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L'actualité de la Centrafrique
(d'après l'Agence France Presse)
Centrafrique: Accusé pour atteinte à la sûreté intérieure, complot, rébellion armée et assassinats, le lieutenant Jean-Jacques Larmasoun, chef du groupuscule de rebelles, l'APRD, sera jugé avec plusieurs de ses complices par la cour criminelle de Bangui
BANGUI, 2 mai 2006 - Le chef d'un groupuscule de rebelles centrafricains qui s'est manifesté ces derniers mois dans le nord-ouest du pays avant d'être arrêté fin février a été renvoyé avec plusieurs complices devant la Cour criminelle de Bangui, a annoncé mardi le procureur de Bangui. Commandant de l'Armée populaire pour la restauration de la République et la démocratie (APRD), le "lieutenant" Jean-Jacques Larmasoum y sera jugé "très prochainement", notamment pour "atteinte à la sûreté intérieure", "complot", "rébellion armée" et "assassinats", a précisé le procureur Firmin Féïndiro sur les ondes de la radio nationale. Parmi ses complices figurent deux membres du Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC), le parti du président déchu Ange-Félix Patassé, Sosthène Guétel et Lydie-Florence Ndouba, une des soeurs du porte-parole de l'ex-président Patassé Prosper Ndouba. "Leur but était de déstabiliser les institutions républicaines en place et de s'emparer du pouvoir", a affirmé le procureur, précisant qu'ils agissaient sur les ordres de l'ex-président Patassé et de son fils Sylvain Patassé. Le MLPC a catégoriquement démenti dans un communiqué publié en mars vouloir "déstabiliser" la Centrafrique. Le "lieutenant" Larmasoum avait été arrêté le 24 février à Bangui, alors qu'il tentait, selon l'accusation, de recruter les membres d'un commando chargé d'assassiner le président François Bozizé. L'APRD s'est fait connaître en revendiquant deux raids menés en septembre et en décembre derniers contre les localités de Markounda et de Kabo, dans le nord-ouest de la Centrafrique en proie depuis de longs mois aux exactions répétées des "coupeurs de routes". Au cours de sa déclaration radiodiffusée, le procureur a annoncé avoir ouvert une autre procédure pour les mêmes chefs contre l'ancien ministre de la Défense d'Ange-Félix Patassé Jean-Jacques Demafouth et le Tchadien Abdoulaye Miskine, ancien chef d'une milice à la solde de l'ex-président. Reprenant des accusations déjà formulées par le président Bozizé en mars, le procureur a affirmé que les deux hommes avaient recruté des mercenaires afin de les entraîner dans une base au Soudan. Selon le magistrat, cette procédure est "en phase de clôture". Le procureur Féïndiro a enfin déclaré qu'une information judiciaire avait également été ouverte contre le chef d'un autre groupuscule rebelle, le lieutenant Florian Bédaya-Ndjadder de l'Union des forces républicaines (UFR), pour avoir accordé en décembre un entretien au quotidien privé Le Confident dans lequel il annonçait son intention de renverser le régime