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29 mars 2007 4 29 /03 /mars /2007 23:21
Africa N°1 aux mains des Libyens
La radio panafricaine Africa N°1, propriété de l’Etat gabonais et de la société française Sofirad pourrait passer aux mains de la Libye. C’est ce qu’affirme la « Lettre du Continent » dans sa dernière livraison.
Kadhafi, via la Libyan Arab Africa Investment Company, aurait déboursé 5 millions d’euros pour se payer une radio, certes très écoutée, mais largement déficitaire depuis ses débuts.

A sa création, Africa N°1 gagnait de l’argent grâce à la location de ses émetteurs en onde courte ultra-puissants de Moyabi à RFI, VOA ou la BBC. Mais l’avènement de l’ère satellitaire à mis fin à des rentrées substantielles.

Selon la lettre confidentielle, le Gabon est favorable à ce deal à la condition que la Libye conserve les 250 employés (journalistes et techniciens).

Or le «guide», Mouamar Kadhafi, ne serait pas très chaud à l’idée.

Africa N°1, implantée en FM dans la plupart des pays d’Afrique, émet également à Paris.

La Libye a annoncé son intention de contrer économiquement la Chine en Afrique. A cette fin, le pays vient de monter un fonds de 5 milliards de dollars géré depuis Paris et destiné à prendre des participation dans des sociétés africaines (PMI, PME)

Le rachat éventuel d’Africa N°1 donne à Tripoli un scène médiatique pour populariser ses ambitions.


Publié le 29 mars 2007
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5 décembre 2006 2 05 /12 /décembre /2006 18:22

Après sa défaite à la présidentielle JP. Bemba en route pour le Sénat !
(La Prospérité 05/12/2006)


Jean-Pierre Bemba Gombo est candidat à l’élection sénatoriale pour la ville de Kinshasa.
Selon ses proches, Jean-Pierre Bemba avait déposé sa candidature pour l’élection sénatoriale pour la ville de Kinshasa le jeudi 30 novembre. Va-t-il devenir Président du Sénat ? Réponse dans les jours à Venir.

On le disait battant et déterminé, on s’en rend finalement compte. Bien que frustré par la manière cavalière » dont la Cour Suprême avait rejeté sa requête en annulation du scrutin présidentiel du 29 octobre, Jean-Pierre Bemba n’a pas perdu le moral. Il a plusieurs cartes.

Bemba est candidat à l’élection sénatoriale pour la ville de Kinshasa. Sa candidature avait été au Bureau de Réception et de Traitement des Candidatures (BRTC) de la CEI. Des sources proches du Vice-président ont confirmé la nouvelle déjà communiquée à La Prospérité par des agents indiscrets de la CEI. Son parti le MLC a obtenu la moitié des sièges, soit 22 sur 44. C’est pour dire que son élection ne pose aucun problème. Mais pourquoi Bemba veut-il devenir Sénateur ? Plusieurs hypothèse sont avancées.

Pour les uns, les nombreux actes d’engagement sur les intentions post-électorales signés par Kabila et Bemba ne suffisent pas. Les réactions des gens étant imprévisibles, il serait prudent de se couvrir derrière les immunités légales. Il reste à savoir si Bemba ira jusqu’à solliciter la présidence du Sénat.

Le poste est tentant dans la mesure où en cas d’empêchement du Chef de l’Etat, la Constitution prévoit que l’intérim soit joué par le Président du Sénat. On n’en est pas encore là. Car, avant de briguer la présidence du Sénat, Bemba devrait se rassurer que sa plate-forme l’UN aura la majorité à la chambre haute. Ce qui ne semble pas être le cas après la publication des résultats provisoires des provinciaux par la CEI. Pour ce faire, il appartiendra à Joseph Kabila de faire des concessions. Même dans ce cas, Jean-Pierre Bemba, qui s’est engagé à conduire une nouvelle et forte opposition républicaine, n’aurait pas les mains libres.

Il y en a parmi les observateurs politiques ceux qui considèrent que Bemba ne peut mener à bien sa mission qu’en étant à la tête de l’Hôtel de Ville de Kinshasa. Jacques Chirac, l’actuel Président français, a travaillé longtemps comme Maire de Paris. Marc Ravalomanana, le Président malgache, était Maire de la ville d’Antananarive. A lui de jouer.

