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BOMBARDEMENT DE BOUAKE TROIS NOUVEAUX MANDATS D'ARRETS INTERNATIONAUX


 

Bombardement de Bouaké: trois nouveaux mandats d'arrêts internationaux

PARIS (AP) -- La juge d'instruction du Tribunal aux armées de Paris (TAP), en charge de l'enquête sur le bombardement du camp français de Bouaké en novembre 2004, a informé le parquet qu'elle souhaitait délivrer des mandats d'arrêts internationaux contre deux pilotes slaves et un négociant en armes installé au Togo, a-t-on appris jeudi de source judiciaire.
Cet avis a été transmis le 10 février au parquet du TAP, qui doit donner un avis consultatif, une semaine avant que la magistrate ne quitte ses fonctions. Les mandats seront émis par le successeur du juge, a-t-on précisé de même source.
L'attaque de Bouaké s'est produite le 6 novembre 2004 lors de l'offensive des forces loyalistes contre les rebelles. Neuf soldats français, un civil américain ont été tués et une trentaine de militaires ont été blessés. Les équipages des Sukhoï 25 ivoiriens étaient composés d'un mercenaire slave et d'un militaire ivoirien, formés par l'armée de l'air française.
Le nom de huit mercenaires présumés est apparu dans des notes de synthèses de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) dont le ministère de la Défense a autorisé la déclassification au début du mois de février.
Les deux pilotes recherchés, Barys Smahin et Yuri Sushkin, auraient été "exfiltrés", avec six autres mercenaires, plus d'une semaine après le bombardement de l'enclave française vers le Togo, où ils auraient été brièvement interpellés par la police locale.
Le troisième mandat d'arrêt vise Robert Montoya, un Français résidant au Togo, soupçonné d'avoir vendu à la Côte d'Ivoire les chasseurs qui ont bombardé Bouaké, puis d'avoir aidé à l'exfiltration des mercenaires.
La magistrate a par ailleurs demandé au parquet du TAP un réquisitoire supplétif pour "participation à une activité de mercenaire" visant M. Montoya, a-t-on précisé de source judiciaire.
Juste après l'attaque de Bouaké, Paris avait ordonné la destruction de la chasse ivoirienne. Le lendemain, quinze mercenaires slaves avaient été arrêtés à l'aéroport d'Abidjan par les soldats français, avant d'être remis à un représentant de la Fédération de Russie sous l'égide de la Croix Rouge. AP

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