Bangui sollicite l'assistance militaire de la France (Centrafrique-Presse 28/04/2006)
Bangui, 28 avril 2006 (PANA) Le gouvernement de la Centrafrique a sollicité mercredi l'assistance de la France dans la surveillance de ses frontières à la suite de la récente violation de son espace aérien par un avion non identifié, a appris la PANA de source officielle.
Dans un communiqué diffusé mercredi par la radio nationale, le ministère de la Défense justifie cette demande par l'arrivée sur l'aérodrome de Tiringoulou (1.048 au nord de Bangui) d'un Antonov qui aurait débarqué "une cinquantaine d'hommes en armes" avant de décoller "pour une destination inconnue".
Bangui a également demandé au contingent militaire de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (CEMAC) présent en Centrafrique d'intensifier ses patrouilles dans cette région où de nouveaux renforts ont été acheminés, indique le même communiqué.
Par ailleurs, le gouvernement affirme son "soutien complet à un président démocratiquement élu par le peuple tchadien" ainsi que son "refus de se laisser entraîner" dans le conflit opposant "la République soeur du Tchad et les rebelles qui veulent renverser le président Idriss Déby".
Cette réaction du gouvernement centrafricain intervient une semaine après sa décision de "fermer jusqu'à nouvel ordre" la frontière avec le Soudan, suite à une incursion des rebelles tchadiens du Front uni pour le changement démocratique (FUC), qui ont attaqué N'Djamena, la capitale tchadienne, le 13 avril dernier.
Au lendemain de cette décision, Bangui avait dépêché dans la région de Birao (1.087 km au nord de Bangui), frontalière avec le Soudan, des éléments des Forces armées centrafricaines afin de veiller à son application.