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22 juin 2008 7 22 /06 /juin /2008 19:28

Exactions des troupes de Bemba en RCA : aller au bout de la logique

Pour la manifestation de la vérité



Exactions des troupes de Bemba en RCA : aller au bout de la logique
Face à l'incompétence des juridictions internes pour se saisir et statuer sur ses accusations, il était temps que la cour pénale internationale prenne enfin ses responsabilités pour éclaircir les choses et se sortir de cette impasse. Cependant une série de questions restent en suspens.

La cour pénale internationale est-elle uniquement un tribunal pour les ressortissants des pays pauvres et des sans grades, un tribunal politique ? Ou tout simplement un tribunal pour les vaincus ? Qu'en est-il alors de ceux qui hier encore étaient à l'origine de la déstabilisation de leur pays respectif et qui aujourd'hui sont au pouvoir par la grâce des armes après avoir tout cassé, tout saccagé, violé et tué également. Les malheureux viols commis sur les femmes ne sont-ils pas les conséquences directes des multiples coups d'états contre un régime démocratiquement élu ? Et ce, avec la complicité directe, le silence coupable des institutions régionales, internationales ou carrément avec l'aide de certains états dont nous tairons ici les noms par simple pudeur, tant ces états sont parés d'oripeaux démocratiques ou se réclament de la patrie des droits de l'homme. A n'y rien comprendre comme dirait l'autre.

Il est nécessaire pour des raisons objectives et dans une prospective intellectuelle avant toutes autres considérations de nous arrêter un petit instant pour nous interroger sur le fond. Sans pour autant évoquer les multiples mutineries et autres manœuvres de déstabilisation dont le régime légal , issue des deux premières élections générales jamais organisée en république centrafricaine a été victime, il est nécessaire de nous arrêter et de nous interroger sur certains aspects du problème sans lesquels la compréhension, l'intelligibilité de tout ce qui s'est passé en Centrafrique depuis le coup d'Etat manqué du général André Kolingba du 28 mai 2001 ainsi que les nombreuses autres tentatives de putsch du général François Bozizé, de novembre 2001 et d'octobre 2002 ne soient possible.

Jamais en république centrafricaine un régime n'a été aussi ébranlé et vilipendé, jamais en république centrafricaine un régime civil ou militaire n'a été aussi déstabilisé par des éléments politisés de son propre armée nationale, ceux là- même qui sont sensé le protéger et ainsi assurer la souveraineté et la pérennité de l'Etat. En d'autres lieux, l'on parlera tout simplement de haute trahison parce que ces actes contre un régime démocratiquement élu, contre les institutions de la république ont été posés non pas par de simples soldats mais par des officiers généraux. Pour mémoire, en 1961 le général De Gaulle avait été confronté au même cas de figure, on sait ce qu'il en était advenu.

Que réserve alors la cour pénale internationale aux auteurs de coup d'état souvent aux conséquences graves contre les régimes élus ? Le pouvoir au bout du canon a-t-il la bénédiction de la dite cour ? Qu'en penses l'union africaine ? Et les nations-unis ? Et la France ? La chaine de responsabilité ne doit-elle s'arrêter qu'aux vaincus et aux plus faibles ? C'est-à-dire se limiter seulement aux conséquences. Mais alors, qu'en est-il des véritables raisons ? Voilà qui soulève la question des limites de la démocratie dans les pays pauvres face aux coups d'états financer et soutenu souvent par d'autres pays.

Ne serait-il pas plus juste et plus cohérent en dehors de toutes considérations partisanes et de toute passion de se poser les questions suivantes pour la manifestation de la vérité et établir une chaine des responsabilités. Les centrafricains dans leur majorité ne demandent qu'à comprendre, à connaitre la vérité. Comme toujours les véritables questions ne sont pas posées, comme toujours, on essaie de tromper la vigilance de notre bon peuple en jouant avec leur fibre affective pour dédouaner les véritables coupables.

Le régime du président Patassé n'était pas parfait. Nous étions alors aux balbutiements de notre démocratie. Si la communauté internationale avait voulu sincèrement aidé la République centrafricaine afin de préserver et encourager le processus d'apprentissage de la démocratie, elle l'aurait fait en dégageant les moyens, en y mettant la pression nécessaire car la démocratie est un long apprentissage de surcroit coûteuse. Il est vrai que des erreurs ont été commises ici et là mais fallait-il prendre les armes pour déstabiliser les institutions et provoquer un état de siège permanent ? Nous étions seulement à deux années des prochaines élections présidentielles. Pourquoi alors ce radicalisme ? N'aurait-il pas fallu laisser le peuple souverain de Centrafrique en décider ? Au lieu d'imposer à la population centrafricaine des hommes dont elle ne veut pas. (cf. Résultat des élections présidentielles de 1993, Bozizé = 1%)

L'appui militaire demandé en son temps par le président Patassé à Jean-Pierre Bemba pourrait se comprendre même si par la suite les troupes de Bemba ont dérapé une foi éloignées de leur base. Le président Patassé, n'était-il pas le garant de la constitution ? N'était-il pas le représentant d'un régime légal ? Conformément à la constitution, ne devait-il pas protéger coûte que coûte la nation menacée et en péril ? Lui, le président démocratiquement élu et abandonné de tous aussi bien par les troupes africaines de la CEMAC que par des militaires français qui devraient intervenir dans le cadre des accords de défense militaire devenus subitement caduques mais également par les soldats de sa propre garde présidentielle. S'il s'était enfui à la première tentative du coup d'état pour abandonner le pouvoir et ainsi préserver sa propre vie et celle de sa famille, pourtant, il en avait la possibilité, ne serait-il pas doublement condamnable ? Les généraux qui ont attenté à la légalité constitutionnelle à ce moment là connaissaient et savaient très bien les conséquences de leurs actes. Ils savaient très bien eux que l'on ne quitte pas ses troupes en difficulté et moins encore, un pays dont le peuple vous a investi pour assumer le pouvoir suprême.

