AGENCE DE PRESSE, ANALYSES POLITIQUES,PROMOTION DE LA BONNE GOUVERNANCE DEMOCRATIQUE ET ECONOMIQUE, DU DROIT DE LA PERSONNE,LUTTE CONTRE LA CORRUPTION
Des arrestations des citoyens au moult déplacement de Bozizé à l'extérieur pour batifoler avec des régimes démocratiques épris de liberté et de paix, une seule remarque est à souligner la Centrafrique n'est pas un Etat démocratique. Elle est une dictature. Une dictature qui n'a cure de la liberté individuelle. Elle muselle l'opposition et le peuple. Elle ne donne que l'image de la violence, de refus d'ouverture de dialogue. Elle est force. Et la force, c'est elle. Et la Centrafrique est transie. Pour combien de temps personne ne le sait. Une chose est vraie le régime Bozizé constitue un risque potentiel de danger pour la concorde en Centrafrique. La paix n'est pas en ce régime. Ni la reprise économique. C'est un régime trop tourmenté par la haine au point que l'Etat en est devenu victime.
Les pensées s'expriment. Les idées se confirment et ne se démentent plus. Les événements politique et social couvrent la Centrafrique des ténèbres si ce n'est pour dire mieux l'intégrer dans l'enfer de ceux-là mêmes qui ont choisi ce crucifix. Ils sont volubiles, disons trop loquaces par moments pour dire posséder un projet économique viable pour la Centrafrique, l'ouvrir aux fonds étrangers d'investissement, asseoir le respect des Droits de l'Homme pour garantir les libertés individuelles, et donner au peuple le désir de vouloir vivre en démocratie. Ils excellent. Ils manipulent. Ils mentent. Le peuple s'en est rendu compte il y a for longtemps de caractère creux de leur projet. C'est vrai, des aides par- ici, par-là toujours dérisoires, qu'ils ont reçues depuis, sont négligeables pour amorcer l'envol économique de la Centrafrique. Ils effectuent des visites officielles ou privées à l'étranger, - dit-on pour négocier, établir des relations commerciales et économiques- , pas de résultats effectifs. Le peuple se demande qu'est-ce qu'ils disent à leurs homologues? Parlent-ils au moins pendant les pourparlers? Disent-ils vraiment ce qui est la préoccupation primordiale du peuple? Tout porte à croire qu'ils parlent, mais maladroitement. Parce qu'ils ne maîtrisent guère le sens de la "raison de l'Etat". Et leurs partenaires s'en rendent compte.
Ainsi ces ratés de pourparlers condamnent le peuple centrafricain à demeurer dans la fracture sociale. Il y a mieux à constater: les promesses oiseuses tenues pendant leur prise de Pouvoir de l'Etat sont loin de se réaliser. La Centrafrique est acculée par une révolution de l'intérieur qui exige un changement. Lequel a pour fond le départ de Bozizé du Pouvoir de l'Etat. De Bozizé, la Centrafrique gémit sous cette ambivalence qui est le mensonge doublé de la dictature. Et comme celui qui l'a porté au Pouvoir de l'Etat, en l'occurrence Idriss Dédy Itno est en mauvaise passe, lui Bozizé ne peut que dire, seule la démocratie stabilise l'Etat. Seule la liberté de choisir fait régner la sécurité. Seul le respect des Droits de l'Homme fournit un gage de la paix et de la confiance entre les citoyens.
Enfin, seule la démocratie conduit au développement des opportunités économiques surtout que la globalisation a pris le dessus sur le bipolarisme immédiat qui a suivi la fin de la seconde guerre mondiale. Ces valeurs sont fondamentales pour l'équilibre de la société centrafricaine. Mais, n'étant pas observées par Bozizé et son régime, la Centrafrique chavire en attendant son heure de couler. A dire vrai le régime Bozizé ne peut pas échapper à la mutation intérieure qui fait siège en Centrafrique et au Tchad voisin. Le but de cette mouvance revendicatrice dans ces deux pays n'est pas autre que le sentiment de se savoir citoyen de son Etat. Un Etat respectueux des valeurs des institutions républicaines: un Etat de Droit, dans lequel les coups d'Etat sont anticonstitutionnels, les fraudes aux consultations nationales sont à éradiquer, les mensonges à éliminer, les détournements de deniers publics sanctionnés par la justice, les fonds spéciaux, eux doivent faire l'objet d'une gestion stricte; ainsi le citoyen s'impose la bonne gouvernance comme philosophie de la gestion de l'Etat. La Centrafrique actuelle présente une kyrielle de handicap. D'abord, le régime Bozizé est source de la crise économique, politique, sociale ouverte de la Centrafrique. Un régime fondé sur un coup d'Etat organisé et soutenu par les Etats membres de la Communauté Economique et Monétaire de l'Afrique Centrale. Un coup d'Etat qui a ébranlé les racines de la démocratie. Un coup d'Etat qui a englouti la Centrafrique dans la dictature, la commission des crimes de génocide, des assassinats, des meurtres, des arrestations arbitraires l'oppression et la terreur.
