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5 février 2013 2 05 /02 /février /2013 20:01
Les accords de libreville II sont inappropriés à la République Centrafricaine. Les juristes s'interrogent sur le mobile de l acceptation d' un avocat si compétent "Nicolas Tiangaye "de prendre la tête d' 'un gouvernement qui ne pourra pas faire grand chose avec des gens inexpérimentés et qui ne pourront disposer de moyens financiers nécessaires pour réaliser les projets phares de ce gouvernement. Depuis ce matin,le premier Ministre a finalement accepté sa prière couleuvre, le gouvernement Tiangaye I est Dans la précipitation les Ministres ont été surpris d' apprendre que c est encore, lui BOZIZÉ qui doit désigner les directeurs de cabinets de chaque Ministre. La réaction de SELEKA ne s 'est pas faite attendre. Annulation des passations de services entre les Ministres. La RCA n'a jamais connu une ignominie pareille et le paroxyme d' irritabilité a atteint le degré maximal. Qui a dit que la paix eT revenu en Centrafrique ment!
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2 janvier 2013 3 02 /01 /janvier /2013 19:20
Le couperet est tombé ce midi, BOZIZÉ François Président limoge BOZIZÉ Francis secrétaire d' état à la défense.Dans cette ambiance mortuaire qui règne depuis la présence de SELEKA aux portes de Bangui, les multiples défaites de l armée Centrafricaine face aux rebelles de SELEKA ont provoqué le limogeage du chef d' état major Guillaume Lapou. D autres ministres proches des musulmans ou rebelles sont aussi dans le collimateur de BOZIZÉ. Wait & see
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24 septembre 2008 3 24 /09 /septembre /2008 22:12

Quand François Bozizé veut s'assurer à lui-même et à ses sbires une impunité totale

Nous publions l'intégralité de la lettre que le maître de Bangui a adressée le 1er août dernier au Secrétaire Général des Nations Unies pour le berner de la compétence des juridictions centrafricaines à connaitre des crimes odieux et crapuleux commis et par sa soldatesque et par les groupuscules armés opérant au nord du pays. Tirez vous-même les conclusions qui s'imposent.



Quand François Bozizé veut s'assurer à lui-même et à ses sbires une impunité totale

LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE
CHEF DE L'ETAT UNITE - DIGNITE – TRAVAIL



Bangui, le 01 Août 2008

Monsieur le Secrétaire Général,

Depuis plus d'une décennie, la République Centrafricaine vit au rythme des mouvements politico-militaires multiformes qui ont sapé les bases fondamentales de son unité nationale et mis à néant son économie, menaçant la paix et créant l'insécurité sur une bonne partie de son territoire.
La paix n'ayant pas de prix, le Gouvernement a inlassablement multiplié les efforts pour permettre à la République Centrafricaine de retrouver la stabilité, la paix non par les armes, mais par la voie du dialogue et de la concertation mutuelle permanente.

C'est ainsi qu'un Accord de Paix que le peuple centrafricain salue et considère comme une dernière chance pour notre pays de retrouver définitivement la paix et la stabilité a été signé à Libreville sous l'impulsion du Président de la République Gabonaise, Son Excellence, EL ADJ OMAR BONGO ODIMBA le 21 juin 2008 entre le Gouvernement et les différents mouvements politico-militaires opérant sur le territoire national.

L'article 2 de cet Accord préconise la promulgation d'une loi d'amnistie générale à l'endroit des militaires, des combattants et des civils des mouvements politico-militaires que sont, l'APRD, le FDPC et l'UFDR pour des crimes et délits poursuivis devant les juridictions nationales centrafricaines à l'exception des crimes relevant de la compétence de la Cour Pénale Internationale.
Le Gouvernement Centrafricain tient à réaffirmer devant l'opinion nationale et internationale qu'il respectera en toute sérénité les engagements patriotiques auxquels la souveraineté souscrit dans l'intérêt supérieur de la nation.

Toutefois, il souhaite exprimer une certaine préoccupation par rapport à la lettre du Procureur de la Cour Pénale Internationale en date du 10 juin 2008, référencée UTP/CAR/NATPROC/100608/LMO adressée au Président de la République Centrafricaine disant : « porter une attention soutenue aux actes de violences commises dans le nord de la République Centrafricaine, en particulier dans les Préfectures de la Nana-Mambéré, Ouham, Ouham-Pendé, Nana-Gribizi, Bamingui-Bangoran, Vakaga et Haute-Kotto ».

L'article 1er du Traité de Rome dispose : « il est crée une Cour Pénale Internationale (La Cour) en tant qu'Institution Permanente qui peut exercer sa compétence à l'égard des personnes pour les crimes les plus graves ayant une portée internationale au sens du présent Statut. Elle est complémentaire des juridictions Nationalesœ ».

C'est au bénéfice de cette disposition que la République Centrafricaine a officiellement saisi la CPI, le 22 Décembre 2004 sur les faits portant sur la période d'Octobre 2002 à Mars 2003, suite à l'Arrêt de renvoi de la Chambre Criminelle de la Cour de Cassation Centrafricaine du 11 Avril 2006, ce qui a abouti à la signature d'un Accord de Coopération Judiciaire entre la République Centrafricaine et la Cour Pénale Internationale le 18 Décembre 2007.

