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Comment expliquer que la xenophobie peut entâcher les élections au RDC? Selon les textes de la constitution de ce pays pour être candidat aux présidentielles, il faut que les deux parents (geniteurs) du candidat prouvent leur congolité...est cela la Xénophobie?
KINSHASA, 13 juin (XINHUA) -- Le Conseil de sécurité de l'Onu a invité les Congolais-Kinshasa à éviter la xénophobie lors de leurs prochaines élections, selon un communiqué de presse rendu public mardi par la Mission de l'Onu en RDCongo.
Une délégation du Conseil de sécurité conduite par l'ambassadeur de la France à l'Onu, Jean-Marc de la Sablière, et qui a terminé sa visite de 48 heures à Kinshasa, a plaidé pour " une campagne politique dans un climat apaisé, mettant en garde contre des discours xénophobes sur la nationalité des candidats".
Elle a exprimé de la satisfaction sur des préparatifs techniques des élections générales prévues pour le 30 juillet prochain en RDCongo, mais invité les Congolais-Kinshasa à éviter les discours xénophobes, tout en insistant sur le respect du calendrier électoral.
Durant son séjour, la délégation onusienne a eu de nombreux entretiens avec le chef de l'Etat et les quatre vice-Présidents, les représentants des partis politiques, le Comité international d'accompagnement de la Transition et la Commission électorale indépendante.
Elle a condamné les intimidations et menaces dont les journalistes sont victimes pendant cette période de pré-campagne électorale, soulignant la "nécessité de renforcer la tolérance et de calmer le débat".
Le Conseil de sécurité a regretté qu'il n'y ait pas, à l'heure actuelle, de "vrai débat" politique en RDCongo, où les médias relayent essentiellement des attaques personnelles entre candidats et autres discours dangereux portant sur la nationalité de certains d'entre eux.
Il a demandé que la bonne gouvernance et la lutte contre la corruption et l'impunité dont bénéficient les auteurs d'exactions contre les civils soient des priorités du prochain gouvernement élu.
La délégation du Conseil de sécurité composée de quinze membres, dont neuf ambassadeurs (France, Etats-Unis, Japon, Pérou, Tanzanie, Ghana, Slovaquie, Congo-Brazzaville et Danemark) a terminé à Kinshasa sa tournée africaine entamée le 5 juin dernier, au cours de laquelle elle a visité le Soudan, l'Ethiopie et le Tchad. Fin