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4 juillet 2006 2 04 /07 /juillet /2006 23:03
 

04/07 :Rca: Avec des oeillères, Bozizé déclare la guerre francophone au Soudan

Les récentes déclaration de Bozizé montrent à l'évidence que le président Centrafricain est prisonier du complexe de Fachoda et sous l’emprise de la France néo-coloniale.

Après avoir fermé sa frontière avec le Soudan, un pays frère dont nous partageons le destin depuis des millénaires, le président Centrafricain poursuit son erreur en soutenant militairement le despote Tchadien, Idriss Deby, entrainant la nation Centrafricaine dans une deuxième aventure guerrière incertaine, après celle de 2002 dont chacun mesure désormais le caractère désastreux.

L'erreur politique et militaire de la France au Soudan consistait à soutenir le nord-Soudan contre le sud-Soudan de Dr Garang, pariant sur la défaite totale de ce dernier.

De 1967 à 1995, Paris avait utilisé son porte-avion militaire situé au coeur de l'Afrique - le territoire de la République centrafricaine - pour former et équiper les extrémistes Soudanais, commerçant avec des terroristes basés au nord-Soudan, à l’instar de Carlos et de Ben Laden.

Dans les années 1980, le pro-consul Jean-Claude Mansion manipula André Kolingba afin d'utiliser les ressources Centrafricaines pour fournir armements et renseignements divers contre le mouvement de rebellion du Sud-Soudan.

Vers le début des années 1990 une politique cynique et similaire était mise en place au Rwanda, dont la conséquence directe fut le génocide de près d’un million de Tutsis, et Hutus modérés, au Rwanda en 1994.

Si le passage du président Centrafricain Ange-Félix Patassé avait temporairement neutralisé l'influence militaire française dans la guerre de libération du sud-Soudan, on constate que l'actuel occupant du palais de la Renaissance a totalement succombé aux pressions néo-coloniales françaises et est entrain d'emboucher la trompette de la guerre contre le Soudan, pays frère aimé par tous les Centrafricains.

Kigali a évincé Paris du Rwanda, Karthoum l’a fait au Soudan. Centrafrique et Tchad en feront ils de même après la chute de Déby?

Que l'on ne se trompe pas sur la fin prochaine de Paris en Afrique. Kigali avait le premier compris le jeu dupe des politiciens français. La Yougoslavie également avait déja gouté à l'inconsistence de la France, dont le courage politique suit le sens des courants forts du moment. Les politiciens français sont toujours prêts à promettre monts et merveilles, mais ne sont-ils pas les premiers à prendre la poudre d'escampette au premier signe de feu ?

Feu Milosevic, feu Habyarimana, feu Bokassa, feu Mobutu, Saddam pourraient le témoigner à haute voix. N'avaient ils pas le soutien inconditionnel des politiciens et militaires français, qui se disaient prêts à les défendre jusqu' à la dernière balle?

Au premier coup de feu chacun a vu à quelle vitesse les détachements français avaient déguerpi...

Si le président Soudanais Béchir avait du avaler des couleuvres face à feu John Garang, il sait maintenant que c'est la faute aux Français. Il avait cru, à tort, aux promesses de Paris et à son chimérique soutien inconditionnel.

Aujourd'hui, après plus de trois (3) millions de morts dans une guerre civile activement entrenue par la France depuis le territoire Centrafricain, après avoir constaté de visu les dégats importants causés par cette folie meurtrière dans son pays par des fervents pratiquants de la francophonie, les Soudanais savent qu'il leur faut reprendre les choses en main.

Comme le Rwanda, le Soudan a finallement mis fin à l’aventure rocambolesque de Paris sur son territoire.

En réaction, Paris est en train d’utiliser ses pions en Centrafrique et au Tchad et se prépare à lancer une véritable guerre proxy contre le Soudan.

L’absurdité politique et historique des politiciens Centrafricains

Le président Centrafricain doit mettre de l'eau dans son vin français et tenter de le boire très glacé et très lentement, roulant sa langue sept fois dans sa bouche avant de prononcer des menaces contre le Soudan. Il doit comprendre ce que la géo-politique de l'Afrique centrale est entrain de lui enseigner.

