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28 octobre 2006 6 28 /10 /octobre /2006 21:49

Extravagantes, les moches, les élégantes… :
Les "profs" mises à nu

La rentrée scolaire est là, les « profs » aussi ! Avec en filigrane leur tendance vestimentaire. Si pour les élèves l’uniforme règle tous les problèmes. Chez les « profs », surtout la gent féminine, il faut souvent remuer le vestiaire, se couper les cheveux en quatre pour trouver la tenue adéquate afin de dispenser convenablement les cours. Et pourquoi pas attaquer du bon pied les salles de classes. Car, « le regard des élèves, ça compte et ça… note ! », dit-on. Alors, comment s’organisent-elles ? Ont-elles un style particulier ? Quelles sont leurs attitudes devant la penderie ? En un mot, quelle est leur mode pour donner les cours ?

« De nos jours, les élèves regardent d’abord comment vous êtes habillés avant de vous écouter.
Il faut donc s’habiller de façon convenable ».
Ce constat fait par nombre d’enseignants dénote de l’importance du vêtement à l’école.
Et l’on s’interroge : l’habit fait-il… le maître ? « C’est vrai qu’en matière d’habillement, les « profs » passent régulièrement à la bourse des valeurs estudiantines.
Ces élèves, « si prompts à nous attribuer des bons ou mauvais points, des surnoms tantôt moqueurs, sarcastiques tantôt admiratifs », affirme tout de suite Ouattara Sita, professeur d’Allemand.
En effet, « les enseignants et plus particulièrement les femmes, en tant qu’éducatrices et indépendamment des cours qu’elles dispensent, doivent faire attention à la tenue vestimentaire qui peut influencer les élèves », note le Sociologue.
Justement, le vestimentaire a toujours constitué une soupape d’enchantement ou de raillerie provenant des apprenants.
Et le ramdam qui est fait autour des accoutrements des « maîtresses » « peut constituer à lui tout seul un sujet de dissertation », fait-on remarquer.
Toutefois les enseignantes sont-elles exemptes de tout reproche en la matière ? Que non !, répond Samuel G.
, élève en classe de terminale.
A l’en croire, il y a en leur sein des extravagantes.
Qui sont-elles ? Ce sont généralement des « profs » devant lesquelles la salle de classe s’ouvre comme un vaste « T ».
Prenant un temps fou devant le miroir à se chiffonner l’esprit, ce sont des retardataires jurées.
Elles ornent leurs corps de vêtements et bijoux fantaisistes.
Et là, il n’y a plus de limite… une fringale vestimentaire permanente.
Passionnées de jeu à la fois d’exhibition et de séduction, cette adrénaline n’a aucun équivalent chez elles, « Elles semblent n’avoir pas achevé leur adolescence » ironise Boubacar K, Enseignant.
Aussi, « bermudas, bodies, collants, jupes longues ou courtes serrées… et autres tenues sexy tout y passe dans leur garde-robe», déplore Mariam Fadiga, Institutrice.
Avant de relever : « dans ce cas là malheureusement, il est difficile d’asseoir son autorité (…) Tenez vous bien, non seulement ce sont des dames qui se font draguer par leurs grands élèves, mais leurs attitudes désinvoltes creusent les tranchées entre elles et les filles de la classe.
C’est écoeurant !».
Alors, renchérit Odile Toh, Professeur de Lettres, « une concurrence perpétuelle et parfois féroce s’installe entre elles.
La qualité des cours prenant dans la foulée un sérieux coup».
A la suite des exubérantes, se positionnent timidement celles que Jean Jacques T, Etudiant en sciences juridiques, qualifie de « moches ».
Elles sont l’antithèse des premières citées.
Et ayant consacré toute leur vie au « papier », chez elles, « la sape » constitue un adjuvant lénifiant sans intérêt.
« Ces dernières rebutent les élèves par leur côté ringard », précise-t-on.
L’air austère assombri par des vêtements surannés qui, à en croire des spécialistes de la mode, « sont le reflet de leur humeur maussade », cette catégorie de « profs » est la bête noire des élèves.
Parce que, selon Fatou S.
, « leurs habits nous parlent et semblent nous dire que ces « timorées » ne sont pas en classe pour rire.
Et là, le contact avec les élèves est souvent empreint de méfiance, de crainte, pis encore de… dégoût ».
En effet, leurs accoutrements donnant déjà le ton, « chaque cours, toute proportion gardée, s’apparente à un couvre feu », indique Maxime Y.
, élève dans un lycée de Yopougon.
Et de révéler : « en tout cas, ces femmes là, ne donnent pas envie de suivre leurs enseignements ».
Ce qui peut tomber dans l’oreille de l’observateur comme une sanction, n’est en faite que « des préjugées fallacieux », avance Martine Danho, « profs d’anglais », très peu encline à s’habiller à la dernière mode, du fait visiblement de sa pratique religieuse.
« Il faut faire tomber ces clichés », suggère-t-elle.
Qui, estime-t-elle, ne reposent sur aucune base scientifique et qu’il faut, toujours selon elle, « mettre sur le compte de l’émotion voire de l’esprit de laisser-aller… de facilité qui est entrain de gagner notre jeunesse ».
Aussi, soutient-elle mordicus que « l’habillement ne précède et ne conditionne guère la qualité du savoir à dispenser ».
Alors, à entendre ce discours très « déculpabilisateur » et nonobstant les récriminations des élèves, « on ne doit pas s’attendre à des mutations s’opérées en elles et (…) Je vous assure que même des années après les bancs d’école, on se souvient encore de la raideur vestimentaire et comportemental de ce type d’enseignantes», souligne Moussa Kanté, Conseiller pédagogique.
Enfin, arrivent les élégantes.
Femmes modernes et émancipées.
Elles optent généralement pour les vêtements et coiffures classiques sans fanfreluches ostentatoires.
Notamment, tailleurs ou ensembles maxi sobres mais « class », cheveux courts ou avec des tresses discrètes, sac à mains aux tons sobres.
« Pas question de paraître au yeux des élèves comme un mannequin, il faut limiter les chichis pour assurer une mobilité entre les rangées, mais nous ne devons pas non plus être en classe comme des personnes en deuil ».
Et d’ajouter : « les vêtements doivent être propres et bien faits .
Bref, le professeur à le devoir de se vêtir de manière plaisante ».
Mais rassurez-vous, ce caractère mesuré ne les empêche nullement de faire la police en classe.
« Je traque en permanence les élèves sales peu soucieux de leurs aspects extérieurs .
« Qu’importe puisqu’elles dépeignent positivement sur les apprenants », approuve Masséré Sylla, mère de famille.
Vous avez dit « profs »pourvoyeuses de stimulants…de rêves ?

Hadja SIDIBE

 

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Published by BOMONGO Lucé Raymond - dans BONNE GOUVERNANCE
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