En vertu du principe essentiel de complémentarité juridictionnelle, la République Centrafricaine n'a pas encore officiellement déclarée être dans l'impossibilité de statuer sur les faits relevant de la période 2005. Bien au contraire, le Tribunal Militaire Permanente est à pied d'œuvre et il suffit de consulter les archives de cette juridiction pour s'en convaincre.

Le Gouvernement Centrafricain a toujours manifesté sa ferme volonté d'ouvrir une enquête sur les situations créées par les crises dans le nord du pays mais s'est heurté d'unProcureur de la Cour, sous contrôle des groupes de rébellion et d'autre part, par l'appui de la communauté internationale à une Loi d'amnistie générale des personnes impliquées dans ces crimes.
e part, à la difficulté d'accès aux zones citées par le
Une éventuelle mise en application des termes de la lettre du Procureur de la Cour Pénale Internationale risquerait de mettre en péril l'Accord Global au cas où, un quelconque combattant était mis en état d'arrestation de ces chefs d'accusation. Or, le Gouvernement est décidé à tourner définitivement la page dans l'intérêt de la réconciliation nationale et de la paix.

L'attachement que vous portez à la paix et à la sécurité dans le monde nous autorise à solliciter en vertu de l'article 16 du Statut de Rome, Monsieur le Secrétaire Général, d'intercéder auprès du Conseil de Sécurité des Nations Unies afin qu'une résolution soit adoptée dans le sens selon lequel les juridictions centrafricaines restent compétentes pour les faits couvrant les périodes prises en compte par les lois d'amnistie.

Veuillez croire, Monsieur le Secrétaire Général, en l'assurance de ma haute considération.

François Bozizé



Mercredi 24 Septembre
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29 janvier 2008 2 29 /01 /janvier /2008 12:00


On notera qu'à l'exception de la non reconduction de Charles Massi devenu pour le pouvoir un loup à la bergerie pouvant nuire aux prochaines élections, RAS .Sauf le retour de mon vieux frère , Yaya Cyraique Samba panza
BRAVA: à mon Beau ZAWA vrai lutteur qui va rejoindre son élève Parfait  dans le gouvernement, mon petit Cyriaque GONDA, CHRISO MEKODONGO, et bien d'autres je jeur souhaite bonne chance...
 

Bangui, 28 jan. (ACAP)- Le président Bozizé a nommé, lundi 28 janvier par décret, le gouvernement du nouveau Premier ministre Faustin Touadéra, nommé le 22 janvier dernier, a appris l'ACAP, de source officielle.


 
Onze personnalités font leur entrée au sein de ce cabinet de 29 membres, dont 4 ministres d'Etat et 6 ministres délégués.

Parmi elles, on compte Mme Bernadette Sayo, présidente de l'Organisation pour la compassion et le développement des familles en détresse (Ocodefad), association regroupant notamment les victimes de viols et autres violences enregistrés lors des conflits de 2002 et 2003.

Plusieurs ténors de la majorité présidentielle font également leur entrée au gouvernement. Il s'agit de Jean Serge Wafio du Parti démocratique centrafricain (Pdca), Cyriaque Gonda du Parti national pour un Centrafrique nouveau (Pncn), Gaston Mackouzangba du Parti de l'unité nationale (Pun) et Ambroise Zawa, du Mouvement pour la démocratie et le développement (Mdd du défunt président David Dacko).

S'agissant des partants, il convient de signaler le colonel Charles Massi, président du Forum démocratique pour la modernité (Fodem), qui quitte le ministère du développement rural, Côme Zoumara, qui abandonne le prestigieux portefeuille des Affaires étrangères et Jacques Boti, ancien syndicaliste siégeant au gouvernement depuis 2003.

Les ministères de l'Intérieur, des Finances, des Mines, de la Justice, du Plan et de la Défense nationale n'enregistrent aucun changement.

La publication du gouvernement de Faustin Touadéra intervient 6 jours après la nomination de ce dernier, censé trouver une solution d'urgence aux revendications des fonctionnaires en grève depuis le 2 janvier dernier pour réclamer des arriérés de salaires.

La liste complète des membres du nouveau gouvernement

A- Ministres d'Etat
1. Ministre d'Etat au Développement rural : Monsieur Teya Jean-Eudes
2. Ministre d'Etat au Plan, à l'Economie et à la Coopération Internationale : Monsieur Maliko Sylvain
3. Ministre d'Etat aux Mines, à l'Energie et à l'Hydraulique : Lieutenant Colonel Sylvain Ndoutingaï
4- Ministre d'Etat aux Transports et à l'Aviation Civile: Colonel Mbay Parfait Anicet

