Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

AGENCE DE PRESSE, ANALYSES POLITIQUES,PROMOTION DE LA BONNE GOUVERNANCE DEMOCRATIQUE ET ECONOMIQUE, DU DROIT DE LA PERSONNE,LUTTE CONTRE LA CORRUPTION

Publicité

BALLET DIPLOMATIQUE AVANT LA PRESIDENTIELLE AU TCHAD

Ballet diplomatique avant la présidentielle - 23/4/2006
Dix jours après le raid rebelle contre N’Djamena, les autorités tchadiennes ont maintenu le scrutin présidentiel du 3 mai comme si de rien n’était, mais les bruits de bottes restent perceptibles dans l’est et les Tchadiens redoutent de nouvelles attaques.
 
Dans les rues de la capitale tchadienne, affiches et banderoles appellent à réélire "dès le premier tour" le président Idriss Deby Itno, arrivé au pouvoir par la force en 1990, élu en 1996, réélu en 2001 et autorisé l’an dernier à briguer un troisième mandat par une révision constitutionnelle contestée.
 
Des bureaux de soutien au président-candidat ont fleuri partout en ville, et les drapeaux de son parti, le Mouvement patriotique du salut (MPS), arborant un fusil, côtoient les slogans favorables à "Idriss Deby l’homme de paix".
 
En revanche, les autres candidats --trois alliés du MPS et un quatrième peu connu du public-- restent quasiment invisibles.
 
Les autorités tiennent à montrer que le calme est revenu sur l’ensemble du territoire après les attaques rebelles du Front uni pour le changement (Fuc) le 13 avril contre N’Djamena et Adré, dans l’extrême est du Tchad.
 
"Les camions avec le matériel pour le scrutin sont arrivés à destination à Adré", a assuré dimanche le président de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) Ahmat Mahamat Bachir.
 
"Les derniers véhicules quittent N’Djamena aujourd’hui", a-t-il ajouté, assurant que les forces de l’ordre "prendront leurs dispositions pour assurer la sécurité" le 3 mai.
Le maintien coûte que coûte de l’élection est la preuve de l’"entêtement" du pouvoir, selon l’opposition qui a décidé de longue date de boycotter un scrutin qu’elle considère frauduleux.
 
Signe d’un certain retour à la normale sur le terrain, les 150 militaires français qui étaient venus renforcer depuis le Gabon les 1.200 soldats du dispositif Epervier, déployé au Tchad, ont regagné Libreville.
 
L’accalmie demeure toutefois relative. Selon des observateurs internationaux, des mouvements militaires ont été rapportés ces derniers jours de part et d’autre de la frontière entre le Tchad et le Soudan. Et les rebelles du Fuc, soutenus par Khartoum selon N’Djamena et de nombreux observateurs, ont eux-mêmes promis de "tout faire pour empêcher la tenue de l’élection".
 
Dans l’attente d’une éventuelle nouvelle attaque que les N’Djamenois jugent probable et à laquelle les autorités tchadiennes disent se préparer, la crise s’est déplacée sur le terrain diplomatique.
 
Une mission d’information de l’Union africaine (UA) chargée de faire la lumière sur l’attaque rebelle est à N’Djamena depuis vendredi. Samedi, elle a pu voir les armes et le matériel du Fuc saisis par l’armée et rendre visite aux 320 prisonniers de guerre détenus dans la capitale.
 
La délégation panafricaine doit rencontrer en début de semaine le président Deby, qui avait accusé la semaine dernière l’UA de faire la "politique de l’autruche" et de ne pas dénoncer l’implication soudanaise.
 
Parallèlement, le sous-secrétaire d’Etat américain aux Affaires africaines Donald Yamamoto (à gauche sur la photo) est attendu lundi pour une visite de deux jours à N’Djamena, où il doit tenter de trouver un compromis dans le conflit qui oppose la Banque mondiale (BM) au Tchad sur la gestion de ses ressources pétrolières.
 
Selon l’ambassade des Etats-Unis, l’émissaire américain doit y rencontrer le chef de l’Etat, qui a menacé de fermer fin avril les vannes du brut de Doba, dans le sud du pays, si la médiation américaine échouait et la BM ne débloquait pas les pétrodollars tchadiens qu’elle a gelés.
Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article