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19 juillet 2006 3 19 /07 /juillet /2006 22:51
Le camp présidentiel quitte définitivement le train de la paix- FPI-Gbagbo : Les dessous d`une transe collective

mardi 18 juillet 2006

A
près les avertissements et les menaces, le FPI est passé aux actes hier. Les militants de Pascal Affi N'guessan ont en effet "usé de tous les moyens" pour empêcher le bon déroulement des audiences foraines, dans un premier temps, dans les localités qui leur sont politiquement favorables. Le train de la paix de Charles Konan Banny a déraillé à Yopougon, à Adzopé et à Divo. La crise ivoirienne est à un tournant important de son évolution…
Le FPI, il faut le souligner, s'est montré très réticent vis-à-vis des audiences foraines depuis la conception scientifique jusqu' à la mise en œuvre de cette opération, en passant par sa phase pilote. De récrimination en récrimination, les explications, les séances de travail, les démarches discrètes et intelligentes du gouvernement n'ont pas paru suffisantes pour rassurer le camp présidentiel. Pas même la réunion de sauvetage initiée samedi dernier par le Premier ministre avec l'ensemble des partis politiques légalement constitués. Cette rencontre n'a du reste rien changé dans l'idée que Miaka Ouretto se fait des audiences foraines. "Les audiences, selon nous, doivent se dérouler dans les conditions les meilleures car conduisant aux élections. Pour nous, la condition première pour qu'on aille aux élections, c'est le désarmement (…) Pour nous, il faut le désarmement obligatoire", déclarait le Secrétaire général du FPI. Tandis que le même jour, à Daoukro où la jeunesse du FPI qui y effectuait sa rentrée politique faisait savoir par la voix de son président Konaté Navigué qu'ils boycotteraient les audiences foraines comme les élections de 95. Mamadou Koulibaly, le président de l'Assemblée nationale, parrain de ladite cérémonie, lui emboîtait le pas pour déclarer qu'il boycottera la CEI, la structure chargée de préparer les élections. Et ce n'est pas fini car dans la même journée du samedi 15 juillet, sur un autre théâtre à Yamoussoukro, Gbagbo était en attraction. Comme piqué par un serpent qui vous inocule le venin de la colère, une colère si noire qu'elle vous pousse à vous attaquer à tout le monde, le chef de l'Etat n'a épargné personne. Sans fioritures diplomatiques, il a chargé l'Opération des Nations Unies en Côte d'Ivoire, accusant Pierre Schori et ses hommes de partialité dans la gestion de la crise. Gbagbo ne supporte pas non plus le procès "injuste" qui est fait à ses "jeunes patriotes". "Ils sont qui pour venir nous menacer chez nous ?" s'interroge Gbagbo. Une fois encore, il évoquera la question de l'expulsion des casques bleus de Côte d'Ivoire, arguant que des pays comme l'Erythrée, le Soudan ou l'Ethiopie ont chassé les soldats de la paix de leur territoire et que le ciel ne leur est pas tombé sur la tête. Laurent Gbagbo s'est également montré très critique à l'égard du gouvernement de transition qu'il dirige en tandem avec Banny. "Un gouvernement doit être pédagogue. Il doit expliquer pour être compris. Il doit pouvoir comprendre et convaincre (…) Un pouvoir sert à convaincre et non à imposer", déclare-t-il dans une allusion non feinte à Banny et au ministre de la Justice, Mamadou Koné, chargé de piloter l'opération des audiences foraines.

Virage dangereux
La violence politique a donc repris ses droits et bien malin qui pourrait prédire où nous mènera cette autre crise dans la crise. Le FPI a de toute évidence décidé de jouer son va-tout maintenant. Les "jeunes patriotes" ont repris leur place dans la rue, ils déboulonnent les rails du train de la paix. Les audiences foraines n'auront pas lieu ou seront à tout le moins significativement perturbées dans certaines localités. Une situation qui peut affecter le crédit et la crédibilité de l'opération quand celle-ci sera déclarée terminée et un argument de poids pour tous ceux qui se préparent à contester les résultats des futures élections. Aujourd'hui, ceux qui font obstacle au processus de paix se montrent au grand jour. Ils n'ont plus peur des sanctions de l'ONU. Ils ont la conviction de jouer ici leur destin, leur avenir politique. Dans ces conditions, que va faire la communauté internationale qui a déjà annoncé par la voix du haut représentant de l'ONU chargé des élections en Côte d'Ivoire, qu'elle ne tolérera pas que l'on boycotte les audiences foraines ? Il semble en effet que nous soyons arrivés à un point de rupture. Le tandem Banny-Gbagbo qui portait en lui-même les germes de sa division s'est brisé. Gbagbo a choisi le camp des patriotes" et des "résistants", Banny a choisi celui de la communauté internationale qui lui a remis une feuille de route, laquelle a été entérinée récemment dans son volet audiences foraines par Kofi Annan, lors de la rencontre du 5 juillet à Yamoussoukro. Ce qui est surprenant ici, c'est que, apparemment tout a été décidé en accord avec Gbagbo. Non seulement, le chef de l'Etat ivoirien n'a rien eu à redire lorsque le sommet a adopté ses recommandations sur les audiences foraines, mais en plus, au lendemain de la rencontre, Laurent Gbagbo a reçu à déjeuner le Premier ministre à Yamoussoukro pour parler de la mise en œuvre des résolutions issues du sommet. Le ministre de la Justice avait été appelé d'urgence d'Abidjan pour prendre part à cette séance de travail au cours de laquelle il a exposé sur les modalités pratiques des audiences foraines. C'est au cours de cette réunion que Gbagbo a exigé et obtenu que les enregistrements des Ivoiriens et des non ivoiriens ne se fasse pas les mêmes jours. Mais apparemment cela n'a pas suffi pour que le FPI lève la garde sur cette opération qu'elle boycotte depuis hier. La question que l'on peut se poser est de savoir : que va-t-il se passer maintenant ? Le FPI va-t-il se servir de ce prétexte pour faire dérailler tout le train de Banny ? La communauté internationale va-t-elle sévir ? Que risque-t-il de se passer si Gbagbo, Mamadou Koulibaly et tous les "freins à la paix" étaient sanctionnés ? Nuage épais sur la transition.

Akwaba Saint-Clair

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19 juillet 2006 3 19 /07 /juillet /2006 22:41
Sur un barrage à Abidjan: "Non au bradage de la nationalité ivoirienne"

 

© AFP
Des partisans du président ivoirien Laurent Gbagbo bloquent la circulation à Abidjan pour protester contre les "audiences foraines", le 19 juillet 2006
© AFP Issouf Sanogo
ABIDJAN (AFP) -
mercredi 19 juillet 2006 - 17h32 - Les muscles saillants, le front barré d'un bandeau rouge et les yeux cachés par des lunettes noires, un partisan du président Laurent Gbagbo tient un barrage sur une grande avenue d'Abidjan pour protester contre le "bradage de la nationalité ivoirienne".

