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QUELQUES STRATEGIES DE RELANCE ECONOMIQUE

Société: Quelques stratégies de relance éCONOMIQUE

 


Actualités "Quelques stratégies de relance économique

A quand la fin de l’interminable crise économique qui, si durement, frappe les pays africains depuis des décennies ? « Est malin, qui peut y répondre » dira t-on. J’ajoute pour ma part qu’ « est audacieux  qui voudrait y répondre » ou plutôt « est malheureux qui ne pourrait pas ou ne voudrait pas y répondre.»
La situation du déséquilibre économique de l’Afrique est si alarmante aujourd’hui que tout ressortissant du continent devrait en faire une préoccupation de premier ordre. L’heure n’est plus au silence pesant et coupable, complice d’actes de désorientation et de désorganisation continentales. En effet, il n’est d’aucun doute que les multiples difficultés sociopolitiques et économiques que cannaissent les pays africains sont essentiellement de deux sources majeures.
Les pieuvres méthodes des puissances internationales
D’une part et de façon malheureuse, il s’agit d’accepter l’image du plus « riche-pauvre continent» aux dires de l’économiste Congolais démocratique Lumumba-Kasongo que les grandes puissances du monde ont bien voulu faire exhiber à notre continent. C’est clair que leur frénétique désir de développement s’est réalisé au détriment de celui du continent noir. Les preuves sont encore là indélibiles que de nos jours, un pays dit en développement nanti d’un sous-sol bien fourni s’attire plus de malheur que de bonheur. Des exemples font légions où deux tendances conflictuelles se forment et s’affrontent quotidiennement afin de s’arracher la maîtrise et le contrôle du pouvoir d’Etat. C’est avec une certitude confirmée que l’on parvient toujours à déceler les sordides bras obscurs de telles ou telles puissances hors d’Afrique qui se tiennent et soutiennent l’homme national qui prête bien au flanc de leurs attentes à qui ils offrent tous les moyens nécessaires pour anéantir l’autre camp. De ce fait, il s’avère beaucoup plus sécurisant et facile de diriger un pays sans richesses naturelles qu’un pays en fourmille de peur de s’attirer tous les malheurs du monde moderne.
Le Bénin fait partie de cette catégorie de territoire sans ressources minières ou du moins dont les ressources (non exploitées certainement à cause de leur quantité limitée) ne l’exposent pas au danger des voracités économiques internationales. A ce niveau, il peut se frotter les mains ; ce qu’il ne manque d’ailleurs pas de faire  à voir son absence totale de la liste des ‘‘pays agités’’ d’Afrique. Cependant, il convient de noter que cette absence de «  vermine interne au fruit » béninois ne l’a guère épargné du développement d’un sous-dévelopement quasi entretenu par la classe dirigeante, politique ou non. S’affiche à ce niveau la deuxième source ou cause des difficultés de développement de l’Afrique, celle des « prédateurs endogènes  de l’économie nationale».  
Les prédateurs endogènes de l’économie nationale
                