C'est ainsi que deux jours seulement (le 30 mai) après que sa résidence fut prise d'assaut dans la nuit du 27 au 28 mai 2001, le président Patassé a pu obtenir du colonel Khadafi de lui envoyer en urgence des soldats libyens pour assurer sa sécurité. En même temps sont arrivés également les éléments du MLC de Jean-Pierre Bemba.

Alors que les troupes libyennes étaient cantonnées quasi exclusivement à la sécurisation du périmètre autour de la résidence du président Patassé, les éléments du MLC ont pris eux, une part active aux côtés des Forces armées centrafricaine commandés par un certain général Bozizé, dans les manœuvres militaires visaient à traquer pour les mettre hors d'état de nuire, les assaillants en débandade du putsch manqué, retranchés ça et là dans certains quartiers du sud ouest et est de la ville de Bangui. Une fois la situation sécuritaire relativement stabilisée, les troupes du MLC se sont retirées et ont regagné leur base en RDC.

Quant aux troupes libyennes, elles sont demeurées en place bien au-delà du sommet extraordinaire de la CEMAC qui a eu lieu le 2 octobre 2001 à Libreville et qui a décidé entre autres mesures, de leur retrait du pays. Il est vrai que de fortes pressions ont été notamment exercées par plusieurs chefs d'Etat africains ainsi que par les USA et la France, tant sur le colonel Khadafi que sur le président Patassé pour que les troupes libyennes puissent quitter Bangui et ainsi laisser le chemin libre aux putschistes.

La présence des troupes libyennes à Bangui n'était pas du tout du goût du président Tchadien Déby qui se voyait pris en tenaille. Lorsque les soldats libyens ont quitté enfin Bangui en novembre 2002, le processus d'un vaste complot international destiné à renverser le président Patassé venait d'être amorcé sans aucune difficulté. Ce qui a débouché sur le coup d'Etat du 15 mars 2003 pour installer le général Bozizé au pouvoir. Sinon, comment expliquer que les soldats des contingents des pays de la CEMAC pré-positionnés à Bangui, selon les termes de l'accord du 2 octobre de Libreville pour assurer la sécurité du président Patassé soient restés l'arme au pied. La garde présidentielle du président Patassé n'a guère bronché non plus. C'est pratiquement sans coup férir que les mercenaires de Bozizé et les éléments de la garde présidentielle de Déby ont pris le contrôle de Bangui en l'absence du président Patassé dont l'avion fut empêché d'atterrir et contraint d'aller se poser à Yaoundé.

S'agissant des troupes du MLC, les autorités centrafricaines de l'époque leur ont fait appel pour la seconde fois après la nouvelle attaque de la ville de Bangui par les mercenaires et rebelles du général Bozizé du 25 octobre 2002 au cour de laquelle le porte parole de la présidence, Prosper N'douba fut enlevé et séquestré par les hommes de Bozizé. C'est au cours malheureusement de leur intervention qui a duré pratiquement jusqu'au coup d'Etat du 15 mars 2003, qu'elles ont commis les exactions qui font l'objet aujourd'hui des investigations de la CPI et de la procédure judiciaire engagée contre Jean-Pierre Bemba. Jusqu'aujourd'hui, plusieurs zones d'ombre demeurent d'ailleurs sur les raisons et les circonstances de leur brusque retrait devant l'avancée des hordes de mercenaires et rebelles de Bozizé alors qu'elles étaient censées constituer des « bouchons » sur les deux axes (Boali et Damara) qui mènent à Bangui.

Sans vouloir chercher à trouver des excuses aux exactions commises par les troupes du MLC, on doit néanmoins commencer par se dire la chose suivante. Si le régime démocratiquement élu du président Patassé n'avait pas fait l'objet de toutes les tentatives de coup d'Etat qu'il a essuyées, en particulier celle meurtrières du 28 mai et 25 octobre 2001, le président Patassé n'aurait certainement pas fait appel à Bemba et ses troupes. Si l'accord de défense militaire entre la France et le Centrafrique avait été respecté. Si les dispositions de l'union africaine contre la prise de pouvoir par les armes étaient appliquées… Ces postulats sont essentiels pour la compréhension de la suite des événements.

Il est vrai que nos mères et nos sœurs ont été violé, nos pères, nos frères ont été battus, humiliés pour finir par être tuer et cela est condamnable à plusieurs égards mais à vouloir trop mettre l'accent sur le problème des viols de femmes et autres exactions des éléments du MLC durant leurs contre offensive, on en n'oublie même le principal motif de leur venue. Leur intervention fut décisive pour desserrer quelque peu l'étau autour du régime du président Patassé et délivrer les populations de certaines localités comme Sibut, Kaga-Bandoro, Kabo, Bouca, Bossangoa, Bozoum, Bata, complètement prises en otage plusieurs semaines durant par les mercenaires zakawa et les rebelles de Bozizé. Des documents audio et vidéo, ainsi que des photos reportage de la radio télévision nationale existent pourtant, qui relatent les témoignages accablants pour Bozizé et ses hordes, la liesse populaire et la joie des habitants de ces villes arrachés des griffes des bandits de Bozizé par les fameux « Banyamulengués » accueillis comme de véritables « libérateurs ».

