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DEPOT DE BILAN D'UN PAYS AFRICAIN

OBSERVATOIRE CENTRAFRICAIN DE LA BONNE GOUVERNANCE: Centrafrique : Défis et perspectives pour une bonne gouvernance. ACTE II. DEPOT DE BILAN D'UN PAYS AFRICAIN.
(Communiqués 11/07/2005)


Au terme du processus électoral que vient de connaître notre pays, l’OCBG a jugé nécessaire de livrer ses premiers critiques et commentaires sur le nouveau paysage politique du pays tel qu’il se présente actuellement. D’autres suivront en fonction de l’actualité socio-économique et politique du pays quand les situations l’exigeront.

Le Président François BOZIZE vient d’être proclamé vainqueur des élections présidentielles avec en prime, une majorité absolue à l’assemblée nationale. De quoi gérer son quinquennat avec quiétude faute d’une opposition représentative au parlement. Allons nous assister à une assemblée monocolore comme au temps des partis uniques où toute voix discordante même de l’intérieur du système était considéré comme un sacrilège?



Quelle sera la physionomie de la nouvelle assemblée où malgré l’écrasante victoire de la Convergence Kwa na Kwa, on note une absence quasi-totale des leaders d’opinion tels GOUMBA, POUZERE, TCHANGAYE, GABIRAULT, MALENDOMA, LANGADJI, PINGAMA, pour ne citer que ceux là dans leurs partis respectifs.



Dans une démocratie, à fortiori pluraliste, les engagements pris par l’Etat après parfois des joutes oratoires à l’assemblée ne peuvent qu’être constructifs et aider le gouvernement dans sa tâche. La plupart de temps, les bonnes décisions ne naissent qu’à partir d’analyse des approches bien que divergentes au départ finissent par donner une synthèse aboutissant à des bonnes résolutions.



C’est dire que l’opposition des idées et même les contradictions sont nécessaires en démocratie et servent de garde-fou pour une bonne gestion d’un pays. Une véritable démocratie a besoin d’une opposition forte, mais aussi responsable.



Ne nous voilons pas la face, personne ne peut dire que les élections actuelles se sont déroulées dans la transparence. Qu’adviendra t’il alors des résolutions du dialogue national au sujet de la formation des partis politiques où ne peuvent se maintenir que ceux ayant dépassé 5% de l’électorat au niveau national?



Sur quels critères avait on définit ce seuil de 5% surtout que certains partis politiques n’ont pas présente de candidats à toutes les élections et que la Convergence grand vainqueur des élections actuelles n’est pas encore un parti politique légalement constitué?



Le véritable danger qui guète notre pays est de voir les résolutions du dialogue national vider de leur substance et qu’on arrive à changer de constitution chaque fois qu’un nouveau régime se met en place.



On ne peut dans les conditions actuelles parler du regroupement des partis politiques sur la base des recommandations du dialogue national. On aboutira jamais au résultat escompté tant les jeux ont été faussés dès le départ.



L’intervention de la communauté internationale (notamment la France et la CEMAC) a permis d’apporter la stabilité au pays pendant la transition ayant conduit aux élections. Il n’en demeure pas moins que l’implication grossière de certains pays dans le processus électoral de notre pays est critiquable..



A quoi ça sert d’organiser des élections qu’on veut transparente quand tout est mis en œuvre par cette même communauté pour favoriser un camp : les dessous des accords de Libreville et de Brazzaville en disent sur la sociologie politique de notre pays.



Que penser d’un pays aussi riche que le nôtre avec les potentialités qu’on lui connaît (faune, richesse minière, terre fertile etc.) et qui malheureusement n’arrive pas à assumer ses dépenses régaliennes (salaires, bourses, pensions) ?



Est-ce normal que l’on tende toujours la main à l’extérieur qui en retour nous impose ses conditions qui finalement feront de notre pays un vassal ?



Le bilan de la transition consensuelle quoique diversement appréciée par les acteurs voire les observateurs de la seine politique centrafricaine a tout de même permis l’organisation des élections dont François BOZIZE en est le vainqueur. Disposant d’une large majorité à l’assemblée, nous lui souhaitons d’asseoir un véritable programme politique tenant compte des aspirations du peuple centrafricain tant meurtri par des crises ces dernières années.



