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8 décembre 2008 1 08 /12 /décembre /2008 12:27

 

RCA : F. BOZIZE JOUE ET GAGNE

Unanimement, tous finissent par reconnaître la légitimité de BOZE

vendredi 5 décembre 2008, par Jean Paul BWANA , pasteur évangéliste

Dès lundi prochain, le président François BOZIZE ouvre grandement les portes de Bangui pour accueillir enfin ses ennemis d’hier au tour d’une table de négociation. Et l’homme chargé de mettre les frères ennemis au tour d’une table n’est autre que l’ancien président burundais, Pierre BUYOYA. Oui, dans la vie il y a un temps pour tout, disait Ecclésiaste. Un temps pour la guerre et un temps pour la paix. Pour mettre fin à 5 années de guerre civile et de rebellions à répétition, BOZE met de l’eau dans son vin et prend langue avec ceux qui l’ont toujours diabolisé. Bonheur de son peuple oblige. Oui, BOZIZE a tout à gagner : tous désormais lui reconnaissent la qualité du seul président de la Rca.

 

Lorsqu’en mars 2003 le général François BOZIZE, alors chef d’Etat major se décide de chasser du pouvoir son président, Ange Félix PATASSE, de mauvaises langues ne lui donnent qu’une éphémère longévité à la tête du gouvernement centrafricain. Personne n’avait effectivement pensée que cet ancien haut gradé des forces armées centrafricaines avait pris tout son temps pour se préparer utilement à remplir sa future mission étatique. Dans sa petite tête, la misère du peuple centrafricain ne pouvait plus lui laisser le temps d’afficher de l’indifférence face à la souffrance de son peuple en se la coulant douce à Bangui.

Effectivement le général François BOZIZE avait tous les moyens matériels et financiers pour se contenter de ses lourds galons d’officier supérieur et d’honneurs militaires. Du moins, il avait ses enfants à l’école et ses réfrigérateurs pleins de vivre, lui-même bénéficiant de la possibilité d’évacuation sanitaire en cas de soucis de santé. Mais il ne considéra pas tous ces privilèges qui font courir plus d’un de nos jours. Il pris sa décision héroïque de tenter un coup de forces contre celui-là qui avait été jusque là son commandant suprême et qui n’est autre qu’Ange Félix PATASSE. Seul la recherche du bien être de son peuple le hante désormais jusqu’à ne plus s’occuper même de sa propre sa famille. C‘est comme ça qu’à la tête d’un groupe de compatriotes il tenta son coup de force pour sauver son peuple, car se voulant plus libérateur que président.

Il faut ici préciser que ce singulier pays fort enclavé et ne disposant aucunement de littorale et encore moins d’un port en eau profonde est dépourvu d’un réseau de chemin de fer. A cause notamment de coûts élevés de transports et les différentes ruptures des charges lors de l’acheminement de marchandises et autres denrées de première nécessité, la Rca connaît la pratique de prix prohibitifs sur fond de la spéculation. Ne produisant quasiment plus rien, il doit sa survie de ses exportations en provenance notamment du Cameroun, des deux Congo, du Nigeria, du Tchad et autres pays occidentaux comme aussi asiatiques.

Et à cause notamment de conflits armés à répétition, de coups d’Etat récurrents et autres mutineries, plus personne ne s’est plus encore occupée du bien être du peuple centrafricain. D’où alors l’accumulation des arriérés de salaires, de la perte de l’emploi à la suite de la fermeture de certaines unités de production, de l’accroissement du taux de chômage, de la prostitution et d’autres phénomènes ne pouvant nullement faciliter les choses au peuple. Et sont venus compliquer davantage la précarité centrafricaine, les mesures d’austérité édictées par les institutions de Breton Wood avec leur chapelet des mesures impopulaires. N’eût été la bonté divine qui a prolongé la durée de la saison pluvieuse, certaines que l’on aurait commencé à ramasser de victimes de la faim dans les rues de Bangui comme du reste à l’intérieur du pays. La misère qui sévit sur le territoire centrafricain depuis les années 2003 a contraint le général François BOZIZE à mettre fin au cycle du chao en vue de l’instauration de méthodes de la bonne gouvernance à même de permettre au peuple de vivre de ses richesses nationales jusque là accaparées par une classe politique affairiste sans cœur ni foi. Bien qu’ayant échoué à sa première tentative de putch, il ne se déclara nullement vaincu. Il revint vite à l’attaque pour une seconde foi avec cette fois ci l’aide de peuples frères de pays progressistes africains qui lui permirent d’investir le palais de la renaissance et de s’installer confortablement au pouvoir.