La Prospérité

© Copyright La Prospérité

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17 novembre 2006 5 17 /11 /novembre /2006 20:33

 

17/11 :Centrafrique: L'avancée de la rébellion fait craindre des risques de pénurie alimentaire

La pénurie de viande constatée par la mission d'évaluation effectuée à Bria (nord) par des acteurs humanitaires est bien la preuve que l'avancée de la rébellion a fait fuir la plupart des éleveurs de bétail de la région, a conclu jeudi un représentant des Nations unies (ONU).

Le même jour, la rébellion, qui occupe déjà trois villes du nord, a annoncé la prise mercredi d'une quatrième localité, dans la préfecture de Haute-Kotto (nord-est). En effet, la ville d'Ouadda serait tombée après le ralliement des soldats de l'armée centrafricaine aux troupes rebelles.

Au retour de la mission d'évaluation effectuée mercredi à Bria, le Coordonnateur de l'action humanitaire de l'ONU en RCA, Toby Lanzer, a tenu un point de presse à Bangui, la capitale. A cette occasion, il a affirmé que 5 000 à 10 000 personnes auraient fui la ville, d'après les indications des autorités locales.

La mission d'évaluation dirigée par M. Lanzer était composée de représentants du Programme alimentaire mondial (PAM), de la branche hollandaise de Médecins Sans Frontières (MSF), du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS).

A en croire certaines sources, la ville de Bria serait la prochaine cible de la coalition de groupes rebelles qui combat le Président François Bozize et l'accuse d'avoir basé son pouvoir sur le tribalisme et le régionalisme.

La mission d'évaluation à Bria est la première menée par une délégation de l'ONU dans le nord du pays, depuis que Birao, la capitale de la préfecture de Vakaga, est tombée aux mains de la rébellion le 30 octobre dernier.

Il n'a pas été possible de déterminer avec précision le nombre de personnes déplacées puisque les investigations du CICR sont en cours, a souligné M. Lanzer.

D'après les informations recueillies auprès des autorités locales de Bria, « certaines personnes auraient fui la ville en direction de Bamabari, la localité voisine, ou de Bangui, la capitale de la RCA, et d'autres se seraient réfugiées dans la brousse. »

Par ailleurs, le Maire-adjoint de Bria a fait remarquer que des civils ayant fui les villes sous contrôle de la rébellion, notamment Ouadda-Djalle et Sam-Ouandja, commencent à arriver à Bria.

Concernant les problèmes de pénurie alimentaire, Toby Lanzer a tenu à souligner que la rareté de la viande sur le marché est bien la preuve que des gens - dont les éleveurs de bétail - ont quitté la région. »

M. Lanzer a également lancé un appel à la communauté internationale afin qu'elle vienne en aide à la RCA.

« Venez, mais venez vite », a-t-il déclaré. « Il faut investir dans ce pays ; il faut encourager le développement économique de ce pays. »

Pour Toby Lanzer, l'instabilité qui prévaut dans le nord est liée à l'absence d'investissement et de programme de développement dans la région.

« Il faut montrer à la population qu'il y a un réel espoir de changement et que les choses vont s'améliorer », a-t-il ajouté.

Les problèmes auxquels le pays est confronté s'expliquent par la pauvreté et un faible niveau d'investissement et de développement, ce qui ne peut que favoriser l'instabilité, a expliqué M. Lanzer

« Il ne faut pas attendre que toutes les régions de ce pays soient totalement stables pour réaliser des investissements », a-t-il fait remarquer.

Et ces observations reflètent bien la dégradation de la situation économique et sociale constatée en RCA au cours des deux dernières décennies. Les investissements étrangers sont de plus en plus rares et l'économie est devenue moribonde.

Arrivé au pouvoir en mars 2003, après avoir renversé l'ex-président Ange-Félix Patasse, M. Bozize a conservé ses fonctions de Président de la RCA en remportant l'élection présidentielle de mai 2005.


