A la faveur d’un coup d’état perpétré le 15 mars 2003, en l’absence du Président Patassé en mission au Niger, grâce au soutien de certains pays de la CEMAC, de certains milieux français, mais particulièrement du soutien franco-tchadien, Bozizé a pris le pouvoir à Bangui. Dans ses premières déclarations, il disait qu’il est venu pour assurer une transition de deux ans, soulager les souffrances du peuple centrafricain, mettre en place les institutions de la République et se retirer du pouvoir. C’était trop facile de dire mais difficile d’appliquer. Dans l’euphorie, tout bêtement, et c’est le mot qui convient, certains intellectuels (Ngoupendé, Meckassoua, Goumba, Tiangaye, Malendoma), ont apporté leur caution à ce « projet paradisiaque » de reconstruction de la société centrafricaine. Une marche de soutien au nouveau régime était organisée dans les jours qui ont suivi ce coup. A l’occasion, le général Malendoma va jusqu’à demander à ce que Bozizé soit élevé au grade de général d’armée pour avoir renversé les institutions démocratiques par un coup d’état. Goumba se proclamant l’opposant traditionnel, patriarche de la démocratie à sa manière, homme aux « mains impropres » avait accepté le poste de 1er Ministre et avait promis monde et merveille aux travailleurs centrafricains. Maître Nicolas TIANGAYE, lui, occupait le poste de Président du Conseil National de Transition (CNT) que d’aucuns qualifiaient à l’époque de Consortium National des Traîtres pour les uns et Conseil National de Trahison pour les autres. Les syndicats ont observé une trêve pour permettre aux nouveaux maîtres des lieux d’engager de véritables réformes, d’asseoir sa philosophie KNK. Ce qui permettrait donc de lancer le pays sur l’orbite du 21ème siècle. Si ça ne tenait qu’à cela, on dirait que tout allait au mieux pour le bonheur du peuple centrafricain, ‘’bonheur qui leur manquait du temps de l’ancien régime’’. Toutes les conditions étaient réunies pour permettre à Bozizé de construire une NATION centrafricaine réconciliée avec elle-même, un ETAT DEMOCRATIQUE ET STABLE où règnent le DROIT, la JUSTICE, l’ÉQUITÉ.
Malheureusement, à mesure que les jours passent, le pouvoir de Bangui montre son vrai visage, étale devant ceux qui l’ont applaudi les vraies raisons du coup d’état. Le bonheur promit s’est vite transformé en malheur dans les familles avec de multiples cas d’assassinats, de tortures, de violations graves des Droits de l’Homme. Le bonheur s’est troqué en humiliation, le bonheur s’est muté en pauvreté. La misère s’accentue, les salaires, pensions et bourses promis à terme échu deviennent chimériques. La relance des activités agricoles (production cotonnière, etc.), n’existe que de mots, la « vraie démocratie » tant prônée pour justifier le coup d’état du 15 mars 2003, n’est qu’un rêve et le pays sombre dans la violence, la brutalité, les exécutions sommaires et extra judiciaires, la terreur, la pauvreté, la misère sans précédent. Aucune réforme sérieuse n’est engagée pour susciter l’engouement des bailleurs de fonds à venir investir dans le pays. Il n’y a aucun programme de société fiable. Si ce n’est que des slogans de campagne.
Alors que son prédécesseur Ange Félix PATASSE refusait de tendre la main de mendiant en comptant sur les propres efforts des centrafricains et sur leurs propres ressources pour développer le pays, Bozizé ne va pas manquer d’occasion pour se verser dans la mendicité à grande échelle, à chaque fois qu’il en a l’opportunité. Devant n’importe quel organe de presse, Bozizé fanfaronne la mendicité Qu’attendez-vous pour nous aider ? « Je voudrais ajouter quelque chose, en guise de conclusion. Je crois qu’il y a une injustice, un deux poids, deux mesures. Regardez le Liberia de madame Johnson-Sirleaf. À peine est-elle investie que le FMI, la Banque mondiale et tous les bien-pensants se précipitent pour régler ses dossiers financiers et accéder à ses demandes. Alors que nous, nous attendons depuis huit mois que l’on daigne examiner notre cas. Pourquoi ? Parce que nous sommes moins médiatiques ? Moins connus des Américains ? Moins présentables ? La Centrafrique a recouvré la légalité démocratique et constitutionnelle bien avant le Liberia et le Liberia passe avant la Centrafrique. Tant mieux pour le Liberia. Mais je ne saurais me résoudre à dire tant pis pour la Centrafrique. Nous méritons mieux. Il faut qu’on le sache et je le répéterai jusqu’à ce qu’on m’entende »[1].
