| Au Tchad, le pouvoir ne peut être conquis par une voie pacifique telles que des élections démocratiques, transparentes et équitables, mais par la violence des armes ou au moyen d'insurrections générales du peuple, telle est les deux voies, la solution de dernière heure, face a l'intransigeance du despote Idriss DEBY qui, refuse délibérément d'engager un dialogue franc et sincère, et qui foule aux pieds les reformes des systèmes judiciaire, administratif, éducatif et la reforme tant attendue depuis 16 ans de la grande muette:l'armée. Un dialogue véritable doit avoir pour seuls objectifs, la recherche de la paix, le renforcement de la cohésion nationale, la prise en compte de toutes les préoccupations rationnelles des acteurs engagés dans le dialogue et qui répondent aux aspirations du peuple Tchadien. Mais force est de constater que les manœuvres dilatoires croissantes de DEBY, qui use des subterfuges de tous genre pour s'accrocher a son pouvoir médiocre et moribond, régime contesté par la majorité des Tchadiens et une frange importante de la communauté internationale hormis les caciques de la Françafrique, est une gage a la résistance nationale d'user de la seule issue restante pour le contraindre a quitter le pouvoir pour le bien du peuple Tchadien et de la sous région: par la solution des armes , hélas même si cela doit engendrer des sacrifices énormes car, dit-on ne fait pas des omelettes sans casser des oeufs.
Les résistants Tchadiens face a la dictature Debyenne, sont des fils du pays venant d'horizons différents. Divisés, voire opposés sur le plan politique, religieux ou culturel, ils ont pourtant des objectifs communs : incarner une autre image , celle du peuple Tchadien en lutte contre la dictature, le désordre, la corruption, la gabegie, les détournements des deniers publics, les violences répétées et gratuites des Droits de l'Homme, l'absence ou le refus d'une reforme véritable de l'armée, de la justice et de l'administration en générale, doivent faire de leur mieux pour enterrer profondément leur divergence afin d'entreprendre tout ce qui est en leur pouvoir pour contribuer à la chute de la dictature imposée par le despote DEBY. La résistance doit avoir besoin de l'appui indispensable de l'opposition politique, de la société civile et des partenaires internationaux du Tchad pour légitimer sa revendication de représentation d'un autre Tchad nouveau, de paix, de justice, de la bonne gouvernance et du respect des Droits Humains, mais aussi pour combattre son isolement. Cette tâche est particulièrement ardue, car les querelles au sein de cette opposition ne sont pas des choses a embellir l'image de l'opposition qu'elle soit politique ou armée. l'autoritarisme, le militarisme ethnique, le tribalisme institué en système d'Etat, les violations répétées des Droits de l'Homme et la tendance au mépris de son prochain sont dans la nature même du Despote Idriss DEBY, véritable mégalomane et pervers patenté. L'une des tâches essentielles des résistants politiques et armés Tchadiens, est de prouver à l'opinion mondiale qu'ils sont une émanation du peuple tchadien en lutte contre le pouvoir absolu, inhumain, corrompu et illégitime de DEBY. La propagande creuse du régime despotique qui, par le biais de la presse publique affiliée a ses orientations et opinions, visant a minimaliser et diffamer la résistance Tchadienne en la qualifiant de mercenaires Soudanais, doit être prise au sérieux par les dirigeants de l'opposition afin de dépeindre la couleur peu reluisante que le régime veut lui coller. N'est ce pas le même DEBY qui, a travers le Darfour Soudanais a amorcé sa lutte pour déguerpir le régime dictatorial de Hissen Habré ? La résistance nationale contre DEBY, doit convaincre en commun accord avec l'opposition politique et la société civile, les partenaires étrangers de la réalité de cette opposition, y compris à l'intérieur du pays afin, de rallier le plus de Tchadiens et l'opinion internationale a cette juste cause, noble et louable.
La situation actuelle au Tchad, n'est pas seulement la seule affaire des Tamas, des Mimi, des Korbol, des Zakhawa, des Arabes, des Gouranes mais celle de tous les Tchadiens sans distinction aucune car, il en va de la survie et de l'existence même de la nation Tchadienne dans son ensemble.
BEYADJ MOUSSA
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