B- Ministres

5. Ministre de la Défense nationale, des Anciens combattants, des Victimes de guerre, du Désarmement et de la Restructuration de l'Armée, le Général d'Armée François Bozizé,
6. Ministre de l'Intérieur Chargé de la Sécurité publique, le général de Brigade Raymond Paul Ndougou
7. Ministre de la Famille , des Affaires Sociales et de la solidarité Nationale, Mme Pangonéndji Ndakala Marie Solange
8. Ministre de la Jeunesse des Sports des Arts et de la Culture , M. Kolingba Zanga Désiré,
9. Ministre des Finances et du Budget, M. Bizot Emmanuel
10. Ministre de la Justice Garde des sceaux, M. Maleyombo Thierry Savonarole
11. Ministre des Postes et Télécommunications, chargé de Nouvelles technologies, M. Gouandjika Fidèle,
12. Ministre chargé du Secrétariat Général du Gouvernement et des Relations avec le Parlement, M. Ngon Baba Laurent
13. Ministre du Développement du Tourisme et de l'Artisanat, Mme Sayo Bernadette
14. Ministre des Affaires Etrangères, de l'Intégration régionale et de la Francophonie , M. Kombo Yaya Dieudonné
15. Ministre de l'Equipement et du Désenclavement, M. Samba Panza Cyriaque
16. Ministre de la Fonction Publique, du Travail de la sécurité sociale et de l'Insertion Professionnelle des jeunes, M. Mackouzangba Gaston
17. Ministre des Eaux Forêts Chasses et Pêches et de l'Environnement, Mme Mboïssona Yvonne
18. Ministre de la Santé Publique de la Population et de la Lutte de contre le Sida, M. Ntelnoumbi Faustin
19. Ministre de l'Education Nationale de l'Alphabétisation de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche : M. Lalah Bonamna Bernard
20. Ministre du Commerce, de l'Industrie, des Petites et Moyennes Entreprises, Mme Epaye Emilie Béatrice ;
21. Ministre de la Communication, du Civisme, du Dialogue et de la Réconciliation Nationale, M. Gonda Cyriaque ;
22. Ministre de la Reconstruction des Edifices Publics, de l'Urbanisme et de Logement, M. Wafio Jean Serge

Ministres délégués
23. Ministre Délégué auprès du Ministre D'Etat au développement Rural Chargé de l'Agriculture, Dr. Banzokou David ;
24. Ministre délégué auprès du ministre d'Etat aux Mines, à l'Energie et à l'Hydraulique chargé de l'Energie et de l'Hydraulique, M. Mekondongo Jean Chrysostome ;
25. Ministre Délégué auprès du ministre d'Etat au Plan à l'Economie et à la Coopération Internationale, chargé de la Coopération Internationale, Mme Hassen Marie Reine ;
26. Ministre Délégué auprès du ministre de l'Education Nationale, de l'Alphabétisation, de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche chargé de l'Enseignement Primaire et Secondaire, M. Zawa Ambroise ;
27. Ministre Délégué auprès du ministre de la Défense nationale, des Anciens Combattants, des Victimes de Guerre, du désarmement et de la restructuration de l'Armée chargé du Désarmement, de la restructuration de l'Armée, des Anciens Combattants et des Victimes de Guerre, M. Bozizé Francis
28. Ministre Délégué auprès du ministre de Commerce de l'Industrie, des Petites et Moyennes Entreprises Chargé du Guichet Unique, M. Zingas Aurélien Simplice ;
29. Ministre Délégué auprès du ministre des Eaux Forêt Chasses et Pêches et de l'Environnement chargé de l'Environnement, M. Adouma Raymond

Lundi 28 Janvier 2008 - 16:11
ACAP

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24 janvier 2008 4 24 /01 /janvier /2008 11:12

Centrafrique/Politique : Faustin Touadéra nommé Premier ministre

Bangui, 22 jan. (ACAP)- Le président François Bozizé a nommé, mardi, au poste de Premier ministre M. Faustin Touadéra, recteur de l'université de Bangui, a appris l'ACAP de source officielle.



 

Centrafrique/Politique : Faustin Touadéra nommé Premier ministre
 
Maître de conférence en mathématique, Faustin Touadéra occupait le poste de recteur de l'université de Bangui depuis 2004.

La nomination de M. Touadéra intervient 4 jours après la démission de l'ancien Premier ministre Elie Doté, qui était en fonction depuis juin 2005.
 

Mardi 22 Janvier 2008 - 14:21
ACAP

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20 août 2007 1 20 /08 /août /2007 16:01
La mort au Cabinet de J. Kabila: Un suspect indexé
(L'Avenir Quotidien 20/08/2007)


* Après Samba Kaputo le 1er août, Gaston Nawej Kato’k vient d’augmenter le nombre des proches collaborateurs du Chef de l’Etat morts au cours de ce mois. * Ces décès qui ont fini par réveiller la suspicion dans l’opinion publique seraient en rapport avec un dossier extrêmement sensible qui serait traité dans ce Cabinet et qui fait des vagues. * Et le suspect est vite trouvé et assimilé à un poison dans un raisonnement purement bantou qui refuse d’accepter la mort naturelle…


La cour du chef de l’Etat, Joseph Kabila Kabange se vide. Depuis le début de ce mois d’août, la mort semble s’installer au Cabinet du président privant celui-ci des éléments de grande valeur sur lesquels il comptait poursuivre son mandat et réaliser son programme sur les cinq chantiers. Au premier jour du mois déjà, le Conseiller spécial du chef de l’Etat en matière de sécurité, le professeur Guillaume Samba Kaputo rendait l’âme, et quelque deux semaines plus tard, c’est le tour de son collègue Conseiller Principal chargé des Questions administratives et juridiques Gaston Nawej Kato’k qui le rejoignait. Ce dernier est décédé samedi le 18 août 2007 en Afrique du Sud, selon le communiqué de la présidence de la République parvenu à notre rédaction. Ce document précise en plus que la dépouille mortelle du disparu sera rapatriée à Kinshasa et qu’en attendant ce mouvement, et la publication du programme officiel des funérailles, le recueillement se fait à la résidence du défunt au Quartier Royal dans la commune de la Gombe. Le cycle des disparitions qui semble élire domicile au cabinet de Joseph Kabila est si inquiétant que l’on est en droit de se demander à qui le prochain tour. L’entourage du président de la République qui est à priori le cercle sur lequel pèsent de prime à bord des soupçons doit prendre des dispositions qui s’imposent afin de se sécuriser contre le mal qui rôde autour, à en croire certaines sources. Ces dernières sont d’avis que les cas de morts et maladies qui affectent actuellement ce milieu n’est pas le fait du hasard.

