AGENCE DE PRESSE, ANALYSES POLITIQUES,PROMOTION DE LA BONNE GOUVERNANCE DEMOCRATIQUE ET ECONOMIQUE, DU DROIT DE LA PERSONNE,LUTTE CONTRE LA CORRUPTION
A la particulière attention de Madame Bonnie Campbell, Professeur au Département de Science politique, UQAM, Ph.D. en économie, Sussex University, Directrice du GRAMA, Organisatrice de la Conférence de ce 30 et 31 mars 2006 à Montréal au Canada.
Washington D.C., le 31 mars 2006
Madame, Monsieur,
Nous venons de prendre connaissance, sur Internet , de la note introductive à la Conférence que vous organisez à Montréal, ce 30 et 31 mars 2006 sous le thème « Gouvernance et secteur minier : le défi congolais ». Nous saluons votre initiative et marquons notre disponibilité totale a mettre a profit notre expertise des affaires politiques congolaises pour vous apporter notre meilleure contribution dans la recherche des voies et moyens les plus aptes a mettre fin a l'effroyable désastre qui affecte notamment la « gouvernance » et aussi du « secteur minier » en République Démocratique du Congo : c'est dans ce contexte qu'il convient de placer la présente Communication.
Cette Communication constitue une analyse stratégique et surtout politique de la situation qui prévaut en République Démocratique du Congo, notre pays, que votre note introductive définit simplement comme étant « l'un des pays africains les plus riches en ressources minières. » Notre démarche est motivée par la ferme volonté de concourir à la réalisation d'un diagnostic rigoureux et sans complaisance sur la problématique de la « gouvernance » et du « secteur minier » afin d'évoluer vers l'élaboration des thérapies performantes et apte à éradiquer la cause principale du désastre humanitaire, écologique, politique, militaire, économique, social et sanitaire en cours dans notre pays. C'est dire que la présente Communication devrait concourir a prévenir le pire et a promouvoir le meilleur pour toutes les parties congolaises et étrang è res intéressées a la bonne « gouvernance » et a la réussite du « secteur minier » congolais.
Pour l'essentiel,- il s'agit de prévenir et d'éviter que les 40 années de la lutte pacifique et non-violente menée par le Peuple congolais n'emprunte les stratégies de la résistance populaire et nationale armée qui a ouvert la voie a la victoire de l'ancienne Opposition sud-africaine de Nelson Mandela sur le système politique de l'Apartheid sud-africain. (Voir en annexe l'article de Colette Braeckman du quotidien belge « Le Soir » de 1977). Cette stratégie de la résistance nationale et populaire armée est celle empruntée par les forces alliées cristallisées autour des Etats-Unis d'Amérique dans la lutte contre l'occupation hitlérienne des années 40-45.
Après près de 30 années d'insuccès dans sa lutte pacifique et non-violente conduite pour une large part par le Président Etienne Tshisekedi wa Mulumba, le « Mandela congolais »,- notre Peuple semble être de plus en plus contraint a renoncer ce mode de résistance et a recourir aux stratégies ayant réussi en Afrique du sud et en Europe : la résistance nationale et populaire devrait faire appel a la violence légitime et légale (Article 36 de l'Acte portant dispositions constitutionnelles relatives a la période de transition) comme ultime recours pour la protection de plus de 60 millions de vies humaines mises en péril par les milices terroristes et criminelles armées dites « rebellions », leurs Chefs « Présidents », « Vice-Présidents » et leurs commanditaires étrangers qui ont mis notre pays a feu et a sangs. C'est dans ce contexte particulier que s'inscrit votre Conf é rence du 30 et 31 mars 2006 à Montr é al dont la note introductive à votre invitation précise :
