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LA CENTRAFRIQUE ET LE TCHAD:L'ELYSEE EST CONFONDU

La Centrafrique et le Tchad: L'Elysée est confondu
(Tchadactuel 08/11/2006)
( 08/11/2006)


Que le Soudan présente une menace pour la paix et la sécurité internationales pour ce qui se déroule à l'intérieur de ses frontières, c'est vrai en Droit International et sur le de la vertu . Dire que le Soudan agresse la Centrafrique ou le Tchad ou occupe Birao, cela relève de la paranoïa des politiques au Pouvoir de l'Etat. C'est tromper les citoyens ou l'opinion internationale. C'est manquer de respect aux citoyens. C'est même prendre les centrafricains pour des personnes qui sont incapables de réaliser.

Ceux qui le disent doivent se convaincre d'une chose : Bozizé et Idriss Déby sont au Pouvoir de l'Etat par coup d'Etat. Ce qui trouve grâce aux yeux de la France. La France patrie de la liberté. L'hexagone terre de la démocratie. Les français sont fiers de leur République ; ce, l'Etat républicain. L'Elysée est garant de ces valeurs fondamentales sources de sa richesse, ses progrès technologiques, scientifiques et économiques. L'Elysée veut cette démocratie chez lui et seulement exclusivement sur son territoire : la France. Mais, au regard des Etats d'Afrique francophone au Sud du Sahara, notamment "le pré-carré" Elyséen ou français, l'Elysée à aucun ne préoccupe d'établir l'Etat de Droit, la liberté et la démocratie au sens du respect de l'alternance au Pouvoir de l'Etat. Du Burkina- Faso au Togo, du Cameroun au Tchad et aussi le Gabon, de la Centrafrique de Bozizé au Congo-Brazzaville, - même le Sénégal à l'époque de M.Abdou Diouf- l'alternance élément essentiel à la démocratie non seulement fait défaut, mais chose curieuse convient à l'Elysée. Parce qu'il ne s'accommode pas à la démocratie et l'Etat de Droit dans ces Etats. La démocratie et la liberté qui pouvant s'exprimer dans ce "précarré" constituent selon l'Elysée un danger considérable pour ne pas dire mortel pour les intérêts vitaux de la France. Comme si seule la France a des intérêts dans ce bas-monde. Les autres n'en disposent pas. Ainsi, la Centrafrique et le Tchad donnent la démonstration de cette politique du clair-obscur sinon de la confusion. Des dictateurs au Tchad et en Centrafrique portés au Pouvoir de l'Etat par la France au moyen de coup d'Etat c'est-à-dire de la violence, de la terreur et de l'horreur. L'Elysée n'a que du mépris pour la démocratie et l'Etat de Droit dans ces deux Etats. C'est en cela que la réflexion est pertinente et ouvre sur la question de soutien de l'Elysée ou de la France à des dictateurs. Une attitude ignoble et écoeurante. Un choix odieux et sans odeurs de la vertu. Heureusement la honte ne tue pas. L'Elysée ment sur la démocratie. Il trahit les principes de l'Etat de Droit ; ce, pas chez lui, mais chez les autres. Comme si la démocratie, la liberté et l'Etat de Droit sont la propriété exclusive des citoyens français. Cela donne la saveur de l'obscurantisme d'antan, scellé par l'égo-centrisme européen de la civilisation moderne que l'Elysée ne s'est pas encore séparé. La preuve, la démocratie qu'il prétend défendre au Tchad et en Centrafrique est sciée par les populations, contestée par des rébellions, critiquée par les partis politiques de l'opposition. Bozizé n'est pas démocrate. Idriss Déby ne l'est pas. La misère et la pauvreté se côtoient dans la société prenant au dépourvu les dictateurs. Jamais, la politique n'a signifié pour eux, pouvoir-faire et réciprocité. Ils sont au Pouvoir de l'Etat par la force : des pleurs ici ou la-bas, des crimes et délits partout, des restrictions des droits et libertés, des finances publiques opaques, sombres et ténébreuses. C'est ce que l'Elysée veut de la Centrafrique et du Tchad.

Mais la raison doit rattraper l'Elysée. Parce que la liberté ou la démocratie, l'Etat de Droit s'expriment dans ces Etats. C'est dire que cette démocratie que l'Elysée impose à ceux-ci n'est pas la vraie, mais la fausse. Et cette démocratie met l'Elysée en branle parce qu'elle n'est pas libérale. Voilà il est confondu pour ses contre-vérités. L'état actuel, piteux, conflictuel et belliqueux des deux Etats est la marque de l'échec de la politique africaine de l'Elysée. L'Elysée, depuis la chute du mur de Berlin et la désagrégation de l'empire soviétique n'a pas repensé ou reformé sa politique africaine. En fait l'Elysée ne s'est pas adapté à l'évolution de la mentalité politique des élites africaines francophones de la France. La rébellion Tchadienne exige la liberté, la démocratie et l'Etat de Droit et pour tout la démission de Idriss Déby. La rébellion centrafricaine veut le départ de Bozizé du Pouvoir de l'Etat. Elle revendiquait le dialogue. Bozizé sombrait dans le refus parce que rassuré du soutien de la France, des forces de la Cémac et de la Cémac(Communauté Economique et Monétaire de l'Afrique Centrale). Cela dit, l'on ne peut que déplorer l'attitude de l'Elysée au sujet des soutiens qu'il porte aux dictateurs. Le mal centrafricain actuel, c'est Bozizé. Le danger tchadien du moment est Idriss Déby. Ce qui se déroule dans ces deux Etats est la manifestation de la liberté. Si l'Etat de Droit était respecté, ces rébellions n'auront pas le droit d'exister. La force attire la force. Et le malheur est l'Elysée est du côté des coups d'Etat et des dictateurs. La lecture du paysage politique de ces deux Etats témoigne que l'Elysée doit lâcher Idriss Déby et Bozizé. Pour éviter à la sous-région ou aux Etats concernés la guerre civile. Le rétablissement de l'Etat républicain s'impose au Tchad et en Centrafrique dans l'immédiat. C'est cela comprendre la Centrafrique et le Tchad. La confusion est trop défavorable à l'Elysée qu'à ces deux Etats.

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