Inconnu du grand public Centrafricain, c'est Elie Doté qui a inspiré la confiance du Chef de l'Etat le général Bozizé qui n'a pas hésité à lui faire appel pour diriger le premier gouvernement de son mandat. A peine un an de fonctionnement, celui-ci a engagé des réformes qui risquent de ne pas aboutir à cause de l'acharnement de certaines personnalités de la Convergence KNK et celles du GPPMP qui, au lieu de soutenir, mettent toutes batteries en marche pour le faire partir. Ceux qui, pour soutenir Bozizé aux élections présidentielles et législatives de mars et mai 2005 ont mis en place de manière hâtive cette structure pensant qu'elle peut valablement remplacer un parti politique au pouvoir et de ce fait constituer le cadre logique des grandes décisions. C'est dans cette logique que dans le milieu du KNK, tout est mis en œuvre pour procéder à un curetage au sein de l'actuel gouvernement contre toute attente. Seulement l'arbitre Bozizé dont le KNK attend de pied ferme le dernier coup de sifflet ne sait que faire ; quoi choisir entre la passion de ses courtisans et les réformes engagées par Elie Doté qui sont « appréciées par les partenaires au développement ».
L'histoire récente de ce pays a montré que c'est souvent l'entourage immédiat de nos gouvernants qui les enlise et les amène à poser des actes qui ne vont pas dans le sens de l'intérêt général. Le bon sens voudrait que soit mis au premier plan tout ce qui concourt au bien être du peuple Centrafricain.
Aujourd'hui, les difficultés que rencontre la République Centrafricaine se situent à deux niveaux. D'abord, il y' a une absence de volonté politique pouvant permettre aux nouvelles autorités de procéder aux reformes positives afin de marquer une rupture avec le passé pour impulser le développement. Ensuite, il y'a la non maîtrise par les nouvelles autorités des réalités centrafricaines ainsi que la mauvaise utilisation des ressources humaines capables de créer et d'innover pour mieux conduire le peuple vers le mieux être. Enfin, il faut avouer que depuis la transition jusqu'à la période post-électorale, on a assisté à un pilotage à vue.
De tout cela, ce qu'il convient d'observer à la loupe, c'est la divergence d'opinion qui fait une traînée de poudre parmi les gros bonnets du KNK. Elie Doté à défaut d'être enlevé de son poste va devoir son maintien au manque d'unanimité qui règne parmi ceux qui se disent très influents et mieux écoutés au sein du KNK. Tout de même, il y a tâche d'huile et Bozizé doit recourir au discernement et à la sagesse pour tirer son épingle de ce jeu d'intérêt dont les principaux acteurs sont le KNK et le GPPMP.