Bozizé ne doit que s’en prendre à lui-même. Les élections ne suffisent pas pour inciter les bailleurs de fonds à financer le pays surtout, quand on sait dans quelle condition elles se sont déroulées. Pour accéder à l’aide internationale (le secret) : il faut créer les conditions de développement, avoir un projet fiable de société, faire de la bonne gouvernance une méthode de gouvernement, pratiquer une politique sociale et non antisociale, une politique de cohésion nationale et non de division nationale, bref, tout ce qu’un état moderne peut faire pour le bien être des citoyens. Bozizé est loin d’appliquer tout cela.
Une chose est vraie, un proverbe africain dit « tu ne pourras jamais continuer indéfiniment à te gratter avec les oncles de ton voisin ». Aussi, ce n’est ni avec l’argent de la manche que Bozizé va nourrir le PEUPLE CENTRAFRICAIN. L’argent qu’il quémande à tout bout de champ comme les malvoyants de l’entrée de la ville de Bossangoa, ne suffira pas pour acheter les charrues afin de relancer la production cotonnière avec les semences qu’il a importées du Burkina Faso. Cet argent est le fruit de dur labeur du peuple français et autre. Leurs Gouvernements n’ont pas fait la manche. Ils ont élaboré un programme de société qui a suscité l’attention des institutions financières. Un programme de société qui a suscité l’adhésion de leurs concitoyens et non CPE décrié par toute la jeunesse française.
Pour la RCA, la manne extérieure devra venir en complément de l’effort des centrafricains. L’effort des centrafricains n’est effectif que si le pouvoir en place développe une politique de cohésion sociale, une politique de développement et non une politique d’exclusion, d’anti-développement dans un ETAT de DROIT et non de NON DROIT[2].
Comment accepter asphyxier ses propres poumons ? Olivier Emmanuel Gabirault dans la déclaration de l'ALLIANCE POUR LA DEMOCRATIE ET LE PROGRES (ADP) du 16 mars 2006 sur la situation de l’insécurité au Nord condamne le mensonge du gouvernement centrafricain en ces termes : « Ce mensonge éhonté, indigne et criminel au peuple centrafricain traduit un mépris total à son égard dès l'instant où depuis plusieurs mois, on entendait parler quotidiennement d'assassinats et de violences dans cette zone » et ajoute que « surtout que le Nord Ouest, véritable poumon économique du pays et principal axe d'accès à la mer est en proie à l’insécurité…………. ». Ainsi,
Sur ordre de Bozizé, de dizaines voire de centaines de populations civiles, sans distinction d’âge ni de sexe, sont arrêtées, torturées, noyées, fusillées, humiliées, rouées de coups, égorgées, étranglées, empoisonnées, brûlées vifs simplement parce qu’elles sont de l’Ouham Pendé (Paoua, Bozoum, Bocaranga), de l’Ouham (Markounda, Batangafo, Kabo, Boguila)[3], à cause de leur supposé soutien à Patassé ou parce que pro-Patassé ou habitant dans la zone fief de Patassé.
Mais va – t – on renier ses origines, ses entrailles à cause de la terreur d’un régime dictatorial ? Non, seule la lutte libère. Aujourd’hui, les populations du nord sont brisées, elles sont martyrisées, demain elles seront libérées, libérées du joug de l’oppresseur Bozizé. Pour cela, il est vivement recommandé à toutes les filles et tous les fils et de Centrafrique d’utiliser tous les moyens en leur possession pour dénoncer les abus de violation grave des droits de l’homme de ce régime. L’occasion est donnée à chaque Centrafricain de dire avec la dernière énergie NON ! NON ! NON à Bozizé et son clan qui se servent du tribalisme pour gérer le pouvoir de l’état. NON ! NON ! NON à Bozizé et ses sbires qui apportent la haine, la déchirure sociale dans notre NATION. Autant de crises ont émaillé l’évolution de notre pays sous différents régimes, mais, jamais et au plus grand jamais, on a atteint un tel paroxysme. La terreur, le tribalisme, l’incompétence, la mendicité ont constitué la quintessence de ce régime aux abois. Un régime qui ne sait où mettre sa tête.
