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20 mai 2006 6 20 /05 /mai /2006 13:23

Gabon: Le dialogue inter togolais au centre de la visite du président Faure GNASSINGBE

19 Mai 2006

Le chef de l'Etat togolais Faure Gnassingbé a évoqué en vendredi après-midi à Libreville au cours d'un entretien avec son homologue gabonais, Omar Bongo Ondimba le dialogue en cours entre la classe politique togolaise.

« J'ai informé le président Bongo Ondimba du déroulement en cours du dialogue politique entre la classe politique togolaise», a déclaré à la presse à sortie d'audience le président togolais qui a affirmé avoir bénéficié des conseils du doyen Omar Bongo Ondimba.

Pour sa part le chef de l'Etat gabonais a déclaré que « quand on travail pour le pays il faut dépassionner le débat, nous avons connus des errements partout et je crois que l'heure est venu pour les togolais de s'entendre, de se comprendre, de se parler, de se tolérer en vue d'instaurer un Togo uni dans la cohésion et la paix ».

« La paix n'a pas de prix », a martelé le doyen des chefs d'Etat africains.

Le dialogue inter togolais, 11ème du genre a démarré le 21 avril dernier à Lomé sous la pression de l'Union européenne (UE).

Il est questions au cours de cette concertation, de débattre des réformes institutionnelles, la révision du fichier électoral, la recomposition de la commission électoral en vue de préparer des élections libres et transparentes dans le pays.

Le dialogue doit aussi traiter de l'épineux problème de la réforme de l'armée et des forces de sécurité, mais également la question des réfugiés et des déplacés pendant les violences pré et post électorales d'avril et mai 2005.

L'Union européenne (UE) a suspendu sa coopération avec le Togo en 1993 pour « déficit démocratique », rappelle-t-on.

Arrivé vendredi en début d'après midi à Libreville, Faure Gnassingbé quitte Libreville samedi à destination de Brazzaville au Congo, selon une source togolaise.


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19 mai 2006 5 19 /05 /mai /2006 20:47

Centrafrique: Un groupe sud-africain veut ouvrir un comptoir de diamant et d'or à Bangui

 

 

 

Le Groupe sud-africain "PARAMOOT" a conclu vendredi un accord avec le ministre centrafricain des mines et de l'énergie le commandant Sylvain Doutingaye un accord d'investissement qui porte sur plusieurs secteurs économiques dont l'ouverture d'un comptoir de diamant et d'or, a constaté GABONEWS.

L'accord autorise PARAMOOT d'ouvrir à Bangui un comptoir d'achat de diamant et d'or, la formation et l'équipement des éléments centrafricains de la nouvelle brigade des mines, la construction d'un hôtel de 5 étoiles, la réhabilitation de l'hôtel "SOFITEL" de Bangui et la construction de trois hôtels de catégorie allant d'une à deux étoiles dans les grandes villes de l'intérieur du pays.

Le ministre Doutingaye a expliqué à la presse que la formation des nouveaux éléments de la nouvelle brigade des mines rentre dans le cadre des réformes du secteur minier envisagées par le gouvernement afin de lutter contre la fraude et la contre bande minière.

"Nous avons la certitude que d'ici les mois à venir les recettes de l'Etat seront revues à la hausse grâce aux revenus du secteur minier", a déclaré le ministre Doutingaye.

L'accord d'investissement entre le gouvernement et le Groupe sud-africain PATRAMOOT fait suite à une convention de programme cadre de coopération signée en fin avril à Johannesburg par les Présidents Bozizé de Centrafrique et Thabo Mbéki d'Afrique du Sud.

Ce programme cadre de coopération portait sur plusieurs volets économiques dont le secteur minier.

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19 mai 2006 5 19 /05 /mai /2006 18:14

CONTRIBUTION DU RDC AU PROJET DU DIALOGUE AVEC LA CLASSE POLITIQUE

 

Dans le cadre du projet du dialogue annoncé par le Président de la République, le Rassemblement Démocratique Centrafricain (RDC) apporte en trois (3) points ses éléments de réflexion à titre de contribution aux travaux du groupe de travail mis en place par les partis politiques de l'opposition.



 

A – Examen de la situation sociopolitique et économique
I – Introduction
Lors de la tenue du dialogue national à Bangui du 09 septembre au 27 octobre 2005, les représentants de l'ensemble des couches sociales de la République centrafricaine, en vue de la reprise des activités de développement national, ont défini comme but dudit dialogue : la consolidation de la sécurité nationale; l'assainissement des finances publiques, la relance de la production et de la redynamisation du secteur privé, y compris, le redressement des secteurs sociaux; le renforcement des bases de la démocratie par l'assainissement du climat sociopolitique; la lutte contre l'impunité, notamment les crimes économiques.
Tous les objectifs ont été intégralement précisés à l'ouverture du dialogue national par son Excellence le président de la République, François Bozizé.
Toutes les solutions recherchées par le dialogue national, pour la correction des dérapages politiques, économiques, sociaux et culturels, l'ont été sur la base des balises évoqués par le chef de l'Etat. (cf. Page 11 du rapport des actes du dialogue).
Or, une année après les élections de mars et de mai 2005, non seulement que les maux qui ont paralysé la République centrafricaine n'ont pas été éradiqués, conformément aux attentes du dialogue national, pis encore, ils ont été accentués, amplifiés et complétés par d'inexplicables problèmes, qui aujourd'hui ont achevé de plonger les familles centrafricaines dans l'extrême pauvreté sociale.

II – Problématique
A l'issue des élections présidentielles et législatives de l'année 2005 dont le déroulement était loin d'être transparent, les Centrafricains, particulièrement les militants du RDC, respectueux des principes de la démocratie, ont adopté un profil républicain, caractérisé par une trêve sociale, offrant la possibilité aux nouvelles autorités nationales, de jeter les bases d'un véritable programme de redressement de tous les secteurs. C'est dans cet esprit que les partis politiques et la société civile ont balisé leurs activités, de manière à éviter toute entorse, susceptible de perturber les actions du gouvernement.
Douze mois après, il convient de procéder à une évaluation de l'équipe qui est en place. Car les seules élections ne sauraient en soi se transformer en une raison d'être d'un régime ou d'un gouvernement ou produire le bien être à la population. Le peuple qui a confié son devenir à un groupe de personnes, pour la gestion de la chose publique, attend en retour de ce placement de confiance, un bien être dont les perspectives semblent plutôt définitivement fuir la République centrafricaine, à cause d'une méthode de travail totalement inappropriée aux exigences contemporaines de la nation de société et de développement.
Le Rassemblement Démocratique Centrafricain, tout en étant d'accord pour un dialogue politique, estime qu'un diagnostic s'impose et devra permettre de dresser le bilan de 12 mois de gestion du régime, sur les plans politique, économique et social avant de pouvoir en toute conséquence, envisager l'avenir.

III – Diagnostic
III.1 Au plan politique
Pendant le Dialogue national, on a reproché aux régimes antérieurs à la transition les points ci-après : la confiscation du pouvoir de l'Etat; l'existence de la pléthore de micro partis; la violation en toute impunité des droits de l'homme; la mauvaise gouvernance et la corruption au sein de l'administration; le non-respect des engagements en termes de prise en charge effective des représentations diplomatiques de la RCA à l'étranger; la désorganisation de l'Armée dû au recrutement anarchique et à la tribalisation de ses structures de direction; l'insécurité due à la circulation des armes de guerre et à la présence de forces non conventionnelles.
A ce jour, la gestion du pouvoir est l'affaire d'une poignée de personnes évoluant dans le sillage personnel du président Bozizé, ce qui rend impossible toutes actions de concertation à caractère national, susceptible de résoudre les problèmes politiques auxquels le pays est confronté. Mieux encore, le pouvoir, exercé de manière multicéphale, se retrouve entre les mains de quelques bonshommes en tenue et ayant la gâchette facile, s'est transformé en terreur pour une population prise en otage dans son propre pays. D'où la violation en toute impunité des droits de l'homme.
Non seulement les micros partis ont continué d'exister, mais ils papillonnent tous autour du chef de l'Etat qui s'appuie sur eux pour gouverner par l'effet du nombre, noyant de fait numériquement les partis politiques d'assise nationale.
Quant à la mauvaise gouvernance, on peut considéré qu'elle n'a jamais atteint un niveau aussi élevé que sous le régime actuel. Ce gouvernement a certes pris quelques sanctions limitées vis-à-vis d'un petit nombre de fonctionnaires et agents de l'Etat jugés indélicats. Cependant, les véritables prédateurs, maîtres à jouer dans l'art de la corruption et du détournement sont restés impunis, au même titre que les auteurs de multiples exécutions extrajudiciaires, notoirement connus dans toute la République.
Quant à la diplomatie, l'état d'abandon est resté le même.
Au niveau de l'armée, le chaos a été approfondi par l'indiscipline institutionnalisée. Résultat, le citoyen centrafricain, au lieu de se sentir protégé par les hommes en tenue, les perçoit plutôt comme un malheur, ne sachant plus qui est coupeur de routes ni qui est soldats au sens républicain du mot, les deux ayant les mêmes comportements.