Le suspect

Au propre comme au figuré, le mal qui décime les rangs du personnel de la présidence de la République est un poison qui serait activé à la suite de quelques dossiers très sensibles que le Cabinet serait en train de traiter actuellement. Comme par ironie du sort ou malheureux concours de circonstances, les dossiers en question ont des ramifications sur la situation sécuritaire à l’Est du pays, et les avis des natifs de cette partie du pays sont suivis et analysés à la loupe par des taupes infiltrés. Ces agents à la solde de certaines puissances obscures font ensuite rapport à celles-ci qui n’hésitent pas de procéder à l’élimination physiquement des personnalités qui voguent contre ce courant. C’est du moins la rumeur persistante qui a couru le lendemain de la disparition du professeur Guillaume Samba Kaputo et qui tend à se vérifier avec la mort de Gaston Nawej aujourd’hui. Si pour le second, la thèse de l’empoisonnement n’est pas encore profondément ancrée dans l’opinion publique, d’autres informations sont par contre catégoriques quant à la cause du décès de Samba Kaputo. Des sources qui s’appuient sur les révélations de l’interrogatoire soumis aux cinq collaborateurs les plus proches de feu Samba Kaputo, prétendent que celui-ci est mort par poison. Aussitôt ce mal diagnostiqué, les sources renseignent que le patient aurait suivi un traitement à base d’un antidote fourni par une connaissance de l’une de ces cinq personnes avant que son état ne se détériore et l’évacuation vers l’Afrique du Sud. Si cette thèse redoutée se confirme, la crainte de voir des assassinats politiques embrasser d’autres sphères de la vie nationale est à la mesure des problèmes sur l’insécurité à l’Est qui prend finalement des allures semblables à une équation à multiples inconnues, insoluble mais aussi à un dilemme.

Les reproches

La plupart des différentes considérations se rapportent plus sur le cas Samba Kaputo déjà consommé en tout et pour tout, contrairement à celui de Gaston Nawej Kato’k qui n’a même pas encore un programme officiel des funérailles. Selon des sources, le professeur Samba Kaputo aurait été reproché à tort ou à raison d’avoir planifié le soulèvement de ses concitoyens contre le retour d’une certaine catégorie de réfugiés dans son fief électoral de Moba. Cette circonscription électorale qui lui a largement témoigné sa confiance en lui offrant un siège de député national, Samba Kaputo y était très populaire, aimé et très écouté. De cette audience lui reconnue justement auprès de ses électeurs, à la vive résistance manifestée par ceux-ci au retour de ces réfugiés, l’on a vite trouvé un intelligent travail de sape attribué à l’un ou l’autre des élus les plus en vue de Moba aux dernières législatives. A nos jours, le survivant Mwando Simba est sur tous les fronts afin de trouver une solution à ce problème qui a déstabilisé les activités du Hcr et d’autres humanitaires qui opèrent dans le secteur pendant quelques jours. A en croire nos sources, les commanditaires des actes ignobles que la République tout entière déplore auraient certainement mis à charge des personnes culpabilisées un parallélisme entre la situation dans une autre localité un peu plus au Nord de Moba, dans la province du Sud-Kivu. Et prétend-on, c’est l’élite locale du Katanga qui incite sa base à ne pas se hasarder de vivre l’expérience déplorable des populations du Sud-Kivu. En filigrane, c’est cette dernière province en particulier et les deux Kivu en général qui seraient les détonateurs de cette série noire suite à leurs hésitations face à la Table ronde pour solutionner l’insécurité dans cette partie du pays. Les avis contradictoires exprimés par les ressortissants du Sud et Nord-Kivu au sujet de ce forum les divisent profondément au point d’assister, en désespoir de cause, à l’élimination physique des uns par les autres. En fait, pour convaincre la base, chaque camp déploie actuellement une intense activité qui n’hésiterait pas d’utiliser les moyens jugés plus efficaces, et pourquoi pas des assassinats, pourvu que l’objectif soit atteint. Pourtant, si l’on n’a pas réellement d’autres agendas cachés, on ne peut prétendre éradiquer cette insécurité en semant une autre forme d’insécurité ni la haine. La solution des problèmes de l’Est passe surtout par la pacification des esprits. Tant qu’on n’aura pas hissé la paix à ce stade, on aura beau multiplier les missions et forums de la pacification de l’Est les armes seules vont au mieux se taire pendant un moment avant de reprendre avec plus d’intensité à la faveur des germes de haine inséminés dans les cœurs des populations. Il revenait à la Commission Vérité et réconciliation de Mgr Luc Kuye d’extirper ce mal pendant la dernière transition politique dans ce pays. Vaine aura été son action lorsqu’on constate aujourd’hui que cette commission n’a pas atteint son objectif. N’empêche que l’actuel gouvernement qui a hérité de ce passif mette tous les mécanismes en œuvre pour y parvenir.