L'acharnement que met la CPI à vouloir rendre justice aux victimes des éléments du MLC est sans doute louable mais devant quelle juridiction doivent répondre les auteurs de coups d'Etat dont les conséquences ont entraîné aussi des morts tout en constituant autant de crimes de guerre. La saisine de la CPI par le régime du principal auteur du coup d'Etat lui-même, ne pose-elle pas problème ? Bozizé est celui-là même qui a lancé ses mercenaires à l'assaut du pouvoir de Patassé qu'il voulait renverser le 25 octobre 2001. Les conséquences de cette attaque armée ont été terrifiantes. C'est ce fait qui a entraîné l'intervention des troupes du MLC qui a engendré certes les exactions que le parquet général de Bangui s'est déclaré incapable d'instruire pour que la CPI puisse s'en saisir. Le fait qu'il soit aujourd'hui ou non à la tête du pays ne saurait absoudre ni Bozizé de son forfait, ni le général Kolingba. Un proverbe centrafricain ne dit-il pas que la source de la rivière se trouve toujours en amont ? Autrement dit la source des problèmes centrafricains n'ont-ils pas commencé avec les mutineries et les coups d'états ?


Informé des exactions commises par les troupes du MLC à l'époque, le président Patassé a demandé à Jean-Pierre Bemba de prendre des sanctions appropriées contre les coupables. Celui-ci a fait procéder à des enquêtes de la chaîne de commandement et réuni un conseil de guerre et des sanctions ont bel et bien été prises à l'encontre des auteurs.

A présent que le processus est amorcé par la cour pénale internationale, gageons que la cour pénale internationale aille jusqu'au bout de la logique et que d'une part les différentes chaines de responsabilité concernant aussi bien tous ceux qui ont occupé une fonction décisionnelle quelconque que les auteurs de coups d'états soient établi définitivement pour la manifestation de la vérité vraie pour qu'enfin la population de la république centrafricaine le sache et se réconcilie définitivement avec elle-même.

D'autre part, au-delà du procès Bemba, c'est aussi le procès des organisations internationales incapables de se prononcer définitivement et fermement sur les auteurs des coups d'états contre des régimes élus démocratiquement, C'est le procès des accords de défense non respecté, C'est le procès des Etats-Unis d'Amérique et de la France qui ont fait pression sur le régime Patassé pour se séparer des troupes libyennes et n'ont pas proposer une alternative pour garantir la survie du régime et la sécurité des biens et des personnes , C'est le procès d'une armée nationale politisée, c'est le procès de toute la classe politique centrafricaine dans son ensemble qui sont à faire.

Vendredi 20 Juin 2008
Franck SARAGBA


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22 juin 2008 7 22 /06 /juin /2008 19:07

Central African Republic / Chad / Fifth committee takes up $308 million budget proposal for United Nations mission in Central African Republic and Chad

BANGUI, Central African Republic, June 5, 2008/African Press Organization (APO)/ — The Fifth Committee (Administrative and Budgetary) this afternoon took up the financing of the Organization’s recently established multidimensional mission in the Central African Republic and Chad and discussed the status of documentation before the Committee.

Presenting the Secretary-General’s $307.8 million budget request for the United Nations Mission in the Central African Republic and Chad (MINURCAT) for the period from 1 July 2008 to 30 June 2009 (document A/62/804), United Nations Controller, Warren Sach, said that it would provide for the deployment of 50 military liaison officers, 300 United Nations police officers, 512 international staff, inclusive of one international staff position funded from general temporary assistance and one post (Chief Security Adviser, funded through cost-sharing arrangements with the United Nations country team).  The budget would also provide for 573 national staff, inclusive of one national staff position funded from general temporary assistance, 117 United Nations Volunteers and 25 Government-provided personnel.

Introducing the report of the Advisory Committee on Administrative and Budgetary Questions (ACABQ) (to be issued shortly as document A/62/781/Add.15), the Chair of that body, Susan McLurg, said that the recommendations of the Advisory Committee would entail a reduction of some $6.71 million in the proposed budget of MINURCAT.  That reduction related to revised needs assessment for one fixed-wing aircraft and currently anticipated deployment of three helicopters in September.  ACABQ recommended approval of the proposed staffing of the Mission.

The Mission faced many challenges, including poor physical infrastructure, difficult supply routes and long lead times for the procurement of goods and services, she said.  The conditions of insecurity in eastern Chad did not permit the Mission to deploy civilian personnel without protection.  To meet those challenges, MINURCAT relied on the capacities of EUFOR, which provided support to the Mission on a reimbursable basis.  An assessment regarding arrangements for a follow-up to EUFOR, including a possible United Nations operation, would be undertaken in September 2008.  Its outcome would be considered in determining whether any adjustments to the Mission’s mandate would be needed.

In connection with considerable challenges with regard to resupply, MINURCAT had indicated that it would monitor the viability of cross-border arrangements with the African Union-United Nations Hybrid Operation in Darfur (UNAMID), she continued.  Considerable savings could be achieved by using the same logistic assets to support facilities on each side of the border, and the Advisory Committee encouraged the missions to avail themselves, security permitting, of cross-border arrangements, reporting on them in the next budget submission.

The $125.4 million increase in the proposed budget, compared to the 2007-2008 period, was attributable mainly to the fact that provisions for military, police and civilian personnel were being made in full for a 12-month period, compared to an average of 8 months with a phased deployment during the current financial period, she said.  Also contributing to the increase were the requirements for the construction of office facilities for some 2,370 personnel and accommodations for some 960 personnel in 7 locations, 6 police stations and 12 police posts.

At the opening of the meeting, the representative of France raised the matter of the absence of the French version of the ACABQ report on MINURCAT and called for an immediate explanation of the absence of documentation in six official languages.  He added that the Secretary-General should also present a note at the beginning of the next session on specific steps taken to remedy that unacceptable situation and the matter should also be brought before the new Coordinator on Multilingualism.