Comme des centaines d'autres jeunes patriotes, le jeune homme voit d'un mauvais oeil les "audiences foraines", première étape de l'opération d'identification devant aboutir à l'établissement de papiers d'identité pour ceux qui y ont droit, afin qu'ils puissent prendre part aux élections prévues fin octobre, dont la présidentielle.

"Non au bradage de la nationalité ivoirienne!", scandent les jeunes manifestants, des étudiants pour la plupart, qui sont parvenus une nouvelle fois à paralyser la capitale économique ivoirienne en dressant des barricades dans tous les quartiers pour dénoncer la "crédibilité" de la première étape de l'identification.

"Le message est tout simple. Quel est l'objectif des audiences foraines et qu'est-ce qui urge?", se demande Emmanuel à la tête d'un groupe d'une vingtaine "d'éléments" dont certains arborent les tee-shirts à l'effigie de Charles Blé Goudé, chef des "jeunes patriotes" et proche du président Gbagbo.

Dans les différents quartiers de la ville, Yopougon, Abobo Cocody, Koumassi ou encore Port Bouët, les manifestants, dont certains armés de gourdins ou de barres de fer, ont bloqué les rues avec des pneus ou des morceaux de bois, empêchant les véhicules de passer et procédant à des fouilles.

La plupart des fonctionnaires ont dû rester chez eux et les grands magasins, comme les échoppes des quartiers populaires, sont restés fermés.

© AFP
Un véhicule de l'armée ivoirienne passe devant des barricades érigées par des partisans du président Laurent Gbagbo, le 19 juillet 2006
© AFP Issouf Sanogo
Le Premier ministre ivoirien Charles Konan Banny, qui avait lancé le 18 mai la phase pilote de ces "audiences foraines" dans sept villes du pays, est la principale cible des manifestants qui lui reprochent "sa précipitation".

Le Front populaire ivoirien (FPI), parti du président Gbagbo, a appelé ses partisans à "empêcher" le déroulement des audiences "par tous les moyens", estimant qu'elles préparent "la fraude électorale".

"C'est une manifestation pour interpeller Banny. On ne peut donner la nationalité à n'importe qui. Que Banny se ressaisisse!", explique Samuel, assis sur une table dressée à un rond point du quartier de Yopougon, bastion du FPI.

Arrive alors un camion chargé de policiers. Les jeunes patriotes lui libèrent immédiatement le passage, non sans saluer les forces de l'ordre. Les manifestations sont interdites en Côte d'Ivoire mais les jeunes patriotes ont à de nombreuses reprises manifesté à Abidjan sans être inquiétés par la police.

Au carrefour de la Riviera II, quartier chic voisin d'une cité universitaire, les "étudiants" sont les maîtres de la rue et contrôlent toutes les voitures de fond en comble, les empêchant de passer.

"Nous avons reçu des consignes de laisser passer les forces de l'ordre et les médecins", raconte un manifestant vêtu d'un tee-shirt de la Fédération estudiantine de Côte d'Ivoire (Fesci, puissant syndicat étudiants).

"Nous ne sommes pas contre les audiences foraines (...) , mais nous réclamons la concomitance avec le désarmement promis par M. Banny lui-même", souligne Philippe, étudiant en économie, reprenant les argument du président Gbagbo.

Pour son camarade Ebance, "c'est la forme et l'esprit des audiences qui nous font douter de la crédibilité de l'opération. On a l'impression qu'une fraude électorale se prépare".

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19 juillet 2006 3 19 /07 /juillet /2006 22:31
  FOCUS SUR L'ACTUALITÉ

Paris invité à respecter les Centrafricains
(Agence Centrafrique Presse 18/07/2006)
( 18/07/2006)


Bangui, 18 juil. (ACAP) l’ancien combattant centrafricain, François Gouandjika, a demandé à la France « de respecter et de protéger les centrafricaines et centrafricains de France » et de « sauver la RCA », a appris l’Acap auprès de sa famille.

Invité officiel du président français Jacques Chirac au défilé militaire du 14 juillet 2006, François Gouandjika, qui souhaite qu’on l’appelle désormais « tirailleur centrafricain» a formulé cette demande lors de ses entretiens avec les hautes autorités de l'armée et de l'administration françaises qui l’ont reçu lors de son séjour parisien.

Il a rappelé à ses hôtes avoir « participé à la campagne 1939-1945 à Royan et à la Rochelle.. » où Plusieurs de ses compatriotes tels que les soldats Déba, Yamalé et bien d’autres sont morts très jeunes pour libérer la France, a rapporté Fidèle Gouandjika, actuel ministre des Postes et Télécommunications chargé des Nouvelles Technologies.

Il convient de signaler que « le tirailleur centrafricain » Gouandjika a appartenu au célèbre Bataillon de marche 2 dont les faits d’arme sont relatés dans le dernier ouvrage de l’écrivain Pierre Sammy Mackfoy intitulé « de l’Oubangui à la Rochelle ou le parcours d’un bataillon de marche. »

« Le bataillon de marche de l’Oubangui partit de Bangui le 4 janvier 1941, guerroya successivement en Palestine, en Syrie, en Libye où il s’illustra à la bataille de Bir Hakeim, avant de finir sur le sol français, au front de l’Atlantique. C’est lui qui vida les poches de résistance allemande du Sud-Ouest et porta le dernier coup qui marque la capitulation définitive de l’ennemi et la libération de la France le 8 mai 1945 », peut-on lire sous la plume de l’écrivain.




Yaka Maïde/Acap
18 juillet 2006

© Copyright Agence Centrafrique Presse

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19 juillet 2006 3 19 /07 /juillet /2006 16:27
  FOCUS SUR L'ACTUALITÉ

Mon général, je suis venu vous dire !!!
(Brazza.info 18/07/2006)
( 18/07/2006)


Lettre ouverte du commandant Blaise Bakoua, alias vieux Ngouma, au général Emmanuel Ngouelondele Mongo : « Vous vous présentez comme un saint, mais pour moi vous êtes un terroriste »

Mon Général, en ma qualité de citoyen congolais, j’ai beaucoup de regrets pour votre haine. Mon général, vous avez servi, si ma mémoire est bonne, quatre chefs d’Etat, je dis bien quatre chefs d’Etat. Parmi les­quels, seul le Président Sassou Nguesso a constaté que vous travailliez mal. Vous êtes l’unique Congolais qui, le premier, a eu l’idée de créer, à l’époque de Marien Ngouabi, la tristement célèbre police politique appelée Sécurité d’Etat.