III.2 Au plan de la sécurité
Il faut aujourd'hui avoir le courage de la reconnaître. Au plan politique le pouvoir a fait faillite et le désordre s'est généralisé. Les populations à ce jour ne se sentent plus en sécurité ni à Bangui ni dans l'arrière pays. Aucune autorité politique ni militaire ne contrôle plus rien, et l'unité nationale est gravement touchée, à cause de l'insécurité généralisée.
Ce sombre tableau se déroule pourtant sous les yeux d'une Assemblée nationale impuissante, partisane et pratiquement monocolore. Après avoir, dans un premier temps, rassuré l'opinion nationale et internationale que la sécurité régnait à 80 % sur le territoire, le pouvoir a d'abord commencé par dire que l'insécurité dont on parle est le fait de coupeurs de route pris de bandits de grands chemins. Il a fallu la déclaration du Lieutenant Ndjader pour que le pouvoir admette l'existence d'une rébellion armée. L'Assemblée nationale n'a pas réagi pour éviter le pire au point qu'on en arrive aujourd'hui à la naissance de mouvements armés dans le nord, conséquences de la politique de l'exclusion pratiquée par le président Bozizé et son premier Ministre Elie Doté.
L'insécurité est désormais totale sur le territoire.

De graves exactions sont commises sur nos Frères et Sœurs de l'arrière pays (principalement dans l'Ouham et l'Ouham Pendé) qui ne peuvent plus vaquer à leurs travaux champêtres avec comme conséquences la famine, le chômage et l'exode vers les pays voisins. Le pouvoir n'explique pas ce qu'il fait lorsqu'il s'agit de la rébellion et ne pose aucun acte juridique pour combattre l'impunité lorsqu'il s'agit des éléments zélés des forces de l'ordre à ses services.

III.3 Au plan de l'expression
Les partis politiques sont muselés. Ils n'ont d'accès aux médias de l'Etat. L'animation de la vie politique dévolue aux partis politiques est devenue un monologue orchestré en faveur des partis proches du pouvoir. Les marches de protestations, les débats contradictoires qui sont les moyens d'expression de la démocratie sont bannis et fortement réprimées. Tous les cadres militants des partis de l'opposition sont systématiquement exclus des responsabilités dans toutes les institutions de la République.

III.4 Au plan économique
Sans un climat de sécurité, sans la garantie de protection des biens et des personnes peut-on logiquement parler de développement socioéconomique ? Cette seule question donne la réponse à ce qui peut encore ressembler à une base de développement économique en RCA.
Au dialogue national, l'on a déploré : l'absence d'un plan national de développement ; le peu de crédibilité des autorités vis-à-vis des partenaires au développement ; l'abandon des ressources nationales aux prédateurs étrangers.
Premièrement, y a-t-il eu changement ? Que constate t-on ?
L'absence d'un projet de société du candidat Bozizé hier et aujourd'hui président se fait sentir. L'inexistence d'un projet de société assorti d'un plan de développement conduit à ce jour à une absence totale de coordination des actions gouvernementales. Il s'en suit, que chaque responsable du pays, à quelque niveau que ce soit, en fait à sa tête. Les exemples ne manquent pas.
Les ressources nationales, notamment le diamant, l'or et le bois continuent frauduleusement de sortir du territoire national, avec la complicité de certaines autorités du pays. Alors qu'une gestion saine à ce niveau peut résoudre la plupart des problèmes de la RCA.
Sur ce point, une véritable nébuleuse règne sur les rôles des uns et des autres, les profiteurs restant invisibles. Pour ce qui est du secteur privé, il est et demeure le monopole des étrangers.
A quel moment le gouvernement et l'Assemblée vont-ils réagir pour qu'enfin le Centrafricain accède aux ressources de son pays ?

III.4 Au plan social
Le vécu quotidien du peuple sert de vitrine pour les actions menées par les politiques. On ne peut pas s'attendre à un bien être social, dès lors que l'insécurité couvre l'ensemble du territoire, et que la misère siège devant la porte de chaque individu.
L'Assemblée nationale qui est pourtant le défenseur du peuple ne rempli pas sa mission. Les intérêts des citoyens sont ignorés. Le gouvernement d'Elie Doté, après avoir soutenu qu'on accorde le pouvoir exceptionnel au Président de la République, n'améliore aucunement pas la vie de ses administrés. L'Assemblée nationale, mieux, s'aligne systématiquement derrière le gouvernement pour engager nos compatriotes dans une mort lente. A titre d'exemple : l'augmentation de la TVA ayant entraîné une hausse vertigineuse des prix ; l'augmentation secrète des tarifs d'électricité afin de récompenser les amis politiques ; la vente de produits périmés au vu et au su des autorités ; des ruptures de stocks entretenus par les commerçants ; les retraités, les fonctionnaires, les étudiants et les enseignants bafoués et ignorés ; etc.
De 60 à 70 % des populations vivant avec moins d'un (1) dollar par jour en 2000, la RCA aujourd'hui est passé à 95%, selon les estimations des organismes internationaux.
En d'autres termes, à peu près 5% des Centrafricains ont un pouvoir d'achat égal ou supérieur à un (1) dollar par jour. Cette situation découle naturellement : de la confiscation de la totalité des richesses nationales par les hommes du pouvoir ; des détournements organisés et protégés au niveau des finances ; de l'absence d'investissement due à l'insécurité généralisée.
Même le paysan ne peu plus en toute quiétude vaquer à ses occupations champêtres, à cause des bandes armées qui ont envahi le territoire centrafricain.
Il s'en suit par conséquent, une pauvreté accrue à tous les niveaux. A cela, il faut ajouter, les arriérés de salaires, de bourses et pensions, le SIDA, les enfants de la rue en surnombre, les mendiants devenus omniprésents et qui se disputent la rue avec les enfants fugueurs.
Les structures de santé manquent de personnel qualifié, de matériels et de médicaments, surtout dans les provinces. Cette situation contraint un nombre élevé de familles à se rabattre sur les plantes médicamenteuses pour soigner les maladies, avec les risques que cela comporte.
De nombreuses écoles sont victimes de la carence en personnels enseignants vacataires rendant complexe le problème de l'encadrement effectif des élèves, dont le niveau baisse d'année en année.

IV – Conclusion sur la situation sociopolitique et économique
Face à ce sombre tableau et ce bilan totalement négatif, le Président Bozizé doit maintenant faire le constat que les institutions qu'il a mises en place (Assemblée nationale et gouvernement) manquent de volonté à l'aider ou manifestent une incompétence et tirer les leçons qui s'imposent à partir des pouvoirs que lui confèrent la Constitution.

B – A propos du dialogue

I – Type de dialogue
La mauvaise gouvernance ayant entraîné le pays dans une impasse politique et économique, c'est seulement avec la classe politique que le dialogue doit avoir lieu en vue de fixer une nouvelle orientation politique à la nation.
C'est donc un débat politique franc et responsable sur les problèmes politiques, économiques et sociaux assorti de recommandations ayant un caractère immédiatement exécutoire qui devra être mené. Car la nation centrafricaine a trop souffert du non respect des engagements souvent pris lors de ces types de rencontre.

II - Objectifs
L'objectif global de ce dialogue est de pouvoir redonner confiance au peuple à travers de nouvelles élections.

III – Si le dialogue n'est pas comme l'on souhaite
LE RDC ne prendra pas part à une rencontre folklorique où les acteurs sont préparés aux applaudissements de chaque phrase.

C – Définition d'un nouveau cadre de concertation
Le RDC est d'accord sur le principe mais fait savoir que la survie d'une telle structure dépend de la sincérité des débats.

Fait à Bangui, le 09 mai 2006


Le Secrétaire Général

Pascal KOYAMENE
 
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19 mai 2006 5 19 /05 /mai /2006 10:51

COMMUNIQUE DE PRESSE:

Centrafrique  Opinion

le 19 MAI 2006

RESOLUTION ADOPTEE APR LE FORUM DES ONG A LA 39 èmeSESSION DE LA COMMISSION AFRICAINE DES DROITS DE L'HOMME


Résolution adoptée par le Forum de partici pation des ONG à la 39ème Session de l a Commission Africaine des Droits de l'Homme et des Peuples et Déclaration de la Ligue Centrafricaine des Droits de l'Homme     Suite à la participation de la Ligue Centrafricaine des Droits de l'Homme  la 39 ème Session de la Commission Africaines des Droits de l'Homme et des Peuples qui se tient à BANJUL en Gambie du 13 au 25 Mai 2006, je vous adresse pour diffusion: la Résolution adoptée par le Forum des ONGs des droits de l'homme du continent africain et du monde à l'initiative de la LCDH avec le
soutien de la FIDH, la Déclaration de la LCDH devant la Commission africaine des droits
de l'homme et des Peuples.

Me GOUNGAYE WANFIYO.


                                                         Résolution sur la République centrafricaine
     Le Forum de participation des ONG à la 39ème Session ordinaire de la Commission Africaine des Droits de l'Homme et des Peuples ;     Rappelant les graves violations des droits de l'Homme et du droit
international humanitaire perpétrées contre les civils par les forces loyalistes et les rebelles à l'occasion de la tentative de coup d'Etat du général Bozizé d'octobre 2002 à mars 2003 ;     Rappelant la saisine par l'Etat centrafricain du Procureur de la
Cour pénale internationale sur la situation en République centrafricaine
depuis le 1er juillet 2002;     Prenant note de la décision de la Cour de Cassation de la République
centrafricaine du 11 avril 2006 dans l'affaire Ange- Félix Patassé, Martin Koumtamadji alias Abdoulaye Miskine Jean Pierre BEMBA et autres concernant les crimes commis depuis juillet 2002 qui met en exergue "l'incapacité des services judiciaires centrafricains à mener véritablement à bien
l'enquête ou les poursuites » et maintient que « le recours à la coopération internationale reste dans ce cas le seul moyen d'empêcher l'impunité (...) La Cour pénale internationale offre la possibilité de rechercher et de punir les auteurs des crimes les plus graves qui touchent l'ensemble
de la communauté internationale ».

