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LE C.S.A.D.N REAGIT A L'APPEL DE L'UNION DES FORCES REPUBLICAINES UFR

LE C.S.A.D.N. REAGIT A L'APPEL DE L'UNION DES FORCES REPUBLICAINES (UFR)




Le Dialogue National tant réclamé par la Communauté Nationale et Internationale, tenu à Bangui du 09 septembre au 27 octobre 2003 a décidé de la mise en place d'un mécanisme de suivi et d'évaluation qui devrait être la mémoire vivante de ce forum qui a regroupé au moins quatre cents (400) délégués. Cette structure dénommée Comité de suivi des Actes du Dialogue National (CSADN) n'a nullement pour mission de se substituer aux autres institutions ni la prétention d'être le gendarme de la République.
La mission première du CSADN est de veiller au respect de l'esprit du Dialogue national et à l'exécution de ses différentes recommandations dans tous les domaines. Ces recommandations engagent tous les acteurs de la vie nationale (pouvoir publics, partis politiques, forces sociales, économiques, forces de sécurité et de défense….) et s'imposent à tous, sans distinction.
Par ailleurs, le Dialogue national a mis un accent particulier sur le dialogue et la concertation permanente afin de mettre un terme aux conflits armés, de recréer un climat de concorde, de paix et de sécurité dans le pays.
Une parfaite exécution de ces recommandations devrait permettre au pays de se remettre sur la voie de la recommandation nationale, de l'unité, du progrès et du développement. C'est ce à quoi le CSADN s'est attelé pendant la période de transition e continue de le faire jusqu'à ce jour.
Avec les élections présidentielle et législatives de mai 2005 qui ont consacré le retour de notre pays à l'ordre constitutionnel, la vie semblait reprendre normalement son cours car toutes les institutions ont été mises en place.
Malheureusement, depuis la fin de l'année 2005 le climat sécuritaire s'est considérablement dégradé. Ce qui semblait être des actes isolés des coupeurs de route et des bandes armées non identifiées dans nos provinces s'est finalement révélé comme étant aussi les œuvres des bandes armées et organisées.
En effet, dans un appel intitulé « Appel à opposition centrafricaine et à la société civile » réf.007-04-06/COOR/HCNR/C-COM-FORCES-REP du04 avril 2006 rendu publique sur l'Internet, le Lieutenant Florian Ndjadder-Bedaya, Secrétaire général de l'UFR a fait à sa manière l'analyse de la situation du pays sur le plan politique, militaire, social et économique pour justifier son opposition armée.
Le CSADN cité à plusieurs reprises dans cet appel voudrait relever un certain nombre d'incohérences et d'amalgames qui risqueraient d'entamer sa crédibilité et sa neutralité si ses membres continuent d'observer le silence.
1-Le CSADN ne saurait se déjuger en appelant à la tenue d'un autre Dialogue National alors qu'il exhorte sans relâche à la mise en œuvre effective des Recommandations issues du Dialogue National auquel toutes les sensibilités nationales ont pris part et dont le taux d'exécution atteint à peine 15%.
C'est dans le souci de la recherche des possibles solutions au problème d'insécurité qui se pose avec acuité dans notre pays que le CSADN a fait le tour des forces vives. Le CSADN n'a donc pas exigé des négociations entre le Président Bozizé et les Rebelles même si le CSADN croit en la vertu du dialogue. Le CSADN s'est plutôt fait le devoir de répercuter aux plus Hautes Autorités les préoccupations de l'ensemble des forces vives.
2-Le CSADN note malheureusement que l'UFR évoque les Recommandations du Dialogue National à des fins contraires à l'esprit du Dialogue National repris dans la Constitution qui condamne fermement la prise du pouvoir par les armes et qui prône le dialogue comme moyen de résolution pacifique des différents. L'UFR ne peut à la fois appeler au dialogue et prôner la violence, facteur de conflits.
3-Le CSADN ne saurait s 'inscrire dans une démarche visant à remettre en cause les institutions de la République régulièrement et démocratiquement mises en place.
4-Le CSADN tient à préciser qu'il plaide pour un dialogue permanent et pour la tenue d'une concertation sur la question de la sécurité de notre pays mais pas pour la tenue d'un Dialogue National bis qui n'apporterait rien de nouveau aux diagnostics exhaustifs et aux solutions déjà proposées en 2003.
C'est pourquoi, le CSADN exhorte l'ensemble des forces vives de la nation et l'opposition armée à revenir dans le cadre défini par le Dialogue National car toute autre alternative serait dangereuse pour la paix et la stabilité notre pays.

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