Au début du mois de mars 2006, le Premier Ministre Elie Doté a, par arrêté n°13 créé un comité technique paritaire chargé d'étudier les possibilités d'un déblocage des salaires et d'évaluer le coût des arriérés antérieurs des Fonctionnaires.
L'article 2 de l'arrêté n° 13 du 3 Mars 2006 confie au comité technique paritaire, la mission d'étudier et d'évaluer les effets financiers des avancements en classes et échelons des fonctionnaires et agents de l'Etat, de faire des simulations de coûts de ces effets financiers, de proposer au Gouvernement des mesures nécessaires tendant à la prise en compte du déblocage des salaires suivant la capacité financière de l'Etat, de suivre et coordonner le processus des déblocages des salaires et d'évaluer les arriérés de salaires des deux précédents régimes.
Le comité technique paritaire ne peut mieux effectuer cette mission étendue qu'avec l'aide de l'Office National d'Informatique (ONI) et du ficher unique en République Centrafricaine ( FURCA).
En effet, selon des sources concordantes, les membres du comité technique paritaire s'étaient réunis le 10 Mars 2006 pour mettre en place leur bureau et élaborer un plan d'action pour chaque commission.
Les travaux de cet organe ont réellement commencé le 14 Mars 2006 grâce à un décaissement de 1.500.000 Fcfa qui a permis d'acheter des fournitures et rembourser les frais de transport aux membres.
Depuis un certains temps, les travaux en commissions sont bloqués parce que le trésor public n'a pas réussi à mettre à la disposition des commissaires les 3. 500 000Fcfa autorisés par le locataire de la primature pour le fonctionnement du comité technique paritaire.
Ces difficultés financières n'ont pas permis à la commission technique paritaire de fournir les consommables et autres matériels à l'ONI et au FURCA en vue d'obtenir les informations fiables sur la situation de carrière et des arriérés des salaires des fonctionnaires et agents de l'Etat.
Les membres de cet organe provenant des syndicats commencent à s'inquiéter parce que la base fait des pressions sur eux pour obtenir les conclusions de leur mission.
Au rythme où se déroulent les travaux au niveau du comité technique paritaire et devant la tension des trésoreries que connaît le trésor public, il faut avouer que le déblocage des salaires des fonctionnaires et agents de l'État n'est pas pour demain.