pu le faire étant en soin intensif à Paris ? L’un de ses collègues du ministère de l’information a même laissé entendre qu’il fallait que monsieur « Ekekang vienne au Gabon pour faire son recensement quitte à être dans une civière. » Quelle honte ! La morale de cette affaire c’est que monsieur Ekekang vit aujourd’hui à Paris, sans ressources, avec toutes les contraintes que procure la vie post-opératoire pour la greffe d’un organe comme le rein, comprenant un suivi médical rigoureux et un contrôle tous les trois mois, un régime alimentaire draconien et des médicaments antirejet à prendre à vie. Il a à sa charge onze (11) enfants qui aujourd’hui se trouvent dispersés ici et là en région parisienne, sans un domicile fixe. Monsieur Ekekang lui-même, après s’être déjà fait expulsé de son précédent domicile, est encore sous la menace d’une expulsion prochaine, ne pouvant pas faire face au paiement de son loyer. Il est aujourd’hui sans aucune ressource, et les services sociaux de l’ambassade du Gabon n’ont pas daigné faire un geste à son endroit. Depuis, son épouse est bloquée au pays. Pour tout dire, monsieur Ekekang et sa famille sont dans la misère la plus totale, et cela par la faute de cette administration gabonaise qui, finalement, n'a que faire des Gabonaises et des Gabonais. La réflexion que cette situation lamentable, dont le Gabon n’a guère besoin, suscite en moi est la suivante : 1) Qui commande ou dirige le Gabon ? 2) Faut-il considérer que les instructions données par le Président de la République n’ont aucune valeur ? 3) Qui est responsable de ce blocus réduisant Monsieur Ekekang dans une précarité immense ? 4) Faut-il voir dans cette affaire de l’incompétence ou de la méchanceté de la part de la haute administration gabonaise ? En tout cas, pour moi, il y a comme une volonté manifeste, de la part de certaines personnes ou personnalités gabonaises qui y trouvent sans doute quelques intérêts, de maintenir monsieur Ekekang dans la misère et la précarité la plus totale. A commencer par Monsieur Issembe qui a remplacé Monsieur Ekekang au poste de directeur de la formation et de la planification au ministère de l’information, qui a brillé par son incompétence à donner une suite convenable au dossier. Cela est-il voulu ? C’est ce que l’on peut penser puisque le retour de monsieur Ekekang aurait pu constituer une menace pour sa place. Quant à tous ces hauts dignitaires du régime et de l’Etat que nous avons cités, il faut croire qu’ils gagnent quelque chose à réduire leur semblable dans cette situation exécrable. Mais pourquoi donc ? Eux seuls le savent. Monsieur Antoine Biogho, de la direction générale de la solde a dit : ne pas recevoir ses ordres directement du Président de la République. Il y a, à n’en pas douter, une conspiration, voire une conjuration contre monsieur Ekekang, conspiration et conjuration menées par des personnes se trouvant dans l’entourage du chef de l’Etat, sans que ce dernier ne soit forcément au courant. Pourtant Monsieur Omar Bongo Ondimba n’en est pas moins responsable car c’est lui qui accuse le contre coup des agissements de ses Thuriféraires et acolytes. Il lui faut, par conséquent, prendre ses responsabilités. Je voudrais donc ici interpeller personnellement le Président de la République, Chef de l’Etat afin de faire le nécessaire pour éviter au Gabon de lourdes responsabilités telle la non-assistance à personnes en danger concernant non seulement monsieur Ekekang, mais surtout ses enfants qui sont des enfants gabonais. Il y a manifestement un manque de reconnaissance vis-à-vis de quelqu’un qui a rendu de nombreux services au pays. Les états de service de Monsieur Ekekang sont en effet impressionnants. Il fut : - Présentateur et Rédacteur en chef à la télévision gabonaise. - Directeur de l’agence gabonaise de presse. - Directeur et fondateur du journal « l’union », premier quotidien de presse gabonais. - Directeur de la presse et de l’information au ministère des affaires étrangères et de la coopération. - Directeur de la formation et de la planification au ministère de l’information. Il a alors contribué à la formation de bien des cadres de l’information gabonaise. Il faut dire aussi que Monsieur Ekekang fut, pendant bien des années, membre du groupe de presse qui accompagnait le président Bongo lors de ses différents déplacements, avec messieurs Jean Ovono Essono et Jacques Adiahenot, il formait le trio de responsables de ce groupe