Depuis l’époque du Président Ngouabi vous avez toujours occupé les fonctions de Patron des services de renseignements. Lorsque le Président Jacques Joachim Yhombi Opango est venu aux affaires, pour diriger le pays après la mort du Président Ngouabi, vous général Ngouélondélé, vous avez «fabriqué» et monté un fameux coup d’Etat qui n’existait que dans votre imagination contre le Président Yhombi-Opango, lorsque le Colonel Mouzabakani, le Ministre Ndalla Graille, Fina ­Matsiona, Mboukou ­Mboumba, Miakassissa, Mountsaka, Mfouna Yves et M. Kolelas avaient été arrêtés, prétextant qu’ils étaient récidivistes. Vous aviez voulu les faire passer par les armes en simulant leur faute. C’est grâce à l’intervention énergique du Vice-président du CMP au nom de Sassou ­Nguesso qu’ils avaient eu la vie sauve. Ce dernier s’était opposé contre la mesure prise et «téléguidée» par vous pour éliminer ces éminentes personnalités. Pour le Colonel Sassou de l’époque, les accusés devaient être entendus par la justice et condamnés conformément à la loi.

De toutes les façons, vous voulez faire comprendre au peuple Congolais que vous êtes un monsieur saint, clamant une certaine virginité. Mais, mon général, vous avez servi le Président Sassou Nguesso durant 12 ans en qualité de directeur général de la sécurité d’Etat. Vous aviez arbitrairement fait arrêter beaucoup de gens à cette époque. Si le Président Sassou Nguesso vous avait toujours écouté pendant son règne, il y aurait eu beaucoup d’assassinats politiques. Moi même qui vous écris, je suis l’un des res­capés d’une de vos nom­breuses décisions de faire passer les gens au petit matin. Je m’en suis tiré grâce à l’intervention du Colonel Obou auprès du Président Sassou Nguesso, en ma faveur.

D’après votre bulletin d’informations sur moi, j’étais l’homme chargé par le Président Kadhafi pour faire un coup d’Etat. Afin de le lui prouver, vous lui aviez remis une cassette vidéo dans laquelle j’étais assis avec des gens autour d’une table en réunion avec des prétendus politiciens. Vous savez comment vous avez réalisé cette cassette. Vous me faites prendre dans ma cellule où je roupillais. Déjà, à 20 heures, on m’enlève les menottes et on me dit que vous allez un peu prendre de l’air, puis on m’amène à l’hôtel Cosmos où on me fait asseoir parmi des gens que je ne connaissais pas. Après quelques minutes, on me dirige de nouveau vers ma geôle sans savoir que tout ce tour qu’on m’avait fait faire était filmé par une camera dissimulée. Voilà comment vous fabriquiez des pièces à conviction pour rouler le Président Sassou Nguesso et l’induire en erreur, alors que c’était la première fois que je m’étais retrouvé à l’hôtel Cosmos, en tant que prisonnier. Mon général, vous vous présentez comme étant un homme correct et saint, mais vous me faites rire! Car, à ce que je sache, vous êtes habitué à coller le mal aux gens.

Vous semblez oublier que vous étiez le chef d’état-­major privé du Président Lissouba. Mais, vous n’avez pas eu le courage de claquer la porte. Bon Dieu, bon sang, pour la première fois dans l’histoire de notre pays, un pouvoir légalement établi a ordonné aux militaires de tirer sur le peuple en pleine cité à Bacongo. Que de morts n’avait-on pas enregistré! Des hommes, des femmes, des enfants et des vieillards sont tombés sous les balles, mais vous n’avez jamais eu le courage de dénoncer le système sanguinaire et de génocide de votre compagnon Lissouba.

Le CHU avait été aussi pilonné par l’armée que vous commandiez avec les Mabika, Mayoulou et lbala. En tant que chef d’état major privé de Lissouba, vous partagiez la responsabilité de ce massacre. Les impacts existent encore jusqu’à ce jour. Les militaires de votre armée stationnée au camp de la milice de Bacongo, avaient percé des trous dans les murs à travers lesquels ils tiraient sur les passants qui tombaient et gisaient par terre et dans les rigoles. Mais vous devez vous en souvenir que, quand vous vous étiez fait prendre par les Ninjas, vous savez encore comment vous aviez trembloté, vous et le général Mokoko, chef d’état major général, en présence de M. Kolelas.

Malgré tout le mal que vous aviez fait, je vous ai quand même sauvé, sinon ce jour là, vous n’existeriez plus devant ces jeunes Ninjas qui voulaient bien faire leur affaire. Je vous avais dit, ce jour là : « Mon général, vous êtes maintenant convaincu que dans la vie chacun de nous est le carrefour de l’autre? »

Après, je vous avais demandé: « Est-ce que vous êtes vraiment des militaires?» Le seul conseil que je peux vous donner, si vous avez l’ambition de faire la politique, faites la politique sans haine. On se connaît. Je peux vous étaler avec preuves à l’appui tout le mal que vous avez fait en tant que patron des services de renseignements. Je me réserve encore.

Mon général, ayez pitié des veuves, des orphelins, des femmes, des hommes qui ont tout perdu dans la vie à cause de notre passé politique. A mon humble avis, je vous ai toujours considéré comme un terroriste. Je me demande pourquoi la France doit vous accepter et vous accorder toutes ces libertés. A titre de rappel, mon général, sous votre autorité se sont produits les attentats de Maya-Maya et du Cinéma Star avec les poseurs de bombes.

Vous aviez voulu avoir les têtes précieuses du Président Thystère Tchicaya, actuel Président de l’As­semblée, du Ministre Ndalla Graille, du Colonel Nzalakanda, que vous aviez inculpé injustement. Là encore, le Président Sassou Nguesso les avait sauvés. Je m’arrête à cet échantillon...

Croyez que c’est sans sentiment que j’ai accepté de défendre cet homme que vous êtes entrain de salir, parce que j’ai découvert en lui les qualités d’un homme d’Etat. Par exemple, pendant la conférence nationale, il avait assumé la responsabilité des actes posés par ses prédécesseurs et il avait su éviter un bain de sang.

Prochainement, je parlerai un peu plus de vos ignominies. Vous avez les mains souillées de sang. Vous avez beaucoup volé ; car n’oubliez pas que vous étiez le seul dans ce pays à détenir un chéquier du trésor que vous utilisiez sans aucun contrôle. Vous rappelez-vous des lettres que vous aviez adressées à un Président voisin? On en reparlera....