L’Avenir

 

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22 avril 2007 7 22 /04 /avril /2007 01:22
FRANCE-AFRIQUE: La fin d’une certaine histoire
(Sud Quotidien 21/04/2007)


Demain dimanche 22 avril, la France choisira les deux candidats qui devraient s’affronter pour un second tour le 6 mai prochain. Ce premier tour de la présidentielle dont la campagne houleuse a été clôturée hier, vendredi 20 mars, a cela de particulier qu’elle semble encore plus ouverte que sa devancière du 21 avril 2002 avec son parfum de scandale électoral qui a mis fin à la carrière politique brillante de Lionel Jospin, suivi quelques jours plus tard, du plébiscite de Jacques Chirac contre son adversaire inattendu, Jean Marie Le Pen.

Un plébiscite de fin règne pour clôturer la fin d’une génération d’hommes politiques qui ont fait leur temps. Voilà la leçon du scrutin de mai 2002. On n’osait pas y croire, mais les 80% obtenus par Jacques Chirac au détriment de Jean Marie Le Pen, sonnait mal dans les oreilles de certains Français obligés de se débarrasser d’un candidat au profit d’un autre. La présidentielle de cette année, par rapport à sans devancière, est encore plus ouverte parce que deux hommes Nicolas Sarkozy (Ump) et François Bayrou (Udf) et une femme Ségolène Royal (Ps) devraient se partager les suffrages les plus importants au détriment sans doute d’un Jean Marie Le Pen toujours là, mais qui a vu son discours, approprié par presque tous ses adversaires du moment. La France semble avoir opté pour le changement d’hommes et de femmes quoi qu’il arrive.

Un changement d’homme et d’époque

Près de cinquante ans après les indépendances, africaines, beaucoup, dans les rapports avec les dirigeants français qui ont fait l’histoire récente des ex-colonies, ont changé. La première nouveauté de cette élection-là vient du changement de générations avec le départ du dernier nabab, Jacques Chirac, ami de certains dinosaures de la vie politique africaine au pouvoir depuis la fin des années 1960 et qui s’accrochent encore. Ils ont nom Omar Bongo du Gabon et Paul Biya du Cameroun pour l’Afrique francophone. On peut citer aussi dans le monde arabe et le Maghreb, le président Ben Ali de Tunisie et les héritiers de Hassan II, garant de la monarchie marocaine.

Aujourd’hui, que ce soit François Bayrou, Nicolas Sarkozy, Ségolène Royal ou encore Jean Marie Le Pen qui gagne la présidentielle, la France devrait changer d’époque dans ses approches diplomatiques et politique du continent, mais également avec le monde. Une génération d’hommes politiques tant en France qu’en Afrique, s’en va. Une autre arrive. Plus jeune, plus responsable, plus au fait des affaires de bonne gouvernance. Çà change du coup, les rapports entre l’ancienne métropole et les anciennes colonies d’une part, mais encore entre les pays de la Françafrique.

Depuis les régimes de Guy Mollet dans les années 50 en passant Pierre Mendez France jusqu’à De Gaulle, Georges Pompidou, François Mitterrand et Jacques Chirac, la France a été très présente en Afrique tenant à bout de bras certains régimes de dictature, corrompus et caractérisés par l’absence de démocratie. Toutes choses à quoi on peut ajouter un certains nombre de scandales et de dérives qui ont contribué à affaiblir les positions françaises en Afrique de l’Ouest et dans le centre du continent.

La France d’abord…

Au delà du débat politique interne qui a été parfois violent et houleux, la France et ses leaders actuels ont choisi la France au lieu d’aller se jeter dans les mares boueuses du Zambèze et de l’Afrique. La France d’abord… « de toutes nos forces », pour paraphraser le candidat François Bayrou, là est l’enjeu.

Avec Ségolène Royal , Nicolas Sarkozy ou François Bayrou, ce sera avant tout la lutte contre les discriminations, le chômage, les problèmes de l’école et des enseignants, la recherche, le logement, l’immigration clandestine qu’il faudra stopper ou réduire à tous les coups. Voilà les vrais sujets. Tous les ont abordés avec leurs limites et leurs promesses. Mais, à court d’argent et très endettée, la France va se barricader sur ces questions là, même si c’est l’extrême gauche qui arrivait au pouvoir.

Les équations sont nombreuses sur cette question parce qu’aussi la France n’a plus le moyens de recevoir tous les ressortissants des pays de l’Union européenne qui le désirent surtout ceux de l’Est après l’élargissement de l’Union à 27 pays dont la Pologne, le Bulgarie, la Hongrie... Elle ne pourra non plus recevoir quelle que soient les promesses, tous les immigrés venus d’Afrique. La vérité est dite aussi sur ce point. Et dès son arrivée au pouvoir le 6 mai, le prochain président de la République française qui sortira vainqueur de ces deux matches du premier et du second tour, devrait hériter de ces dossiers brûlants auxquels on peut ajouter un dernier qui n’est pas une mince affaire, la gestion des banlieues, après les émeutes de l’année 2005 qui ont failli ébranler les bases de ce qui a fait jusque-là la réputation de la France : une certaine tolérance et une bonne qualité de vie.