Also, last Friday the Secretariat had received four ACABQ reports (some 87 pages) that had to be translated into all official languages, he said.  He wanted to know who had decided to give precedence to MINURCAT and contingent-owned equipment, rather than translating the ACABQ reports, thereby introducing an element of discrimination in handling the reports.  Why had the contingent-owned equipment report of the Secretary-General not been translated earlier?

That position was supported by the representatives of Benin, Gabon, Haiti, Djibouti, Senegal, Congo, Chad and Morocco.  Speakers pointed out that, with little time left, the report on MINURCAT was available only in English, which made it extremely difficult to negotiate on the matter.  That situation was unacceptable.

While stressing the importance of respect for multilingualism and rules on the six official languages, the representatives of Cuba, Egypt, Argentina, Venezuela, South Africa and the Sudan advocated the need for flexibility, pointing out that the Fifth Committee was supposed to have concluded its work last Friday.  Faced with that situation, one should be realistic and practical and “opt for the lesser evil”, allowing for the introduction of documents in the language in which they had been submitted.

The Secretary of the Committee said that the delegates’ concerns would be transmitted to the Department for General Assembly and Conference Management.

The Committee will meet again at 10 a.m. Thursday, 5 June.

*     The 47th Meeting was covered in Press Release GA/10714.

SOURCE : Mission de l’ONU en République Centrafricaine et au Tchad (MINURCAT)


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22 juin 2008 7 22 /06 /juin /2008 19:00

République Centrafricaine / La Belgique élue à la Présidence de la Commission pour la Consolidation de la Paix pour la République Centrafricaine

République Centrafricaine / La Belgique élue à la Présidence de la Commission pour la Consolidation de la Paix pour la République Centrafricaine

BANGUI, Centrafrique, June 17, 2008/African Press Organization (APO)/ — La Belgique a été élue à la Présidence de la Commission pour la Consolidation de la Paix des Nations unies pour la République Centrafricaine.

La Commission pour la Consolidation de la Paix a comme objectif d’accompagner les pays sortant d’un conflit dans leur reconstruction politique et économique.

Lors d’une réunion du Comité d’organisation de la CCP qui s’est tenue le 12 juin en présence du Président François Bozizé, il a décidé de mettre la République centrafricaine à l’agenda de la CCP. Cette commission suit déjà la situation du Burundi, de la Sierra Leone et de la Guinée Bisau. A cette occasion, la Belgique a été élue à la Présidence des réunions pays consacrées à la RCA.

La Belgique attache une grande importance à la consolidation de la paix en situation post-conflit. « Nous devons éviter que les pays qui sortent d’une situation de violence retombent dans des conflits. Le fait que la situation en RCA soit traitée à la CCP est un signal clair que la communauté internationale entend unir ses efforts et est résolue à continuer à soutenir le dialogue politique en RCA» indique le Ministre des Affaires étrangères Karel De Gucht.

Le Ministre est particulièrement satisfait de la désignation de la Belgique à la Présidence des réunions pays pour la RSA. « Ceci constitue une reconnaissance de l’implication belge aussi bien au Conseil de sécurité qu’à la CCP. Le fait que la Belgique soit disposée à assurer cette Présidence est une conséquence de notre intérêt croissant pour ce pays dans lequel j’ai encore effectué une visite en février».

SOURCE : Belgium - Ministry of Foreign Affairs

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Published by BOMONGO Lucé Raymond - dans DIALOGUE NATIONAL
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22 juin 2008 7 22 /06 /juin /2008 18:35






Censée suppléer une Organisation de l'unité africaine à bout de souffle, l'UA peine à ressusciter l'idéal des "Etats Unis d'Afrique". Alors que s'ouvre son 10e sommet, convoqué à Addis-Abeba, zoom sur une institution encore balbutiante, reflet des intérêts contradictoires de ses membres.

  • A elle seule, la page d'accueil animée du site de l'Unionafricaine (UA) esquisse les contours d'une utopie et donne la mesure du fossé béant qui s'est creusé au fil des décennies entre le vécu et le vieil idéal unitaire. Sous l'œil de l'internaute qui s'aventure sur ce site, des fragments épars convergent en un mouvement harmonieux vers le centre de l'écran, pour dessiner la carte du continent noir. Tandis qu'apparaissent tour à tour un slogan impérieux, écho aux tubes du Jamaïcain Bob Marley - Africa must unite -, puis, en version anglaise là encore, cette fière devise : "Une Union efficace et compétente pour une nouvelle Afrique". Las! la formule résonne moins comme un constat que comme un vœu pieux, voire une incantation.

La naissance de l'UA, censée suppléer une Organisation de l'unité africaine (OUA) assoupie et sclérosée, avait pourtant ravivé l'espérance née voilà près d'un demi-siècle, dans l'euphorie des indépendances. Qu'on se souvienne du baptême en fanfare, célébré le 9 juillet 2002, au stade Absa de Durban (Afrique du Sud), sous les clameurs d'une foule chamarrée. Rien ne manqua au rituel: ni l'hymne continental, ni les danses, ni le défilé militaire. Ni, dans le cœur des témoins, la résurgence du rêve panafricaniste d'antan: les Etats-Unis d'Afrique aux frontières abolies, avec leur armée, leur banque centrale, leur monnaie unique, leur passeport et leur gouvernement.

Certes, l'UA s'est dotée depuis lors de quelques-uns des instruments du fédéralisme en marche. Un Parlement panafricain, organe consultatif, un Conseil de paix et de sécurité (CPS), un Conseil économique, social et culturel, une Cour de justice et une Cour des droits de l'homme et des peuples. Mais soyons francs: de telles avancées, souvent formelles, n'ont en rien modifié le quotidien des citoyens des 53 pays de l'Union. Il en va de même du Nepad, acronyme anglais du Nouveau Partenariat économique pour le développement de l'Afrique, ambitieux programme absorbé entre-temps par l'UA. Il a pour l'heure accouché de plus de colloques et de discours que de réalisations tangibles.