La conséquence de cette situation; la rébellion se répand sur toute la Centrafrique, la société civile vomit le régime Bozizé soutenu par l'Elysée, l'insécurité plus que chronique évince les capacités du régime à y faire face, une économie moribonde en dépit des découvertes de gisements d'Or, des exploitations de diamants et du bois. La Centrafrique évolue irrémédiablement vers une dérive ethnique. Laquelle a été choisie par Bozizé et son régime. C'est dire qu'avec ce régime la Centrafrique ne peut en aucun cas sortir de ce tunnel de la mort qui est la guerre civile. L'urgence de l'heure c'est que le régime Bozizé doit, soit dialoguer avec les rebelles soit démissionner. La logique de la bonne gouvernance et les vertus de la démocratie représentent des principes pouvant apporter la clarté dans l'agencement de l'organisation du paysage démocratique centrafricain.
Du refus d'amorcer tout dialogue avec l'opposition et la rébellion conduirait la Centrafrique vers un avenir incertain, un présent incommode trop agité par les bavures d'un régime en mal de légitimité ayant seuls éléments de secours la violence, l'oppression et l'appui de la France. Ainsi la lecture dépouillée et parlante de la Centrafrique montre que Bozizé et son régime n'ont pas compétence: cette habilité, cette ingéniosité de gouverner la Centrafrique. Tout démontre que ce régime n'a pas d'autres projets que restreindre les libertés publiques des citoyens, leur dénier les vertus de la liberté individuelle partant maintenir ces derniers dans l'ignorance. Le régime Bozizé est en phase de sa véritable période de crise. Cette crise, elle n'est plus latente. Elle existe. Elle se manifeste. Elle se lit sur le visage des citoyens centrafricains anxieux dégoûtés d'un régime qui bien que se disant confortablement assis ne cesse d'exécuter des arrestations arbitraires massives dignes de l'autocratie et de la dictature. Le régime Bozizé est trop policier. Ce qui enlève toute caractéristique de Démocratie en Centrafrique.
C'est dire que l'Etat de Droit, la bonne gouvernance, le respect des droits de l'Homme et la pratique de la liberté individuelle sont qu'illusion. C'est pourquoi gouverner la Centrafrique par le régime Bozizé est inacceptable. Ce n'est pas raisonnable que ce régime se perpétue. Car, il rend exsangue le potentiel politique de la Centrafrique. Il vide la Centrafrique des volontés de la démocratie dans les consciences qui sont peu préparées pour cette mutation. Pour tout dire, et ce en vrai, le régime Bozizé entretient la peur et la terreur aux fins de s'enraciner durablement au Pouvoir de l'Etat. Ce, avec le support de l'Elysée qui n'est guère pour la Démocratie en Centrafrique. Et qui ne fait pas mystère de son engagement. D'ailleurs l'Elysée soutient le dictateur Bozizé. C'est l'Elysée qui l'a établi à ce poste. L'Elysée est le mur protecteur de Bozizé. C'est déplorable de la part d'une grande démocratie. Et l'on doit s'indigner à cet effet.
"La réelle solution à cette calamité que constituent Bozizé et son régime: c'est que le peuple centrafricain doit penser une nouvelle Centrafrique, la réinventer au travers un dialogue sincère garni de substances politiques et économiques partageables par tous les centrafricains. En disant que:"Gouverner la Centrafrique n'est pas raisonnable par le régime Bozizé".