Mame Aly KONTE

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20 avril 2007 5 20 /04 /avril /2007 18:05
Hémorragie des cadres et déliquescence accélérée du pouvoir de Bozizé
(Centrafrique-Presse 18/04/2007)


Le régime de Bozizé est réellement en train de vaciller non pas seulement et forcément sous les coups de boutoir assénés par la résistance armée de l’UFDR et de l’APRD mais par un propre phénomène d’auto-destruction suicidaire en somme, des principaux piliers du régime bozizéen en place depuis la fameuse « transition consensuelle » au lendemain du coup d’état du 15 mars 2003. La preuve ou la manifestation en date de cette situation est le prétexte offert par le décès le lundi 16 avril à Paris du secrétaire général de la présidence Charles Hervé Wénézoui, l’une des têtes pensantes du pouvoir bozizéen. Certains piliers du régime Bozizé qui ont cru devoir prendre part aux travaux du comité préparatoire des obsèques ont fait l’objet de menaces de la part de « gbaya boys » armés et excités à tel point que Bozizé lui-même a dû donner discrètement des instructions pour la protection de certains dignitaires.
Depuis quatre mois où ce dernier, gravement malade, avait été évacué à Paris, non seulement son poste est resté vacant car aucun intérimaire n’a été désigné mais le directeur de cabinet de Bozizé Jean Eudes Téya, le ministre de la communication Karim Meckassoua, tous deux ministres d’état ainsi que le directeur administratif et financier à la présidence Gilbert Bomayako, ont été soupçonnés et même accusés par le clan bozizéen de l’avoir envoûté. Aussitôt la nouvelle de la mort de Wénézoui connue, à l’exception de Karim qui était déjà arrivé à Paris trois jours plus tôt, Jean Eudes Téya et Gilbert Bomayako ont juste eu le temps se mettre à l’abri car quelques énergumènes très excités du clan bézambéen voulaient les agresser. Depuis lors, ils ne peuvent plus mettre pied à leurs bureaux au palais présidentiel. En clair, Bozizé n’a plus de dircab, ni de SG ni de DAF à la présidence. Plus grave, les deux ministres d’état Karim Meckassoua et Jean Eudes Téya n’étaient pas au courant du départ à Birao de Bozizé le vendredi 13 avril où il devait rencontrer Zakaria Damane pour signer un accord de paix avec l’UFDR.
S’agissant de Karim Meckassoua, son domicile sis au quartier Sambo au Km5 a été fouillé en règle le mardi 17 avril par le procureur de la République accompagnés de deux véhicules bourrés de gendarmes et de militaires. Bangui grouille actuellement de rumeurs de toutes sortes le concernant. D’aucuns disent qu’il aurait fui le pays pour la France ; d’autres prétendent qu’il serait parti officiellement pour des soins médicaux en France. Une chose est sûre, il avait réuni ses collaborateurs du ministère de la communication le matin du jour de son départ de Bangui, pour les informer de son départ. Il leur a également dit que c’était par hasard qu’il avait appris que Bozizé allait partir à Birao le lendemain.

On a ainsi la preuve que Bozizé n’a plus confiance en ses deux ministres d’état. Tout indique qu’il a goupillé son projet et le programme de signature de l’accord de paix avec l’UFDR à Birao dans le plus grand secret avec juste les membres de son clan tout en excluant ses proches collaborateurs officiels que sont les ministres d’état Téya et Meckassoua. Tout un chacun, surtout les intéressés, peut en tirer les conclusions qui s’imposent d’une telle situation. Pourtant il n’y a pas si longtemps le 15 mars dernier, à l’occasion de la commémoration du quatrième anniversaire de son coup d’état, Bozizé s’en était retourné à Sido flanqué de Anicet Parfait Mbay actuel ministre des transports et Karim Meckassoua, qui y allaient chacun de son bon souvenir en vantant les circonstances de la rébellion et de leur arrivée au pouvoir dans les conditions que l’on sait. Parti en mission à Libreville avant la disparition de Charles Hervé Wénézoui, le retour au bercail de Parfait Mbay est attendu avec impatience. Fera-t-il aussi l’objet d’une agression par les excités du clan bozizéen, lui qu’on taxe d’être un ministre « rebelle ».

Après l’éjection du pouvoir de son ancien ministre délégué aux affaires étrangères, ex conseiller en communication et porte parole Guy Moskit, en France depuis plusieurs mois, Karim Meckassoua vient aujourd’hui le rejoindre à Paris. Edouard Franck, conseiller juridique de Bozizé qui se trouvait également en France depuis plusieurs semaines officiellement pour raisons de santé, a demandé un asile politique auprès de l’OFPRA qu’on lui a refusé. La question se pose de savoir pourquoi tous ces dignitaires du régime bozizéen quittent-t-ils le navire à cette fréquence et maintenant ? Bozizé a du souci à se faire !

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18 avril 2007 3 18 /04 /avril /2007 21:25

Du rififi dans le camp bozizéen autour du décès de Charles Hervé Wénézoui (C.A.P)

 

Bangui, 17/04/07 (C.A.P) – L’annonce du décès le 16 avril courant à Paris du secrétaire général de la présidence Charles Hervé  Wénézoui a fait à Bangui l’effet d’une bombe sur le clan bozizéen.