Face au refus du Général-Pasteur-Président-Ministre (de la DEFENSE) au pouvoir d'entamer un dialogue franc avec ses compatriotes, on apprend que Bozizé vient d’acheter (entre le 19 et le 21 mars 2006) aux USA un avion de type Hercule C 130 pour le transport de ses milices sur le front nord, alors que les fonctionnaires centrafricains totalisent 9 mois d’arriérés de salaire, les retraités 2 ans d’arriérés de pension, les étudiants de Bangui 18 mois d’arriérés de bourse, ceux de l’extérieur 2 à 3 ans selon les pays.
Bozizé prépare la guerre, la guerre contre le peuple centrafricain. Ce qui confirme bien la situation décrite par le Colonel-TTN Marboua dans sa lettre du 21 février 2006 adressée au Député DONDON. Le contenu de cette missive révèle en substance que Bozizé se dit avoir le soutien total de l’autorité suprême française pour mâter les populations du Nord et principalement, les ethnies Kaba, Souma, Talé, Karré, Dagba, Ngama, Pana, Gongué, et autres. Va – t – il érafler la région de l’Ouham Pendé et une partie de l’Ouham jugées hostile à sa politique de la carte de la République Centrafricaine ? Pourquoi, cette autorité suprême française ne lui fournirait pas des tracteurs, des machines et autres biens pour le peuple centrafricain en lieu et place des hélicoptères et armes ? Est-ce que Bozizé mesure un peu le degré de piège dans lequel il est plongé ?
Après les tueries de Paoua, le régime de Bozizé pratique une chasse aux sorcières dans l’administration centrafricaine. Tous les cadres de cette région qui occupent des postes de responsabilité sont purement et simplement démis de leur fonction sans raison aucune. Bozizé procède à l’arrestation sur la base d’une liste établie. A ce jour, filles et fils ressortissant de cette région croupissent dans les geôles du Camp de Roux, de la SERD, de la SRI, sans procès. Il s’agit de : Florence NDOUBA, Sosthène GUETEL, Lévi MALEKIAN, Clotilde GAMO, Pasteur Abel MONGAÏ et bien d’autres qui attendent leur tour. C’est ça l’état de DROIT !!!!
Facétieusement, sous l’emprise de l’enrichissement personnel, de la soif du pouvoir, Bozizé tue, massacre les populations civiles dans l’indifférence totale de ses tuteurs. Mais, il faut reconnaître que, comme une grandeur physique qui ne croît indéfiniment, aucun empire, aucune dynastie, aucun régime totalitaire ne subsistera éternellement. Les populations du nord demandent simplement à cette autorité suprême française de comprendre une chose, que les anciens combattants de l’Afrique Equatoriale Française, AEF (section oubanguienne) de la colonne Leclerc qui ont répondu OUI à l’appel du Général De Gaulle et qui ont combattu au côté de la France pour la liberté du peuple français, sont constitués à majorité des gens de ces ethnies qui, hier étaient français à part entière, amis de la France et aujourd’hui traités comme des esclaves, alors qu’ils luttent pour leur survie tout comme le PEUPLE français l’avait fait il n’y a pas très longtemps, lorsque, Hitler a voulu le réduire en esclave agricole ?
Pourquoi ce sentiment de haine vis-à-vis de la population du Nord ? Cette autorité suprême française a un compte particulier à régler avec Patassé, que cela le soit autrement ? Même en France, les hommes politiques ont leur fief que personne d’autres ne peut le ravir. Ils s’appuient sur leur région pour se faire élire ce qui est de plus normal, alors pourquoi imposer au Peuple Centrafricain une autre vertu de la démocratie, une autre conception de la démocratie ? Pourquoi cette haine gratuite ? L’amour ne se force pas, ne se décrète pas. On ne peut obliger quelqu’un à aimer quelqu’un. Pour se faire aimer, il faut créer les conditions.
