Pourquoi une telle démonstration de force ? Pourquoi une telle débauche de « générosité » de la France au secours de BIRAO, une bien petite ville oubliée d'un tout petit Pays qui, selon les déclarations officielles des Autorités de cette même France ne pèsent pas lourd, en termes d'intérêts, quand on sait en effet que les relations d'Etat à Etat se pensent et s'organisent à l'aune des intérêts et qu'en conséquence il n'y a pas d'action sans intérêts? En tout cas, le peuple veut savoir et veut tout savoir !
L'Union des Forces Vives de la Nation elle se pose cette série de questions aux regards de l'importance des dégâts collatéraux dont a été victime innocente la population de cette petite bourgade qui, à l'observation, est littéralement abandonnée depuis des dizaines d'années par l'Administration Centrale.
Pour l'Union des Forces Vives de la Nation en effet, les justifications de cette intervention militaire Française de grande envergure aux conséquences énormes sur la vie des hommes et de la faune ne peuvent pas être recherchées dans les seuls accords de défense signés en son temps par la France et la République Centrafricaine. Cet argument ne peut pas être valablement opposé ici quand on sait que les Autorités Françaises connaissent, maîtrisent et appliquent avec succès à la fois:
• la fameuse théorie de la « Baïonnette Intelligente » et
• le principe de la « proportionnalité de la riposte » à une agression, dans les troubles à mains armées ou non, à l'intérieur du Territoire National.
Pour l'Union des Forces Vives de la Nation encore, cette intervention particulièrement musclée de l'Armée Française ne peut pas davantage se justifier par la nécessité de défendre la « légalité constitutionnelle », quand il apparaît pour tout le monde, que cet argument militaire est, en l'état des résultats sur le terrain, loin, très loin de réduire à néant la rébellion qui conteste frontalement et avec détermination cette fameuse « légalité constitutionnelle ».
Par ailleurs, la seule menace de « l'intégrisme islamique » ne peut pas constituer une « excuse absolutoire » de ces « débordements » aussi regrettables qu'inattendus de l'Armée Française. En effet, aucune imagination raisonnable ne peut se satisfaire du fait que cette même Armée Française stationnée au Tchad, affiche avec détermination, une très grande prudence dans ses rapports avec la rébellion qui écume les villes de ce Pays peuplé de gens dont la majorité pratique l'Islam comme religion et sont de ce fait frontalement exposés aux virus mortels de « l'intégrisme islamique ».
En considération de toutes ces raisons, l'Union des Forces Vives de la Nation revient avec plus de conviction sur l'urgence d'organiser le Dialogue Politique qu'elle a demandée au Chef de l'Etat et qui l'a accepté, comme la solution incontournable du retour durable à la Paix, une Paix construite par des Centrafricaines et des Centrafricains, les Yeux dans les yeux, la main sur le cœur, aux chevets de leur République en péril.
Fait à Bangui le 11 mars 2007
Pour l'Union des Forces Vives de la Nation
Le Coordonnateur
Maître Henri POUZERE