  Se félicitant de la ratification par l'Assemblée nationale centrafricaine de l'Accord sur les privilèges et immunités de la Cour pénale internationale  

   Considérant la résurgence de l'insécurité dans le pays du fait de l'activité de coupeurs de routes et de brigands, d'attaques de nouveaux mouvements rebelles et des représailles des forces gouvernementales;
 Considérant les attaques de mouvements rebelles dans les localités de Kabo et Markounda en décembre 2005 et celle de la ville de Paoua le 28 janvier 2006 qui s'est suivie de représailles aveugles des forces gouvernementales faisant plusieurs dizaines de morts parmi la
population civile;
     Considérant l'engagement de poursuites par le gouvernement Centrafricain contre certaines personnes accusées de constituer ou de soutenir des mouvements de rébellion et l'impunité conférée aux éléments des forces gouvernementales
     Demande par la présente à la Commission Africaine des Droits de l'Homme et des Peuples d'adopter une résolution :
     1.       Exprimant ses vives préoccupations concernant l'impunité des crimes commis par les belligérants à l'occasion de la tentative de coup d'Etat du général Bozizé d'octobre 2002 à mars 2003;

     2.       Demandant au Procureur de la Cour pénale internationale d'ouvrir une enquête sur la situation en République centrafricaine depuis le 1er juillet 2002 dans le but de lutter contre l'impunité des crimes internationaux et de contribuer à la prévention de nouveaux crimes ;

     3.       Demandant aux autorités centrafricaines de réformer le code pénal et le code de procédure pénale centrafricains pour les mettre en conformité avec les instruments internationaux de protection des droits de l'Homme ratifiés par la République centrafricaine, notamment avec les
dispositions du Statut de la Cour pénale internationale


     4.       Exhortant les mouvements rebelles et les forces gouvernementales à respecter strictement le droit international des droits de l'Homme et le droit international humanitaire;

     5.      Demandant aux autorités concernées d'enquêter sur les graves violations des droits de l'Homme et du droit international humanitaire perpétrées tant par les forces gouvernementales que par les mouvements rebelles en 2005 et 2006 dans le nord du pays, et de poursuivre et juger leurs auteurs devant les juridictions nationales;

     Demandant aux autorités concernées de prendre toutes les mesures utiles pour assurer l'indemnisation des victimes.

     Communication à la 39ème Session de la Commission Africaine des
Droits de l'Homme et des Peuples à BANJUL du 11 au 25 Mai 2006.

     Madame la Présidente de la Commission Africaine des Droits de
l'Homme et des Peuples,
     Mesdames et Messieurs les Commissaires,

 La République Centrafricaine traverse une crise politique, économique et sociale profonde depuis de nombreuses années. La situation générale des droits de l'homme est préoccupante car elle se caractérise par des violations massives, systématiques et permanentes.

     A l'occasion de la tentative du coup d'Etat du général BOZIZE le 25 Octobre 2002, Les mercenaires Congolais du mouvement MLC de Jean Pierre BEMBA, appelés à la rescousse par l'ancien  Président, Ange Félix PATASSE ont pillé, tué et violé enfants femmes et hommes.

     De même, les mercenaires Tchadiens du groupe « Zaghawa », alliés du général BOZIZE dans sa rébellion, ont de leur côté, commis les mêmes crimes, détruisant, pillant et emportant des biens de particuliers et des équipements des entreprises au Tchad.

Dans les deux cas, il y a eu violation du  droit international et du droit humanitaire.
    L'Etat Centrafricain a saisi le Procureur près la Cour Pénale Internationale sur la situation en République Centrafricaine depuis le 1er juillet 2002.
     Plus récemment, les forces gouvernementales en riposte à des attaques de mouvements rebelles dans les localités de Kabo et Markounda en décembre 2005 et celle de la ville de Paoua le 29 janvier 2006, ont exercé des représailles aveugles faisant plusieurs dizaines de morts parmi la population civile ( 81 morts selon un chiffre provisoire d'une mission de journalistes ).
     Nonobstant les élections présidentielle et législatives en 2005 ayant conduit au retour à la légalité constitutionnelle, la crise n'est cependant pas jugulée. La Constitution n'est pas respectée. Les violations des  droits de l'homme persistent avec la particularité qu'elles sont commises par certains éléments des forces de défense et de sécurité appartenant au corps de l'armée affecté à la sécurité présidentielle, le bataillon présidentiel de sécurité « BPS » qui bénéficient d'une totale impunité :
     C'est le cas des assassinats d'un lycéen devant le Lycée
Barthélemy BOGANDA, de Danchine MARZANE de Mamadou NGAÏSSONA, d'un militaire, ASSOMBELE, de KOYANGAO, de Marie France YALEGAZA, de Maître Ignace BANDASSA et de Claude SANZE, ce dernier, ayant été extrait de la geôle où il se trouvait en garde à vue par des éléments de la sécurité présidentielle lourdement armés qui l'ont mutilé avant de l'abattre sauvagement.    

Les forces de défense et de sécurité sont à l'origine de graves entraves à la liberté de la circulation des biens et des personnes par l'érection de barrières illégales leur permettant de commettre des
rackets sur les populations.

    Les exécutions sommaires et extra-judiciaires des personnes soupçonnées de vols à mains armées continuent d'être pratiquées par une branche de la police, l'Office Centrafricain de Répression du Banditisme, « OCRB ».

  Les obligations définies  aux articles 15,16 et 17 de la Charte Africaine des Droits de l'Homme et des Peuples ( droit au salaire, à la santé et à l'éducation ) ne sont pas honorées. Les agents de l'Etat
enregistrent sept mois d'arriérés de salaires qui s'ajoutent à ceux accumulés auparavant sous les régimes du Général André KOLINGBA et de Monsieur Ange Félix PATASSE.

     En décembre 2005, le gouvernement a décidé d'interdire la tenue d'un meeting organisé par un syndicat, l'Union  Syndicale des Travailleurs de Centrafrique «USTC » à la Bourse du travail pour expliquer les motifs d'un mouvement de grève concernant les arriérés de salaire des
fonctionnaires.
En même temps, les forces de l'ordre ont occupé la Bourse du travail qui
est un local affecté aux activités syndicales pendant plusieurs jours
ce en
>violation de la Constitution qui prévoit la liberté de réunion et la
>liberté syndicale.

    La population la plus démunie ne bénéficie pas de soins adéquats et la mortalité a augmenté avec la pandémie du SIDA.
    Le système éducatif est en ruine à cause de l'absence de moyens et de la démotivation du personnel enseignant.
   Plusieurs arrestations de personnalités dont celle de Monsieur Claude YABANDA sont effectuées en ce moment pour atteinte à la sécurité de l'Etat sur la base de délations.
 Les défenseurs des droits de l'homme sont devenus la cible du pouvoir.
 Maître Nicolas TIANGAYE, ancien Président de la Ligue Centrafricaine des Droits de l'Homme, ancien Président du Conseil National de Transition ( parlement provisoire ) et ancien Bâtonnier de l'Ordre des Avocats du Barreau de Centrafrique a été victime le 3 janvier 2006 d'une tentative d'assassinat et n'a eu la vie sauve que par son absence à son domicile pillé et mis à sac avec quatre véhicules.
 Le Président de la Ligue Centrafricaine des Droits de l'Homme,
Maître Nganatouwa GOUNGAYE WANFIYO, le Président du Mouvement pour les Droits Humains et d'Action Humanitaire, Monsieur Adolphe NGOUYOMBO, le Directeur du journal le Citoyen, Monsieur Maka GBOSSOKOTTO ont tous fait l'objet de menaces de mort

     Le 15 Mars 2006, dans la ville de MBAÏKI, lors de la célébration du troisième anniversaire du coup d'Etat du 15 Mars 2003, le Chef de l'Etat, dans une déclaration publique s'est livré à une attaque en règle contre les défenseurs des droits de l'Homme,  accusés de « ne pas faire leur travail » lorsqu'ils dénoncent les crimes et délits imputables aux éléments de la sécurité présidentielle et les représailles exercées par ceux-ci sur la population civile de la ville de  PAOUA en riposte à  l'attaque de la rébellion. Les traitant de protecteurs de criminels, il leur a demandé de quitter le pays et a conclu qu'il défendrait son armée lorsqu'elle est attaquée.

  Dans le contexte centrafricain, ce discours officiel est un véritable appel au meurtre car les défenseurs des droits de l'homme sont ainsi jetés en pâture aux éléments incontrôlés, véritable bras armés du pouvoir qui se sont déjà illustrés par de nombreux crimes restés impunis.
    C'est pourquoi, afin de lutter contre l'impunité et de prévenir
de nouveaux conflits, la Ligue Centrafricaine des Droits de l'Homme exhorte la Commission Africaine des Droits de l'Homme et des Peuples, à examiner la résolution adoptée le 8 Mai 2006 par le Forum des Organisations non Gouvernementales pour demander au Procureur près la Cour Pénale Internationale d'ouvrir une enquête sur la situation en République Centrafricaine.



      BANJUL le 11 Mai 2006



     La Ligue Centrafricaine des Droits de l'Homme



                                                                                         Le Président



                                                     [Me Nganatouwa GOUNGAYE WANFIYO.


    15/05/2006
    Me Nganatouwa GOUNGAYE WANFIYO

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Published by BOMONGO Lucé Raymond - dans ASSOCIATIONS ET ONG
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18 mai 2006 4 18 /05 /mai /2006 18:06

Fraude sur la nationalité: Le CeCos saisit des milliers de fausses attestations d’identité / Liste des pièces saisies: 2791 attestations d'identité et les commissariats de Police concernés.