Bakoua Blaise

Président du Cercle pour la défense et la propagation de la philosophie et des idées du Président Denis Sassou Nguesso





"Lettre publiée par Epanza Makita n°64 du 17/7 au 24/7/2006"
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19 juillet 2006 3 19 /07 /juillet /2006 15:58
Pétrole et violence au Congo
(Mwinda 19/07/2006)
( 19/07/2006)


Le procès de l'affaire Elf, en 2003, à Paris, a établi les preuves d'enrichissement personnel et de détournements de fonds opérés par des cadres dirigeants de la compagnie pétrolière française Elf Aquitaine, principalement par le biais de filiales à l'étranger, comme Elf Congo, dans le but de les dissimuler au public français.
C'est pourquoi, douze ans plus tôt, en 1991, quand la Conférence nationale souveraine congolaise exige un tout premier audit d'Elf Congo, les autorités politico-pétrolières françaises paniquent. Avec l'aide de valets congolais, elles décident ainsi de torpiller le processus démocratique en cours. Résultats : quatre coups d'Etat dont deux mués en guerres civiles en 1993 et 1997, un massacre de populations civiles symbolisé par l'Affaire des disparus du Beach en 1999, des élections frauduleuses en 2002, etc.
Depuis 1997, le Congo est redevenu une dictature. Les revenus du pétrole sont détournés par la Société nationale des pétroles du Congo (SNPC), usant des mêmes « mécanismes peu orthodoxes » qu’Elf hier. L’accession du Congo à la PPTE est en principe compromise. Mais, en soutien, les autorités françaises vont croiser le fer avec Paul Wolfowitz, le président de la Banque mondiale, qui entend lutter sincèrement contre la corruption et la pauvreté en Afrique.
L’auteur détaille les tenants et les aboutissants de ce drame franco-congolais, en attendant d'autres révélations liées à une éventuelle levée du Secret Défense que le gouvernement français oppose encore au juge français Renaud Van Ruymbeke.

Yitzhak KOULA est docteur en chimie du pétrole et auteur de plusieurs publications scientifiques.

© Copyright Mwinda

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19 juillet 2006 3 19 /07 /juillet /2006 15:20

Rapport du débat du 15 Janvier 2005 à Paris sur la situation en Centrafrique

 

                                            

 

La société Centrafricaine basée en France appelle à ce que l’opinion Française et Internationale soit aussi à l’écoute du peuple Centrafricain et non seulement toujours à l’écoute de ceux qui gouvernent ou ceux qui aimeraient bien gouverner. La situation actuelle  en République Centrafricaine nous amène  à interpeller l’opinion tant nationale qu’internationale sur un certain nombre de constats

 

 

Premier constat : Nous nous sommes faits avoir il y a deux ans:

 

 

 

Après plusieurs combats sans succès contre le régime du démocratiquement élu, combats accompagnés d’éphémères tentatives parlementaires entravées par certains caduques de son ethnie, soutenus par quelques escrocs de son parti, PATASSE dont le régime a amené les exactions de Bemba et de la Libye, fut chassé le 15 mars 2003. Cette action militaire avait été soutenue par la majorité de la classe politique et la masse populaire pour une raison simple : il n’y avait pas d’autre alternative pour mettre fin aux pratiques de Patassé. 

 

Toujours dans  la logique de soutien inconditionnel, le 28 Mars 2003, la RCA va assister à la grande marche jamais organisée à Bangui pour démontrer son soutien au nouveau régime issu du coup d’état du 15 Mars. Le peuple Centrafricain attendait ainsi prouver que le nouveau régime a besoin d’une légitimité face à l’opinion internationale.

 

Le Général Bozizé promit dès le début n’être venu que pour faire régner l’ordre et la justice afin d'organiser des élections libres, justes et transparentes, pour permettre à la République centrafricaine de se réconcilier avec elle-même après plusieurs années de soubresauts. Il promit aussi permettre ainsi à la RCA de renouer avec la légalité constitutionnelle afin d’amorcer un nouveau départ sur la voie de la démocratie et du développement.

 

 

 

Sur ce premier constat, la représentation du Parti de l’Unité National de Jean-Paul NGOUPANDE dans la première intervention, à répondu dans les termes suivants :

 

 

 

Le PUN pense qu’il y a une erreur dans l’interprétation  des ces évènements qui aboutit au coup de force du 15 Mars 2003. Comme l’a dit le Vice-Président de la République, le Professeur Abel Goumba dans un interview, « il s’agissait d’un sursaut patriotique » 

 

Le PUN, comme tous les autres partis qui ont soutenu ou qui soutiennent la transition, n’ont pas soutenu un coup d’Etat Militaire mais ils ont soutenu le processus de renversement de Patassé

 

 

 

La souffrance du peuple, les exactions de Bemba et des Banyan Mulengues a été la raison fondamentale

 

 

 

Jean-Paul NGOUPANDE ainsi que les auteurs acteurs politiques sont partis de la présomption de bonne volonté du respect de la feuille de route. C’est dans cette logique que le Président du PUN avait accepté d’être conseillé du Président Bozizé mais le déroulement de la transition a pris une direction telle que  le Président du PUN s’est vu obliger de prendre ses responsabilité consistant à s’écarter de la dérive dictatoriale.

 

 

 

Deuxième constat : La candidature du Général BOZIZE met en évidence des signes révélateurs de la dictature qui nous sera imposée.

 

 

 

Ailleurs en Afrique, nous avons vu ces dernières années des militaires prendre le pouvoir et restaurer l’ordre constitutionnel garant de la vraie démocratie sans se présenter aux élections qui ont suivi leur acte. Il s’agit d’officiers qui aiment profondément leur pays : Rawling, Toumani Touré, etc..

 

Ces derniers ont honoré l’afrique et ceci sans une pression explicite de l’opinion internationale. 

 

Mais dans le cas de notre pays, nous assistons depuis, a des gesticulations voir des manipulations tendant à prouver à l’opinion internationale que le peuple veut absolument que le Général Bozizé reste Président.

 

 

 

En dépit des recommandations de l’Union africaine, le Président et son entourage ethnique, soutenus par un groupe d’intellectuels reconvertis en « Monnayeurs de Postes au Palais » tentent de conduire la RCA vers une destinée que personne n’en veut.

 

 

Des « Partis-Mangeoires »  sont crées ci et là pour soutenir la candidature de Bozizé dans le seul espoir d’une récompense en postes juteux dans l’administration présidentielle ou ministérielle après 2005.

Des marches sont organisées dans Bangui, marches auxquelles les participants sont payés 2000 CFA (environ 3€), pour la plupart des désœuvrés et des mineurs du KM5.

 

 

Dans l’arrière pays, les villes ayant subit les exactions des hommes de la rébellion ne veulent plus entendre parler du Général. Ce dernier ou ses envoyés spéciaux se sont rendu compte de cet état d’esprit  à Bossangoa le 14 Juillet, à Kaga-Bandoro le 16 octobre Octobre, à Sibut le 1er Décembre et dernièrement lors d’un déplacement de Jean-Paul NGOUPANDE président de PUN à Paoua.

 

 

 

Ne pouvant gagner de popularité en province, même dans sa région natale, le Président cherche à démontrer cette popularité à l’opinion internationale, en exerce de la distribution de billets de banque flambant neuf à chaque déplacement et ceci pour  acheter le soutien des partisans alors que les fonctionnaires ne sont pas payés.

