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26 avril 2007 4 26 /04 /avril /2007 15:51
Compatriotes et Amis,
 
Depuis longtemps dans ce pays, nous assistons toujours à ce genre de mascarade, des personnalités qui se tiraillent les unes des autres pour être à la cour du président en perdant tout honneur et dignité.
Jadis, depuis Bokassa, cette situation se perdure et y a donc lieu pour les lecteurs avertis de se méfier de certaines déclarations qui sont faites ici ou là, et qui ne correspondent pas toujours à la réalité.
 
Ce qui est sûr, c'est qu'aux yeux du "maitre", elles apparaissent pour de vrais fidèles. Plus " Bozizistes qu'eux tu meurs". Pourtant, c'est eux qui livreraient les secrets du sérail. Le business compterait plus à leurs yeux que la satisfaction des attentes du peuple centrafricain.
 
Nommé, maintenus depuis le 15 mars 2003, l'entourage du président se croirait inamovible, et se la coule douce, au mépris de la populace qui peine à trouver quotidiennement, de quoi mettre sous la dent. Le fait est que ce n'est pas n'importe qui, qui fait partie du dispositif présidentiel. Il s'agit surtout et avant tout des parents, des amis de la convergence KNK, de la rébellion etc... Des gens en quête de mangeaille, de sensation, des villas cossues et de rutilantes mécaniques. Ils auraient sans doute tous les portefeuilles lourds, on ne sait trop comment !
 
Tous ces gens vivent coupés du reste du pays ' des véritables extras terrestres", on dirait ! Ils feignent tous d'ignorer totalement les problèmes des populations : la survie et la sécurité.
Un petit coup d'oeil à leur passage suffit pour se rendre compte qu'ils adorent pour la plus part vivre en "vas clos" et affichent toujours une indifférence complète, une supériorité déconcertante vis à vis des autres, considérés comme " des moins que rien". Ils détiendraient des billets craquants qu'ils gagnent par des missions à l'étranger qui, bien souvent ne rapportent rien de spécial à l'Etat, comme à l'époque de "certains".
 
De fait, ils s'érigent systématquement en donneurs de leçons, en seuls "hommes du président". Alors qu'ils sont incapables de lui dire que le peuple a faim. Des hommes et des femmes qui savent se cacher le visage avec des feuilles touffues. Singerie!
 
Par contre, ils sont des "as" pour ce qui est de distiller du venin sur les autres compatriotes qui s'évertuent pour le pays et qui par patriotisme, n' hésitent jamais de rappeler au Président de la République, les attentes des populations.
 
Ces prédateurs ne perdent rien pour attendre, les centrafricains les connaissent et les placeront le moment venu sous les projecteurs, afin qu'ils soient devant le fait accompli, s'ils ne font pas amende honorable en se rachetant.
 
Aider le Président de la République à mieux diriger, c'est savoir lui indiquer les compétences qu'il faut, qu'elles soient à sa gauche ou sa droite, peu importe ! Aider le Président, c'est être capable de l'amener à consolider l'unité nationale à travers le dialogue, et sur la répartition équitable des richesses du pays.
 
Pour reprendre l'expression un peu caricaturale de BOUYOS Grace, " la Centrafrique se meurt" et elle se meurt à tous les niveaux. Des niveaux sans cesse amplifier par l'incompétence et la gestion patrimoniale de l'Etat et de la chose publique.
 
Tous les jours, toutes les fins de mois, des fonctionnaires et enseignant se bousculent au portillon du Trésor Public dès les premières de la matinée aux nouvelles du paiement des salaires. Certains sont épuisés, d'autres fatigués d'attendre leur dû de 2006 en attendant celui de 2007 ont quelque fois des mots assez édifiants " A quand la fin de notre calvaire ? Les fonctionnaires et agents de l'Etat souffrent le martyre en République Centrafricaine. Qui va mettre un terme à tout cela ?
Les salaires, toujours les salaires qui se paient à compte goutte et s'étendent sur plusieurs jours. Quelle souffrance ? Quelle misère ? ".
 
Ce cri de détresse est le drame que vivent régulièrement les fonctionnaires de l'Etat. C'est une véritable tragédie pour ces derniers. Beaucoup y laissent leur peau et les régimes qui se succèdent depuis, n'ont rien fait pour résoudre cette situation.
 
Comment faire pour trouver la solution à cette pandémie, si l'expression m'est permise, celle de la lutte pour le paiement régulier des salaires ?
Tout part, par une reelle volonté politique, celle de trouver les voix et moyens pour y parvenir en se faisant violence dans le bon sens du terme. Tout cela passe aussi par une réforme de l'Etat et des institutions financières. J'y reviendrai sans doute très prochainement sur le sujet.
 
Freddy BENINGA
 


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Published by BOMONGO Lucé Raymond - dans REGARDS CROISES DE LA DIASPORA
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