(Notre Voie 18/05/2006)

Alors que la phase pilote des audiences foraines démarre ce matin, le Centre de commandement des opérations de sécurité (CeCos) a présenté, hier, à la presse, de faux documents administratifs saisis ces derniers jours, dans le district d’Abidjan. Il s’agit de 2791 attestations d’identité de divers commissariats, de 75 certificats de nationalité, de formulaires de cartes d’identité jaunes vierges, de centaines de timbres fiscaux, plusieurs cachets trafiqués portant les noms d’autorités judiciaires et d’administrations financières, une machine à écrire…Un vrai laboratoire de fabrication de fausses pièces d’identité ivoirienne, de faux diplômes, de fausses lettres d’attribution de lots…
Selon le commissaire Patrice Loba, chef de la division des renseignements du CeCos, c’est le 28 avril que ses éléments, exploitant une information, ont tendu un traquenard à un individu qui était, en réalité le démarcheur d’un réseau de fabricants de fausses pièces administratives. L’interpellation de celui-ci permettra, par la suite de faire l’importante saisie susmentionnée et d’arrêter quatre autres personnes impliquées à divers niveaux dans la confection desdites pièces.
Le commissaire divisionnaire Bredou M’Boa, le commandant en second du CeCos, a indiqué que l’enquête étant en cours, il ne pouvait pas livrer les noms des personnes interpellées au risque de brouiller les pistes. Il a toutefois indiqué qu’en publiant l’information, il voulait amener la population ivoirienne à prendre conscience que la nationalité ne doit pas être bradée. “Cette opération n’est dirigée contre personne, ni contre une ethnie, ni contre une race. Elle entre simplement dans le cadre de notre activité normale et quotidienne”.
Les responsables du CeCos ne craignent-ils pas que des gens fassent des interprétations au moment où démarrent les audiences foraines ? Ils répondent qu’on ne peut pas empêcher les gens de penser ce qu’ils veulent. “On a vu des gens qui font du faux. On les a arrêtés. C’est tout”, rétorque le commissaire Robé.


Augustin Kouyo



Fraude sur la nationalité: Liste des pièces saisies
2791 attestations d'identité et les commissariats de Police concernés.
-
594 pour le 16ème Arrdt
206 pour le 18è'ne Arrdt
434 pour le 19è~e Arrdt
963 pour le 26eme Arrdt
584 pour le 28ème Arrdt

75 certificats de nationaliié donf 46 imprimés et 29 non imprimés
68 casiers judiciaires
280 bulletins N°3 du casier central
08 actes de notoriété suppléant l'acte de naissance
05 extraits d'acte de naissance vierges
25 cartes r,ationales d'identité jaunes vierges
02 attestations de réussite au BAC.
11fiches de formule de payement de la taxe forfaitaire.
423 tintbres fiscaux dont:
257 timbres de 500FCFA
92 timbres de 15G0FCFA
49 timbres de 2000FCFA
25 timbres de 30FCFA.

Les différents cachets saisis:
01 cachet du juge M'boa Benoît
01 cachet du tribunal de Première Instance d'Abidjan
01 cachet de Maître COULIBALY POWA attaché des greffes et parquets
01 cachet de Maître Zédia Bi Bali Appolinaire des greffes et parquets.
01 cachet de maître Kouassi Prosper, attaché de greffes et parquets
01 cachet du Commissaire de police Zokou Aka
01 cachet de l'Officier de Police GESSONE BRUNO
01 cachet de la mairie d'Adjamé (impôt synthétique).
01 cachet du Ministère des Impôts
01 cachet du directeur de SEMPA (bureau de paie)
01 cachet du directeur de AGRIMEs
01 cachet de Monsieur Dembélé Tahirou, université d'Abidjan, Club Judo
• 03 passeports appartenant à :
Mlle Browa Chantal Danise
Mlle Aka Aya Brigitte
M. Fofana Lassina
04 encriers
14 cachets
02 techno à encres
01 cassette vidéo
01 radio d enregistrer
01 registre appartenant à mlle KONE NANA.
04 demandes de visa vierges
04 demandes de visa bleues vierges
01 formulaire de paiement
Taxes forfaitaires appartenant à AMAC)I EMMANUEL ONYEKACHI.
06 demandes de visa appartenant à:
TOHOURI OGUIE NINA
OYEKUE ROSINE
SANGARE MOHAME~
TRAORE MOHAMADOU
KONARE BE31
SILUE Al~AMA
02 fiches de Western Union
01 lettre d'attribution de terrain de Monsieur CAMARA LAMINE.
01 acte notarié.
01 machine à dactylographier.
02 agrafeuses.

Liste des documents saisis
• 01 cachet du Commissariat de Police du 7ème Arrondissemenf des
2 20Lgts.
03 arrêfés de concession provisoire de lots.
• 02 lettres d'attribution de lots.

Listes des documents saisis
• 05 vraies attestations d'identité.

Encore des cas de fraude découverts à San Pedro

“Tant que l’honneur me sera fait de diriger ce gouvernement, rien, rien ne sera fait pour faire en sorte que la nationalité de notre pays soit donnée à ceux qui n’ont pas droit… Pour rassurer les Ivoiriens que leur nationalité, la nationalité de leur pays ne sera pas donné à la semelle des souliers de qui que ce soit. Toutes les dispositions seront prises pour cela”.
Voici, en substance, ce que le Premier ministre Charles Konan Banny a dit lors de son message télévisé à la Nation du dimanche 14 mai pour protéger notre état civil. Vivement que des dispositions soient vraiment prises. Que le Premier ministre ne mette pas la poudre aux yeux des Ivoiriens. Déjà, dans le Bas-Sassandra, on assiste à une fraude à grande échelle sur la nationalité dont la machine bien huilée par le RDR marche à merveille. Il y a sous peu, nous dénoncions les requêtes de jugements supplétifs détenues par les responsables locaux du RDR et démasqués par la gendarmerie de Grand-Béréby.
Tout récemment, dans le quotidien Notre Voie n°2386 du vendredi 12 mai 2006, p6, nous dénoncions encore le coup de pouce de certains juges aux rebelles.
Dès la parution de cet article, des cas de fraude sont encore versés à notre dossier par d’autres sources crédibles. La région du Bas-Sassandra est une plate-forme d’expérimentation de la fraude où on distribue les certificats de nationalité ivoirienne à qui mieux mieux.
Comment comprendre l’acquisition d’un certificat de nationalité ivoirienne n°8305/2005 délivré le 29/12/05 par le tribunal de Tabou par Soro N’Golo Amadou dont l’extrait de naissance a été fait le 14/11/2005 à Korhogo ? Que dire de Zongo Mannas dont l’extrait de naissance a été établi à Vavoua, dans la ville du rebelle Koné Zacharia, dont le certificat de nationalité n°2804/04 a été délivré à Sassandra. Quant à Gueu Lou Prisca dont le nom paraît bizarre et l’extrait de naissance a été établi le 27/09/05, elle a obtenu un certificat de nationalité n°1371/2006 signé par le juge Bakayoko Ibourahima de Tabou. Le dernier cas, Doumbia Ali, dont l’extrait de naissance est délivré à Odienné, a obtenu son certificat de nationalité n°005/370/016 signé le 16/01/06 à Abidjan par Youan Hubert.
La liste n’est pas exhaustive. Mais, avec les audiences foraines annoncées par le Premier ministre Charles Konan Banny, les Ivoiriens qui luttent pour le maintien des institutions devraient faire preuve de vigilance pour ne pas que la nationalité ivoirienne tant enviée et réclamée par les trois millions d’étrangers de Dramane Ouattara soit bradée.
A cet effet, Théodore Tiéfoué Kéassémon, fédéral adjoint du FPI, encourage tout patriote à dénoncer les cas de fraude afin de remonter ces informations et prendre des mesures coercitives contre les tribunaux de Sassandra, Tabou et Soubré. Si, déjà, on fraude sur les certificats de nationalité en zone gouvernemental, qu’en sera-t-il en zone rebelle où on distribue des extraits de naissance comme de petits pains. Avec les audiences foraines annoncées par Charles Konan Banny, c’est pousser une porte déjà ouverte. Et Romain Djédjé, 3ème vice-président du conseil général de San Pedro et membre de la DDC chargé des finances, le dit si bien. “L’opération pilote d’audiences foraines va trop loin dans la délivrance de certificats de nationalité ivoirienne. Dans la zone du Bas-Sassandra, nous avons découvert et dénoncé de nombreux cas de fraude sur les certificats de nationalité livrés par les tribunaux de Sassandra, Soubré et Tabou. Il est donc important que les gens sachent que la carte nationale d’identité pour les étrangers répond au souci de circuler sur le territoire ivoirien. Ils sont donc prêts à même changer de nom en complicité avec certains Ivoiriens qui attestent que tel est le géniteur de tel ou tel. Avec subtilité, la fraude peut se passer de cette façon”, avertit Romain Djédjé.
C’est le lieu d’appeler les Ivoiriens et les patriotes à la vigilance quand on sait que la région forestière est très cosmopolite où des étrangers impliqués dans la politique ivoirienne possèdent non seulement la carte d’identité ivoirienne mais celle de leur pays d’origine. Ces hommes bien connus ne lésinent pas sur les moyens pour introduire leurs compatriotes dans le circuit. Alors vigilance si on ne veut pas être surpris désagréablement.