Sans chercher à s’informer sur les causes médicales ayant entraîné la mort d’une des têtes pensantes du clan bézambéen, quelques énergumènes de l’entourage de Bozizé se sont immédiatement mis en tête de rejeter sur le dos du directeur de cabinet de Bozizé, Jean Eudes Téya les raisons du décès.

Ce dernier mis au parfum des menaces sur sa personne a dû quitter son domicile dans la capitale pour se mettre à l’abri. Depuis, il ne peut même plus mettre pied à son bureau à la présidence de la République.
 

Les contradictions dans le camp bozizéen ont atteint un tel degré d’exacerbation que Jean Eudes Téya qui est officiellement le dircab de Bozizé ne détenait pas la réalité du pouvoir dans le cabinet présidentiel. C’était le défunt Charles Hervé Wénézoui qui était le véritable patron du cabinet présidentiel, faisant le beau temps et la pluie.

Depuis le déclenchement des ennuis de santé de ce dernier qui ont conduit à son évacuation en France au début de l’année 2007, le clan bézambéen accusait presque ouvertement le dircab Jean Eudes Téya de n’être pas pour rien dans ses problèmes de santé.

Avec Théodore Dabanga et Michel Koyt entre autres, Jean Eudes Téya fut un des créateurs de la Convergence KNK, instrument de propagande politique qui a permis au candidat François Bozizé d’être candidat et de prendre part à la mascarade électorale de 2005.

Les observateurs s’attendaient de voir Jean Eudes Téya prendre la direction de campagne de Bozizé mais c’est un outsider, Job Isima qui a été choisi. De même, contre toute attente, c’est Elie Doté que Bozizé a préféré nommer Premier ministre alors que presque tout le monde voyait Jean Eudes Téya.

Ce dernier qui a dû se contenter jusqu’ici que de lot de consolation quand bien même il fût nommé ministre d’état dans le gouvernement Elie Doté après l’investiture de Bozizé, doit garder quelque amertume quant à son engagement politique derrière Bozizé qui s’apparente de plus en plus à une pure et simple aventure ou un égarement.

Pour boucler la boucle et se faire un aperçu de l'ambiance qui règne dans la galaxie bozizéenne, le ministre d'état chargé de la communication Karim Meckassoua a quitté jeudi dernier Bangui pour Paris où il prétend se rendre pour des soins médicaux. Il n'en faut pas davantage pour qu'il soit soupçonné après son départ d'avoir fui et le clan est sur le qui-vive. Son domicile banguissois aurait même fait l'objet de fouille et serait à présent étroitement surveillé. La confiance règne

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17 avril 2007 2 17 /04 /avril /2007 19:15
Les pouvoirs votent Sarkozy, les opposants Ségolène

