Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

AGENCE DE PRESSE, ANALYSES POLITIQUES,PROMOTION DE LA BONNE GOUVERNANCE DEMOCRATIQUE ET ECONOMIQUE, DU DROIT DE LA PERSONNE,LUTTE CONTRE LA CORRUPTION

Publicité

TCHAD-RCA:LES RELATIONS DU MAÎTRE ET DE L'ESCLAVE ?

TCHAD- RCA : LES RELATIONS DU « MAITRE » ET DE L'ESCLAVE » ?...



Le refus général Bozizé de se rendre à Khartoum (Soudan) suite au mini sommet de Tripoli sur le conflit du Darfour à l'invitation du Président Omar El Béchir et sur les conseils du guide la Révolution Libyenne, a été diversement interprété en République Centrafricaine et à l'étranger.
Un problème diplomatique, car on ne reconnaît plus la diplomatie centrafricaine : une diplomatie ouverte, responsable, souveraine et respectueuse des relations de bon voisinage. Selon toute vraisemblance, le général François Bozizé aurait refusé d'embarquer à bord de l'avion apprêté par le soudan et préfère se rendre aux festivités de prestation de serment du président Congolais Joseph Kabila sur injection du président tchadien Idriss Deby Itno qui l'aurait dissuadé de se rendre à khartoum sans sa présence. Qui est le « maître » et qui est « l'esclave « ?...
Le sort du Tchad et de la République Centraficaine serait-il désormais lié qu'il ne l'était avec les présidents François Tombalbaye, Malloum, Goukouni Oueidei et Hissen Habré ? car s'il est vrai que les deux pays sont liés par la géographie et l'histoire à travers des souvenirs multiples, il est vrai aussi que les racines des crises politico-militaires au Tchad et en République centrafricaine ne sont pas politiquement et historiquement les mêmes.
D'abord, la seule crise, du Darfour soudanais ne saurait expliquer à elle seule les crises militaro politiques récurrentes au Tchad et en République Centrafricaine. Il faut avoir une autre lecture politique et géopolitique des événements au Tchad et en RCA depuis quelques décennies déjà.
Car rien n'autorise à penser que les mutineries de 1996-1997, le coup d'Etat manqué du 28 mai 2001 et la rébellion armée du général Bozizé en Centrafrique soient dictés entièrement par le conflit du Darfour ou par des soubresauts politico militaires récurrents au Tchad ou au soudan affectent directement ou indirectement la république centrafricaine croire que la République centrafricaine n'a pas de problèmes intérieurs problèmes, c'est manquer de réalisme et de lucidité politique et surtout faire la politique de l'autruche là où l'on est tenu de regarder la réalité en face.
Et la réalité politique en Centrafrique, c'est que depuis un peu plus de deux décennies la gouvernance politique, économique, sociale et culturelle pose problème parce que fondamentalement marquée par le clanisme, le clientélisme, la prédation, la corruption l'affairisme, l'impunité et les discriminations de toutes sortes, sources des frustrations et des conflits sociopolitiques et armées. La rébellion du Nord-Ouest comme celle du Nord-Est n'échappe guère à cette explication même si l'on peut penser que ce sont les ambitions catégorielles et égoïstes des protagonistes de ces crises qui les expliquent.
S'agissant du Tchad voisin, nul n'ignore la tradition guerrière des populations du Nord et du Nord Est et leur hostilité légendaire au pouvoir central de N'djamena. Toutes les rébellions armées contre N'djamena sont venues du Tibesti, de Faya Largeau et du Nord Est du Tchad où les tribus Zakawa apparaissent comme des seigneurs de guerre avec les Gouranes.
Hissen Habré, Goukouni Oueddei, Mahamat, Djamous, Idriss Déby, Acheik Ibn Omar et les autres dont la liste est longue n'échappe pas à la règle comme les frères Erdimi, Mahamat Nouri, chefs du FUC et de l'UFDR aujourd'hui engagés contre pouvoir de Djaména.
Que le conflit du Darfour vienne compliquer et alimenter la donne au Tchad, cela ne se discute pas, mais ne saurait balayer d'un revers de la main les causes historiques, politiques, ethniques, et internes des conflits que connaît ce pays depuis au moins 30 ans. Cependant, il est tout à fait illogique de penser que la paix au Tchad ferait forcement la paix en Centrafrique et surtout de maintenir les relations diplomatiques entre les deux pays dans une dialectique éhontée du maître et de l'esclave.
Aucun centrafricain ne veut croire à ces relations diplomatiques qui aliènent la souveraineté nationale à long terme et souhaite le retour pur et simple à une diplomatie de proximité » faite de respect mutuel et de relations de bon voisinage respectueuses de la souveraineté des deux Etats…



Mercredi 13 Décembre 2006
Jean Ding Kpi
Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article