Wilfried Kouamé

 

© Copyright Notre Voie

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18 mai 2006 4 18 /05 /mai /2006 17:21
  FOCUS SUR L'ACTUALITÉ

 

Depuis Paris, Bédié répond à 30 questions pertinentes de RFI ...
(Le Nouveau Réveil 18/05/2006)
( 18/05/2006)


Identification, désarmement, soupçons entre nordistes et sudistes, après le 30 octobre avec Gbagbo et Banny, candidature unique pour le RHDP, immigration en France- Depuis Paris, Bédié répond à 30 questions pertinentes de RFI

Hier matin à sa résidence sise dans le 16e
arrondissement de Paris, à la rue Beethoven plus
précisément, le Président Bédié, candidat
du PDCI-RDA
à la présidentielle et protecteur du prix Houphouët-Boigny pour la paix s'est prêté tour à tour aux questions pertinentes de Christophe Bouabouvier de
RFI et de David Mobio de la télévision nationale première chaîne. Nous vous proposons ce jour l'interview réalisée par RFI avec le Président Bédié
et qui doit être diffusée ce matin même à l'émission "L'invité de 6h30" de cette radio. Dans les prochains jours nous vous proposerons celle réalisée par la RTI (1ère chaîne) et dans laquelle, le Président Bédié brosse clairement ce qu'il entend faire pour sauver la Côte d'Ivoire s'il arrivait d'être élu à la prochaine présidentielle.

Henri Konan Bédié, bonjour !
Bonjour !

Croyez-vous à la réussite de l'opération désarmement identification qui démarre aujourd'hui ?
Mais il faudrait désespérer définitivement alors si un tel processus ne débouchait pas sur des perspectives heureuses.

Donc, vous êtes optimiste ? Je suis raisonnablement optimiste. Quel que soit le temps que cela prendra, il faudrait bien qu'on aboutisse un jour…… Le fait que Laurent Gbagbo ait donné son accord pour le lancement de cette opération, c'est un bon signe ou pas ?
Je n'ai pas à tenir compte de l'opinion de tel ou tel acteur. Je tiens compte de la feuille de route remise par la communauté internationale au Premier ministre et autour de laquelle nous sommes tous mobilisés pour sa mise en application.

Alors, les partisans de Laurent Gbagbo disent qu'en pratique dans le Nord de la Côte d'Ivoire,l'identification, ce serait l'échange d'un fusil
contre une carte d'identité et que tous les rebelles
d'origine étrangère deviendront aussi Ivoiriens. C'est
un bradage de la nationalité ivoirienne.
Je crois que tous les jugements excessifs sont à
reconsidérer dans un moment aussi difficile où nous
cherchons plutôt des paroles d'apaisement.

Donc vous soutenez cette opération et ces audiences
foraines…
Mais il tient à la Commission électorale et aux
Commissions de magistrats et d'administrateurs civils
qui président les audiences foraines de faire en sorte
qu'il n'y ait pas de bradage de nationalité.

Combien d'Ivoiriens sont privés d'actes de naissance
ou ne sont pas déclarés à l'état civil ?
Je dirais, c'est tous les Ivoiriens puisque ceux qui
avaient des cartes d'identité jaunes ou des cartes
d'identité vertes, ces papiers ayant été déclarés
obsolètes ou nuls, ne sont plus d'utilité pour qui que
ce soit. Moi-même qui vous parle, je dois m'identifier
quand l'identification se présentera à Abidjan pour
avoir de nouveaux papiers. Sans les nouveaux papiers,
tout le monde est sans papier en Côte d'Ivoire.

Mais actuellement, selon le ministre de Justice
Mamadou Koné, il y a 3 millions de personnes qui
vivent en Côte d'Ivoire sans le moindre papier.
C'est fort probable dans un pays où l'état civil
n'était pas complet, dans un pays où ceux qui
possédaient l'état-civil se sont vu détruire ces
papiers. Cela est possible, mais je vous dis que,
c'est tous les Ivoiriens qui se sentent aujourd'hui
concernés par le problème de l'identification. Tous
les Ivoiriens sans exception. Les 16 millions
d'Ivoiriens, les 16 millions d'habitants de Côte
d'Ivoire.

Vous savez que l'identification c'est le cœur du
problème qui vous divise depuis quinze (15) ans.
Est-ce que le lancement de cette phase pilote ne
risque pas de rallumer la guerre ?
Si vous dites que " c'est le cœur du problème ",
c'est donc par là qu'il faut commencer. Je ne vois pas
pourquoi une telle opération rallumerait les
hostilités. Au contraire, si nous sommes tous partants
pour les élections, il faut bien que cette
identification se fasse.

Mais, vous savez bien monsieur le président que
beaucoup de sudistes soupçonnent les nordistes de
vouloir faire identifier les étrangers pour gagner les
élections.
Je ne crois pas. Ce ne sont pas les sudistes qui
disent cela. C'est archi faux de dire que ce sont les
sudistes. A part que le problème des sudistes et des
nordistes en Côte d'Ivoire a toujours été le fonds de
commerce de quelques politiciens qui voulaient se
faire une place au soleil en opposant et musulmans et
chrétiens issus du Nord, etc.

Vous ne partagez pas ces soupçons ?
Mais absolument pas du tout. Les sudistes, ils sont
partout. Les nordistes ils sont aussi partout, ils
sont au sud.

Pensez-vous qu'on peut faire l'identification de façon
concomitante avec le désarmement ?
Absolument ! Ces deux opérations sont liées quand on
veut le succès des préparatifs qui conduisent à
l'élection. Mais identifier la population, ce n'est
pas la même chose que régler un problème militaire
comme le désarmement. Or, ces opérations là devant se
faire avant les élections, il faut que l'une et
l'autre commencent et concomitamment…

… Vraiment en même temps
En même temps ! C'est un faux débat d'opposer
identification et désarmement. Ceux du Nord ont besoin
d'identification et de désarmement aussi. Ceux du sud
également ont besoin et d'identification et de
désarmement d'autant plus que les milices elles sont
plus cantonnées au sud. (…)

Pensez-vous comme le Président gabonais qu'on est
obligé de dépasser le délai du 30 octobre.
Obligé ? Je n'en sais rien. Il faut d'abord commencer.
Et le problème c'est que l'identification n'a pas
encore commencé. Il faut donc commencer.

Ce qui compte c'est que le train démarre comme dit
Charles Konan Banny…
… Il faut commencer tout de suite sans attendre
l'identification.

Mais si le train n'arrive pas à la gare avant la date
prévue du 30 octobre, qu'est-ce qu'on fait ?
Qu'importe ! Il faut commencer et il faut obtenir que
les Ivoiriens soient identifiés. C'est à partir de
cela que l'on peut conjecturer les autres dates.

Alors, si les délais ne sont pas tenus, est-ce que
vous demanderez le départ de Laurent Gbagbo de la
Présidence le 30 octobre prochain ?
Nous avons toujours, nous, de l'opposition non armée,
des partis politiques non armés, nous avons toujours
demandé qu'à l'échéance d'octobre 2005 où les
élections n'ont pas eu lieu, que la transition se
fasse sans Laurent Gbagbo. Nous n'avons pas été suivis
par la communauté internationale. C'est à elle de
tirer les leçons de ce choix qui ferait cas de la
probabilité d'une autre échéance non tenue que vous
évoquez.

Laurent Gbagbo affirme : " Tant qu'il n'y aura pas
d'élections c'est moi le Président ".
Ça c'est son point de vue. Pour nous Laurent Gbagbo
n'est plus Président depuis octobre 2005. Cela est
vrai puisque même la communauté internationale qui a
été accommodante pour lui a retenu qu'il soit
simplement chef de l'Etat et non Président de la
République de Côte d'Ivoire.

Demandez-vous aussi, si les délais ne sont pas tenus,
le départ de Charles Konan Banny de la Primature le 30
octobre prochain ?
Ce n'est pas nécessaire. Le Premier ministre, c'est un
technicien qui applique une feuille de route. S'il est
utile qu'on lui donne quelques mois pour terminer la
mise en œuvre de cette feuille de route cela est
parfaitement concevable.

Pensez-vous que c'est l'homme de la situation ?
Les jugements de valeur, je vous dis dans notre
situation ne sont pas du tout à souhaiter. " L'homme
de la situation ", " l'homme providentiel ", etc. Ça
ne veut rien dire. Il faut simplement suivre pas à pas
la mise en œuvre de la feuille de route.

Mais tout de même Charles Konan Banny est proche de
votre famille politique. Il a été obligé de vous
consulter avant d'accepter la Primature. Est-ce que
vous vous êtes réconciliés aujourd'hui ?
Je ne reviens pas sur ces faux débats. Qui vous dit
qu'il ne m'a pas consulté ? S'il ne m'a pas consulté,
qui vous dit que d'autres ne m'ont pas consulté à sa
place ? Voyez, ça, ça ne sert pas l'utilité du débat.

De plus en plus, parmi vos partisans ils sont nombreux
à vous demander (Alassane Dramane Ouattara et
vous-même) de vous entendre pour présenter une
candidature unique. Qu'en dites-vous ?
Nous avons tous les deux répondu que selon les accords
que nous avons signés, il n'est pas prévu de
candidature unique. La voie démocratique dans tout
pays multipartite c'est qu'au premier tour, les partis
qui le souhaitent présentent leur candidat. Et au
deuxième tour, s'il y a des alliances, des
arrangements, que le mieux placé soit soutenu par les
autres dans l'alliance.

Est-ce que l'hypothèse " candidature unique " est
totalement exclue ou est-ce que malgré tout…
La candidature unique est totalement exclue !

On n'en parle pas !
Mais personne n'a souhaité la candidature unique
depuis que nous avons signé nos accords à Paris. C'est
quelques personnes qui ont fait état de cela comme
étant à leurs yeux la voie la plus rapide pour battre
Laurent Gbagbo. Mais même sans la candidature unique,
le PDCI-RDA et le RDR et leurs alliés le MFA et
l'UDPCI regroupés au deuxième tour, M. Laurent Gbagbo
sera étalé à plate couture.

