Mercredi 6 décembre
La pertinence de nos analyses n’est plus à démontrer. La logique de la dénonciation permanente, une sorte d’overdose médiatique, semble nous réduire au simple rôle de consommateurs de vérités somme toute établies et qui nous accompagnent. Devrons-nous nous satisfaire de l’élégance de nos rhétoriques ou de nos écrits ? Ou alors allons-nous sortir de cette logique et nous engager dans une perspective de propositions constructives qui alerteraient les têtes pensantes qui décident dans notre pays ?
Pour ma part, je crains que ceux qui s’investissent, jour après jour, dans cette forme d’instrumentalisation de la dénonciation ne soient eux-mêmes incapables d’apporter les solutions aux problèmes qui infestent le Congo, une fois aux affaires, à savoir : la pauvreté, la corruption, la gabegie, l’illettrisme, le tribalisme d’Etat, l’impunité, l’absence totale d’horizon aux signaux meilleurs pour les générations qui viennent. Tous ces maux sont connus et demeurent le cheval de bataille pour quiconque s’engagerait dans l’aventure politique congolaise.
Plutôt que de passer notre énergie à parler, raconter, diaboliser les comportements cyniques des dirigeants actuels, nous devrons plutôt investir notre énergie en force de propositions. L’histoire des peuples n’étant pas écrite d’avance, nous devrons éviter le spectacle offert par la Conférence Nationale Souveraine de 1991, un spectacle qui explique toutes les déroutes que notre pays traverse aujourd’hui, si toutefois les conditions d’une nouvelle consultation populaire se présentaient. Il ne s’agit pas de désigner des responsables, mais il suffit de lire notre histoire pour comprendre l’ensemble d’errements accumulés depuis 1963. Je laisse ce travail aux historiens !
Pour ma part, je propose au site Mwinda d’ouvrir une thématique, une rubrique, destinée à recenser les différentes propositions que tout citoyen pouvait faire à l’endroit de son pays. Propositions qui devront subir le même traitement que les messages discutés sur le site : critiques, pertinence, réalisme, etc. Que ceux qui affectionnent la dénonciation continuent de le faire comme d’habitude. La diversité de pensées reste certainement un droit inaliénable pour tous.
Yandi Beni
Ndlr - Peut-être le fait passe le plus souvent inaperçu, mais on ne se limite pas aux seules critiques sur ce site. Pour coller à l’actualité des inondations au Congo, on se souvient par exemple des propositions de bon sens émises par Musi Kanda pour faire face aux intempéries à Brazzaville.
Cela dit, nous accueillons favorablement la suggestion de M. Yandi Béni. | |