Source: Alwihda -

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17 novembre 2006 5 17 /11 /novembre /2006 19:03
Escroquerie électorale en RDCongo: le mensonge ne se transforme jamais en vérité
(Congo Tribune 17/11/2007)


On dirait que son élection s’est déroulée ici en Occident par les Occidentaux et non en RDCongo par les Congolais. Si elle était vraie et conforme à l’expression de la volonté de la majorité de notre Peuple (Le total de 58.05% et des voix en sa faveur dans toutes les provinces du Pays), l’annonce de la soit-disante victoire de “Joseph Kabila” aurait provoqué une explosion de joie générale, des liesses et des jouissances populaires, des feux d’artifice… à travers tout le Pays.
Au contraire, c’est avec un froid glacial, une déception profonde, des regrets et même une révolte intérieure difficile à dissimulée que les Congolais résidant à l’extérieur et à l’intérieur du Pays et qui avaient naïvement cru à “la transparence du scrutin” et à “la victoire des urnes” ont accueilli la triste nouvelle. A part la joie de quelques personnes descendues dans la rue de Kinshasa et que les télévisions occidentales présentes sur place se sont empressées de filmer et de présenter au Monde entier tout au long de la journée d’hier et d’aujourd’hui, c’est le silence des morts qui est observé partout et pèse sur l’ensemble du Pays.
Où sont tous ces Congolais à qui l’Occident “démocratique” attribue la soit-disante victoire de “Joseph Kabila”? Pourquoi se cachent-ils et se terrent-ils dans leurs maisons et même dans leurs caves au moment d’exprimer publiquement leur joie dans la rue, alors que quand l’UN a, avant-hier, parlé de la victoire de JP Bemba, les escadrons de la mort ont été immédiatement largués dans tous les coins, toutes les rues et toutes les ruelles de Kinshasa pour intimider la population, étouffer toute explosion de joie populaire, tirer à bout portant et réprimer dans le sang tous les têtus qui auraient osé sortir dans la rue?
Curieusement, ces mêmes escadrons de la mort ont permis, à Kinshasa, à quelques personnes de sortir dans la rue pour exprimer leur joie à l’annonce de la soit-disante de “Joseph Kabila”!
Mais quelle disproportion criante, quelle discrépance frappante entre ce que l’on voit en RDCongo et ici en Occident suite à la proclamation de la soit-disante victoire de “Joseph Kabila” par Malu Malu - lui-même très bien protégé par les troupes étrangères et visiblement très mal à l’aise au moment de l’annonce de la “bonne et heureuse nouvelle”-!
Ce moment, qui devait couronner, consacrer et sublimer le triomphe de son travail débuté dans des difficultés énormes depuis le 30 juin 2003, a été vécu par lui-même comme le Moment d’une très grande douleur physique et d’un immense déchirement intérieur irrémédiablement irréparables, le Moment de la Haute Trahison et de la Honte:
Trahison:

 

© Copyright Congo Tribune

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7 novembre 2006 2 07 /11 /novembre /2006 19:50

L'ancien membre du Congrès américain John Brademas de l'Etat de l'Indiana a une fois défini le leadership comme : "la compétence et le caractère ou leurs synonymes - l'intelligence et l'intégrité".

Par extension, le leadership politique est une affaire de service. Il s'agit de motiver et d'inspirer ceux que l'on dirige à donner le meilleur d'eux-mêmes, en prenant exemple sur le leader.

Inversement, le leadership ne consiste pas à être intéressé. Il ne signifie pas accumulation de richesses, car s'il confère des honneurs, il ne s'agit pas de servir, les yeux braqués sur un trophée ou un butin.

Malheureusement, en Afrique, le leadership politique est synonyme d'avidité et de cupidité. Il équivaut à l'impunité et à l'oppression, à la dictature et à la kleptocratie, qui entretiennent et accentuent la pauvreté.

Le diable doit être dans la politique et dans la manière dont elle est pratiquée sur le continent, parce que dans les autres domaines de l'entreprise humaine tels que les sciences, l'art et la littérature, le sport, l'agriculture, l'environnement et la gestion de la société civile, ainsi que la construction de la paix, les Africains ont continué à se distinguer.

Les explications ne manquent pas sur les raisons pour lesquelles les choses sont comme elles sont, ni les prescriptions sur les changements souhaités, cependant les Africains restent dans un cercle vicieux.

Ainsi, il y a presque un consensus entre les Africains préoccupés et les étrangers tout aussi inquiets sur le fait qu'un leadership politique de mauvaise qualité et la corruption sont les deux maux qui se renforcent mutuellement et qui sont la cause du retard du continent, au demeurant très riche, et d'une vie de misère et de pénurie pour 700 millions de personnes.