Et en bon démocrate, il s’engagea rapidement dans le processus de légitimation de son pouvoir politique notamment par l’organisation des élections présidentielles qui lui permirent de faire connaître à son peuple son cahier des charges par lequel il voulait instaurer un nouveau mode de gestion de la Rca en privilégiant cette fois ci le bien être du peuple. Et en 2005, il l’emporta haut la main de par la qualité de son nouveau projet des sociétés préparé de longues dates. Le peuple découvrit ainsi l’image cachée de François BOZIZE qui se révéla plus homme de développement et du bonheur du peuple que politicien vendeur d’illusion. Sa philosophie dite « NKWA NA NKWA », entendez « TRAVAIL, RIEN QUE TRAVAIL » mit fin à la longue errance politicienne ayant chosifié le peuple centrafricain.

Petit à petit, de grands changements commencèrent à être perceptible et citons dans la foulée : reprise du paiement régulier de salaires aux fonctionnaires dont certains avoisinaient plus des 24 mois d’arriérés accumulés par les anciens régimes, assainissement de l’environnement socio-économique, assainissement du monde des affaires, reconstitution des forces armées centrafricaines, augmentation de recettes fiscales et douanières, sécurisation du territoire national jusque là placé sous la loi de braqueurs investissant les résidences de paisibles citoyens même en plein jour, l’arrivée de nouveaux investisseurs par l’assainissement du secteur minier et des télécommunications, reprise du versement régulier de la bourse pour étudiants et de la restauration, finissage et inauguration du beau stade Barthélemy BOGANDA avec capacité des 20.000 places, lancement de travaux de réhabilitation des travaux de la voie urbaine… Et le tout fut couronné par le retour en RCA des institutions financières internationales et la reprise de la coopération bilatérale et multilatérale qui avaient toutes rompu leur coopération avec ce pays. Désormais en RCA l’espoir était de nouveau permis avec le président François BOZIZE qui sut rapidement conquérir les cœurs du peuple centrafricain. Et dans cet élan patriotique et de la complicité avec son peuple, la majorité parlementaire lui fut acquise au Parlement notamment par la coalition avec plusieurs partis politiques qui virent en BOZIZE l’homme providentiel et l’oiseau rare.

Mais s’était sans compter avec ce vieux démon centrafricain qui poussa plusieurs acteurs politiques à reprendre le chemin de l’exil, tels de baroudeurs et autres conquistadors. Et en homme de paix et de dialogue constructif, et décidé de ne plus voir le sang de son peuple continuer à couler inutilement. Contre l’avis de courtisans de sa cour et autres ténors de l’aile dure de NKWA NA NKWA, le président François BOZIZE prit librement l’héroïque décision de prendre langue avec ses principaux opposants politiques dont la plupart étaient devenus dans l’entre-temps chefs de groupes rebelles pour jeter les jalons d’une ère nouvelle en RCA. Et lui F BOZIZE la veut une ère de paix, de la réconciliation nationale, du pardon mutuel, de la reconstruction et du bonheur partagé.

Les travaux du Dialogue politique et inclusif devenus aujourd’hui une réalité et dont l’ouverture des portes est prévue à Bangui le lundi 08 décembre 2008 ne pouvaient voir jour sans la ferme détermination de cet homme politique qui se veut plus bâtisseur et agent de développement que politicien de pacotille vendeur d’illusions. Dès lundi matin, l’homme le plus heureux de la Rca sera à coup sûr le président François BOZIZE à qui tous vont unanimement reconnaître sa qualité d’unique et seul chef d’Etat de la Rca. Opposants politiques, rebelles et autres chefs de guerre, tous s’adresseront à lui en terme de Mr le Président de la République et chef d’Etat, lors des formules de salutations protocolaires d’usage. Et pour longtemps encore le peuple centrafricain et la communauté internationale lui seront reconnaissants et sauront le moment venu lui renvoyer l’ascenseur. Pouvoir politique, opposition politique et société civile vont se parler enfin lundi prochain face à face, yeux dans les yeux pour arrêter la descente en enfer du pays de Barthélemy BOGANDA et de l’empereur, Jean Bedel BOKASSA premier qui, tous deux doivent se retourner dans leurs tombes à cause notamment des bévues de leurs successeurs. Tous deux sacrifiés par l’occident à cause de la recherche effréné du bien être de leur peuple.