« A la veille des premières élections démocratiques à être tenues en République démocratique du Congo (RDC), l'un des pays africains les plus riches en ressources minières, et compte tenu des dynamiques économiques et politiques particulières créées par la période de transition, tant au niveau du pays que de l'ensemble de la région des Grands Lacs, cette conférence sera l'occasion de porter une attention particulière au rôle stratégique qu'occupe le secteur minier dans le développement de la RDC et de s'intéresser aux modes de gouvernance et aux formes de régulation politique qui accompagnent son développement. « Le Groupe d'experts sur l'exploitation illégale des ressources naturelles et autres richesses de la RDC, mis sur pied par le Conseil de sécurité des Nations unies avait suggéré dans son Rapport final que la gouvernance des ressources minières congolaises était un enjeu crucial pour la sécurité, la prospérité et le développement de l'ensemble de cette région d'Afrique. En réunissant autour d'une même tribune des représentants d'organisations internationales, de gouvernements, du milieu des affaires, de la recherche et de la société civile congolaise, ce colloque cherche à ouvrir des espaces de discussion sur les modes de gouvernance et sur les initiatives permettant que les activités minières puissent contribuer au développement économique et social du pays dans la durée. »
A notre humble point de vue, l'enjeu majeur de la situation qui prévaut dans notre pays,- réside principalement dans l'extrême nécessité d'un changement marquant la rupture avec l'ordre ancien fondé sur le système politique autocratique et terroriste en vue de l'instauration d'un ordre nouveau fondé sur l'émergence d'un Etat de droit et de la démocratie dans notre pays. Ce changement constitue un préalable absolu à toute réussite en République Démocratique du Congo ou l'ordre politique ancien a contraint le Peuple congolais à vivre dans des conditions de vie inférieures à celles des animaux domestiques et sauvages au Canada, votre pays, et dans de nombreux autres pays occidentaux.
C'est pourquoi, avec votre permission, nous osons contester et rejeter l'affirmation que vous faites dans votre note introductive indiquant : « à la veille des premières élections démocratiques à être tenues en République démocratique du Congo (RDC). » Cette affirmation est tout a fait contraire à la vérité vécue quotidiennement par les 60 millions d'hommes, femmes et enfants congolais. En effet, à ce jour, à moins de trois mois de la date prévue pour la tenue des futures élections annoncée le Peuple congolais continue de subir les pires extravagances terroristes et criminelles de la part des dites milices terroristes et criminelles armées dites « rebellions », leurs Chefs « Présidents », « Vice-Présidents » et leurs commanditaires étrangers : ces horribles pyromanes que la Communauté internationale tente d'imposer (par voie d'une parodie d'élection) a la tête des Institutions dirigeantes congolaises alors que ces terroristes criminels continuent d'attiser le feu qu'ils ont allume dans notre pays.
Comme ce fut le cas dans l'Afrique du sud post-apartheid et l'Europe post-hitlérienne, seule la tenue des élections véritablement libres, démocratiques et transparentes permettra l'éradication de ce système de gouvernement terroriste et criminel en place en République Démocratique du Congo. Faute de réhabiliter le Peuple congolais dans sa dignité humaine au travers des élections libres,- notre pays devrait, nous semble t-il, évoluer vers des actions de résistance populaire de sabotage et de boycottage semblables à celles qui avaient prévalu en Afrique du sud pour l'éradication du système politique de l'apartheid. (Voir article de Colette Braeckman et le quotidien belge « Le Soir » en annexe)
Dans le cas de la République Démocratique du Congo,- la mise en œuvre de ces actions de résistance ne nécessitera un investissement financier important dans la mesure ou la stratégie du cloisonnement et des « petites unités isolées » devraient très rapidement aboutir à la paralysie totale de l'Appareil de l'Etat et des activités économiques et administratives en meme temps qu'elle perturberait tout le dispositif militaires mises en place pour perpétuer le règne du système de gouvernement terroriste et criminel dans notre pays. La tache de la résistance nationale et populaire sera facilitée du fait de l'extrême vulnérabilité du dispositif de sécurité, notamment au niveau des infrastructures d'approvisionnement en énergie (électrique et carburants). C'est dans ce contexte que les armées de l'Union Européenne sont appelées a renforcer le puissant dispositif militaire en place constitué par les forces armées multinationales de la « Monuc » associées aux éléments de l'Armée expéditionnaire sud-africaine , aux « milices armées rebelles » du PPRD, MLC et RCD » et autres mercenaires étrangers opérant sur le territoire national congolais.