Le Patriote No. 2263 du Mardi 17 Avril 2007
Evidemment, la plupart des hommes politiques subsahériens se gardent bien de dire à qui va leur préférence à quelques jours du premier tour de l’élection français. Le résultat est trop incertain. Il ne faut surtout pas insulter l’avenir… Mais, une fois n’est pas coutume, cette élection passionne et divise. Pour beaucoup d’observateurs, ce n’est pas « blanc bonnet et bonnet blanc », comme au temps de la cohabitation Chirac Jospin. Aujourd’hui, il y a un vrai enjeu, comme en 1981 Sarkozy-Royal, c’est un peu le remake de Giscard-Mitterand.
D’un côté, beaucoup de chefs d’Etat « votent » à droite- à l’exception très probable de l’Ivoirien Laurent Gbagbo et du Rwandais Paul Kagamé. De l’autre, beaucoup d’opposants votent certainement à gauche. Pour l’instant, peu se prononcent pour François Bayrou, il n’est pas encore assez connu.
Pourquoi ce clivage ? Pas seulement à cause du discours de Sarkozy sur l’immigration et contre les sans-papier. Le débat est plus fondamental. «En Afrique, les gens au pouvoir sont pour le statu quo, donc pour l’héritier de Chirac », analyse l’homme politique tchadien Saleh Kebzabo, « En revanche, beaucoup d’opposants pensent que la nouvelle génération des socialistes français pourra les aider à se débarrasser des régimes africains en place ».
Qui « votre » Sarkozy ? Sans aucun doute, les chefs d’Etat dont le régime tient avec l’aide de l’armée française. «La multiplication des interventions militaires improvisées au profit de régimes réputés amis, au Tchad ou en Centrafrique, nous détourne des objectifs de développement qui devraient être prioritaires », a affirmé Ségolène Royal dans Témoignage chrétien en février. Quant la candidate socialiste propose de renégocier les accords de défense et de coopération militaire entre la France et ses partenaires africains, on devine aisément la réaction d’un Idriss Déby Itno ou d’un François Bozizé.
Autres partisans très probables du candidat UMP, les chefs d’Etat qui sont dans le collimateur de la justice française, à l’exception sans doute de Kagamé. Denis Sassou NGuesso n’oublie pas que Chirac est intervenu personnellement, une nuit d’avril 2004, pour faire libérer le directeur de la police congolais, Jean-Franois Ndengué, poursuivi par un juge d’instruction français dans l’affaire du Beach. L’Angolais José Edouardo Dos Santos garde une vieille rancune à l’égard de Joseph, l’homme qui a autorisé le ministère français de la Défense à porter plainte contre le marchand d’armes Pierre Falcone en 2001. Et, à tort ou à raison, le Djiboutien Ismaël Omar Guelleh fait sans doute le calcul que, si la droite reste au pouvoir, la justice française Bernard Borrel en 1995.
Bien sûr, les fins connaisseurs de la politique française savent que Sarkozy n’est pas le clone de Chirac. Il est plus imprévisible. Surtout, dans son discours de Cotonou, en mai 2006, il a dénoncé « le paternalisme » et « les réseaux d’un autre temps ». Mais quand ils viennent à Paris, le Gabonais Omar Bongo Ondimba et le Congolais Denis Sassou Nguesso ne manquent pas d’inviter le président de l’UMP à déjeuner au Bristol ou au Meurice. Du reste, Sarkozy ne sen cache pas. « J’apprécie les présidents Amadou Toumani Touré, Boni Yayi, Omar Bongo Ondimba, Denis Sassou N’Guesso et quelques autres », confiait-il à Jeune Afrique en novembre dernier.
Avec Abdoulaye Wade, la relation est plus complexe. A la fois plus proche et plus distante. L’an dernier, les deux hommes se sont frottés sur le concept de « l’immigration choisie », proposé par la France, puis se sont réconciliés sur celui de « l’immigration concertée ». En février, pendant la campagne-présidentielle au Sénégal, Sarkozy a envoyé un message de soutien au candidat Wade. Rien de plus normal entre deux hommes politiques qui affichent leurs convictions libérales. Mais quand l’ancien ministre français Olivier Stirn a lu le message à la tribune du dernier meeting électoral de Wade, la foule s’est tue d’un seul coup. Pas un bruit, pas un applaudissement. Dans le pays d’où partent les pirogues pour les Canaries, la droite française n’a pas bonne presse. «Avec Sarkozy au pouvoir, tous les émigrés devront rentrer, clandestins ou pas », dit-on à Dakar. Autant dire qu’aucun homme politique sénégalais ne soutient publiquement le candidat Sarkozy, pas même le libéral Idrissa Seck.
Du côté de Royal, les supporteurs subsahariens les plus nombreux viennent de l’opposition. Si celle-ci est socialiste, on affiche même les couleurs. Au Sénégal, Ousmane Tanor Dieng a reçu chaleureusement la candidate française à la Maison du Parti socialiste en septembre dernier. Au Mali, Ibrahim Boubacar Kéita, lui-même candidat à la présidentielle du 29 avril dans son pays, ne cache pas ses affinités avec la « camarade » française. Un autre opposant malien glisse : « J’aurais préféré qu’elle ait plus d’étoffe, mais j’espère quand même qu’elle passera. ». Au Cameroun, John Fru Ndi ne fait pas mystère de sa préférence pour la gauche, bien que Mitterand l’ait toujours tenu en lisière. Il est vrai que son adversaire, le président Biya, est un vieil ami de Chirac. En fait, la relation à Chirac est déterminante dans le choix de beaucoup d’hommes politiques. Certes, Gbagbo est un déçu de la gauche française. Depuis que le premier secrétaire socialiste François Hollande l’a jugé « infréquentable » et a limogé son ami Guy Labertit de l’appareil du PS, le président ivoirien ne parle plus qu’avec quelques mitterandiens comme Roland Dumas, l’ancien ministre des Affaires étrangères. Mais pour Gbagbo, la compagne de Hollande reste tout de même la candidature du moindre mal.
Tout vaut mieux qu’un héritier de Chirac, l’ennemi intime, l’ennemi de toujours. A l’inverse, Henri Koan Bédié et Alassane Ouattara espèrent sans doute que Sarkozy l’emportera. Entre le président du RDR (Rassemblement des Républicains) et celui de l’UMP, la relation d’amitié est ancienne. 3Je connais Alassane Ouattara depuis l’époque où il était le directeur adjoint du FMI, dit Sarkozy. Et je pense qu’il fait partie de ces hommes qui font honneur à l’élite africaine. » (Voir J.A. n°2391)
Paul Kagamé a-t-il une préférence ? Pas sûr. Ses rapports avec Chirac sont exécrables. Mais ses relations avec Mitterand n’étaient pas meilleures. En fait, le président rwandais se déterminera en fonction de celui ou de celle qui acceptera de poser un acte de repentance après le génocide de 1994. Avec Sarkozy, c’est hautement improbable. Avec Royal ?...
Reste l’inconnue Bayrou. Si le candidat centriste l’emporte, beaucoup de Subsahariens seront désorientés. Pour une raison toute simple : ils ne le connaissent pas. Bayrou n’a guère voyagé en Afrique. Il avait programmé une visite au Bénin ce mois-ci, mais elle a été annulée, faute de temps. Une exception tout de même : le Darfour, où il s’est rendu en février 2005. Le mois dernier, le candidat « ni droite ni gauche », a agité la menace d’un boycottage des jeux Olympiques de Pékin si la Chine continue de soutenir le régime soudanais. Comme Royal. Bayrou est-il l’homme qui ne fréquente pas la « Françafrique » ? Pas si simple. Depuis quelques années, il rend visite régulièrement à Omar Bongo Ondimba quand celui-ci vient à Paris. Il est vrai que le président gabonais est l’ami de beaucoup d’hommes politiques français…
(Source Jeune Afrique)
 
 
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