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5 octobre 2008 7 05 /10 /octobre /2008 16:41
Des pointes d’ivoire découvertes au siège de la MONUC (L'international Magazine 04/10/2008)

Profitant du fait qu’une partie de la RD Congo (le région du Kivu) est plongée dans la guerre civile, des "fonctionnaires onusiens de la paix " en profitent pour continuer de piller les richesses naturelles de ce pays pauvre d’Afrique centrale.

Alors que l’ONU n’a toujours pas tirée toutes les conséquences des scandales passés de sa Mission de paix au Congo, celle ci vient encore de révéler une autre de ses multiples facettes.

Profitant du fait qu’une partie du pays (le région du Kivu) est plongée dans la guerre civile, certains fonctionnaires de cette mission de paix en profitent pour continuer de piller les richesses naturelles de ce pays pauvre d’Afrique centrale.

Selon une source de l’Agence de presse PANA, huit pointes d’ivoire, dont six d’éléphants et deux de rhinocéros ainsi que des grumes de bois rouge, ont été découvertes au siège de la Mission des Nations unies au Congo à Dungu, dans le district du Haut-Uélé (Province Orientale), mis à sac la semaine dernière par la population en colère. La RDC serait livrée a un pillage d’ampleur international ?

Une marche de colère avait été organisée à Dungu, la semaine dernière, pour protester contre les pillages, enlèvements et atrocités dont sont victimes les populations de ce district de la part des rebelles de l’Armée de résistance du seigneur (LRA) de l’Ougand
a. Au cours de cette marche, le siège local de la MONUC, soupçonnée de complicité avec le chef rebelle ougandais, Joseph Kony, a été saccagé, a indiqué la même source. Pour mieux exploiter à sa guise les richesses naturelles de la RDC et assurer leur évacuation vers d’autres pays, la mission onusienne a strictement interdit l’accès de l’aéroport de Dungu à la population et à l’autorité locale, précise la source de la PANA.

Linternationalmagazine.com , publié le 03/10/2008
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23 juin 2008 1 23 /06 /juin /2008 21:54

Bulletin d'Information Humanitaire République Centrafricaine (RCA) 16 - 23 juin 2008


Points saillants

- Accord de paix global entre le gouvernement centrafricain, l’APRD et l’UFDR signé à Libreville le 21 juin

- La RCA reçoit 7,9 millions de dollars de la Banque Mondiale

- Près de 800 déplacés à Batangafo

- Le Fonds humanitaire commun démarre en RCA le 1 juillet

Contexte et sécurité

Accord de paix global signé à Libreville

Le gouvernement centrafricain a signé un accord de paix global le 21 juin avec l’Armée Populaire pour la Restauration de la Démocratie (APRD), dirigée par l’ancien ministre de la défense Jean-Jacques Démafouth, et l’Union des Forces Démocratiques pour le Rassemblement (UFDR) de Zakaria Damane. L’accord reste ouvert pour donner l’opportunité aux Forces Démocratiques pour le Peuple Centrafricain (FDPC) d’Abdoulaye Miskine, qui était représenté, de le signer à tout moment.

L’accord, qui consolide les conventions individuelles agrées auparavant entre le gouvernement et chaque mouvement rebelle, a été signé à Libreville au Gabon en présence des présidents François Bozizé de la RCA et Omar Bongo du Gabon. L’accord global, rassemblant les trois mouvements rebelles et le gouvernement, est une condition requise pour l’organisation du Dialogue politique inclusive, qui doit ramener toutes les parties autour de la table, le gouvernement, les rebelles, l’opposition légale et la société civile. L’ouverture du dialogue, prévue pour le 8 juin, avait été reportée en attendant l’accord entre le gouvernement et les rebelles.

Cet accord prévoit une amnistie totale pour les combattants et pour toutes les activités liées aux rébellions. Les détails du programme de démobilisation et de réinsertion restent à être déterminés. Un comité de suivi de la mise en oeuvre de l’accord, composé de représentants des Nations Unies, de l’Union Européenne et des pays Centrafricains, a été mis en place.