 

 

 

En matière de répression, l’arsenal de guerre qui se déplace avec son cortège démontre l’état d’esprit et permet de comprendre que la RCA n’est pas un pays libre.

 

 

 

Sur le deuxième constat, la représentation du Front Patriotique pour le Progrès (FPP) du Pr Abel Goumba intervenant en deuxième position a estimé que l’instauration d’une dictature a commencé avec les pleins pouvoirs conférés au Général Bozizé par l’acte constitutionnel Nr 2, contre lequel une partie du FPP n’avait pas en son temps réussi à faire prendre conscience.

 

Le comportement du général Bozizé dans l’affaire de Maka Gbossokotto montre les limites de la dérive dictatoriale. Le FPP rappelle qu’en deux ans 8 journalistes ont été emprisonnés pour délit d’opinion, acte que même Patassé farouchement combattu par le FPP n’a pu poser dans la même dimension.

 

Le FPP a réitéré sa reconnaissance au travail du dialogue national le qualifiant de manifestation de génie nationale. Le FPP a ensuite rappeler que le pouvoir issu du coup d’état du 15 Mars 2003 était contre la tenue d’un dialogue national et que la non-application de ses résolutions ou bien une application partielle telle la durée du mandat présidentielle sont bel et bien des signes évident de la dictature.

 

Le FPP a conclut son intervention en attirant l’attention sur le fait que, interdire les personnalités de l’opposition de quitter le territoire en son absence, considérer ceux qui ne sont de l’avis du Général ou simplement ceux qui osent le critiquer comme des ennemis, sont des signes évidents de la tendance dictatoriale.

 

 

 

3ème Constat : La forfaiture  de la décision de la cour Constitutionnelle.

 

 

 

Le 30 décembre 2004, la Cour Constitutionnelle de Transition a invalidé sept des douze candidatures jugées pourtant recevables par la Commission Electorale Mixte Indépendante (CEMI). Le 10 Janvier, une autre décision a invalidé la Candidature de plusieurs députés des partis qui concurrencent la fameuse « Convergence KWA na KWA ».  Les arguments d’invalidation dépourvus de tout fondement juridique prouvent que l'objectif est d'écarter des candidats susceptibles de gêner le plan de hold-up électoral avec le but inavoué d’installer la dictature.

 

Devant la réprobation générale à l'intérieur comme à l'extérieur du pays, le chef de l'Etat a pris sur lui de valider lui-même 3 des 7 candidats recalés traduisant ainsi l'orientation autoritaire et dictatoriale de son régime.

 

Nous pouvons affirmer ici devant l’opinion centrafricaine et Française que cette décision est rejetée par l'ensemble des forces démocratiques du pays et l'immense majorité de la population. Toutes les forces vives hors mis la « convergence Kwa na Kwa », exigent la validation de toutes les candidatures agréées par la CEMI ainsi que la dissolution de la Cour Constitutionnelle de Transition pour forfaiture. L'impartialité de cette Cour dans sa composition actuelle est désormais sujette à caution. Elle n'est plus crédible pour proclamer les résultats des prochaines élections.

 

 

 

Quelques signes de l’instauration de la dictature qui nous font peur concernent l’application de certains articles de la Constitution soumis au référendum par le Président il n y a pas longtemps :

 

 

 

A)    En son article 12 et 13 la constitution garantit entre autre le droit de la correspondance or toutes les communications téléphoniques de ou vers Bangui sont systématiquement écoutées

 

B)    L’article 14 la constitution stipule que le domicile est inviolable et qu’une perquisition n’est possible que sur mandat du Procureur et exercée en présence d’un officier de police judiciaire ; le domicile d’un général a été récemment perquisitionné sans mandat par le fils de Bozizé.

 

C)    L’article 74 précise que le Président de la République nomme 2 membres de la Cour Constitutionnelle mais ne précise nulle part qu’il s’agit du Président et du Vice Président de cette cour

 

D)    L’article 79 qui garanti l’indépendance des Juges et de la séparation des pouvoirs n’est pas respecté

 

 

 

Or sans avoir été mis hors cadre de l’armé, il s’est déclaré Candidat reniant la parole d'honneur d'officier général qu'il avait donné à plusieurs reprises après le 15 mars 2003, le Général François Bozizé s'est déclaré lui-même candidat à l'élection présidentielle. Peut on encore faire confiance a un officier qui ne peut pas tenir parole ? 

 

 

 

Le CFF a simplement insisté sur son statut apolitique et demander à ce que les Centrafricains comprennent son attachement à la paix. Ainsi le CCF s’oppose à la prise de pouvoir par armes .

 

 

 

Sachant que des menaces réelles de guerre civile se font sentir en RCA si aucune solution n’est trouvée à la situation actuelle, le CCF  a interpellé les politiques a expliqué ce à quoi consiste « l’entourage présidentiel »

 

 

 

 

 

4ème  Constat: Durcissement du Général BOZIZE et Risques pour la paix.

 

 

 

Face aux revendications en rapport avec le recalage de 7 des 12 candidats à l’élection présidentielle, le Général Bozizé a choisi un durcissement qui se traduit par des menaces contre les forces démocratiques et la confiscation de toutes les libertés démocratiques. Toutes les réunions publiques sont interdites sauf celles de ses partisans.

 

 

 

N’oublions pas que la « Convergence »  est composée entre autre  des  personnalités qui ont collaboré hier avec l’autre démocratiquement élu le faisant gagner en 1998 gagné au premier tour. L’architecte du truquage sous Patassé est aujourd’hui membre de cette convergence.

 

 

 

Certains membres de cette convergence sont bien connus pour leur opposition au sein de la CPPO en 2003 pour le choix de Bozizé, ce qui expliquerait l’opportunisme de ces derniers et ainsi mettra à épreuve leur crédibilité si le Président  s’intéressait vraiment à leur passé de lutte pour le changement en 2003.

 

 

 

Une autre figure de la « Convergence Kwâ na Kwâ » et non « Convergence Kwa na Kwa », devenu pourfendeur de Massi et Ngoupandé, se révèle être un criminel de droit international recherché par la justice  américaine pour deux délits : Viol de mineur et malversation financière.

 

 

 

Pour comprendre le rejet dont fait objet « Convergence Kwâ na Kwâ »,  dans la diaspora, le président devra vérifier la crédibilité des membres cette formation. Cette formation est dans l’erreur car ses membres n’ont pas compris les profonds malaises qui ont commencé  et continue de creuser le fossé entre le Peuple et ceux qui Gouvernent en RCA.

 

 

 

La « Convergence Kwâ na Kwâ », est dans l’erreur politique et n’a pas conscience du risque de division définitive de la RCA, risque dans lequel elle est en train d’entraîner le Président de la République, le Général Bozizé

 

 

 

Ainsi, de nouveau, le spectre de l'arbitraire et de la dictature plane sur la République centrafricaine, ce qui ne peut que provoquer de nouvelles tensions susceptibles de diviser définitivement le pays.