de presse. Aujourd’hui monsieur le premier cité est sénateur et le second ministre d’Etat chargé de l’urbanisme. Apparemment monsieur Ekekang, lui, a été sacrifié sur l’autel des promotions. Ce qui semble paradoxal puisque monsieur Ekekang fut décoré à titre honorifique à deux reprises : - D’abord Chevalier de la Pléiade. Titre attribué par l’union des parlementaires de langue française. - Puis Officier de l’ordre du mérite gabonais en 1975. Aujourd’hui il aurait dû être commandeur puisque ce titre est attribué automatiquement 15 ans après celui d’officier. Après communiqué au pays annonçant Monsieur Ekekang comme faisant parti des éligibles au titre de commandeur de l’ordre du mérite gabonais, il entrepris des démarches auprès de l’ambassade du Gabon à Paris dans ce sens, démarches restées sans suite. Par ailleurs son épouse aurait dû être décorée de la médaille d’or de la famille, en reconnaissance des nombreux enfants auxquels elle a donné la vie. Cette décoration est aussi tombée dans les oubliettes. Il faut aussi noter que depuis plus d’une décennie Monsieur Ekekang est membre de "solidarité et progrès", une association présidée par monsieur Jacques Cheminade. Il S’agit de la section française d’un mouvement international des droits civiques appelé institut Schiller, crée par Monsieur Lyndon Larouche économiste et homme politique américain, membre du parti Démocrate, et proche de Gândhî, Martin Luther King et J.F.K. De plus, Monsieur Ekekang est, depuis 1975, à l’occasion du congrès d’Abidjan, le premier gabonais à être membre de l’union internationale de la presse de langue française. Comment peut-on traiter aussi lamentablement une personne qui a fait tant pour le Gabon et qui a tant fait honneur au Gabon ? Est-ce ainsi que le pays manifeste sa reconnaissance à quelqu’un qui, toute sa vie durant, a mis toute son énergie au service du Gabon ? Ne faut-il pas, au contraire, saluer le courage de Monsieur Ekekang qui a eu beaucoup de mérite à reprendre des études pour se perfectionner alors même qu’il était déjà directeur d’un service ? Avouons qu’il n’est pas donné à tout le monde de le faire. Son combat de tous les jours qu’il mène contre la maladie est aussi à son honneur. Encore une fois, nous en appelons aux bons soins du Chef de l’Etat pour qu’il prenne ses responsabilités, afin de rectifier le tir. Le cas du journaliste principal Michel EKEKANG est de nature à ternir l'image du Gabon en France.. Nous, au Rassemblement Démocratique du Peuple Gabonais (RDPG), prendrons toutes les dispositions nécessaires afin que justice soit faite. Quitte, pour cela, à attirer l’attention de l’opinion nationale, internationale, et autres organisations des droits de l’Homme. Nous n’excluons pas pour autant d’appuyer monsieur Ekekang à faire la grève de la faim pour qu'il puisse recouvrir ses droits les plus élémentaires, dont son salaire. Le moins que l’on puisse dire c’est que ce qui arrive à Monsieur Ekekang est digne d’une action en justice. Car, l’Etat gabonais, en plus d’être redevable à monsieur Ekekang du montant de ses arriérés de salaires, il faut aussi lui verser des dommages et intérêts pour préjudice moral et matériel. Les populations gabonaises croupissent de plus en plus dans la misère depuis plusieurs décennies. Certains collaborateurs du Chef de l'Etat, brillant par leur incompétence n'ont fait qu'accentuer le fossée de par leurs comportements envers la gestion de la chose publique. La situation de monsieur Ekekang constitue un cas qu’il nous faut déplorer tout en condamnant les responsables de cette descente aux enfers. Nous, au Rassemblement Démocratique du Peuple Gabonais (RDPG), le faisons et le ferons davantage avec acharnement, conviction et détermination. Le cas de Monsieur Ekekang n’est sans doute pas un cas isolé. Aussi, nous au Rassemblement Démocratique du Peuple Gabonais (RDPG), avions déjà reçu plusieurs dizaines de cas similaires, et en appelons à tous les autres Gabonais qui vivraient une situation semblable de rentrer en contact avec nous afin que justice leur soit rendue. Que Dieu bénisse le Gabon et veille sur ses habitants! Siméon J Francis EKOGA Président du Rassemblement Démocratique du Peuple Gabonais (RDPG) Emails : Site web : www.rdpg.org Le Président du Rassemblement Démocratique du Peuple Gabonais (R.D.P.G.), Siméon J Francis EKOGA : "Le cas du journaliste principal Michel EKEKANG est de nature à ternir l'image du Gabon en France...!" |