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| Voie dégagée pour les routiers - 25/5/2006 |
![]() Le gouvernement centrafricain s’est engagé mercredi soir à lutter contre les "tracasseries" policières à l’origine d’une grève de trois jours des chauffeurs routiers, selon un communiqué publié à l’issue d’une rencontre avec le Groupement des transporteurs centrafricains (GTC). "Les deux parties ont manifesté une vive préoccupation sur le caractère récurrent des tracasseries sur les corridors routiers (...) Elles ont exprimé une ferme volonté de conjuguer leurs efforts pour les éradiquer en mettant en place des structures de surveillance impliquant les acteurs du secteur de transports", selon ce communiqué commun. Par ailleurs, le ministère des Finances s’est engagé à suspendre un impôt dénoncé par les routiers "uniquement sur la base d’une liste nominative qui sera fournie par le GTC", précisent les parties. Les transporteurs avaient lancé lundi une grève de trois jours qui a été très suivie et a provoqué un début de rationnement du carburant, les camions-citernes étant à l’arrêt. Le secrétaire général du GTC Auguste Boukanga avait dénoncé mardi "les tracasseries policières le long des avenues et routes centrafricaines". Les transporteurs avaient organisé un mouvement similaire l’an dernier, à l’issue duquel le gouvernement avait pris des mesures pour éliminer les barrières illégales dressées sur les routes par des membres des forces de l’ordre, accusés d’"extorquer" de petites sommes d’argent aux routiers. Ces derniers estiment toutefois que ces mesures n’ont pas eu les effets escomptés. |