Oui mais, Laurent Gbagbo est un animal politique.
Est-ce qu'il ne vaut pas mieux être unis contre lui ?
Mais l'union est déjà faite…

… Avec une candidature unique ?
Non, sans la candidature unique. Avec un deuxième tour
qui voit le mieux placé de l'alliance soutenu par tous
les autres.

Henri Konan Bédié, lors de la remise du prix
Houphouët, ce mardi, le Président Wade a lancé aux
Français " Attention, vous allez me prendre tous mes
cadres ". Et Nicolas Sarkozy a répondu : " D'accord,
discutons ensemble ". Est-ce que la réponse du
ministre français de l'Intérieur n'est pas une réponse
dilatoire et est-ce que l'immigration choisie ne va
pas provoquer la fuite des cerveaux africains ?
Je vous invite à poser la question à tel ou tel
ministre français ou au Président sénégalais. Je
n'étais pas à ce genre d'échanges. Il ne m'appartient
pas d'interpréter des paroles que je n'ai pas
entendues.

Mais tout de même, ces paroles ont été prononcées à la
tribune de l'UNESCO lors de la cérémonie de remise du
prix Houphouët-Boigny…
… Où étiez vous dans ces conditions ? Demandez
aux intéressés d'expliciter leur pensée !

Que pensez-vous de ce projet de loi sur l'immigration
choisie en France?
Je réserve mon jugement. Je suspends mon jugement.
Chaque pays étant souverain la France étant
souveraine, elle décide de la politique d'immigration
qu'elle entend mener.

Mais partagez-vous quand même l'opinion du lauréat du
prix Houphouët-Boigny cette année ?
Vous lui poserez la question, il pourra mieux vous
expliciter sa pensée. Ce qui vous éviterait (rires) de
venir me poser la question à sa place.

Monsieur le Président, merci !
Merci !
Interview réalisée à Paris par
Christophe Bouabouvier (RFI)
Propos retranscrits par
Denis Kah Zion à Paris


© Copyright Le Nouveau Réveil

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18 mai 2006 4 18 /05 /mai /2006 17:05
  FOCUS SUR L'ACTUALITÉ

 

Les rebelles refusent catégoriquement de désarmer
(Le Courrier d'Abidjan 18/05/2006)
( 18/05/2006)


Une autre rencontre entre les Forces de défense et de sécurité (FDS) et les rebelles a été initiée par la Primature pour tenter de renouer le dialogue militaire rompu en avril dernier. Mais les acteurs militaires convoqués autour de la table de négociations n’ont pas accordé leurs violons sur des points jugés essentiels.

Une autre rencontre, dans la mouvance de la poursuite du dialogue militaire entre FDS et rebelles, est prévue le 31 mai prochain à Yamoussoukro. Mais avant cette prochaine rencontre qui va faire le bilan partiel du lancement de l’opération de pré regroupement des combattants rebelles et poursuivre par la suite le processus de regroupement, désarmement et démobilisation des combattants, la énième rencontre de la Primature, dans la journée d’hier, a laissé un arrière-goût amer aux acteurs qui y ont participé. FDS et rebelles s’étant séparés sans accorder leurs violons pour aller au désarmement et à la réunification du pays. Le Directeur de cabinet de la Primature, Jean-Claude Kouassi, qui a conduit les négociations, après avoir initié deux rencontres simultanées – FDS/rebelles et ministère de la Défense/PNDDR –, s’est tout simplement contenté d’affirmer que le pré-regroupement qui débute officiellement ce jour se fera concomitamment avec les audiences foraines dont le lancement
va se faire dans certaines villes. Cependant, sur la question du pré-regroupement, les rebelles, comme à l’accoutumée, selon une source au sein des négociations, n’ont pas hésité à poser des conditions avant leur participation au processus. Pour le Colonel Soumaïla Bakayoko et sa bande, leurs combattants ne peuvent que se soumettre pour le moment à une opération pilote dans deux villes choisies par eux : Bouna et Botro. Et faire une simulation pour ensuite revenir sur leurs bases respectives. Ils ont indiqué par la suite, toujours selon notre source, qu’ils ne prendront part à un quelconque processus DDR qui inclut le pré-regroupement, regroupement, désarmement et démobilisation des combattants qu’une fois que ceux qu’ils appellent milices auront d’abord été démantelés et désarmés dans le Sud et l'Ouest du pays. Le secrétaire général de la rébellion Guillaume Soro a indiqué à ce sujet, dans un communiqué, que «la fin du désarmement et démantèlement des milices (pro-gouvernementales) dans le sud et l'ouest du pays devra être effective avant le regroupement des deux forces (loyaliste et rebelle) en présence». C’est pourquoi, ses hommes ne s’en tiendront qu’à une opération pilote qui va donner lieu à une simulation ce jour. Cette condition des rebelles, selon notre source, n’agrée pas le général Mangou et ses hommes pour qui, une fois enclenché, le processus DDR devient irréversible. Pas question pour une force en présence de faire marche-arrière. Pour démontrer leur bonne foi, toujours selon nos informations, les FDS se sont engagés à prendre toutes les dispositions pour s’exécuter à partir d’aujourd’hui en souscrivant à la première étape du processus DDR, c’est-à-dire le pré-regroupement dans les casernes d’éléments FDS. Et poursuivre leur part de sacrifice dans la mise en application du processus de paix et de réunification de la Côte d’Ivoire.


(Saint-Claver Oula)

© Copyright Le Courrier d'Abidjan

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18 mai 2006 4 18 /05 /mai /2006 16:44

18/05 :Tchad: Les armes ou le dialogue: quelles solutions ?

Au Tchad, le pouvoir ne peut être conquis par une voie pacifique telles que des élections démocratiques, transparentes et équitables, mais par la violence des armes ou au moyen d'insurrections générales du peuple, telle est les deux voies, la solution de dernière heure, face a l'intransigeance du despote Idriss DEBY qui, refuse délibérément d'engager un dialogue franc et sincère, et qui foule aux pieds les reformes des systèmes judiciaire, administratif, éducatif et la reforme tant attendue depuis 16 ans de la grande muette:l'armée.
Un dialogue véritable doit avoir pour seuls objectifs, la recherche de la paix, le renforcement de la cohésion nationale, la prise en compte de toutes les préoccupations rationnelles des acteurs engagés dans le dialogue et qui répondent aux aspirations du peuple Tchadien. Mais force est de constater que les manœuvres dilatoires croissantes de DEBY, qui use des subterfuges de tous genre pour s'accrocher a son pouvoir médiocre et moribond, régime contesté par la majorité des Tchadiens et une frange importante de la communauté internationale hormis les caciques de la Françafrique, est une gage a la résistance nationale d'user de la seule issue restante pour le contraindre a quitter le pouvoir pour le bien du peuple Tchadien et de la sous région: par la solution des armes , hélas même si cela doit engendrer des sacrifices énormes car, dit-on ne fait pas des omelettes sans casser des oeufs.

Les résistants Tchadiens face a la dictature Debyenne, sont des fils du pays venant d'horizons différents. Divisés, voire opposés sur le plan politique, religieux ou culturel, ils ont pourtant des objectifs communs : incarner une autre image , celle du peuple Tchadien en lutte contre la dictature, le désordre, la corruption, la gabegie, les détournements des deniers publics, les violences répétées et gratuites des Droits de l'Homme, l'absence ou le refus d'une reforme véritable de l'armée, de la justice et de l'administration en générale, doivent faire de leur mieux pour enterrer profondément leur divergence afin d'entreprendre tout ce qui est en leur pouvoir pour contribuer à la chute de la dictature imposée par le despote DEBY.
La résistance doit avoir besoin de l'appui indispensable de l'opposition politique, de la société civile et des partenaires internationaux du Tchad pour légitimer sa revendication de représentation d'un autre Tchad nouveau, de paix, de justice, de la bonne gouvernance et du respect des Droits Humains, mais aussi pour combattre son isolement. Cette tâche est particulièrement ardue, car les querelles au sein de cette opposition ne sont pas des choses a embellir l'image de l'opposition qu'elle soit politique ou armée.
l'autoritarisme, le militarisme ethnique, le tribalisme institué en système d'Etat, les violations répétées des Droits de l'Homme et la tendance au mépris de son prochain sont dans la nature même du Despote Idriss DEBY, véritable mégalomane et pervers patenté.
L'une des tâches essentielles des résistants politiques et armés Tchadiens, est de prouver à l'opinion mondiale qu'ils sont une émanation du peuple tchadien en lutte contre le pouvoir absolu, inhumain, corrompu et illégitime de DEBY.
La propagande creuse du régime despotique qui, par le biais de la presse publique affiliée a ses orientations et opinions, visant a minimaliser et diffamer la résistance Tchadienne en la qualifiant de mercenaires Soudanais, doit être prise au sérieux par les dirigeants de l'opposition afin de dépeindre la couleur peu reluisante que le régime veut lui coller. N'est ce pas le même DEBY qui, a travers le Darfour Soudanais a amorcé sa lutte pour déguerpir le régime dictatorial de Hissen Habré ?
La résistance nationale contre DEBY, doit convaincre en commun accord avec l'opposition politique et la société civile, les partenaires étrangers de la réalité de cette opposition, y compris à l'intérieur du pays afin, de rallier le plus de Tchadiens et l'opinion internationale a cette juste cause, noble et louable.


La situation actuelle au Tchad, n'est pas seulement la seule affaire des Tamas, des Mimi, des Korbol, des Zakhawa, des Arabes, des Gouranes mais celle de tous les Tchadiens sans distinction aucune car, il en va de la survie et de l'existence même de la nation Tchadienne dans son ensemble.