 

 

 

Nous demandons à la « Convergence Kwa na Kwa et son Candidat Bozizé » de simplement respecter le jeu démocratique. Pourquoi ont-ils peur alors que  la convergence compte 26 partis, ce qui mathématiquement leur garantissent un vote sans contestation ni truquage.

 

 

 

Nous espérons que les vrais amis de la RCA comprennent que le peuple centrafricain a peur de l’instauration d’une nouvelle dictature si le vote se déroule comme planifié par la « Convergence Kwa na Kwa » composée de personnalités aux moralités douteuses.

 

Nous espérons que ce débat ainsi que la discussion qui va suivre nous donne la possibilité d’arrêter des résolutions qui seront communiquées aux autorités françaises et aux institutions internationales qui nous ont toujours aidé dans de pareilles circonstances afin que lumière soit faite à leur niveau sur le danger qui guette de nouveau notre cher Pays

 

 

 

 

 

Message au partis politiques Centrafricains

 

 

 

Les participants ont exprimé leur étonnement concernant le fait que  CPPO et CPC aient fourni une feuille de route sans demander des garanties ni poser des exigences au Général Bozizé avant le 15 Mars 2003 quant à l’exercice du pouvoir et se demande si les partis représentés au débat ne se livreront pas au même degré d’amateurisme si la situation actuelle débouchait sur une même expérience

 

 

 

Il a ensuite un été intervenant s’est dit consterné de savoir que les partis politiques prennent systématiquement le peuple en otage et a demandé aux partis politiques de réfléchir sur leur capacité  sacrifice. Cette démarche permettra de  créer un vrai front uni afin de présenter un SEUL Candidat

 

 

 

Un autre intervenant à demandé si les partis politiques étaient préparés pour donner des conduites de vote dans des cas de figure de crise dans le choix entre deux candidats sujets à introduire ou réintroduire  la dictature telle que le démontre l’état de

 

 

 

Conclusion

 

 

 

En conclusion, les organisateurs retiennent que la seule solution de sortie de crise reste :

 

1.     Dissolution de la Cour Constitutionnelle de transition pour forfaiture ;

 

2.     validation de toutes les candidatures agréées par la CEMI suivi de la mise en place d’une nouvelle cour composée sous le strict respect des textes

 

3.     le traitement des candidatures par la nouvelle cour constitutionnelle

 

 

 

ceci implique le report des élections.

 

 

 

Conscient que l’avenir de la République  centrafricaine est de nouveau en danger,  et retenant que la candidature du Président Bozizé n’est pas directement remise en cause par la revendication des candidats recalés,  le Président Bozizé porte l’entière responsabilité devant l’histoire.

 

Le cautionnement de la radicalisation défendue par la Convergence Kwa na Kwa le rend responsable de tout dérapage politique susceptible de plonger la RCA dans une nouvelle guerre civile, étant donné la position adoptée par A.D.P, Forum Civique, F.O.D.E.M, LONDO, M.L.P.C, P.U.N.,CNP et les Candidats Indépendants.

 

 

 

 

 

Note

 

Le candidat Jean-Jacques Demafouth présent dans l’audience a remercié les Centrafricains de la diaspora pour leur soutien moral aux 7 candidats écartés par la décision de la cour constitutionnelle du 30 décembre 2004.

 

Il a ensuite indiqué être venu pour remercier les organisateurs et tous les participants aux noms de tous les candidats recalés, repêchés et ceux qui les soutiennent. Il a ensuite exprimé le souhait de quitter la salle avant les questions et réponses pour éviter d‘apparaître comme étant en campagne.

 

 

 

 

 

Les organisateurs

DOC.    OBSERVATOIRE  CENTRAFRICAIN DE LA BONNE GOUVERNANCE

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Published by BOMONGO Lucé Raymond - dans DEMOCRATIE PARTICIPATIVE
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19 juillet 2006 3 19 /07 /juillet /2006 15:07

CENTRAFRIQUE -

Le sida est la "principale cause de mortalité des forces vives" de Centrafrique où le taux de prévalence est d'environ 15%, a affirmé mardi le président centrafricain François Bozizé appelant ses compatriotes à faire changer cette situation.

 

"Le VIH-sida reste la principale cause de mortalité des forces vives de la nation. Après cette session de l'Assemblée générale, nous ne saurions continuer à rester indifférents ou distraits", a-t-il déclaré à l'ouverture de l'assemblée générale du Comité national de lutte contre le sida (CNLS).

"Il nous incombe à tous de dire que ça suffit! Il faut que ça change", a-t-il ajouté devant le gouvernement, les députés, les membres des ONG de lutte contre la maladie et des organisations internationales, réclamant "solidarité" et "unité d'action".

"Nos villages les plus reculés doivent avoir leur plan d'action et d'opération. Les préfets vont veiller à cela", a-t-il poursuivi.

"C'est une tâche capitale pour le gouvernement de tout faire pour que la lutte ne soit plus des efforts épars sans cohérence ni harmonie entre les contributions des divers intervenants", a ajouté le président.

Cette assemblée générale doit élaborer un nouveau cadre stratégique national de lutte contre le sida pour la période 2006-2010 en Centrafrique où, selon le CNLS, la prévalence est d'environ 15%, soit le taux le plus important d'Afrique centrale.

Le représentant à Bangui de l'Onusida Toby Lanzer a estimé mardi que ce taux montait à 25% en milieu rural.

Si toutes les catégories sociales sont touchées, une étude de l'Onusida de 2004 révèle que 75% des décès en milieu enseignant sont dus à cette maladie. Environ 95% des lits des centres médicaux centrafricains sont occupés par les malades du sida, selon cette étude.

D'après une autre étude du Fonds des Nations unies pour la population (Fnuap) publié en 2005, la prévalence dans l'armée centrafricaine a plus que doublé entre 2000 et 2003, passant de 10 à 24%.

"Le changement de comportement au sein de la société est trop lent. Des poches de résistance aux messages et à la lutte sur la prévention sont relevées dans de nombreux groupes et même chez les intellectuels", a averti le coordinateur technique du CNLS Jean-Willybiro Sacko.

Environ 140.000 enfants centrafricains sont orphelins du sida, selon le rapport 2006 de l'Onusida. Seuls 3% des personnes infectées par le VIH bénéficient d'une trithérapie et seules 16,4% des femmes enceintes bénéficient d'un traitement pour réduire la transmission mère-enfant, selon cette même étude.

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19 juillet 2006 3 19 /07 /juillet /2006 15:01

CENTRAFRIQUE -

                                               


L'interdiction de toute tenue de congrès contraire aux règlements intérieurs des partis ou groupements politiques

Le gouvernement centrafricain va imposer aux factions dissidentes des partis politiques de se constituer légalement en groupe ou parti si elles veulent organiser des réunions ou des congrès, selon une information de Bangui mardi.

