Le lundi 29 mai 2006, à 5 heures du matin, l'ancien chef de Cabinet du Vice président de la République, M. Claude Yabanda a été soustrait de la prison Section des Recherches et d'Investigations (SRI) pour le Parquet du Tribunal de Grande Instance de Bangui.
A 6 heures, le Doyen des Juges d'instruction, le Magistrat Alain Tolmo l'a auditionné puis l'a placé sous mandat de dépôt à la maison carcérale de Ngaragba.
Sa sœur, Mme Wazoua, qui lui amenait le petit déjeuner à 6 heures 30 minutes était surprise d'apprendre que son frère Claude Yabanda était extrait de la SRI et conduit au Parquet.
Elle prit soin de contacter les avocats de Claude Yabanda, notamment Maîtres Barthélemy Morouba, Albert Panda et Déba qui se sont rendus automatiquement au Parquet pour s'informer au sujet de leur client.
Au Parquet, ils ont été informés que le Doyen des Juges d'instruction M. Alain Tolmo était parti à Nola.
Selon les indiscrétions d'une autorité militaire, M. Claude Yabanda a été extrait sous ordre. Déjà au sein des défenseurs des droits de l'homme, des voix s'élèvent pour déplorer le fait que ce détenu soit extrait à pareille heure et auditionné dans la précipitation sans la présence de ces conseils.
Par ailleurs, il y a lieu de s'interroger sur la brusque absence du Doyen des Juges de Bangui après cette audition. De sources concordantes proches de la prison de Ngaragba, on signale que, Claude Yabanda a subit des traitements inhumains. On lui a même rasé ses cheveux. Ce qui est contraire quant au respect des droits humains.