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ACAP Bangui, 3 mai 2006 - Le Ministre des Postes et Télécommunications, chargé des nouvelles technologies, M. Fidèle Gouandjika a reconnu mercredi 3 mai 2006 au cours d’un point de presse que le raccordement des opérateurs de téléphonie mobile sur le Gateway unique international n’est pas « encore au point ».
M. Gouandjika a rejeté ce « désagrément » sur les opérateurs privés et aussi la Société Centrafricaine de télécommunications (Socatel) qui n’ont pas fourni à temps le volume de leur trafic nécessaire au redimensionnement de la bande passante.
« Si les opérateurs avaient donné des chiffres réels sur les appels entrant et sortant, on n’aurait pas connu ce désagrément », a justifié le ministre.
Depuis le 27 avril 2006, date du lancement du Gateway unique international, les opérateurs de téléphonie mobile tels que Nation Link et Atlantique Cellulaire (a-cell) ont connu des problèmes de communication à l’international sur leurs réseaux.
Dans un communiqué de presse, la société Nation Link s’est « désolidarisée » de la Gateway unique international, tandis que A-cell a saisi l’Agence de Régulation des télécommunications (ART), « pour qu’elle prenne ses responsabilités vis-à-vis des préjudices causés à (ses) abonnés ».
Par contre, la société Telecel Centrafrique, le plus ancien et le plus grand opérateur privé, « a opposé un refus catégorique », selon le ministre Gouandjika pour se basculer sur la passerelle internationale unique.
M. Gouandjika a expliqué que la société Telecel Centrafrique lui a officiellement notifié dans un courrier qu’elle ne pouvait pas baisser son antenne parce qu’elle n’avait pas encore de faisceaux et « a promis l’acheter d’ici le 15 mai ». Le contrat d’exploitation du Gateway unique international a été signé entre le gouvernement Centrafricain et une société norvégienne, Telenor pour une durée de trois ans.
Un décret présidentiel daté du 15 novembre 2005 dont l’Arrêté d’application a été signé le 18 avril dernier par le ministre des Télécommunications oblige tous les opérateurs des réseaux et des services autorisés de télécommunications, les fournisseurs d’accès à l’Internet et aux réseaux indépendants présents en Centrafrique à emprunter la passerelle unique de la Socatel.
Yaka/ACAP