« Nous sommes nous-mêmes les fossoyeurs de notre propre système économique » disait un politologue africain pour en fait donner raison à l’auteru français Gustave Le Bon qui disait dans son ouevre Hier et demain : Pensées brèves que «c’est en lui-même et non hors de lui-même, qu’un peuple doit rechercher les causes de sa grandeur ou de sa décadence. » Il nous revient donc de reconnaître notre part de responsabilité dans le malheur qui s’abat avec persistance sur nos pays. Indépendamment du rôle de catalysation du déclin économique de l’Afrique que perpètrent les grands pays du monde tel que brossé plus haut, il existe aujourd’hui une majorité absolue de citoyens dont les œuvres concourent consciemment ou inconsciemment à la chute du continent. De la ville à la campagne, ils sont là dans l’attente d’une opportunité qui les hisserait à un poste de responsabilité, seul gage possible d’un enrichissemenrt rapide. Tant de piètres figures ont été nommées dans nos ministères et nos directions ou élues au sein de la représentation nationale ou locale. Les bureaux des UPC ex USPP en regorgent présentement dont la préoccupation majeure est la considération du bien public comme une propriété populaire sans propriétaire, c’est-à-dire « un ‘‘pכpã’’, un ‘‘àfù’’, un ‘‘hề k ככnu’’ ou un ‘‘kãùn’’ dont il faut se régaler allègrement à l’abris de toute interpellation. La chose publique est alors devenue une propriété livrée au dépourvu et sans défence dont il faut abuser sans crainte. Il est alors temps de faire comprendre à toutes et à tous que l’effronterie doit prendre fin. C’est à cette cause que nous devons comme le soutient l’Ivoirien Jean-Louis Billon « trouver ensemble, une plate-forme pour mettre hors d'état de nuire, les fossoyeurs de l'économie. […] Ce n'est ni patriotique ni républicain de détruire les acquis de son pays ».
Digne et honnête peuple Béninois, soit éveillé et vigilant, uni et décidé à barrer la route cette fois-ci pas à l’envaillisseur mais aux prédateurs endogènes de notre système économique. Engage toi à perpétrer cette lourde et combien difficile mais pas impossible tâche déjà amorcée sous le Président Kerekou où "des magistrats fossoyeurs de l'économie nationale ont été arrêtés et jugés pour avoir détourné des fonds consacrés uniquement aux dépenses entrant dans la réalisation des enquêtes et rédaction des mémoires des différentes affaires criminelles dans les tribunaux du pays", (Adjinakou, Avril 2005). Mes frères et sœurs, engageons nous auprès du nouveau Pésident Yayi Boni pour que le Bénin puisse dans quelques années se compter parmi les pays émergeants du globe à l’instar de la Chine, de l’Inde, du Pakistan ou de la Côte d’Ivoire d’entan. Efforçons nous de joindre enfin les actes aux paroles comme nous le conseillait Montaigne : « c’est une belle harmonie quand le faire et le dire vont ensemble. » Surtout n’oublions pas que « ce sont les petits ruisseaux qui font les grandes rivières. » Changeons nos mentalités. Re-investissons les bonnes manières que nous avaient léguées nos ancêtres en requérant l’honnêteté, la franchise et l’egagement à cause nationale tel que firent Bio Guerra, Béhanzin et Kaba. Supprimons nos égoïsmes et « travaillons la main dans la main pour construire notre pays», car c’est sur nous que repose le développement économique de la nation. Sans nous, maille de la société profonde l’œuvre du gouvernement ne sera qu’un leurre.
Aux membres du gouvernement béninois et des services d’Etat du Bénin
L’œuvre de redressement économique s’avère astreignante à tous les citoyens du pays. Cela suppose des sacrifices comme je le disais tantôt. Alors inspiré par et en appui à l’initiative de la société civile béninoise dirigée par Madame Madougou pour assister la SENA en difficulté financière lors des dernières élections présidentielles, je viens de découvrir un patriotisme nationaliste à la manière américaine dans mon pays qui réchauffe vraiment les cœurs. L’expression de la volonté de relever un défi qui paraissait insurmontable demeure un atout dont on pourra aisément exploiter désormais les avantages, pour vu que les responsables à divers niveaux fassent preuve du même engagement patriotique et de la sincérité professionnelle.  
A cet effet, voici quelques suggestions que je voudrais porter à votre attention pour considération. Dans mon article du 10 avril, j’avais proposé l’idée de la création d’un Collège des Anciens Présidents du Bénin. Je réhitère ma pensée en affirmant qu’elle pourrait contribuer à la réussite de tout de développement endogène. D’abord de par leur carisme social, politique et relationnelle, chacun des anciens présidents contribuerait à la résolution de toute difficulté inhérante qui deviendrait un casse-tête au gouvernement en place. Le respect de leur droit d’aînesse pourrait faciliter toute entreprise de négociation qu’ils mèneraient grâce à cette richesse socio-culturelle africaine « où nulle [selon la confirmation de Thierry Michalon] ne saurait contester les arbitrages issus de la palabre des anciens.» 
Le collège pourrait de ce fait loger dans un bureau ou il se rendrait un certain nombre de fois par mois afin d’analyser les questions brûlantes du pays en vue d’aboutir à des propositions de solutions de sortie de crise. Ou alors peut lui être confié un rôle spécifique de conseiller à un tel ou tel organisme d’Etat. Bref, le collège doit pouvoir être consulté quotidiennement pour affermir l’efficacité de sa fonction.
« Aux grands maux les grands remèdes » dit-on. Alors à la grande crise socio-économique du Bénin, il s’impose des mesures draconiennes pour des résultats probants à court, moyen ou long terme. C’est pour cela que j’aimerais inviter les dirigeants béninois de toutes les institutions d’Etat à un sacrifice de deux à trois ans comme l’avaient expérimenté les membres du gouvernement canadien de la gauche dans la redoutable crise économique qui secoua leur pays en 1989. Il s’agit de réduire les dépenses de l’Etat par la diminution des traitements accordés aux autorités nationales : qualité moins chères des voitures alouées, baisse des indemnités et des frais d’entretien, réduction des salaires politiques pendant la période déterminée quitte à faire quelques rappels lorsque l’économie redevient resplendissante. Soyez convaincus que l’application de ces mesures ne tardera pas à avoir d’effet sur la relance du développement. Le gouvernement pourra alors sévèrement punir ceux qui tenteraient de prendre ces mesures de travers en osant tout entreprendre pour extirper en leur seul profit les biens mis à leur disposition pour l’épanouissement du peuple.
De même, en vu de faire participer tous les citoyens du pays à la tâche de reconstruction et 
de promotion nationales, j’aimerais lancer un appel solennel aux membres du gouvernement et au président 
 