Au-delà des slogans, la lutte contre la corruption doit de toute évidence jouer un rôle essentiel dans l'équation socio-économique et politique visant à guérir les dirigeants africains d'une kleptomanie malfaisante si l'on souhaite que le continent progresse.

Ce qui a probablement inspiré le lancement à Londres le 26 octobre du Prix de 5 millions de dollars pour la Bonne Gouvernance en Afrique sub-saharienne. C'est vraisemblablement une tentative de récompenser les dirigeants africains reconnus comme ayant consacré leur mandat constitutionnel à surmonter les défis en matière de développement de leurs pays, à améliorer les conditions de vie des populations et à consolider les fondements d'un développement durable.

Le Prix Mo Ibrahim pour la réalisation dans le cadre du leadership africain, lancé par la Fondation Mo Ibrahim est une initiative du Soudanais du Dr Mohamed Ibrahim, fondateur de Celtel International et un des chefs d'entreprise les plus prospères d'Afrique.

Le Dr Ibrahim, un spécialiste des communications mobiles, qui travaillait pour British Telecoms, a fondé en 1998 MSI Cellular Investments, qui a par la suite été rebaptisé Celtel International.

Cette entreprise est actuellement implantée dans 15 pays d'Afrique, dans le cadre de licences qui couvrent plus d'un tiers de la population du continent, permettant ainsi à des millions de personnes d'accéder aux avantages de la communication mobile.

En 2005, Celtel a été vendue à MTC Kuwait pour 3,4 milliards de dollars, ce qui en fait une des compagnies africaines les plus prospères du continent.

En plus de 5 millions de dollars, les personnalités honorées du Prix Mo Ibrahim, vont aussi recevoir une rente annuelle de 200.000 dollars à vie, ce qui fait de ce prix le plus doté du monde, dépassant le prix de 1,3 million de dollars du Nobel de la Paix décerné par un comité basé à Oslo, en Norvège.

La Fondation Mo Ibrahim a aussi promis d'accorder le soutien nécessaire aux récipiendaires du prix pour le leadership africain pour qu'ils puissent faire partager leurs expériences et leur vision à la jeune génération et défendre la cause de la bonne gouvernance, en Afrique et ailleurs dans le monde.

A travers la création de ce prix, la Fondation "souhaite faire prendre conscience de l'importance de la bonne gouvernance pour le développement et approfondir le débat entre les sociétés sur les critères selon lesquels les gouvernements doivent être évalués".

Selon la Fondation, l'Université d'Harvard fera partie de l'équipe d'évaluation qui va déterminer dans quelle mesure le dirigeant africain récipiendaire du prix a servi son peuple alors qu'il était au pouvoir.

Le Prix sera décerné sur la recommandation d'une commission et les critères de sélection vont couvrir les domaines suivants de la gouvernance:

- un développement économique durable - le développement humain: la santé et l'éducation - la transparence et la responsabilisation de la société civile - la démocratie et les droits de l'homme, et - le respect de l'Etat de droit et la sécurité.

"Nous devons éradiquer la corruption et améliorer la gouvernance", a déclaré M. Ibrahim dans une interview de presse à la veille du lancement du prix. "Le jour où nous n'aurons besoin d'aucune aide sera le plus merveilleux de ma vie".

Sa théorie est que les dirigeants africains tendent à être corrompus et/ou qu'ils s'accrochent au pouvoir en raison de la crainte "de ne pas avoir de vie après leur départ".

"Tout soudain, toutes les demeures, les voitures, la bonne chère, le bon vin, tout leur est retiré. Certains ont des difficultés à louer une maison dans la capitale. Ce qui incite à la corruption; ce qui incite les gens à s'accrocher au pouvoir", soutient-il. "Le prix va donner à des gens essentiellement bons, qui sont peut-être indécis, l'occasion d'opter pour une vie dans l'aisance après leur passage au pouvoir".

A 60 ans, M. Ibrahim s'est sans aucun doute distingué comme un homme d'affaires prospère, désireux d'avoir un impact sur les vies de plus d'Africains possibles grâce à ses connaissances, son expérience et sa richesse.

L'ancien président sud-africain Nelson Mandela, l'ex-président américain Bill Clinton et le Secrétaire Général de l'ONU Kofi Annan font partie de ceux qui se sont félicités de l'initiative de M. Ibrahim de récompenser les réalisations en matière de leadership africain.

