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| RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE 19/5/2006 18.32 | ![]() | |
| TROISIÈME MANIFESTATION CONTRE LES VIOLENCES DANS LE NORD-OUEST | ||
| Divers, Brief | ||
| “Non à la rébellion”, “non à la mauvaise gouvernance” ont scandé aujourd’hui près de 3.000 personnes à Bangui, durant une manifestation contre l’insécurité du pays, alimentée par une ‘rébellion’ qui serait en train de se constituer et qui s’approcherait de la capitale. La tenue de la manifestation a été confirmée sur place par des sources de la MISNA, selon lesquelles les révélations faites hier par un quotidien local sur la présence présumée de mercenaires "blancs" et "noirs" auraient fait monter la préoccupation des habitants. L’armée centrafricaine aurait réquisitionné des véhicules pick-up à Bangui pour se déplacer vers le Nord. "L’insécurité ne connaît pas de trêve dans la capitale et dans les provinces, surtout dans le Nord-ouest. Nous voulons la paix, non la violence" a déclaré Noël Ramada, dirigeant du plus important syndicat du pays, se référant aux épisodes de violence, commises par des rebelles comme par des militaires, qui ont contraint 70.000 personnes à abandonner leurs habitations ces derniers mois. Les manifestants ont également demandé ce matin au gouvernement, accusé de maintenir l’impunité et la corruption, d’impliquer davantage la société civile dans les processus de décision : "certaines situations requièrent notre contribution" a commenté l’avocate Edith Douzima, "mais nous sommes souvent ostracisés". Au début du mois de mai, les évêques de la République Centrafricaine avaient eux aussi élevé la voix à travers un message, rappelant aux autorités les principes de la bonne gouvernance. La manifestation d’aujourd’hui est la troisième depuis le début de l’année : en avril, des centaines de femmes manifestèrent en faveur d’un dialogue entre le gouvernement et les rebelles du Nord-ouest, suivies quelques jours plus tard par des mouvements de jeunes. Les attaques et pillages de groupe armés – qui dans un premier temps étaient qualifiés de bandits et de coupeurs de route – se sont intensifiés depuis janvier, dans cette zone qui longe la frontière tchadienne. | ||