Tout confirme que Bozizé est un clown employé pour torturer ses propres frères. Les extraits de différentes déclarations de Bozizé ci-dessous à différente occasion prouvent à suffisance et de manière irréfutable son vrai visage. Ce dernier n’est pas venu au pouvoir pour améliorer les conditions de ses compatriotes, argument évoqué pour justifier son coup d’état du 15 mars 2003. Il n’est pas venu pour aider le pays à se développer mais au contraire pour semer la division, développer la corruption, instaurer la haine tribale, pérenniser la pauvreté, cultiver la méchanceté et l’incompétence, bref, enterrer définitivement la NATION. C’est regrettable, ses échalas d’Afrique Centrale, de France ne se soucient guère de la souffrance du peuple centrafricain. Ci-dessous quelques déclarations aussi gravissimes sélectionnées au hasard qu’un chef d’état digne ne peut prononcer à l’endroit de son peuple.
1°/ BOZIZE le 5 février 2006 : PROPOS RECUEILLIS À BANGUI PAR FRANÇOIS SOUDAN pour le compte du journal Jeune Afrique[4]
La lecture des évènements de janvier 2006 opposant le sergent SANZE au Lieutenant YANGO KAPITA selon Bozizé :
Réponse Bozizé : …… Cela relève du fait divers manipulé. Une querelle de bar pour une affaire privée, qui dégénère en règlement de comptes. Ni plus, ni moins……………
Par rapport à la mise à sac du domicile de TIANGAYE : …….
Réponse Bozizé : Pur dommage collatéral. L’un des militaires impliqués était son garde du corps …………… ,
Par rapport aux libérateurs, éléments armés qui l’ont aidé à prendre le pouvoir et qui commettent des exactions dans Bangui ………
Réponse Bozizé : Ce type de phénomène est inévitable dans les situations d’après-guerre……..
Aucune condamnation ferme de ces différents crimes commis par ses compagnons sur les populations civiles, sur les hommes de droit, sur les journalistes, sur les militaires, etc. Si ce ne sont que des propos incendiaires, dignes d’un chef de bande armée et indignes d’un chef d’état.
2°/ BOZIZE le 15 mars 2006 à Mbaïki : discours de commémoration du 3e anniversaire de prise de pouvoir par la force
Bozizé Yangouvonda déclare ceci au sujet du génocide à Paoua et de l'insécurité dans le Nord-ouest
Réponse Bozizé : ….que les forces de défense et de sécurité n'ont fait que leur devoir qui est celui de défendre l'intégrité du territoire national[5]. Bozizé s’insurge contre les ONG, la Presse et tous ceux qui ont dénoncé qu'il y a eu épuration ethnique à Paoua ou simplement contre ceux qui ont dénoncé les graves violations des droits de l'homme….[6]. Quelle République allons-nous laisser à la génération future ? Une République bananière ? Un état barbare où, seuls ceux qui ont des armes font leur loi ?
En faisant allusion à l'affaire Sanzé, François Bozizé Yangoubouba dit ceci : « zo so a fa zo, mo zo ti droit de l'homme, mo mou lo na ya ti auto, mo goué mo zia lo na BONUCA, droit de l'homme ni la ? » ce qui veut dire, « quelqu'un qui tue, toi le représentant des droits de l'homme, tu le prends à bord de ton véhicule pour aller le placer sous la protection du BONUCA ; c'est cela les droits de l'homme ? ».
Ci-dessous, un extrait de commentaire du journal Le Confident à propos :
« …….Une déclaration aussi sensationnelle, fracassante et tellement gravissime puisque émanant d'un Chef de l'Etat démocratiquement élu au suffrage universel. Ce qui nous pousse à croire que le Chef de l'Etat, putschiste légitimé, ne s'est pas encore rendu compte qu'il a changé de statut depuis son investiture et qu'il est désormais Président démocratiquement élu. C'est bien dommage et on pourrait lui trouver des excuses car, le 15 mars lui rappelle encore son coup d'Etat contre Ange Félix Patassé. Cependant, là où le bat blesse, c'est que François Bozizé qui s'est prévalu du titre du tout premier grand rassembleur et qui dans sa profession de foi avait promis aux centrafricains de faire la promotion des droits de l'homme a cédé à la tentation de défendre les intérêts particuliers que l'intérêt général pour lequel il est élu. Comment comprendre l'acharnement du Chef de l'Etat à propos de l'assassinat du lieutenant Yango Kapita par le sergent chef Jean Claude Sanzé ? Cet acharnement peut s'expliquer par le fait que Yango Kapita, ex