Mais avec toutes ses bonnes intentions, cette initiative apparemment noble pose un certain nombre de questions morales, éthiques et même de gouvernance sur un continent où environ la moitié de la population vit avec moins d'un dollar par jour.

Etant donné les antécédents de nombreux dirigeants africains il est peu probable que ce prix sera une motivation suffisante pour encourager la bonne gouvernance ou endiguer la corruption dans une région où le pillage du trésor public a pris des proportions pathologiques à pratiquement tous les niveaux du leadership politique.

A l'exception de M. Mandela et de quelques autres, nombreux sont les dirigeants africains morts ou vivants qui se sont assurés d'avoir amassé suffisamment de richesses pour eux et leurs familles pour l'éternité, où du moins c'est ce qu'ils croient.

Par ailleurs, plutôt que de s'écarter des exemples indignes comme ceux de Sani Abacha du Nigeria et de Mobutu Sese Seko du Zaïre (actuelle RD Congo), les dirigeants africains en exercice s'en inspirent et les reproduisent.

Le problème qui se pose ainsi n'est pas tant celui d'une vie après le pouvoir, que celui de la mauvaise gestion des richesses volées des coffres publics et de l'appétit insatiable pour les richesses.

En outre, si les dirigeants africains peuvent changer les constitutions de leurs pays en toute impunité et avec une aisance déconcertante pour se maintenir au pouvoir, ils peuvent tout aussi bien prendre des décrets pour des programmes de pensions de retraite faramineux pour eux-mêmes, comme plusieurs l'ont fait et continuent à le faire.

Dans tous les cas, si le leadership politique rapporte à une notion de service, pourquoi les dirigeants africains doivent-ils être "soudoyés" ou poussés à faire ce pourquoi ils ont été élus, ou pourquoi faut-il les encourager à partir quand leurs mandats constitutionnels expirent?

M. Mandela a été enfermé dans les prisons de l'apartheid pendant 27 ans et quatre ans après sa libération, il a brigué et remporté la présidence sud-africaine en 1994. Cet homme d'Etat à la stature d'icône n'a servi que pour un mandat de cinq ans, mais est resté au service de l'humanité même après sa retraite.

M. Ibrahim et d'autres Africains bien intentionnés feraient bien d'examiner d'un oeil critique la relation symbiotique entre la mauvaise gouvernance et la corruption en Afrique et pourquoi des personnalités accomplies comme elles fuient la politique.

Avec une des concentrations les plus riches du monde de minéraux précieux, comme l'or, le diamant et le pétrole, en plus de vastes terres fertiles et une main d'œuvre abondante, l'Afrique est loin d'être pauvre, cependant ses masses continuent à vivre dans la misère pendant qu'une minorité continue de détourner et de jouir des richesses communes.

Désigner quelques individus qui ont déjà eu la chance de profiter de la vie aux dépens de millions de malheureux, pour leur faire encore plus plaisir et leur assurer une vie confortable jusqu'à la fin de leurs jours est-il un moyen efficace de lutter contre la corruption ou la pauvreté.

L'idée de récompenser un leadership de qualité est louable, mais elle ne peut avoir de sens que si elle permet d'améliorer les conditions de vie des citoyens ordinaires, et non pour enrichir ceux qui se sont servis plus que de raison ainsi que leurs familles, particulièrement en détournant le trésor public.

Mais si la Fondation Mo Ibrahim insiste pour récompenser les dirigeants africains par des prix en espèces pour leur bonne gouvernance, un récipiendaire peut-être reconnu et qu'il lui soit remis une plaque, alors que les fonds rattachés soient destinés à un projet en direction des plus démunis, comme dans le cadre d'un programme de micro-crédit semblable à ceux de la Grameen Bank mise sur pied en 1976 avec seulement 27 dollars par l'économiste bangladais de renom, Mohammed Yunus, le lauréat du Prix Nobel de la Paix.

S'il est correctement géré, un tel programme va tirer des milliers sinon des millions d'Africains de la pauvreté et ses effets multiplicateurs peuvent engendrer un changement de comportement de la part des dirigeants politiques chapardeurs, qui pourraient s'amender et soutenir de nobles causes.
 

 
 
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1 juin 2006 4 01 /06 /juin /2006 01:04

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