C'est pourquoi, nous aimerions que la Conférence du 30 et 31 mars à Montréal, au Canada,- lève l'option d'en appeler d'abord à l'arrêt de toutes les manœuvres de tricheries qui sont mises en œuvre dans le cadre des préparatifs de la tenue des futures élections présidentielles, législatives, provinciales, communales et locales en République Démocratique du Congo. Et, ensuite, à la mise en œuvre du processus de la Réconciliation nationale des populations civiles, militaires et religieuses congolaises comme préalable a la tenue des futures élections. A ce jour, Monseigneur Laurent Monsengwo Pasinya est la personne la mieux placée au monde pour accompagner ce processus de la Réconciliation nationale consacrée par le Peuple congolais réuni en Conférence Nationale Souveraine. Compte de son excellente connaissance de l'histoire politique de la République Démocratique du Congo,- le Président Denis Sassou Ngwesso, actuel Président en exercice de l'Union Africaine constitue la personnalité la mieux indiquée au niveau de la Communauté internationale pour parrainer ce processus.
A ce jour, le Pouvoir multinational dirigeant en place dans notre pays,- constitue le véritable Pouvoir organisateur de cet extraordinaire mascarade d'élections visant à maintenir la Nation et le Peuple congolais sous la domination esclavagiste et l'exploitation colonialiste de l'Ordre institutionnel ancien. Il s'agit de légitimer purement et simplement la confiscation de l'Appareil de l'Etat congolais par un groupe d'intérêts financiers multinational cristallisés autour du Président Robert Mugabe. C'est cela la « zimbabw é isation » de la République Démocratique du Congo, notre pays que la note introductive de votre Conférence de Montréal définie comme « l'un des pays africains les plus riches en ressources minières. »
Au delà de la conspiration du silence qui prévaut au niveau de la Communauté internationale,- la vérité est la suivante : depuis le coup d'Etat meurtrier opéré le 16 janvier 2001 par les Officiers de la garde présidentielle zimbabwéenne affectés a la sécurité rapprochée de l'ancien Chef de l'Etat congolais, Laurent Désire Kabila,- c'est le Président zimbabwéen qui, en réalité, fait office de Chef de l'Etat de la République Démocratique du Congo. En effet, après le meurtre du Président Laurent Désire Kabila, le Président Robert Mugabe avait, de sa seule et unique initiative, coopté et a installé à la tête de l'Etat congolais l'actuel successeur du défunt Laurent Désire Kabila. Depuis lors, l'actuel Chef de l'Etat congolais n'est rien d'autre que le « paravent institutionnel » du Président zimbabwéen à la tête des Institutions politiques de l'Etat autocratiques en place dans notre pays : c'était cela le premier acte de la « Zimbabw é isation » de notre pays.
Très vite après le règlement de la succession du Président Laurent Désire Kabila,- le Chef de l'Etat zimbabwéen s'était rendu en Belgique conscient du fait que, depuis près de 121 années, le Royaume de Belgique, est le seul et l'unique pays au monde dont la prospérité et la survie économique dépend de la République Démocratique du Congo. Pour le Président Robert Mugabe, il s'agissait surtout d'intéresser la Belgique a la conclusion d'un « Pacte secret » visant à restaurer l'ancien système institutionnel dirigeant fonde sur la domination esclavagiste et à l'exploitation colonialiste du Peuple et de la Nation congolaise. C'est dans le cadre de la mise en exécution des termes de ce « Pacte secret » que le Ministre des affaires étrangères belges de l'époque avait pris en charge la direction des actions diplomatiques ayant abouti à l'actuelle implication des instances politiques, financières, diplomatiques et militaires de l'Union Européenne et de l'Organisation de Traite de l'Atlantique Nord (OTAN) dans les affaires de la République Démocratique du Congo, notre pays.
