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Paris, 11 nov. (C.A.P) – A peine arrivé à Paris pour prendre ses nouvelles fonctions d’ambassadeur de Centrafrique en France, l’ancien président de la commission électorale mixte indépendante (CEMI) Jean Willybiro Sacko démarre sa mission sur les chapeaux de roue.
En débarquant à Paris après la prise de contrôle de certaines villes du pays par la rébellion dont Birao, Ouadda-Djallé et Sam Ouandja, l’ambassadeur de Bozizé a la redoutable tâche de rencontrer les autorités françaises pour tenter d’obtenir leur accord pour que l’armée française puisse voler au secours de Bozizé actuellement en très grande difficulté. Bien que n’ayant pas encore présenté ses lettres de créances à Chirac, Willybiro Sako est déjà à pied d’œuvre. C’est ainsi qu'il se démène pour être reçu au quai d’Orsay. L’ambassadeur a même été rejoint par son patron, le ministre des affaires étrangères Côme Zoumara qui est revenu de Pékin où il a dû représenter au pied levé Bozizé, lequel avait été contraint de renoncer depuis Paris à poursuivre son voyage en Chine en raison de la prise de Birao. De même, du 13 au 17 novembre, l’Union européenne tient à Bruxelles une semaine sur ses relations avec l’Afrique et sur le thème du développement. Bozizé avait donné son accord pour y prendre part mais avec les avancées de la rébellion, pourra-t-il quitter Bangui ?