Yayi Boni pour qu’ils analysent l’idée de la contribution des Béninois de l’extérieur à la réalisation de projets de développement au Bénin. Il s’agira de déterminer un projet dont le coût aura été étudié et évalué et dont l’entière exécution serait laissée à leur charge. Ainsi sous la supervision du ministère des Béninois de l’extérieur les ambassades pourront coordonner les collectes et les transfers des fonds avec si possible la pubication des acquis sur un site d’internet « pour raison de bonne gouvernance ». Nombreux sont des hommes qui aiment qu’on parle de leurs bienfaits et qui seraient très ravis de voir leurs noms collés à quelque chose qui pourrait semer de la joie dans des cœurs et faire renaître de l’espoir.    
C’est également la confiance que me donne ce geste symbolique mais combien grandiose posé par le peuple à un moment critique de son histoire qui me permet de penser que le problème de salubreté pourrait se résorber tout au moins dans nos ville. Il suffit de solliciter la participation active des opérateurs économiques nationaux ou étrangers dans notre pays par l’octroi des moyens dont ils disposent pour que les mairies se dotent de véhicules qui pourraient aider à évacuer les tas d’ordures qui jonchent nos rues et ruelles. Les communes pourraient assurer le fonctionnement de la logistique de telles entreprises en offrant la main-d’oeuvre à obtenir dans les quartiers de ville appuyés par les maigres ressources de la voirie et le tour serait joué. L’assainissement urbain ne serait alors plus qu’une question de programmation par-à-coup.
Pour finir, j’aimerais inviter mes frères et sœurs béninois et aussi africains à méditer ces quelques lignes extraites de l’œuvre Hier et demain : pensées brèves de Gustave Le Bon :
            1- La force des peuples modernes dépend de moins en moins de leurs gouvernants. Elle se compose surtout d’une addition de millions de petits efforts individuels. Un pays devient grand lorsque tous ses citoyens travaillent à sa grandeur. Son déclin est rapide quand il abandonne à l’État les initiatives et les responsabilités.

            2- Les succès d’un peuple sont dus aujourd’hui moins à la valeur de ses gouvernants, ou même de ses élites, qu’à cer­taines qualités, secondaires possédées par la majorité des citoyens.
A bientôt.

Bani NINGBINNIN, Ph. D

Lafourche Parish School System

Thibodaux, Louisiana, 70301 – U.S.A.

Tel: 985 446 6116

         
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