Paradoxalement,- au nombre de ces pays occidentaux se trouvent le Gouvernement de la Grande-Bretagne et l'Administration américaine. L'un et l'autre pays qui, en tout point de vue, sont réfractaires au système politique autocratique mis en place par le Président Robert Mugabe au Zimbabwe : c'est aussi cela le paradoxe de la « Zimbabw é isation » de la République Démocratique du Congo pilotée par la Belgique. La note introductive de votre Conférence de ce 30 et 31 mars à Montréal a emprunté à un Rapport de l'Organisation des Nations unies les meilleurs mots pour justifier le phénomene exceptionnel de la « Zimbabw é isation » faisant des richesses congolaises la propriete regionale de l'Afrique : « la gouvernance des ressources minières congolaises était un enjeu crucial pour la sécurité, la prospérité et le développement de l'ensemble de cette région d'Afrique. »
(Voir en annexe extraits de l'article de Colette Braeckman du quotidien belge « Le Soir » de 1977).
Sous la rubrique « A l'ordre du jour » du quotidien belge « Le Soir », et sous l'intitule « les deux chaises de M. Voster », M. Colette Braekman écrivait le 1 septembre 1977 ce qui suit : « Apres une semaine de troubles, le calme est revenu a Soweto, mais chacun sait à présent qu'il ne s'agit que d'une trêve : les manifestants noirs ont découvert le point le plus vulnérable de la puissance blanche, son appareil économique, d'autant plus fragile qu'il est sophistique, et il est probable que d'ici peu d'autres mots d'ordre de boycottage et de grève circuleront dans les cites dortoirs.
« Il appartient désormais a M. Voster, conscient de cette menace, de tenter de remporter une étrange course de vitesse livrée contre l'histoire, une course dont l'issue pourrait déterminer à long terme la survie même des Blancs en Afrique du Sud . Cette course devra être gagnée sur trois fronts … surtout auprès des Blancs d'Afrique du Sud afin de leur faire comprendre l'urgence du changement.
« … Cette aspiration au changement est, à des degrés divers, celle de la plupart des anglophones. Ceux-ci forment le monde des affaires, de l'industrie, ils sont moins attaches à la terre, à leur identité culturelle et religieuse que les Boers, mais les menaces de boycottage économique les font trembler …
« … Mais quelle que soit l'importance économique et stratégique de l'Afrique du Sud pour l'avenir du monde occidental,- Kissinger devra tenir compte du rejet de cette offre … par la S.W.A.P.O. et surtout par M. Kaunda … principal interlocuteur … qui a dit et répété que l'heure n'était plus aux négociations mais à la guerre … Cette radicalisation … constitue un handicap »
C'est dans ce contexte domine principalement par les actions de boycottage économique que,- notre « Communauté internationale » avait à l'époque consenti a prendre en compte les aspirations démocratiques et majoritaires des populations « Noires sud-africaines » et surtout avait consenti à la tenue des élections véritablement libres, démocratiques et transparentes qui avaient abouti à l'élection de Nelson Mandela au poste de Chef de l'Etat et Président de la République de l'Afrique du Sud.
Les Patriotes congolais résidant en Amérique du Nord souhaiteraient que la Conférence du 30 et 31 mars à Montréal intègre l'aspect particulier du recours à cette stratégie sud-africaine par les partisans du Président Etienne Tshisekedi wa Mulumba que nous considérons quant a nous comme le « Nelson Mandela » congolais.
Parfaite considération.
Pour les Patriotes congolais vivant en Amérique du Nord
**Le Porte-parole
Jacques Matanda ma-Mboyo Kudia-Kubanza
jmatanda4@hotmail.com
et
**Le Coordinnateur pour le Canada
Mwamba Mpela