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FACE AUX ASSAUTS REBELLES,BANGUI RECRUTE POUR ETOFFER LES RANGS DE SON ARMEE

 
APA Bangui (Centrafrique) L’armée centrafricaine a entrepris une opération de recrutement de jeunes volontaires pour renforcer ses effectifs confrontés à des difficultés face à la rébellion qui sévit à Birao dans la préfecture de Vakaga, dans la partie Nord-Est du pays.

La sélection des jeunes à enrôler s’est faite sur la base d’une répartition géographique, chacune des seize préfectures envoyant 28 volontaires, exception faite de la Vakaga (occupée par les rebelles) et du Haut Mbomou, proche du champ de bataille.

Dans la capitale Bangui, ce sont 200 jeunes qui sont engagés, depuis jeudi, sous le drapeau. Toutes les nouvelles recrues étaient sans emploi, précise-on à l’Etat - Major des armées de Centrafrique. Une formation accélérée leur sera dispensée puis leur déploiement sur le champ de bataille, a-t-on précisé par ailleurs.

Pour renforcer les capacités opérationnelles des Forces Armées de Centrafrique (FACA), l’Etat Major des FACA avait dû, récemment, se rabattre sur des éléments qui venaient d’être admis à faire valoir leur droit à la retraite, et même sur des militaires précédemment radiés, fait-on remarquer.

Les forces régulières centrafricaines fon face à une rébellion partie de la partie Nord-Est du pays et dont elle peine à freiner les avancées vers l’Ouest, en direction de la capitale Bangui.

Au nombre des supposés soutiens à la rébellion, les autorités de Bangui pointent un doigt sur le Bénin suspecté d’héberger Michel AM Non Droko Djotodia,le président de l’Union des Forces Démocratique pour le Rassemblement (UFDR - fer de lance de la rébellion.

Un des arguments avancés pour soutenir la piste béninoise serait fondé sur le fait qu’on entend le leader du mouvement rebelle s’exprimer sur les ondes d’une radio internationale, à la faveur de déclaration à un correspondant qui se trouverait à Cotonou.

Par le passé, rappelle-t-on, Cotonou avait arrêté sur son territoire et livré aux autorités de Bangui, l’ex-opposant François Bozizé, actuel chef de l’Etat centrafricain. C’était à la demande du président de l’époque, le général André Kolingba.

Bangui demeure en outre convaincu que le territoire béninois est utilisé pour le recrutement et la formation militaire des rebelles qui combattent les forces armées centrafricaine.

Sur un autre registre, c’est notamment le Soudan qui est indexé, la Centrafrique se sentant ainsi le prolongement du conflit du Darfour et un déversoir des tensions inter- tchadiennes.

Selon des sources dignes de foi, « les rebelles sont financés d’une part par l’ex-président Ange-Félix Patassé, actuellement exil à Lomé, d’autre part, par des hommes d’affaires basés à Bangui ».

Tous ces gouvernements de Centrafrique, du Bénin, du Togo, du Tchad et du Soudan, sont liés, entre autres pays d’Afrique, par différents accords, conventions et pacte, dont celui de non agression signé dans le cadre de la Communauté des Etats Saharo-Sahélien (CEN-SAD).

Un haut responsable du ministère des Affaires Etrangères a déploré la non application de ce pacte.

Dans le même temps, les autorités actuelles de Centrafrique disent « tout ignorer » des accords de défense signés avec la France dont le chef de la diplomatie a indiqué récemment que Paris enverrait des soutiens logistiques à Bangui pour aider à faire face à la rébellion.

On fait remarquer, à ce propos, que Paris a signé différents types d’accords militaires avec ces anciennes colonies d’Afrique subsaharienne, mais le contenu du volet « défense » n’est pas toujours exempt d’ambiguïtés, parce qu’estampillé « secret », dans bien des cas.

Les militaires français sont souvent intervenus soit pour aider à combattre une rébellion, soit pour soutenir un régime (ami) en difficultés. Plus généralement pour protéger ses propres ressortissants dont Paris s’empresse toujours d’organiser l’évacuation des zones de conflit, dès que la crise prend des allures de menace sur la paix civile.

Outre leur appui au plan bilatéral, les forces françaises interviennent aussi en Afrique dans le cadre des missions onusiennes.

S’agissant du cas précis de la Centrafrique, on rappelle les interventions françaises aux dates ci-après : 1967-70, Barracuda (1979) ; Alamandin (1996-98) mené par Efao (Éléments français d’assistance opérationnelle) ; Minurca (Mission des Nations unies en RCA) (1998-99) ; Bonuca (Bureau d’observation des Nations unies en RCA (1999) ; Boali pour l’évacuation des ressortissants (mars 2003).

 
SL/ib/APA
16-11-2006 18:23:22
 
 
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