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21 septembre 2006 4 21 /09 /septembre /2006 14:19

FRANÇOIS BOZIZE EN PERIPLE À CUBA, AUX ETATS- UNIS ET EN ROUMANIE: A QUI PROFITENT LES VOYAGES PRESIDENTIELS ?

L'ancien dictateur Bokassa avait une « canne de la Justice » et se disait apôtre ou pèlerin de la paix. Il prétendait sillonner le monde pour prêcher la justice et la paix…
Ange Félix Patassé, le Moïse centrafricain était lui aussi un intrépide « pigeon voyageur ». Il ne se souciait guerre de savoir si les caisses de l'Etat sont vides ou pas. Lorsqu'il décide de se rendre au Viêt-Nam, en Corée du Sud, en Chine, aux Etats-Unis d'Amérique où ailleurs, ces tribulations et pérégrinations autour du monde priment tout. Le Trésor Public doit se mettre à son service et au service de sa cohorte familiale avec femme, enfants et bagages.



 

A vouloir passer leur temps hors de leur pays et à vouloir tourner le dos à la souffrance de leur peuple Bokassa et Patassé ont été renversés alors qu'ils se trouvaient à l'étranger ou dans les airs.
Bokassa était en Libye et plus précisément à Benghazi pour rencontrer Mouammar Al -Kadhafi quand David Dacko fortement appuyé par « l'Opération Barracuda », le renversa le 20 septembre 1979 au grand soulagement du peuple centrafricain. La République fut restaurée ainsi que la démocratie multipartite.
Ange Félix Patassé était au Niger (Niamey) à la conférence de la Cen-Sad quand la rébellion armée dirigée par le général François Bozizé a décidé de rentrer à Bangui fortement appuyée par les Zakawas, la garde prétorienne du Président Deby Itno et une horde mercenaires. Son avion n'a pu atterrir à Bangui et a dû rebrousser chemin sur le Cameroun avant que Patassé et une partie de sa suite ne trouvent asile au Togo (Lomé). Drôle de destin qui n'instruit pourtant pas le général Bozizé. De l'avis de tous les centrafricains, à peine arrivée au pouvoir le 15 mars 2003, le Président François Bozizé a repris le « bâton de pèlerin » de Bokassa et Patassé qu'il a battu par le nombre de ces voyages cumulés dans un laps de temps.
La preuve, depuis mardi dernier le général François Bozizé s'est de nouveau envolé pour un nouveau périple à travers le monde. De Bangui il a emprunté « Air Toumaï », pour un transit à Douala où il doit emprunter un vol de « Air France » en direction de la France où il doit faire escale en entendant de piquer vers la Havane (Cuba) où le Président de la République doit prendre part au 14è sommet du mouvement des Non-Alignés. Un vieux rêve aujourd'hui trahi par la mondialisation et un « monde unipolaire » sous des commandes des Etats-Unis d'Amérique et du Néolibéralisme fondé sur l'économie du marché et la concurrence commerciale à l'échelle planétaire.
Après la Havane, c'est-à-dire Cuba où il séjournera probablement jusqu'à samedi prochain « l'homme du 15 mars 2003 » devra se rendre à New-York (USA) où il doit prendre part à l'Assemblée Générale annuelle de l'organisation des Nations Unies. (O.N.U). un grand forum mondial !..
Après New York le Président François Bozizé n'aura pas terminé ses pérégrinations dans les Caraïbes (CUBA) et en Amérique.
Il devra mettre le cap sur l'Europe où il devra participer le 25 septembre 2006, au sommet de la Francophonie. Ce sommet sera organisé à Bucarest en Roumanie. Après la Chine, Düsseldorf, l'Afrique du Sud, Cuba et les Etats-Unis d'Amérique sans compter d'autres étapes de moindre importance, François Bozizé aura pratiquement fait le tour du monde en un temps record. Un véritable champion des pèlerinages outre mer.
Mais pour Bozizé et son entourage, il s'agit de briser l'isolement de la République Centrafricaine sur la scène internationale et de plaider la cause du peuple centrafricain à la tribune des Nations- Unies, de l'Union Africaine, de la Cen-Sad, de la Francophonie ou de la CEMAC. Soit !
Mais se soucie-t-il de savoir ce que coûtent des voyages aux contribuables centrafricains ? Se soucie-t-il de savoir ce que rapporte des pérégrinations à la caisse de l'Etat et au peuple centrafricain ?
Rien n'est moins sûr, car, c'est à un moment où les salaires du mois de janvier 2006 tardent à être payés que l'hôte du Palais de la Renaissance s'offre de luxe de ce périple qui va le mener à Cuba, aux U.S.A et en Roumanie sans compter les escales obligatoires.
Pendant ce temps la grogne sociale monte. Les Douaniers pestiferent et portent plainte devant le conseil d'Etat. Les professeurs d'Université ont déclenché trois (3) jours de grève d'avertissement pour la prise en compte de leur nouvelle salariale. Il est à craindre que ces mouvements sociaux montent en spirale avec la rentrée scolaire qui s'annonce très chaude.
A qui profitent les voyages Présidentielles ? That's the question !..




 
 
Jean Siopassa
 

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Published by BOMONGO Lucé Raymond - dans TRIBUNE GOUVERNEMENTALE
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