Dirigeant des droits de l’Homme menacé

Selon la Fédération Internationale de la Ligue des Droits de l’Homme (FIDH), Maitre Goungaye Wanfiyo, avocat et président de la Ligue Centrafricaine des Droits de l’Homme (LCDH) aurait reçu des menaces de mort. Cette intimidation aurait un lien avec l’arrestation de Jean-Pierre Bemba par la Cour Pénale Internationale (CPI) le 25 mai dernier, et particulièrement avec l’action menée par Me Wanfiyo auprès de la CPI en faveur des victimes des exactions commises à Bangui en 2002 par les éléments de Bemba.

La FIDH a également attiré l’attention sur les menaces exprimées à l’adresse de Bernadette Sayo et d’Eric Kpakpo, dirigeants de l’Organisation pour la compassion et le développement des familles en détresse (OCODEFAD). En effet, cette ONG centrafricaine oeuvre aussi en faveur des victimes des violences sexuelles perpétrées lors des conflits en RCA depuis 2002.

Appui de la Banque Mondiale à la RCA

La Banque Mondiale a fait un don de 7,9 millions de dollars afin d’appuyer le gouvernement centrafricain à épurer sa dette envers cette institution et à mener à terme les réformes de gestion économique et de bonne gouvernance dans le pays.

Le projet vise à soutenir la mise en oeuvre du Document de Stratégie pour la Réduction de la Pauvreté (DSRP) de la RCA et aidera également le gouvernement à bénéficier de l’Initiative Pays Pauvres Très Endettés (PPTE). La Banque mettra les fonds alloués à la disposition du gouvernement à la fin du mois de juin.

Pour toutes informations, veuillez contacter: UN OCHA RCA |
Nancy Snauwaert snauwaert@un.org |+236 75 54 22 78
Gisèle Willybiro willybiro@un.org |+236 75 54 90 31

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7 septembre 2007 5 07 /09 /septembre /2007 11:06
Sensibilisation des Maires et Chefs de quartiers sur la gestion des ordures
(Agence Centrafrique Presse 06/09/2007)


Bangui, 06 sept. (ACAP)- Le Directeur Général par intérim de l'Agence d'Exécution des Travaux d'Intérêt Public (AGETIP), M. Gilles Diogène Gon a présidé jeudi 06 septembre 2007 une réunion d'information et de sensibilisation à l'intention des populations de 2ème, 3ème, 5ème, 6ème et 8ème arrondissement de Bangui dans le cadre de la gestion des ordures ménagères, en la salle de réunion de l'Agence Centrafricaine de Formation Professionnelle et de l'Emploi (ACFPE), à Bangui.

M. Diogène a expliqué le but du Projet d'Urgence de Réhabilitation d'Infrastructures et des Services Urbains (PURISU) qui lutte contre l'insalubrité et qui interdit aux populations desdits arrondissements précités de ne pas déverser les ordures et les déchets solides dans les grands collecteurs au risque des débordements des eaux.

Le Chef du projet PURISU, M. Berthio a présenté le Purisu qui comprend deux volets, à savoir, la composante A qui s'occupe de l'approvisionnement en eau potable, la gestion des déchets solides, la réhabilitation d'un système de la voirie et la réhabilitation d'un système de drainage.

La composante B vise à renforcer les institutions impliquées dans la gestion du projet, notamment le ministère du Plan, de l'Urbanisme, de l'Hydraulique et de l'Equipement, la Société de Distribution d'Eau en Centrafrique (SODECA) et l'AGETIP.

Le Purisu est entièrement financé par l'Association Internationale de Développement (IDA) à hauteur de neuf (9) milliards de FCFA.

Cette réunion de sensibilisation et d'information est organisée par l'AGETIP, et a regroupé plus de soixante dix (70) maires, chefs de quartiers et des chefs de groupe des cinq (5) arrondissements touchés par le grand collecteur de Bouagba.