Martin ZIGUELE dans la mesure où il a pris acte de la décision de la CEMI et a accepté les résultats, on comprend mal l’intérêt d’introduire un recours en annulation de ces élections. Tournons définitivement la page et préparons nous soit dans l’opposition soit dans un gouvernent de coalition à oeuvrer ensemble dans l’intérêt du pays. Ne cherchons pas de contestation inutile qui outre n’apportera rien, mais peut être source de déstabilisation future.



Le Chef de l’Etat sera jugé par les actes qu’il posera dans les prochains jours, déjà à travers la formation de son gouvernement, puis par la suite par le programme qui sera mis en place pour s’attaquer aux difficultés récurrentes que connaît le pays tant en ce qui concerne l’économie que dans le domaine de la sécurité.



Pour cela, le Chef de l’Etat peut se faire violence sur lui-même en s’entourant des compétences même au dé-là du cercle de ceux qui l’ont élu pour travailler dans l’intérêt du pays.



Ce qui compte en pareilles circonstances, c’est le bilan qu’il aura à présenter à la fin de son mandat. S’il est positif, ses partisans actuels seront les premiers à l’en féliciter et personne n’aura à lui reprocher de s’être entouré d’une bonne équipe et ce, en travaillant avec tout le monde.



A PEINE INVESTIS , chaque Ministre vaque à ses occupations tout en essayant de prendre ses marques, Voilà la phrase que le Centrafricain ne souhaite plus entendre qui vient va va non seulement faire vasciller le gouvernement d’ELIE DOTE et remettre en cause les réelles capacités de nos gouvernants à régler définitivement la problématique voire l’épi centre de tous les maux centrafricains :



1-La réelle capacité de l’Etat a faire face à ses dépenses de souveraineté



2-Quelles stratégies différenciées mettre en exergue pour inciter les bailleurs de fond à injecter de l’argent frais dans le circuit traditionnel commercial Centrafricain ?



La multiplicité des grèves des enseignants fonctionnaire, retraités et militaire en gestation constituera un premier test en grandeur nature pour le régime en place avec la bénédiction de MASSI et de NGOUPANDE les deux seuls ténors invités pour l’instant à servir le programme édifier de DOTE SUR UN Grand PLATEAU DORE…



PATASSE lors de son investiture en 1993 disait ceci : « à partir d’aujourd’hui, je n’appartiens plus ni à ma famille, ni un parti, ni à une ethnie, je suis le président de tous les centrafricains ». Malheureusement par ses actes tout le long de son mandat, il a démontré le contraire de ce qu’il a prôné.



L’Observatoire Centrafricain de la Bonne Gouvernance (OCBG) souhaite bonne chance au président BOZIZE, et que cet exemple ci-dessus l’édifie dans sa démarche durant son mandat.



Ce sera le défi à relever pour que le pays augure des bonnes perspectives pour son développement.

Un pays financièrement et économique faible est un pays instable politiquement.

Un Pays politiquement instable est un pays en proie à l’insécurité totale,



ATTENTION !!! Ne franchissons oint la zone celle des erreurs du passé de l’Ange Noir qui se prenait pour le démocratiquement élu et qui était loin des attentes de ses gouvernés.



Tout travail mérite salaire...seul moyen efficience de stopper la corruption étatisée dans notre pays...et de sauver des plusieurs centaines de vies qui attendent des soins médicaux, une simple soupe pour un enfant malade,l'achat du pétrole pour le professeur qui va corriger les examens...



LES 100 JOURS DU GOUVERNEMENT D'ELIE DOTE DEVRONT NOUS ORIENTER CLAIREMENT SUR LA MÉTHODE PERMETTANT A NOTRE PAYS DE FAIRE FACE A CETTE PROBLEMATIQUE DE PAYER LES FONCTIONNAIRES A TERME ECHU ET DE L'INSECURITE GRANDISSANTE DANS LE NORD DU PAYS.





BON COURAGE !!!



LU CE RAYMOND BOMONGO

OBSERVATOIRE CENTRAFRICAIN DE LA BONNE GOUVERNANCE
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