Bon gré, mal gré, la France néo-coloniale va accepter sa descente dans les bas- fonds. Elle va accepter l'impuissance de ses sectes francophones en Afrique centrale. Les idéologies de la francophonie ont pourri avec le déclin des Ngoupandé et autres intellectuels du bord de la Seine, qui ont pris en otage le gouvernement Centrafricain, conduisant une politique terroriste digne des Talibans.

En revenant sur le cas du président Centrafricain, l’extrait ci-dessous d’une déclaration radio-diffusée (heureusement captée uniquement dans un rayon de 100 kms autour de Bangui, limitation de puissance d’émission oblige), le lundi 3 Juillet 2006 lève le doute sur l’agression ourdie depuis la France contre le Soudan:

"Il est évident que certains voudraient nous dicter notre attitude vis-à-vis des pays voisins et même nous imposer une politique extérieure, à cent lieux de nos principes républicains", a dit M. Bozizé. Le chef d'Etat en a appelé à "la solidarité nationale" et à "la grande famille francophone d'Afrique centrale".

"Quand la patrie est en danger, c'est bien sûr le devoir des forces de défense et de sécurité de s'opposer aux envahisseurs, mais c'est aussi le devoir de tous les fils du pays de contribuer par tout moyen à défendre la cause de la patrie"...

Encore une ineptie qui démontre à suffisance la terrible pression qu'il subit de la part de la France néo-coloniale. Car, pourquoi n'avait il pas saisi la tribune de l'Union Africaine qui vient de se terminer à Banjul pour faire une telle déclaration ? Pourquoi ne saisit-il pas le Conseil de Sécurité des Nations Unies s’il croit détenir une preuve de ses allégations ?

Tout le monde le sait, la France impose son diktat en Centrafrique et décide de notre politique extérieure. La Centrafrique est devenue la risée de l’Afrique toute entière.

L’ayant compris, les Centrafricains rejettent en bloc cette chienlit et refusent de se battre contre le Soudan et contre le Tchad.

Le danger pour notre patrie en ce moment vient des valets des colons français qui usurpent la dignité Centrafricaine et sabotent l’Unité africaine en travaillant ardemment avec l’ennemi pour agresser un pays frère : le Soudan.

Le destin historique et spirituel du Tchad, de Centrafrique et du Soudan sont intimement liés

L’ obsession de secourir le soldat Idriss Déby, la tendance maniaque de vouloir agresser systématiquement sur ordre de Paris le Soudan - pays frère que les Centrafricains aiment et supportent à travers leurs prières d'intercession afin que la paix et la concorde leur soit à nouveau accordées selon la bonne grace du Tout puissant Eternel – l’inconsistence de la politique dite francophone de la Centrafrique doivent être dénoncées avec la plus grande vigueur par toutes les forces vives de la nation Centrafricaine.

Le peuple Centrafricain est un peuple épris de Paix et qui vit en harmonie avec les peuples frères du Congo, du Cameroun, du Tchad et du Soudan. Nous, Centrafricains, sommes bénis par Dieu en ce sens que l’Eternel nous ait placé dans le pays de Cush.

Aussi je lance un fervent appel à tous mes frères et soeurs Centrafricains, je les invite à lire dans la Bible le passage relatif au pays de Cush dans Esaie 18.

Méfions nous des philosophies trompeuses de la francophonie quand on sait que la Bible contient une référence aussi explicite de la région dans laquelle nous vivons.

Dans ces conditions pourquoi envoyer nos enfants et nos frères faire une guerre perdue d’avance contre le Soudan, le pays de Cush, dont nous partageons le glorieux destin divin (Esaie 18) ?

Sommes nous plus proches de la France que du Soudan ? Les oeillères placées sur les yeux de Bozizé et Ngoupandé par la France bonapartiste ne peuvent pas rendre aveugles tous les vaillants fils de Centrafrique !

A l’évidence, les Centrafricains refusent le fond et la forme des propos tenus par les autorités Centrafricaines otages de la francophonie sectaire, vindicative et terroriste.

Vous le voyez par vous même : le plan de la France de détruire notre belle Afrique centrale avait commencé au Soudan et au Rwanda. Mais ce plan machiavélique a déja échoué. Car Dieu est avec nous.

Alleluyah !

Combien de morts faudra t-il pour que les Centrafricains se dressent devant ce monstre, baptisé francophonie, qui prone la guerre et la désolation sur la terre de nos ancêtres ?

Honore Yadaba

Réfugié politique Centrafricain, USA.

Source: Alwihda -

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