Jeudi 06 Septembre 2007 - 18:30
Biongo/ACAP

 

© Copyright Agence Centrafrique Presse

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29 novembre 2006 3 29 /11 /novembre /2006 18:42
Quelle politique française en Afrique ?
Par le Crid et Survie
samedi 10 juin 2006
Dans la perspective des élections françaises de 2007, le CRID (Centre de recherche et d’information pour le développement) coordonne une campagne d’interpellation des candidats sur les relations Nord-Sud. "Survie", membre du Comité de pilotage, est investie dans ce projet et tout particulièrement sur la thématique de la politique de la France en Afrique.Il s’agit de faire en sorte que le maximum de citoyen(ne)s inscrive la solidarité internationale dans leur réflexion à l’approche du vote. Il s’agit également d’inciter les partis politiques à intégrer les questions de solidarité internationale dans leur programme, puis pour les élu(e)s, de vérifier la mise en œuvre de leurs engagements. Nous publions ci-dessous, comme contribution au débat sur les alternatives à la politique néo-coloniale de la France en Afrique, un extrait du document de la campagne "Etat d’urgence planétaire" sur les élections présidentielle et législatives de 2007 .

POUR UNE POLITIQUE DE LA FRANCE EN AFRIQUE RESPONSABLE ET TRANSPARENTE

Nous demandons aux partis politiques de s’engager :

• en faveur d’une politique de coopération avec l’Afrique respectant : l’état de droit et les aspirations démocratiques, les droits économiques, sociaux et culturels des peuples, de la souveraineté économique, politique et militaire des États reconnus par leur population, les dynamiques régionales et continentales afrcaines ;

• en faveur d’un contrôle parlementaire et citoyen de la politique française en Afrique afin qu’elle ne puisse plus être confisquée par une minorité d’acteurs politiques et économiques. Nous demandons que soit mise en place une commission parlementaire chargée de réaliser un bilan des politiques françaises en Afrique en auditionnant experts, responsables politiques, économiques et associatifs ;

• pour que la France défende plus activement les intérêts africains au sein des institutions internationales.

LE CONTEXTE

Plus de quarante ans après les indépendances, le bilan de la politique de la France en Afrique, tant au plan économique, politique que militaire, est contesté par ses bénéficiaires supposés. A part quelques expériences positives (notamment certaines réalisations dans le domaine de la coopération technique) et bien qu’ayant fait l’objet de réformes institutionnelles, cette politique n’ pas toujours servi les objectifs de développement, de soutien à la démocratie et à la paix, affichés parfois ostensiblement. Décidées dans l’opacité, sans contrôle parlementaire et citoyen, les interventions de l’Etat français en Afrique (financées par les contribuables) ont surtout servi les intérêts, parfois contradictoires, de minorités économiques ou politiques, en France comme en Afrique (les « réseaux de la Françafrique »). Du fait de son manque de cohérence et de transparence, il apparaît aujourd’hui nécessaire de refonder cette politique sur des bases plus conformes aux aspirations des populations africaines et des citoyens français.

LES ARGUMENTS

LA DIPLOMATIE FRANÇAISE A SOUVENT BLOQUÉ L’ÉMERGENCE DES SOCIÉTÉS CIVILES AFRICAINES en soutenant sans modération des régimes contestés par leurs peuples, favorisant de nombreuses situations de crises politiques et de guerres. Le soutien au régime génocidaire au Rwanda, la crise de succession au Togo ou la dérive du clan Déby au Tchad ont montré la situation d’impasse à laquelle mène une « diplomatie de la stabilité » qui ne fait qu’aggraver les facteurs de tensions. La France doit réellement conditionner son appui au respect de l’État de droit et encourager fortement les États mettant en place des systèmes de gouvernance démocratique et investissant dans des programmes sociaux (éducation, santé, eau, logement, transport). Elle doit mettre un terme à une diplomatie fondée sur des amitiés personnelles en instaurant des règles de protocole plus strictes et en révisant la nature et les fonctions des groupes d’amitié parlementaires. Elle doit également contribuer efficacement aux processus démocratiques en ne cautionnant plus des élections organisées sans contrôle efficace et en favorisant une supervision par l’ONU de tout processus électoral « à risque ».