BEYADJ MOUSSA

 

Source: Alwihda

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18 mai 2006 4 18 /05 /mai /2006 16:18
Assurer la paix en Afrique: Européens et Africains réunis à Brazzaville

 

 


Le président congolais Denis Sassou NGuesso le 8 avril 2006 à Abidjan
© AFP/Archives Kambou Sia

BRAZZAVILLE (AFP) -
mercredi 17 mai 2006 - 16h23 - Des responsables militaires et civils d'Afrique et de l'Union européenne (UE) se sont réunis mercredi à Brazzaville lors d'une conférence, organisée à l'initiative de Paris, pour aider les pays africains à assurer eux-mêmes la sécurité du continent.

Cette conférence, réunissant quelque 250 personnes jusqu'à samedi, se déroule dans le cadre du programme Recamp (Renforcement des capacités africaines de maintien de la paix), lancée par la France en 1997 et auquel Paris tente d'associer ses partenaires européens.

Ce programme consiste à appuyer la formation, l'entraînement et l'équipement de forces africaines pour aider l'Union africaine (UA) à monter elle-même des opérations de paix à l'horizon 2010.

L'UA a exprimé sa volonté politique de prendre en main la sécurité de l'Afrique, comme en témoigne l'envoi, malgré les difficultés et le manque de moyens, d'une mission de paix de 7.000 hommes au Darfour, région de l'ouest du Soudan en proie depuis 2003 à une guerre civile.

La réunion de Brazzaville, copilotée par l'UE et l'UA, permet aux participants de travailler sur un scénario de gestion d'une crise, en abordant tous ses aspects, de la décision politique d'engager une force aux questions humanitaires, de police ou de reconstruction.

Elle sera prolongée par un exercice militaire baptisé "Sawa 2006", fin novembre au Cameroun, auquel participeront quelque 800 hommes.

L'Afrique reste "l'un des maillons faibles du progrès", a expliqué le chef de l'Etat congolais Denis Sassou Nguesso, président en exercice de l'UA, absent de la rencontre, dans un discours lu à l'ouverture.

Il a évoqué "l'incapacité (de l'Afrique) à fortifier durablement les fondations de la paix, de la sécurité et de la stabilité" mais aussi la volonté du continent de prendre, désormais, ses affaires de sécurité en main.

L'Afrique concentre la moitié des opérations de maintien de la paix des Nations unies dans le monde.

Le programme Recamp, qui se déroule en 2005-2006 en Afrique centrale, est une "nouvelle étape de la coopération" entre l'UE et l'UA, a expliqué de son côté le chef d'état-major des armées françaises, le général Henri Bentégeat.

"L'engagement européen au service de la paix et de la sécurité en Afrique devient dans le même temps une réalité, en République démocratique du Congo (RDC) hier et demain et bien sûr au Soudan", a-t-il déclaré.

Cette réunion "se déroule à un moment charnière: celui où se nouent de nouveaux rapports entre l'Afrique et ses partenaires sur le double plan du développement et de la sécurité, d'ailleurs inséparables", a souligné le haut représentant français pour la sécurité et la prévention des conflits, Pierre-André Wiltzer.

Une quarantaine de pays africains et hors du continent, dont le Canada, le Japon et les Etats-Unis, assistent à la réunion, ainsi que des responsables d'organisations humanitaires.

La conférence se tient alors que l'UE s'apprête à engager en RDC une force de quelque 1.500 hommes lors des premières élections libres depuis 40 ans prévues le 30 juillet dans cet immense pays. Cette force, Eufor RD Congo, sera commandée par l'Allemagne, depuis Postdam.

L'UE avait lancé en 2003 en RDC sa première opération militaire en Afrique, Artémis, formée en grande majorité de militaires français.

La France assurera à Kinshasa un commandement opérationnel d'Eufor, une force destinée à appuyer la mission de l'Onu (Monuc) déjà présente, avec 18.000 hommes, pour garantir le déroulement pacifique de ces élections cruciales.

Le représentant spécial de l'UE pour l'Afrique des Grands lacs, Aldo Ajello, a souligné l'engagement accru de l'Europe en Afrique et l'importance d'Eufor "car la réussite du processus de transition en RDC aura un impact positif pour toute l'Afrique centrale".

 

 

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Published by BOMONGO Lucé Raymond - dans TRIBUNE GOUVERNEMENTALE
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18 mai 2006 4 18 /05 /mai /2006 15:54

Traqué par l’échec électoral et la Cpi : J.P Bemba aux abois ; affaire Kuthino, un faux alibi


(L'Avenir Quotidien 18/05/2006)

L’affaire Kuthino n’est qu’un piètre alibi. * Anticipant un véritable Waterloo électoral du fait de la liquéfaction de son Mouvement de Libération du Congo (Ml)c qui s’est vidé de la fine crème de ses cadres les plus crédibles, poursuivi inexorablement par les dossiers des crimes de guerre et contre l’humanité au préjudice des populations centrafricaines et rd-congolaises de l’Ituri qui ne cessent de le rattraper, le chef de l’ex-rébellion pro-ougandaise de Gbadolite rue sur les brancards et fait feu de tout bois pour exorciser le signe indien qui lui colle à la peau. L’heure des comptes a sonné... Nous reprenons cet article à cause des imperfections indépendantes de notre particulière attention.

