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![]() Des soldats de l'ONU patrouillent à Goma, le 5 octobre 2005 © AFP/Archives Lionel Healing |
La réunion de la "commission tripartite plus" - à laquelle participent l'Ouganda, le Rwanda, la République démocratique du Congo (RDC) et le Burundi - doit se prononcer sur des sanctions contre "les groupes armés qui n'ont pas respecté la date butoir du 30 septembre 2005 pour un désarmement volontaire", selon un document de travail.
Ces groupes armés sont notamment "les ex-FAR (Forces armées rwandaises, Rwanda), les Interahamwe (Rwanda), le MRC (Mouvement révolutionnaire congolais, RDC), la LRA (Armée de résistance du seigneur, Ouganda), le Palipehutu-FNL (Forces nationales de libération, Burundi)", précise ce document.
Les sanctions prévues sont "d'interdire l'accès à la presse de ces groupes, de leurs leaders et leurs membres, d'interdire d'avoir accès à des financements, des discussions ou négociations politiques, et d'interdire de voyager et d'obtenir des visas".
"Ces sanctions devront s'appliquer immédiatement, (...) et les pays membres de la +Tripartite plus+ demanderont aux autres pays et au Conseil de sécurité des Nations unies de prendre les mêmes mesures", poursuit ce document.
A Bujumbura, le Burundi est représenté par la ministre des Relations extérieures Antoinette Batumubwira, la RDC par le ministre des Affaires étrangères Ramazani Baya, le Rwanda par le ministre des Affaires étrangères Charles Murigande, et l'Ouganda par le numéro 2 du ministère de la Défense, Ruth Nankabirwa.
La réunion doit prendre fin vendredi.
La "commission tripartite", qui existe depuis 2004, est chargée de renforcer la paix et la sécurité dans la région très troublée des Grands Lacs africains. C'est la première fois qu'elle se réunit au Burundi, qui a intégré la commission en 2005.