Un bureau à Washington
Le statu quo intégral? Non, bien sûr. Le Malien Alpha Oumar Konaré, alias AOK, président depuis l'été 2003 de la Commission de l'UA - l'embryon d'exécutif continental - a secoué, parfois rudement, le cocotier. Son activisme et son opiniâtreté ont accru la visibilité de l'UA sur l'échiquier mondial. De même, sur le front des conflits armés, le CPS, animé par l'Algérien Saïd Djinnit, peut se prévaloir d'un bilan nuancé. Quitte à irriter plus d'un potentat, Konaré et son équipe ont d'ailleurs contribué çà et là à l'apaisement de crises politiques ou de bras de fer électoraux. Même si l'Union traite avec une discrétion de chaisière la résurgence des rébellions touarégues au Niger et au Mali, et même si ses émissaires sont rentrés bredouilles du Kenya.

On peut encore inscrire à son crédit l'élargissement de l'horizon continental, que reflète la tenue de sommets voués à intensifier les échanges entre l'Afrique et la Chine, l'Europe, l'Amérique latine ou, dans le courant 2008, l'Inde. Déjà pourvue de représentations à Bruxelles, à Genève et à New York, quartier général des Nations unies, l'UA ouvrira cette année un bureau à Washington. Les Etats-Unis et l'Union européenne envoient pour leur part à Addis-Abeba (Ethiopie) des ambassadeurs exclusivement accrédités auprès de l'organisation panafricaine. George Bush y a ainsi mandaté, en novembre 2006, son ex-conseillère pour l'Afrique, l'universitaire afro-américaine Cindy Courville, naguère colonel au sein d'une agence de renseignement. L'UE, quant à elle, a désigné le 6 décembre 2007 Koen Vervaeke, ancien porte-parole du ministère belge des Affaires étrangères, au poste de représentant spécial auprès de l'Unionafricaine.

L'indolence proverbiale de maints fonctionnaires
Sur un registre plus prosaïque, la Commission s'emploie à rénover le patrimoine, un rien vétuste, légué par la défunte OUA. Il y eut d'abord l'inauguration, en février 2003, d'un centre de conférences colossal et marmoréen, puis, le 25 mai 2007, à la faveur de la Journée mondiale de l'Afrique, la pose de la première pierre d'un complexe ultramoderne. Chantier confié - signe des temps - à une société chinoise et dont la livraison est annoncée pour 2010. Reste à moderniser les réseaux de télécommunications, pour le moins obsolètes. Cela posé, les carences de l'intendance n'expliquent pas tout.

Les travers bureaucratiques et l'indolence proverbiale de maints fonctionnaires de l'"ancien régime" n'ont pas disparu avec le "o" d'OUA. Bureaux déserts, agents introuvables ou plus enclins à enchaîner les réussites virtuelles sur leurs écrans d'ordinateur qu'à travailler à celle de l'épopée panafricaine : le siège de l'UA prend parfois des allures de vaisseau fantôme. Quant au recrutement, il n'échappe pas, en dépit de la volonté affichée par Konaré et les siens, aux méfaits du copinage ou des tropismes régionaux. Témoin, cet e-mail accusateur et anonyme, diffusé en mars 2006 sur la messagerie interne et auprès de diverses ambassades. Dissimulé derrière le pseudonyme AU-Spider, son auteur dénonçait le clientélisme supposé du vice-président de la Commission, le Rwandais Patrick Mazimhaka, maître des embauches.

Les mânes de Nkrumah

Les partisans les plus ardents des Etats-Unis d'Afrique invoquent volontiers les mânes du Ghanéen Kwame Nkrumah, militant radical du panafricanisme. Premier ministre de l'ex-Côte-de-l'Or, indépendante dès 1957, Nkrumah convoque l'année suivante la première Conférence des Etats indépendants d'Afrique. On en dénombre alors huit : outre le pays hôte, le Liberia, terre promise des esclaves affranchis venus d'Amérique du Nord, l'Egypte, le Soudan, la Libye, l'Ethiopie, le Maroc et la Tunisie.

Devenu président en 1960 et soucieux de montrer la voie, ce pionnier scelle des unions aussi formelles qu'éphémères entre son Ghana et le Mali de Modibo Keita puis la Guinée d'Ahmed Sékou Touré, seul chef de file de l'ex-Afrique occidentale française (AOF) réfractaire à l'« association » proposée par Charles de Gaulle. Au pays, pourtant, l'aura de Kwame Nkrumah résiste mal au culte de la personnalité qu'il instaure et à ses outrances afro-marxistes. Le 24 février 1966, le chantre de l'unité continentale sera détrôné lors du putsch conduit par le général Joseph Arthur Ankrah. Et c'est à Bucarest (Roumanie), deux ans avant l'accession à la présidence de Nicolae Ceausescu, qu'il s'éteint, en 1972.