IL NE SE PASSE plus une semaine sans que Jean-Pierre Bemba Gombo, le Vice-Président de la République en charge de l’Economie et des Finances du gouvernement de transition n’empoigne son bâton de pèlerin-propagandiste pour visiter les agglomérations, villages et hameaux de l’arrière-pays rd-Congolais pour y prêcher la bonne nouvelle du « changement démocratique », un concept paradoxal dans la bouche d’un véritable bébé dinosaure, nourri depuis le plus bas âge aux mamelles du mobutisme décadent. Plus un jour sans que les fiers-à-bras - toujours les mêmes - du Mlc n’embouchent les trompettes de l’invective pour crier haro sur le... Président de la République Joseph Kabila qui se trouve être par la force des choses le futur principal rival à l’élection présidentielle du ‘chairman’ du Mlc dans la bouche d’un véritable bébé dinosaure, nourri depuis le plus bas âge aux mamelles du mobutisme décadent. Plus un jour sans que les fiers-à-bras - toujours les mêmes - du Mlc n’embouchent les trompettes de l’invective pour crier haro sur le... Président de la République Joseph Kabila qui se trouve être par la force des choses le futur principal rival à l’élection présidentielle du « chairman’ »du Mlc Dernier conseiller financier et logistique du Maréchal Mobutu Sese Seko, Jean-Pierre, fils de Jeannot Bemba Saolona, l’inamovible patron des patrons zaïrois des années Mobutu, semble aussi déterminé à n’en faire qu’à sa tête qu’à l’époque des splendeurs mobutiennes. Le choix du slogan « le grand retour » par les idéologues du Mlc lors du dernier congrès de ce parti ne procède pas du hasard, loin s’en faut. Ce slogan est révélateur du fait, aujourd’hui indéniable, que Jean-Pierre Bemba a, chevillée au plus profond de lui-même, la nostalgie d’un passé qu’il lui arrive de temps en temps de pourfendre pour amuser - et abuser - la galerie. Les dignes commissaires de la Haute Autorité des Médias, chargée de la régulation des médias congolais ont beau multiplier les remontrances contre les nombreuses violations des lois et du code de bonne conduite des entreprises de presse et des partis politiques pendant la période pré-électorale par les stations Cctv et Cktv, propriétés de J-PB, rien n’y a fait. Les téléspectateurs kinois se souviendront longtemps de ce congrès du Mlc, l’un des tout premiers à être organisé dans le microcosme politique kinois. Dans une salle des conférences du Jardin Botanique de Kinshasa pleine comme un œuf et chauffée à blanc, la barre avait été délibérément placée par les organisateurs à la hauteur du concept questionnable de la « congolité ». Des congressistes, au premier rang desquels le Vice-Président de la République en charge de l’Ecofin en personne ont chanté et dansé au rythme du couplet « aza mwana Congo » (il est un fils du Congo !) tiré d’un refrain publicitaire de l’artiste-musicien J-B Mpiana à la gloire d’une marque de bière kinoise. Ce faisant, Bemba qui s’identifiait avec le « il » du couplet tentait simplement de jeter le doute sur la nationalité de Joseph Kabila et ainsi le vouer aux enfers dans un pays où le péché d’altérité peut-être mortel (politiquement). Bemba, lui-même un quarteron, fils d’un métis belgo-congolais, tentait de la sorte de jeter sur Joseph Kabila le soupçon totalement gratuit du « crime » d’altérité, en se basant sournoisement sur un brûlot sulfureux de Honoré Ngbanda Zambo ko Atumba, le ‘terminator’ mobutiste qui attribuait au fils des Congolais Mzee Laurent-Désiré Kabila et Madame Sifa Mahanya une nationalité étrangère. Le Vice-Président de l’Ecofin n’en est pas à une provocation près. Des sources concordantes ont indiqué à nos rédactions que, prenant prétexte de ce que Joseph Kabila disposait en sa qualité de Chef de l’Etat d’une Garde Républicaine, anciennement le Groupement Spécial de la Sécurité Présidentielle, il aurait délibérément refusé de désarmer et intégrer dans la nouvelle armée en formation l’ensemble des unités combattantes de la théoriquement défunte Armée de Libération du Congo (Alc), la branche armée du Mlc dont les tristement célèbres exploits en Ituri et à Bangui en 2002 et 2003 font encore trembler les paisibles populations de ces contrées congolaises et centrafricaines. Selon notre consœur « Jeune Afrique », un bon millier de ces éléments sans foi ni lois ont été transférés à l’insu de la hiérarchie militaire congolaise vers une propriété du ‘chairman’ du Mlc aux pieds du mont Mangengenge à Maluku, une banlieue de la capitale congolaise. Un demi-millier, affectés à sa garde, parallèlement aux éléments de la Monuc et de la Police nationale, narguent à longueur des jours, l’opération de brassage et d’intégration des forces armées de la RD Congo. En prévision de joutes post-électorales musclées ? Depuis que la Cour de Cassation de la République a décidé de faire parvenir à la Cour Pénale Internationale une requête visant à faire poursuivre par cette dernière juridiction l’ex-Président Ange-Félix Patassé, l’officier français Paul Barril, le rebelle Tchadien Miskine et le Vice-Président rd-congolais Jean-Pierre Bemba pour crimes contre l’humanité, ce dernier est sorti de ses gongs pour donner de l’artillerie lourde sur les médias contre... Joseph Kabila et ses proches, coupables à ses yeux d’avoir manipulé le gouvernement, les victimes et la justice de la République Centrafricaine qui, autrement, n’auraient jamais songé à réclamer que justice leur soit faite devant les instances judiciaires internationales ! Chaque jour, les téléspectateurs congolais sont abreuvés de propos incendiaires assaisonnés de noms d’insectes et de petits oiseaux qui s’évertuent à peindre sous le jour le plus noir le leadership du Président Joseph Kabila, auquel sont imputés tous les dysfonctionnements du régime 1+4 tandis que les quelques succès engrangés ça et là par ce régime que pilote Joseph Kabila sont mis au compte du Mlc. Les quelques rares résultats positifs, notamment la stabilité monétaire et la maîtrise de l’inflation avec la stabilité monétaire qui s’ensuit, sont bien sûr dus à la poigne et au doigté « infaillible » de Jean-Pierre Bemba. Peu importe si, de fait, le pays avait renoué avec une inflation maîtrisée deux ans avant le retour au pays - et au pouvoir - de M. Bemba, c’est-à-dire en 2001, à l’avènement de Joseph Kabila à la tête d’un gouvernement politiquement homogène. Curieusement, lorsqu’en avril 2006, le Programme Economique du Gouvernement (Peg) passe par les fourches caudines des institutions de Breton Wood pour cause d’indiscipline budgétaire du gouvernement 1+4, le Vice-Président de la République qui a reçu mandat de coordonner l’action économique du Gouvernement, en rend seul responsable le tout nouveau Ministre des Finances, le Pprd Marco Banguli. Au Mlc, on n’hésite plus de réécrire l’histoire à la convenance du Maître. On a ainsi entendu un des proches conseillers du ‘chairman’ affirmer sans rire que la mise en garde faite par Bemba l’année dernière à ceux qui à la tête de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (Udps) d’Etienne Tshisekedi, voulaient organiser de grandes manifestations de rue pour arrêter la transition à la date du 30 juin 2005 (« ils trouveront le Mlc sur leur route ! ») voulait dire tout à fait autre chose du genre « attention les gars ! les forces de Kabila sont sans pitié et risquent de faire couler votre sang. Je voudrais vous protéger en les empêchant de vous massacrer ». Démagogie, quand tu nous tiens ! La dernière en date des frasques du numéro 1 du Mouvement de Libération du Congo est sans doute la plus pathétique : décidé à faire feu de tout bois, Bemba jette ces jours-ci son dévolu sur la quasi-totalité des causes perdues de la République Démocratique du Congo pour essayer de se refaire une santé - et une virginité - politique à l’aube d’élections qui s’annoncent catastrophiques pour ses ambitions. C’est ce qui explique que Joseph Olenghankoy, candidat président peu crédible mais vrai fou du Roi que Bemba tenta à maintes reprises d’éjecter du gouvernement avant de s’offrir sa tête à la faveur d’une enquête de la célèbre Commission Bakandeja, fait de nouveau cause commune avec lui. « L’alliance de l’eau et du feu s’est constituée grâce à l’alchimie d’un anti-kabilisme primaire », croit savoir un diplomate africain sous le sceau de l’anonymat. Jean-Pierre Bemba Gombo est également devenu l’allié de tout ce que la faune politique congolaise compte d’agitateurs ennemis jurés des institutions de la transition qui ne leur ont assuré ni le gîte, ni le couvert. Le dernier sur la liste des nouveaux convives du Mlc n’est autre que le Révérend Kuthino Fernando, frais émoulu d’un exil européen au cours duquel tout indique qu’il a conclu un ‘deal’ avec Terminator Honoré Ngbanda pour déstabiliser à son retour le processus électoral. Kuthino, un autre apôtre de la Congolité, ce qui est loin de n’être qu’un hasard. Kuthino appréhendé et déféré le plus régulièrement du monde devant ses juges, Jean-Pierre Bemba est entré dans une de ces colères bruyantes auxquelles ses proches sont habitués. Multipliant les bévues, il a perturbé une cérémonie présidée par son collègue (et aîné) Yerodia sur la route qui mène au pénitencier de Kinshasa pour rendre visite au prévenu Kuthino. Auparavant, il s’était fendu, par son cabinet interposé, d’un communiqué au vitriol vilipendant le Gouverneur de la Ville de Kinshasa, la Police et la Justice pour avoir fait interpeller le Pasteur et défiant les Cours et Tribunaux en exigeant une Commission d’enquête indépendante parallèlement à la procédure judiciaire en cours. Entre deux quolibets au Président de la République, les fiers-à-bras du ‘chairman’ du Mlc s’époumonent depuis l’arrestation de Kuthino Fernando sur des concepts comme les droits de la défense, le secret de l’instruction ou la présomption d’innocence. Ainsi, celui-là même qui décima les Nande et leurs guides pygmées pour punir par le sang l’« insolence » du Rcd-K/Ml Mbusa Nyamuisi à l’égard de son autorité qu’il n’appréhendait que totale et sans partage ; le même qui fit massacrer des Centrafricains pour « crime de lèse-Patassé » à Bangui il y a à peine trois ans s’offre aux regards ébahis des Congolais sous les traits d’un démocrate défenseur pur et dur des Droits de l’Homme. Le Bemba nouveau serait-il arrivé ?

L’Avenir


Bemba à Mbuji-Mayi

Cela fait rire ? Car en fait, on assiste à une vraie comédie de mauvais goût. Le Vice-président de la république en charge de l’Ecofin n’est pas à l’aise. On dirait qu’il a compris qu’il fallait courir. Il court tellement que l’on peut lui appliquer la mésaventure du lézard qui, trop pressé, a dépassé, sans la savoir, le trou où il devrait se réfugier. Le leader du Mlc donne également l’impression d’un lion pris au piège. Au lieu de prendre le temps de réflexion afin de trouver les voies et moyens de s’en tirer, il se débat de toutes ses forces au point de se fatiguer. Le résultat final, c’est la mort. Qu’est ce qui fait courir tellement le leader du Mlc ? Pourquoi en ce moment ? S’il est de bonne politique de mettre les bouchées doubles pour atteindre le but, il y a cependant lieu de bien penser ses stratégies. Tous les membres du Mlc qui passent à la télévision font preuves d’un manque de sérénité. Naïvement, JP Bemba a cru qu’avec Kuthino, il pouvait jouer un sal tour à ses concurrents. Il y en a 33. Il sait que beaucoup sont là pour la parade. L’homme qu’il veut abattre, qui lui parait le plus sérieux, c’est Joseph Kabila. Pour l’abattre, il fallait un discours qui ne passe plus dans la tête des Congolais, mais qui pourrait passer une fois prononcé par un pasteur. Fernando Kuthino est donc descendu très bas en se laissant prendre au jeu de Bermba. Cela n’étonne personne. Le leader du Mlc pouvait chercher un pasteur plus posé et plus populaire que Kuthino. Mais quel autre pasteur sérieux se laisserait engager dans un saut vers l’inconnu. Le choix de Kuthino n’est pas un hasard. Ce sont des retrouvailles. Les Kinois savent que Kuthino n’est pas dans sa première affaire d’armes. On sait également que hier comme aujourd’hui, qui sont ses complices. Les Kinois savent qui alimentait la rébellion de Savimbi en armes et quel rôle le pasteur y jouait. L’avion tombé sur le marché « Type-K » à Kinshasa parle encore. On connaît son affréteur et sa destination. D’aucuns pensent même que le pasteur était sous chantage. JP Bemba croit à une large opinion qui soutiendrait Kuthino. Alors il fallait faire un Kuthino à son image pour le mettre à son service. Il fallait également récupérer cette opinion. Il sait que parmi les soutiens de « Sauvons le Congo » de Kuthino, figure en bonne place l’Udps. En jouant la carte Kuthino, il pense récupérer les militants de l’Udps. Autant qu’il se dit prêt à aller aux élections en même temps il demande des négociations. Question pour lui, pense-t-il de gagner la sympathie des militants de l’Udps. Il sait que le gros de troupes de l’Udps se retrouve enfin dans le cadre tribalo provincial. Le leader du Mlc qui ne se fait plus de scrupules, entend, selon certaines indiscrétions tenir ce discours à Mbuji Mayi. Il compte sur la mémoire courte des Udpsiens. Ces derniers vont-ils abandonner le mot d’ordre de boycott de Tshisekedi pour s’engager à voter pour JP Bemba ? Encore faut-il qu’il commence par se faire électeurs. Il n’y a pas pensé. Que de peines perdues ! JP Bemba veut faire peur, mais c’est sa propre peur qu’il veut faire passer dans un courage téméraire.

L’Avenir


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Published by AVENIR QUOTIDIEN - dans DEMOCRATIE PARTICIPATIVE
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