libérateur est aussi l'un de ses rapprochés qu'il préfère lui accorder un traitement assez particulier au détriment de tout ce qui ne l'ont pas poursuivi lors de sa rébellion. C'est ainsi que sur ordre du chef de l'Etat, ses soi disants « frères d'armes » se sont automatiquement rendus au BONUCA pour l'extirper de son lieu de refuge et avec la complicité active du Procureur de la République pour parfaire leur sale besogne. La suite, c'est ce que nous savons et que le Président de la République ne cesse de nous le rappeler à chaque moment quand il en a l'occasion. En faisant cette déclaration, François Bozizé confirme le principe selon lequel l'armée nationale n'est plus que l'ombre d'elle même car « ethnicisée, régionalisée et politisée » A vouloir prendre la défense d'un ex libérateur et rapproché, le Général Président légalise les multiples exécutions extra judiciaires commises par ses intouchables, et c'est vraiment dommage »
La déclaration de Bozizé à Mbaïki, aurait apparemment suscité le mécontentement d’un de ses tuteurs, le général Lamine Cissé représentant personnel de Koffi ANAN à Bangui qui a quitté les lieux de cérémonie pour regagner Bangui avant tout le monde[7]. Par rapport à la déclaration irresponsable de Bozizé à Mbaïki, le journal, Le Citoyen lui a proposé en lieu et place un discours d’apaisement et non un discours incendiaire qu’aurait tenu un chef de bande armée en intitulant : « Si j’étais Président de la République, voilà le discours que j’aurai tenu au peuple centrafricain à MBaïki[8] ».
Tout porte à croire que le régime de Bangui gère les affaires de l’état au mépris des règles de l’art. On ne s’improvise pas en politique. La critique est aisée mais l’art est difficile. On reconnaît un maçon au pied du mur a – t – on dit, etc. Voilà la triste réalité en Centrafrique, le vrai visage du « démocratiquement mal élu ». On ne peut être en même temps Pasteur de son église, Général de son armée, Ministre de Défense de son gouvernement, Collecteur et vendeur[9] de diamant de son pays, Président de la République et Chef de son état, ça fait trop et on perd le nord. C’est peut être pour ça que Bozizé mélange les pédales. Avec un tel syncrétisme politico-religieux-militaire, je m’interroge sur la sincérité et la nature du message d’amour que prêche chaque dimanche le Pasteur Bozizé à la paroisse du Christianisme céleste du PK 13, c’est là où il vient très souvent.
Mais, il est temps pour ceux qui l’ont propulsé aux commandes du pays de prendre résolument leur responsabilité pour éviter à la NATION CENTRAFRICAINE une tragédie inutile, version rwandaise. A la Communauté Internationale, aux parrains sous-régionaux et de la Françafrique de Bozizé, à la France démocratique, à l’Union Européenne, c’est inacceptable au seuil de ce siècle que des crimes gratuits soient commis sur les populations civiles dans l’indifférence totale ? Si vous ne réagissez pas, vous portez au même titre que Bozizé, la lourde responsabilité des assassinats perpétrés contre le Peuple, et, au même titre que lui, vous avez le sang de tous les tués sur vos mains et sur votre conscience.
La paix en Centrafrique exige le départ de Bozizé. On ne peut faire la paix avec lui.
C’est un va – t – en guerre.
Vie ou Mort, le PEUPLE VAINCRA, LA VERITE TRIOMPHERA !!!
[1] Interview de Bozizé dans Jeune Afrique n° 2352 du 06 février 2006.
[2] La situation des défenseurs des droits de l'homme en République Centrafricaine parue sur le site de ID+, des idées en plus 23/03/2006.
[3] Lire Rapport détaillé de l’Union des Journaliste de CentrAfrique paru le 21 mars 2006 dans Agence Centrafrique Presse
[4] Pour plus de détail, lire l’interview de Bozizé du 5 février 2006 dans Jeune Afrique.
[5] La défense de l’intégrité du territoire national, c’est d’aller massacrer les lycéens de Paoua à la sortie des cours. Lire l’appel lancé par l’UJCA en faveur des populations de Paoua dans jeuneafrique.com.
[6] Lire bilan des tueries publiées par les députés de la région et les ONG. Consultable sur le site de Le Confident.net
[7] Lire Le Confident n° 1198 du 20 mars 2006, page 3.
[8] Lire Le Citoyen n° 2381 du Vendredi 17 mars 2006.
[9] Se souvenir des mésaventures de Bozizé en Allemagne en 2004.