Au-delà de ces dysfonctionnements, qui n'épargnent ici-bas aucune instance supranationale, une divergence de fond, de nature idéologique, tétanise le géant panafricain. Elle porte sur la conception même de l'unification continentale et sur son rythme. Quitte à simplifier la donne, deux visions s'opposent. Celle des "volontaristes", avocats d'une intégration à marche forcée, sinon à la hussarde ; au risque de brûler les étapes, ce clan, emmené par la Libye, le Sénégal et le Nigeria, prétend ressusciter l'ambition fusionnelle du Ghanéen Kwame Nkrumah (voir l'encadré ci-contre). Et celle des "gradualistes", ou pragmatiques, adeptes d'une alliance d'Etats souverains et partisans d'un renforcement préalable des entités sous-régionales; en tête de cette cohorte, l'Afrique du Sud, l'Algérie et l'Ethiopie. Consacré aux "Etats-Unis d'Afrique", le sommet d'Accra (Ghana) aura fourni, en juillet 2007, un raccourci saisissant de cette controverse qui, à l'évidence, présente de troublantes similitudes avec l'empoignade déclenchée sous nos frimas par les modalités de la construction européenne. Un vote, très disputé, récuse un premier texte, fruit des cogitations d'un comité d'experts. 15 Etats membres avalisent la création immédiate d'un exécutif continental; 17 la réprouvent et 9 l'assortissent de conditions restrictives. Les sages remettent donc l'ouvrage sur le métier et rédigent une seconde mouture, expurgée au point de sonner creux. Moralité : un quintette ministériel - Liberia, Sénégal, Gabon, Afrique du Sud, Ouganda - invité à plancher sur la "faisabilité" du projet fédéraliste, livrera à la fin de ce mois, à Addis-Abeba, ses "recommandations".

Un rêve passe. "Je suis de cette génération qui, depuis la fac, rêve d'une Afrique unie, admet avec une pointe de nostalgie dans la voix l'Ivoirien Amara Essy, diplomate chevronné qui, de son fauteuil de secrétaire général, orchestra la transition entre l'OUA et l'UA, avant de briguer vainement le sceptre confié à Konaré. Mais on ne cache pas le soleil avec sa main. Combien de présidents étendent leur autorité à la totalité du territoire? Bien peu. Commençons par consolider nos Etats. Nous devons encore fournir un effort énorme d'intégration nationale avant de songer à un gouvernement africain digne de ce nom."

Nul doute que calculs, arrière-pensées, querelles de préséances et batailles d'ego enveniment le débat. Pas facile de céder la moindre parcelle d'une souveraineté si fraîchement conquise. Pas simple, pour les locomotives, de traiter à égalité rivaux et wagons de queue. A Accra, on a vu le Libyen Muammar Kadhafi tancer le Sud-Africain Thabo Mbeki - autre prétendant au leadership continental - avant que l'un et l'autre n'aillent bouder, chacun dans son coin. Mais on a aussi entendu leurs entourages respectifs accuser l'adversaire d'acheter au prix fort l'allégeance des pays démunis. On peut planer de sommet en sommet sans jamais voler très haut...

Les chicaneries de chefs éclipsent les ordres du jour
Le "facteur Kadhafi" pèse d'ailleurs d'un poids écrasant sur la saga de l'UA. Depuis que, dépité d'avoir été si souvent éconduit par ses frères musulmans, il a renoncé amèrement au rôle de chantre d'une "nation arabe" fantasmée, le déroutant colonel arbore un autre costume de scène : celui de mentor de l'unité africaine. C'est chez lui, à Syrte, que furent jetées, en 1999, les bases de la nouvelle Union. Depuis, ses foucades et ses harangues suscitent chez les pairs du continent un mélange de fascination, d'agacement et de crainte, corollaire de la capacité de nuisance qu'on lui prête. Un cocktail relevé, chez les bénéficiaires de ses largesses, d'une bonne mesure de gratitude, donc de loyauté. "Tant qu'il finance chez nous des hôpitaux, des écoles, des mosquées et des ponts, soupire le confident d'un président subsaharien, comment lui résister?" A Accra, Muammar l'Africain a snobé la cérémonie d'ouverture et le déjeuner des chefs d'Etat, avant de rengainer son discours. Pourquoi ce soudain mutisme? Le Ghanéen John Kufuor, maître de céans, avait eu l'outrecuidance de lui donner du "président", au lieu de le désigner sous le titre de « Guide », seul toléré par le père de la Jamahiriya, ou République des masses. C'est devenu la norme : les chicaneries de chefs éclipsent les ordres du jour officiels. Pour mémoire, on notera qu'il sera question cette fois, dans la capitale éthiopienne, de "développement industriel".

Si les pays membres élisent pour quatre ans le patron de la Commission, ils désignent aussi chaque année parmi les chefs d'Etat un "président en exercice". En vertu de la tradition, l'honneur échoit d'ordinaire à la figure de proue du pays hôte. Inconcevable lorsque l'usage invite, en janvier 2006, à conférer une telle dignité à Omar el-Béchir, alors même que son armée, épaulée par les miliciens janjawid, sème la mort et la terreur au Darfour ? Au prix d'intenses palabres, l'impétrant soudanais s'effacera au profit du Congolais Denis Sassou-Nguesso, en contrepartie de l'engagement de ses pairs de l'adouber un an plus tard, sous réserve de progrès tangible dans la province rebelle. Autant dire qu'il n'en sera rien. La couronne coiffera alors une tête bien plus présentable : celle du "gentil géant" John Kufuor...

Deux trônes pour un royaume : comment s'étonner que la chronique du couple à géométrie variable que forment le président de la Commission et le primus inter pares des chefs d'Etat soit jalonnée de bouderies et de scènes de ménage? Quand, en février 2005, AOK envoie au Togo, théâtre d'une succession dynastique calamiteuse, un médiateur - l'ex-président zambien Kenneth Kaunda - il s'attire les foudres du Nigérian Olusegun Obasanjo, alors président en exercice de l'UA. De même, plusieurs potentats du continent lui feront grief d'avoir dénoncé haut et clair le coup d'Etat de François Bozizé en République centrafricaine, le putsch fatal en Mauritanie à Maaouya Ould Taya ou la brutalité des offensives lancées au Darfour par la junte de Khartoum. Le tempérament entier de Konaré, sa liberté de ton, son aversion pour les litotes du lexique diplomatique agacent, voire exaspèrent maints vétérans des palais africains. Prompt à stigmatiser la "mascarade" électorale d'Anjouan (Comores) ou les "debbascheries" - référence aux bricolages constitutionnels dont le juriste français Charles Debbasch est un virtuose - AOK passe à leurs yeux pour un donneur de leçons démocratique, péremptoire, hautain et ombrageux.