"Tout groupe ou organe dissident ne saurait être reconnu par ( le gouvernement), sauf à remplir les formalités légales pour se constituer en un nouveau parti ou groupement politique", indique une circulaire du ministre de l'Intérieur Michel Sallé publiée lundi dans la presse centrafricaine.

"Toute tenue de congrès contraire aux règlements intérieurs des partis ou groupements politiques est interdite de cérémonie officielle jusqu'à preuve du contraire", ajoute le texte ministériel.

Deux partis politiques, le Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC) du président déchu Ange-Félix Patassé et le Front patriotique pour le progrès (FPP) de l'opposant historique Abel Goumba, ont été secoués ces dernières semaines par de graves dissensions internes.

En exil au Togo, M. Patassé a été suspendu en juin de ses fonctions de président du MLPC lors d'un congrès organisé par un bureau politique qu'il ne reconnaissait pas.

Le fils de M. Goumba, Alexandre Goumba, a lui été élu président du FPP en mars lors d'une assemblée générale extraordinaire contestée par une frange du mouvement.

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19 juillet 2006 3 19 /07 /juillet /2006 14:48

Gbagbo critique violemment l'Onuci
CÔTE D'IVOIRE - 16 juillet 2006 - par AFP


Le président ivoirien Laurent Gbagbo a vivement critiqué l'attitude de l'Opération des Nations unies en Côte d'Ivoire (Onuci), l'accusant de complaisance vis-à-vis de la rébellion.

 

Dans un discours prononcé samedi à Yamoussoukro (centre), et retransmis dimanche par la radio nationale, le président Gbagbo a également estimé que l'Onuci est trop prompte à condamner ses partisans, les "jeunes patriotes".

"Qu'ils (les responsables de l'Onu) comprennent qu'ils sont ici parce que nous le voulons", a déclaré le président Gbagbo devant plusieurs centaines de jeunes qui avaient organisé samedi une cérémonie en son hommage.

"Un pays n'a jamais été rayé de la carte du monde parce qu'il a refusé de recevoir les forces de l'Onu", a estimé M. Gbagbo soulignant que les personnels et diplomates onusiens "doivent être discrets et justes".

"Ils sont zélés quand il s'agit de dénoncer les jeunes patriotes, mais ils sont silencieux quand il s'agit de réclamer le désarmement (des rebelles). Je ne suis pas d'accord", a poursuivi le président ivoirien.

"Ils sont qui pour avoir la morgue et la menace dans la bouche?", s'est insurgé M. Gbagbo en référence à la pression exercée sur les détracteurs du processus d'identification, dont le Front populaire ivoirien (FPI, au pouvoir).

"Mais quand nous leur disons de faire le désarmement ils rasent les murs. Nous n'accepterons pas cela (...) pas du tout! Nous sommes un pays libre et souverain (...) qui ne demande l'aide à personne pour payer ses fonctionnaires", a encore insisté le président.

Le désarmement et l'identification sont les préalables à la réunification du pays, coupé en deux depuis septembre 2002 après le coup d'Etat raté de la rébellion des Forces nouvelles (FN).

Le processus de paix, sous l'égide la communauté internationale, doit conduire à des élections, dont la présidentielle, au plus tard le 30 octobre, selon la résolution 1663 du Conseil de sécurité, qui a prolongé d'un an maximum le mandat du chef de l'Etat ayant expiré fin octobre 2005.

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19 juillet 2006 3 19 /07 /juillet /2006 14:45

Bemba : « je vais surprendre »

RD CONGO - 16 juillet 2006 - par PROPOS RECUEILLIS À KINSHASA PAR PHILIPPE PERDRIX


Le patron du MLC est l'un des adversaires les plus sérieux de Joseph Kabila à l'élection du 30 juillet. Interview.


Une voix presque fluette dans une grande carcasse. Chez Jean-Pierre Bemba, les apparences peuvent être trompeuses. Prospère homme d’affaires durant les dernières années de Mobutu, le fils de Jeannot Bemba Saolona - l’ancien patron des patrons zaïrois - se lance dans la rébellion en créant en septembre 1998 le Mouvement de libération du Congo (MLC) soutenu par l’Ouganda, soucieux de disposer d’un relais susceptible de faire de l’ombre aux rebelles du RCD-Goma, proche du Rwanda. Cartouchière en bandoulière, le fils de bonne famille qui a fait ses études en Belgique s’improvise, du jour au lendemain, chef de guerre depuis son QG de Gbadolite, le village d’origine du maréchal Mobutu. À la faveur de la transition en juin 2003, il devient vice-président en charge des dossiers économiques et s’impose comme le principal opposant du président Joseph Kabila. L’homme apprend vite et espère que les élections présidentielle et législatives du 30 juillet lui permettront de légitimer sa position.

Sur le chemin qui mène au palais présidentiel, Bemba peut compter, entre autres soutiens, sur celui de Mouammar Kaddafi, qui l’a d’ailleurs reçu à plusieurs reprises en Libye. Les liens entre les deux hommes remontent à l’époque où Ange-Félix Patassé était à la tête de la Centrafrique. Le « Guide » libyen, alors au plus mal avec l’administration américaine, perçoit tout le bénéfice qu’il peut tirer d’une rébellion proche de l’Ouganda et qui se proclame ennemie du Rwanda, un allié de l’Amérique, qui appuie un autre mouvement armé congolais : le RCD-Goma. Tout semble réuni pour rapprocher Kaddafi et Bemba, d’autant que tous deux ont des troupes à Bangui pour appuyer le président Patassé en bute à une rébellion armée.

Mais Bemba sait qu’il en faut davantage que le soutien du « Guide » pour convaincre et rallier une majorité de ses compatriotes à sa cause. Il ne cesse de parcourir le pays et de répondre aux accusations de cannibalisme, d’exactions et autres atteintes aux droits humains dont ses hommes se seraient rendus coupables en Ituri et en Centrafrique. Il ne rate, non plus, aucune occasion pour contre-attaquer sur la couverture partisane de la campagne électorale par la télévision nationale. Tout comme il nourrit des craintes sur la crédibilité du scrutin ainsi que sur le rôle des organes chargés de l’organiser. Et fait montre de réelles qualités dans l’art de l’esquive, notamment sur la « congolité », qui empoisonne le débat électoral.

Réputé autoritaire voire cassant, il a perdu plusieurs de ses proches, qui sont partis chez Joseph Kabila. Mais il a transformé le MLC en une redoutable machine entièrement à son service (voir J.A. n° 2374) pour faire pièce au Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD) qui donne le tempo de la campagne électorale du chef de l’État sortant. Non sans un certain savoir-faire. Bemba est habile à la manœuvre et sait mobiliser. Quelle que soit l’issue du premier tour, son Regroupement des nationalistes congolais (Renaco), qui revendique vingt-six partis politiques, constituera une force incontournable.