LE DÉFICIT DE SOUVERAINETÉ EMPÊCHE LES RÉGIMES AFRICAINS LES PLUS VOLONTARISTES DE PRÉSIDER EFFICACEMENT AUX DESTINÉES DE LEUR NATION. Il est criant dans le domaine financier (poids de la dette) et monétaire, dans la zone CFA. Le lancement d’un plan de transfert progressif de souveraineté monétaire aux institutions régionales, chargées de se prononcer sur le maintien ou non de cette unité monétaire, devrait donc être envisagé. Au niveau économique, le respect de la souveraineté passe par un encadrement plus strict des interventions des multinationales françaises, notamment en matière d’extraction de matières premières, de délégations de services publics (eau, communications, transport). Cet encadrement doit être formalisé sur la base de règles de procédures et de transparence à valeur contraignante. Sur le plan de la souveraineté militaire, la suspension des interventions armées unilatérales de la France en Afrique sans mandat de l’ONU et la fermeture des bases militaires françaises, à l’exception de celles prévues dans le cadre du renforcement des capacités africaines de maintien de la paix (RECAMP), doivent être envisagées.

L’ENCHEVÊTREMENT DES LIEUX DE DÉCISIONS DE LA POLITIQUE FRANÇAISE EN AFRIQUE AVEC UNE PLACE CENTRALE DE L’ÉLYSÉE (qui en a fait son domaine réservé notamment à travers sa « cellule africaine »), montre l’extrême nécessité que la politique extérieure de la France soit aujourd’hui soumise aux règles élémentaires de démocratie. Cela doit commencer par un rôle accru et effectif du Parlement en matière de coopération économique et financière, mais aussi de coopération militaire.

LA POLITIQUE FRANÇAISE EN AFRIQUE S’INSCRIT AUJOURD’HUI DANS UN CONTEXTE D’INTERVENTIONS CROISSANTES D’ACTEURS MULTILATÉRAUX SUR LE CONTINENT. Grâce à son influence diplomatique au sein de l’ONU, de l’UE et son poids financier au sein des institutions financières internationales, la France est en mesure de défendre des politiques de coopération multilatérales plus efficaces en matière de lutte contre la pauvreté et moins soumises à l’orthodoxie néolibérale, ce qu’elle a très peu fait par le passé. Il s’agit également de permettre aux Etats africains d’acquérir plus de poids dans la défense de leurs intérêts. En matière diplomatique, domaine dans lequel l’influence de la France s’exerce le plus fortement, il est souhaitable de mettre un terme à la politique du « domaine réservé » que la diplomatie française tente d’imposer au sein de l’Union européenne ou de l’ONU dès lors qu’il s’agit de l’Afrique francophone, avec des objectifs souvent éloignés des revendications des peuples africains.

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2 novembre 2006 4 02 /11 /novembre /2006 17:15

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13 juillet 2006 4 13 /07 /juillet /2006 01:17

Marche de l’Udps et alliés

La Monuc : «L’usage de la force ne se justifiait pas»

Par  E.S.

La Monuc estime que la marche de l’Udps et alliés de mardi dernier à Kinshasa n’aurait pas dû être interdite ni réprimée. Selon la mission onusienne, l’usage de la force par la police ne se justifiait pas. Une enquête indépendante pourrait établir si les manifestants constituaient par leur nombre et leur comportement une menace sérieuse pour l’ordre public.

« Les textes constitutionnels et réglementaires du pays, particulièrement la circulaire du 29 juin 2006 du ministre de l’Intérieur autorisent les manifestations publiques sur simple déclaration auprès des autorités. » C’est ce qu’a rappelé le chef de Division de l’information publique et porte-parole de la Monuc, Kemal Saïki au cours du point de presse de mercredi 12 juillet 2006.

« Il a précisé que le droit de manifester figure dans la constitution congolaise. Il estime que non seulement les manifestants doivent respecter la loi, mais encore la Police doit faire un usage modéré et proportionnel de la force.

« Faut-il rappeler que les organisateurs avaient respecté la procédure en la matière en informant plusieurs jours à l’avance l’autorité urbaine. Et dans le cas d’espèce, la répression était mal venue car les dérapages n’étaient pas à craindre, les manifestants ayant été mains nues.

INCIDENTS ET IRREGULARITE

« Le porte-parole de la Monuc s’est gardé de commenter sur l’efficacité et le rendement de la police formée et équipée par la mission onusienne. Son adjoint , Jean-Tobie Okala, s’est appesanti sur la campagne électorale démarrée officiellement le 29 juillet dernier. Il a estimé que celle-ci est émaillée d’incidents et irrégularités à travers le pays.

« Il a cité, au passage, quelques cas : des enfants arrêtés au marché public Mariano à Kinshasa ; des candidats empêchés de faire campagne à Kabare ( Sud-Kivu). A Kananga (Kasaï occidental), l’intolérance est montée en flèche, avec des altercations entre militants, des affiches arrachées et déchirées, quand elles ne sont pas brûlées.