De fait, sa stature d'ex-président du Mali et son double quinquennat (1992-2002) à la tête d'un pays longtemps sous le joug d'un autocrate marxisant lui assurent une aura dont il joue volontiers. "L'éternité du pouvoir est à Dieu, lance-t-il un jour, la démocratie est une course de relais." Nul doute qu'à l'usage ses anciens pairs lui auraient préféré un haut fonctionnaire discret et déférent. Car le discours de ce natif de Kayes recèle quelques ferments de subversion. Pour preuve, le réquisitoire prononcé à Cotonou (Bénin) en octobre 2005. Haro alors sur "les manipulations de Constitution, le dévoiement du multipartisme, les putschs à répétition, les restaurations autoritaires, l'affaiblissement et la criminalisation de l'Etat, l'occupation par des mercenaires de régions riches en ressources". Son "basisme" inquiète aussi, tant il résonne comme un désaveu de ceux qui s'agrippent à leur fauteuil. "Nous avons échoué par le haut, concède-t-il. C'est par le bas que nous pouvons inverser la tendance. En favorisant l'appropriation par les populations de l'idée panafricaine et l'émergence d'une opinion publique qui fasse pression sur les dirigeants." Un signe : c'est à l'usure qu'"Alpha" obtiendra, en janvier 2007, l'adoption d'une Charte africaine des droits de l'homme, de la démocratie, des élections et de la gouvernance, plusieurs fois différée. Tout comme il arrachera l'aval requis pour le lancement d'un passeport africain, réservé à ce stade aux intellectuels et aux hommes d'affaires. Lots de consolation concédés à un agitateur dont comités d'experts et commissions ad hoc étouffent par ailleurs les velléités réformatrices.

Un fauteuil pour six

Jean Ping - Vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères, de la Coopération et de la Francophonie du Gabon.

Cassam Uteem - Président de l'île Maurice - fonction honorifique, pour l'essentiel - de 1992 à 2002.

Abdulaï Osman Conteh - Ancien vice-président de la Sierra Leone.

Barnabas Sibusiso Dlamini - Ex-Premier ministre et conseiller, depuis 2003, du roi du Swaziland.

Antoinette Batumubwira - Ministre des Affaires étrangères du Burundi et ancienne journaliste de la radio nationale.

Inonge Mbikusita-Lewanika - Ambassadrice de Zambie aux Etats-Unis et candidate malheureuse à la présidentielle de 2001.

Un favori semble sortir du lot : le Gabonais Ping, alias "Mao", qui bénéficie de l'intense lobbying orchestré par le président Omar Bongo Ondimba. Selon un rapport confidentiel cité par La Lettre du continent, ce diplomate aurait le soutien de nombreux chefs d'Etat ouest-africains, dont le Béninois Thomas Boni Yayi, le Burkinabé Blaise Compaoré, le Ghanéen John Kufuor, la Libérienne Ellen Johnson-Sirleaf, mais aussi celui du Rwandais Paul Kagamé. En revanche, le Mauricien Uteem, présenté comme le poulain de l'Afrique australe, renoncerait in extremis à briguer la succession de Konaré, tout comme la Burundaise Batumubwira.

Si aucun de ces prétendants ne rafle la mise à Addis-Abeba, il faudra trancher entre deux scénarios. La prorogation, pour six mois, du mandat de Konaré. Ou l'irruption d'un septième postulant, haut fonctionnaire ou ancien chef d'Etat. Parmi les personnalités pressenties, mais qui se sont abstenues de descendre dans l'arène, les ex-présidents du Mozambique, Joaquim Chissano, du Botswana, Ketumile Masire, et de la Namibie, Sam Nujoma.

La vice-présidence, elle, n'a suscité que deux vocations. Celles de l'Egyptien Khaïr Eldin Abdel Latif et du Kényan Erastus Mwencha. Enfin, une soixantaine de candidats se disputeront les portefeuilles de commissaire, dont six des huit sortants.

Un président qui n'a aucune prise sur son équipe
Sans doute le président de la Commission a-t-il, dans ce jeu de dupes, commis une erreur tactique : annoncer trop tôt son retrait, au risque de saper une autorité contestée. Dès juillet 2006, à Banjul (Gambie), il prévient urbi et orbi qu'il ne briguera pas un second mandat. "Mon envie, confesse-t-il amèrement, s'est émoussée." Coup de tonnerre dans un ciel pas vraiment serein. Bien sûr, AOK consent un an plus tard à proroger son bail d'un semestre. Reste qu'il a de fait ouvert, voilà dix-huit mois, une phase de transition propice à l'inertie. "Notifier son départ, souligne un homme du sérail, c'est perdre toute emprise sur la machine UA. Là comme ailleurs, les fidélités et les loyautés sont aléatoires. Si l'on n'a plus rien à attendre de vous..." Peut-être Konaré, résolu à laisser à son successeur une "maison en ordre", a-t-il voulu ainsi créer un électrochoc; hâter, au prix d'un chantage aux adieux de diva, une réforme de l'appareil panafricain que ce colosse obstiné et sûr de son étoile peine tant à imposer. Si tel est le cas, la manœuvre a échoué. Entendra-t-on à Addis son ultime testament? Pas sûr. Au regard du manque d'étoffe des prétendants (voir l'encadré ci-contre), certains ténors de l'Union suggèrent d'octroyer au tonitruant Konaré un nouveau "CDD" de six mois. Si un tel compromis prévaut, le sortant aura droit à un concert de louanges. Sinon, gageons que les larmes de crocodile couleront à flots.