Jeune Afrique : Vous menez une campagne très active alors qu’une vingtaine de petits candidats demandent le gel du processus électoral. L’échéance du 30 juillet peut-elle être respectée ?

Jean-Pierre Bemba : Il faut poser la question au producteur et non au consommateur. La Commission électorale indépendante (CEI) est-elle prête techniquement ? Moi, en tout cas, je suis prêt. Mais d’ici au 30 juillet, je plaide surtout pour une véritable « concertation politique » afin que tous les candidats puissent exprimer leurs difficultés.

Lesquelles ?

Des candidats demandent des garanties pour leur sécurité lorsqu’ils se déplacent à l’intérieur du pays. Des responsables politiques ont déjà été arrêtés, des étrangers accusés d’être mercenaires à la solde du candidat Oscar Kashala ont été expulsés, et un pasteur a été interpellé puis jugé par une cour militaire. Ces dérives inquiètent les candidats. Ont-ils la possibilité de mener campagne sans se faire embarquer par les services de sécurité ? Je note par ailleurs que la télévision nationale (RTNC) est monopolisée par le Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD). Dernièrement, le procureur général de la République et le président de la Cour suprême ont été vus à un congrès du PPRD. L’organe qui est censé trancher les contentieux électoraux est-il indépendant ? Et puis, on parle de tricheries. La CEI doit expliquer avec précision le déroulement du processus électoral. La crédibilité du scrutin est capitale pour la suite. On ne peut pas avoir de doutes sur les prochains dirigeants du pays.

L’autre menace concerne la sécurité des électeurs du fait de la présence dans le pays de groupes armés actifs, notamment dans l’est du pays. Et le MLC ?

Le MLC n’a plus d’hommes armés. Ma résidence privée de Maluku, à 80 kilomètres de Kinshasa, est en sécurité. J’y vais régulièrement, et je n’ai pas besoin d’une escorte de 3 000 ou 4 000 personnes pour cela. Comme tous les ex-belligérants, mes hommes ont intégré les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC).

Et votre garde personnelle ?

Je n’ai que des éléments pour ma sécurité. Ils sont identifiés, contrôlés, et leur nombre est raisonnable. Ils ont un macaron de l’armée nationale et sont payés par le ministère de la Défense.

Si le nombre est raisonnable, pourquoi ne le donnez-vous pas ?

Pourquoi voulez-vous que je donne les effectifs de ma garde en tant que vice-président ? C’est très loin des rumeurs folles qui circulent. Bemba est celui que vous voyez ici. Je suis licencié en sciences commerciales et en économie du développement. J’ai une expérience de gestion des entreprises. J’aurais pu rester dans le confort de mes affaires, mais j’ai choisi de combattre le régime dictatorial des Kabila. J’ai failli y laisser ma peau. Je ne regrette rien.

Votre image de chef de guerre vous poursuit malgré tout, alors que le président Joseph Kabila se présente comme l’artisan de la paix.

J’ai entamé la lutte en 1998 contre le pouvoir de l’Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo (AFDL), et je rappelle que c’est la famille Kabila qui a fait entrer les Rwandais dans le pays. Quant à l’accord sur la transition conclu à Pretoria le 17 décembre 2002, Joseph Kabila n’a pas été le seul à le signer. Un seul acteur ne pouvait rien faire. C’est un gros mensonge. Je réclame aussi la paternité de la paix.

Certains observateurs vous accusent d’utiliser le thème xénophobe de la « congolité » durant cette campagne…

C’est faux, nous n’exploitons pas ce thème.

Pas vous directement, mais votre entourage…

À la limite, je ne suis pas responsable de ce que disent mes proches. Je suis entouré de cadres, et je fais en sorte qu’ils soient valables. Je défie quiconque de prouver que ce thème fait partie de notre propagande.

Et vos deux chaînes de télévision, Canal Kin TV et CCTV…

Le propriétaire d’une télévision peut-il être considéré comme responsable de propos tenus sur l’antenne par des intervenants extérieurs ?

Déplorez-vous ces propos ?

Je déplore beaucoup de choses, la manipulation et les campagnes de diabolisation dont je suis victime. Je déplore les accusations portées contre moi qui sont entretenues par le président Kabila.

Mais avez-vous des doutes sur les origines ?du chef de l’État sortant ?

Ce n’est pas mon problème. Je refuse d’aller sur ce terrain. La candidature de Kabila a été validée par la CEI. Le juge suprême, ce seront les électeurs. Qu’est-ce que je peux dire de plus…

Le MLC a enregistré de nombreux départs, votre candidature n’est-elle pas celle d’un homme isolé ?

Ma candidature est soutenue par une large plate-forme, le Renaco, qui regroupe 26 partis politiques. Au sujet d’Olivier Kamitatu, l’ancien président de l’Assemblée nationale qui a rallié le camp présidentiel, comment peut-il être pris au sérieux ? Qui a trahi, trahira. C’était un ami, il ne l’est plus. Vous ne pouvez pas prétendre défendre le peuple quand vous êtes achetable. On a besoin de moraliser la vie politique. Malheureusement, Kabila se comporte comme Mobutu. Mobutu a joué au débauchage, et on voit où cela nous a mené.

Avez-vous noué des contacts avec l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), qui a appelé au boycottage du scrutin ?

Ils veulent un changement, moi aussi. On se voit, on discute, mais je regrette l’absence de l’UDPS. Son président Étienne Tshisekedi est l’un des parrains de la démocratie, c’est dommage qu’il ne soit pas au rendez-vous.

Les voix de l’UDPS vous intéressent, forcément…

Comment vont réagir les militants de l’UDPS ? Je n’en sais rien. Mais, en cas de victoire, l’UDPS ne sera pas exclue des institutions…

Quel est votre poids électoral au-delà de la province de l’Équateur dont vous êtes originaire ?

Laissons faire les élections. Ce qui m’importe, c’est la vérité du scrutin…

Quelle que soit cette vérité ?

Nous allons l’accepter, et ce ne sera pas la fin du monde. Il y aura d’autres élections dans cinq ans. Abdoulaye Wade et François Mitterrand ont attendu vingt ans. J’ai 44 ans.

Vous prenez date…

Bien sûr. Perdre les élections, être dans l’opposition, c’est la démocratie. Je suis prêt à reconnaître une défaite. J’ai combattu une dictature, j’ai risqué ma vie pour cela. J’ai dormi dans des huttes, j’ai été bombardé par l’armée de Kabila. J’aurais fait tout cela pour rien ? La démocratie, je l’ai voulue. Mais je vise la majorité, et je vais surprendre.

Propos recueillis à Kinshasa par Philippe Perdrix

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Published by Philippe Perdrix - dans POLITIQUE
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