Nguesso et Boni condamnent l`attaque rebelle au Tchad/Le Conseil de sécurité appelle au respect mutuel de l'intégrité territoriale (Alwihda 26/04/2006)
Le chef de l`Etat congolais, Denis Sassou Nguesso, président en exercice de l`Union africaine(UA), et son homologue béninois, Yayi Boni, ont condamné lundi à Brazzaville, l`attaque rebelle survenue le 13 avril au Tchad visant à chasser du pouvoir le président Idriss Déby.
Dans un communiqué publié à l`issue d`une visite de quelques heures du président béninois, les deux dirigeants ont appelé "au respect de l`intégrité territoriale" du Tchad et à la "sauvegarde" de l`ordre constitutionnel du pays.
L`attaque, menée par le Front uni pour le changement (FUC), s`est soldée par un échec après trois jours de combats entre les rebelles et l`armée tchadienne.
Les présidents Boni et Nguesso ont par ailleurs, souhaité le retour rapide de la paix et de la stabilité en République démocratique du Congo (RDC), en Côte d`Ivoire et dans la région soudanaise du Darfour.
Au cours de sa visite, le président béninois s`est entretenu avec son hôte sur plusieurs sujets, dont le fonctionnement de l`Union africaine (UA) et la lutte contre la pauvreté, le sida et le paludisme en Afrique. Ils ont aussi discuté de la mise en oeuvre du Nouveau partenariat pour le développement de l`Afrique(NEPAD) et des moyens de faire de l`intégration africaine une réalité tangible.
Source: Alwihda - Angop
Le Conseil de sécurité appelle au respect mutuel de l'intégrité territoriale.
25 avril – Le Conseil de sécurité a exprimé aujourd'hui sa vive préoccupation face à l'insécurité et l'instabilité le long de la frontière du Tchad avec le Soudan, ainsi que des éventuelles répercussions de ces crises sur les pays voisins et toute la région.
« Le Conseil encourage le Secrétaire général à poursuivre ses consultations sur la question avec les parties pertinentes, en particulier l'Union africaine, et le prie de suivre de près la situation et de continuer à l'en tenir informé », a déclaré aujourd'hui son président pour le mois d'avril, l'ambassadeur de la Chine, Wang Guangya, dans une déclaration présidentielle. Le Conseil a appelé au « dialogue politique et à une solution négociée à la crise en cours au Tchad », réaffirmant « la souveraineté, l'indépendance et l'intégrité territoriale du Tchad et du Soudan ainsi que de tous les États de la région ».
Le Conseil de sécurité notamment demandé à « tous les États Membres de s'abstenir, dans leurs relations internationales, de recourir à la menace ou à l'emploi de la force contre l'intégrité territoriale ou l'indépendance politique de tout État, ou de toute autre action incompatible avec les objectifs de l'Organisation des Nations Unies ».
« Le Soudan et le Tchad doivent s'abstenir de tout acte violant la frontière », insiste la déclaration. Préoccupé par ailleurs par la situation des réfugiés provenant de la région soudanaise du Darfour et de la République centrafricaine ainsi que de la situation des milliers de personnes déplacées au Tchad, le Conseil de sécurité a lancé « un appel aux pays donateurs afin qu'ils fournissent des ressources supplémentaires pour faire face à la situation humanitaire d'urgence au Soudan et au Tchad ».