« Par ailleurs, la Monuc se dit préoccupée par le traitement quelque peu discriminatoire réservé à certains candidats à la présidentielles qui sont obligés de payer des taxes aéroportuaires là où ils se rendent pour battre campagne, alors que d’autres candidats en sont exemptés.

« Réaffirmant le rôle d’accompagnement des autorités congolaises dans le processus électoral, le porte-parole de la Monuc a rappelé que la campagne devait se dérouler dans le calme, la sérénité et dans les conditions de transparence totale. Il a lancé un appel pour un traitement d’égalité à réserver à tous les candidats.

« Cependant, il a souligné les limites des interventions de la Monuc, laquelle n’a pas « pour vocation à se substituer au gouvernement congolais et assurer, comme certains candidats l’ont demandé, leur sécurité pendant la campagne. »

« Evoquant les tracasseries et autres tentatives de musellement de la presse par des intimidations,arrestations et assassinats, Kemal Saiki a indiqué qu’il revient à l’Etat congolais de permettre aux journalistes, nationaux comme étrangers, de faire leur travail en toute sécurité. « Nous constatons avec regrets, que des journalistes continuent à être agressés, intimidés et assassinés, sans que l’Etat ne soit capable d’empêcher de tels actes. Nous demandons à la Ham de condamner fermement toutes les atteintes à la liberté de presse en Rdc », a ajouté le porte-parole de la Monuc.

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29 juin 2006 4 29 /06 /juin /2006 23:47
Communiqué à la presse du 4 mai 2006


Pour la libération de Claude Yabanda,
militant Vert arrêté en Centrafrique


Les Verts ont appris avec stupéfaction et indignation l’arrestation le 29 avril à Bangui de Mr Claude Yabanda, militant Vert de longue date, sur la base d’une dénonciation calomnieuse d’«atteinte à la sûreté intérieure de l’Etat » .


Les Verts connaissent suffisamment Claude Yabanda, militant actif des Verts depuis de nombreuses années, démocrate et non-violent convaincu, pour savoir que ces accusations ne peuvent être que mensongères.


Les Verts rappellent que Claude Yabanda était retourné par idéalisme au Centrafrique pour contribuer au redressement d’un des pays les plus pauvres et les plus instables d’Afrique en tant que chef de cabinet d’Abel Goumba, ex-premier ministre et vice-président de la République, leader du FPP, le parti centrafricain auquel Claude appartient également de longue date.


Les Verts ne peuvent ignorer que Claude Yabanda avait dénoncé comme truqués les résultats des élections présidentielle et législatives de mai 2005 qui ont donné la victoire au général François Bozizé, parvenu au pouvoir par un putsch le 15 mars 2003 en renversant l’ex-président Ange-Félix Patassé.


Les Verts ne peuvent ignorer que la probité, la droiture de Claude Yabanda, qui n’a de cesse que de défendre la cause de la démocratie dans un pays qui ne l’a jamais connue, peuvent lui valoir inimitiés et rancoeurs dans la classe politique, ce qui pourrait expliquer l’absurde et grave accusation dont il est l’objet, visant à éliminer un opposant politique. Celle-ci intervient dans un contexte trouble, ou des rebellions au Nord du pays et le pouvoir vacillant du président tchadien Idriss Déby, principal allié de François Bozizé, fragilisent ce dernier.


Les Verts s’inquiètent que le procureur de la République Firmin Feindiro, un proche du président Bozizé, ait déclaré sur RFI que Claude Yabanda a été arrêté pour atteinte à la sûreté de l’Etat, alors que le dossier est vide, hors une dénonciation calomnieuse sur laquelle doit prévaloir la présomption d’innocence.


En conséquence, les Verts appellent les autorités centrafricaines à libérer immédiatement Claude Yabanda, victime d’une dénonciation calomnieuse résultant très probablement d’une machination politique, et appellent à une vaste mobilisation en faveur de sa libération.
Pour les Verts

Yann Wehrling, Secrétaire national
Noël Mamère, député
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15 juin 2006 4 15 /06 /juin /2006 09:44
 
RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO   13/6/2006   12.02 RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO
L’ONU APPELLE AU CALME AVANT 30 JUILLET, L’OPPPOSITION À UN DIALOGUE PRÉ-ÉLECTORAL
Politique et économie Politique et économie, Brief

Le Conseil de sécurité des Nations unies est "encouragé" par la préparation des élections générales en République Démocratique du Congo, mais il appelle à "l’apaisement du climat politique" et surtout "au respect de la date du 30 juillet". C’est ce qu’a fait savoir l’ambassadeur français Jean-Marc de la Sablière, qui a guidé pendant deux jours la visite à Kinshasa d’une délégation représentative du Conseil. Pendant que les membres de l’Onu rencontraient dans la capitale les quatre vice-présidents congolais, près de 4.000 manifestants, militants de divers partis politiques, défilaient dans le centre-ville pour réclamer des concertations politiques avant les élections. Pour cette manifestation – précédée hier matin de contestations similaires à Mbuji-Mayi – les militants de l’Union pour la démocratie et le progrès social (Udps), le parti d’Etienne Tshisekedi déjà protagoniste de plusieurs marches contre la gestion de cette période pré-électorale – ont été rejoints par d’autres formations politiques, comme le Mouvement lumumbiste progressiste (Mlp), la Force novatrice pour l’unité et la solidarité (Fonus), le Parti du peuple pour le progrès du Congo (Pppc) ou encore les "jeunes compatriotes des forces du changement". Les manifestants n’ont pas pu atteindre le Grand Hôtel de Kinshasa où se trouvait la délégation du Conseil : les forces de l’ordre sont intervenues en tirant en l’air et en usant des gaz lacrymogènes et quelques dégâts ont été causés à des voitures et des devantures de magasins. Des sources locales proches de l’Udps - a appris la MISNA - parlent de blessés et de manifestants interpellés, mais ces informations ne sont pas confirmées par la presse congolaise. "Le Conseil de sécurité – a encore déclaré M. De la Sablière se référant à la demande d’un dialogue pré-électoral entre toutes les forces politiques – ne doit pas rentrer dans le jeu politique congolais (…) Si des consultations politiques peuvent se tenir avant les élections comme le réclament certains partis, on ne peut que s’en réjouir, mais cela ne doit pas être un prétexte pour retarder les élections".
[CC]


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Rédaction MISNA
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14 juin 2006 3 14 /06 /juin /2006 19:08
ASSEMBLEE GENERALE CONSTITUTIVE DE L'OBECHE LYON

A Villeneuve-la garenne, le 14 juin 2006

Madame, Monsieur, 

L'Obéché BGF est opérationnelle.

Cette antenne constituait l'étape principale dans la stratégie de fonctionnement de L'Obéché. Le site de L'Obéché a été relooké et est riche en images.

Pour suivre notre plan d'action, nous mettons en place L'Obéché Lyon.

Pour se faire,  nous vous convions à l'assemblée générale constitutive de notre antenne de Lyon.
Celle-ci aura lieu le samedi 24 juin 2006, au 279 route de Genas à Villeurbanne.

Vous y êtes attendus à 19 h 00 heure précise, heure de Paris. 

Il est prévu comme ordre du jour :

-          Allocution du Président de L'Obéché

-         la présentation du Président de L'Obéché LYON coopté par le Siège

-          Allocution du Président de L'Obéché LYON

-          la présentation du projet de notre association ;

-          la lecture, présentation et adoption des statuts ;

-          la désignation des  membres du conseil d'administration et du bureau ;

-          la détermination du montant des cotisations au vu de la proposition ;

Vous pouvez vous présenter aux élections… Faites acte de candidature à obeche@gmail.com , en indiquant vos noms et prénoms, affiliation et votre motivation

Afin de préparer cette assemblée, vous trouverez ci-joint :
- les statuts
- la liste des postes à pourvoir

Dans l'attente de vous rencontrer, nous vous prions d'agréer, Madame, Monsieur, l'_expression de nos salutations respectueuses

 

Bertrand ALAZOULA

Président de L'Obéché

 



--
Contact : L'Obéché, 5 Mail Roger PREVOT – 92390 – Villeneuve-la-Garenne

Association loi du 1er juillet 1901 N° 36029256

obeche@gmail.com – 336 21 53 29 33 – 331 77 51 56 05 - 236 55 61 00 - http://groups.google.fr/group/Lobeche - http://obeche.ifrance.com

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