Car c'est avec un lâche soulagement que les "souverainistes" les plus fervents verraient s'effacer celui qui prétendait rogner leurs prérogatives au profit d'un gouvernement supranational. D'emblée, AOK a vanté les vertus d'un "exécutif plus fort et plus responsable". Plaidoyer détaillé dans la "feuille de route" soumise dès juillet 2004 aux Etats membres et un ambitieux "programme stratégique quadriennal". Peine perdue. Or, le statu quo est intenable. Aujourd'hui, le président de la Commission, composée au nom de la parité de cinq hommes et cinq femmes, n'a aucune prise sur le choix ni sur les attributions des neuf autres commissaires, superministres aux compétences inégales, souvent élus au terme de marchandages essentiellement politiques. Pis, le vice-président garde seul la haute main sur les finances, l'administration et le recrutement.

Dès 2004, AOK soulignait "un besoin urgent de fonctionnaires hautement qualifiés, compétents, intègres, avec un système de représentation équitable entre les régions et les genres et un mécanisme régulier d'évaluation des performances". En la matière, un "panel de haut niveau", installé le 1er septembre 2007 et réputé indépendant, doit remettre ses conclusions lors de la grand-messe d'Addis. Pour le reste, il y a loin de la coupe aux lèvres. Konaré exigeait 762 agents? Il en a obtenu 550 à peine. Lui suggère par ailleurs de substituer au statut actuel du patron de la Commission - un mandat de quatre ans renouvelable - un septennat unique. De quoi en finir avec la tentation de consacrer la fin de sa mission à faire campagne...

Arriérés de paiement et cupidité de moutons noirs
Outre les verrous institutionnels, l'impasse financière assombrit l'horizon de l'Unionafricaine. Là encore, AOK voyait grand. Sans doute trop grand. Il réclamait un budget de 600 millions de dollars (soit un peu plus de 400 millions d'euros). L'enveloppe a en fait été portée de 43 à 158 millions de dollars, ce qui suffit à peine à couvrir les frais de fonctionnement ; d'autant que, conformément là encore à une robuste tradition, les arriérés de contributions s'accumulent. La cupidité de quelques moutons noirs n'arrange rien : en 2006, un audit dévastateur du cabinet Ernst & Young mit en évidence l'escamotage de 7 millions de dollars, détournés par un jeu de surfacturations à la faveur d'une Conférence des intellectuels d'Afrique et de la diaspora, tenue deux ans plus tôt à Dakar. Konaré a, par exemple, proposé, sans guère d'écho il est vrai, que chacun des 53 pays de l'UA alloue 0,5 % de ses ressources à l'organe panafricain. "La pénurie de moyens, souligne l'ancien secrétaire général Amara Essy, compromet toute opération de maintien de la paix. Pour envoyer une force au Burundi, il m'avait fallu un an durant quémander au porte-à-porte en Occident. Or, il faut être en mesure d'expédier un contingent dès la signature d'un cessez-le-feu. Sous peine de reprise des hostilités. Tout se joue dans les premiers jours. C'est une affaire de rapport de forces."

Le Darfour fournit en l'espèce un éloquent cas d'école. Laboratoire grandeur nature, la province occidentale du Soudan offrait à l'UA l'occasion d'asseoir sa crédibilité, de démontrer, sur un théâtre semé de chausse-trapes, son aptitude à l'interposition. L'échec n'en est que plus cuisant. Certes, la Mission de l'Unionafricaine au Soudan (Muas, ou Amis en version anglaise) peut à bon droit invoquer d'imparables circonstances atténuantes. D'abord, un mandat en carton-pâte, de type "monitor and report". En clair, le contingent panafricain devait se borner à observer et rapporter les violations de la trêve, au demeurant partielle, conclue par Khartoum et l'aile modérée d'une rébellion de plus en plus fragmentée. L'usage de la force? Limité aux cas d'agressions directes aux dépens des détachements de l'UA ou des civils piégés dans leur proximité immédiate. Ensuite, la faiblesse des effectifs : 6 000 soldats et 1 000 policiers, déployés sur un territoire vaste comme la France. De même, les avocats de la Muas sont fondés à plaider la cause d'une troupe sous-équipée et mal financée. Pour autant, ces faiblesses, que reflète l'écrasant tribut payé par les combattants de la paix - une cinquantaine de tués, fauchés lors d'embuscades ou d'assauts sur les casernements - n'expliquent pas tout. Les QG de la force s'apparentaient parfois à des tours de Babel minées par les rivalités et les palinodies bureaucratiques. Des officiers vénaux ont amputé ça et là les soldes de leurs hommes. Et quiconque a observé de près les activités de la Mission - tel fut notre cas, à deux reprises - peut témoigner d'un défaut d'engagement manifeste. A la fin de 2004, deux journalistes au volant d'un 4 x 4 bringuebalant pouvaient ainsi parvenir dans un village en flammes situé à 40 kilomètres de Nyala (Sud-Darfour) avant des Casques blancs dotés d'une vingtaine de véhicules tout-terrain dernier cri et de trois hélicoptères. Au printemps 2007, nous avons vainement traqué une patrouille censée escorter, en lisière d'un camp de déplacés, les femmes en quête de bois de chauffage, puis imploré avec un égal insuccès un convoi de l'UA d'intervenir dans un face-à-face orageux entre des janjawid et des villageois accusés de vol de chameaux.

Qu'en sera-t-il demain? Fruit d'une longue empoignade avec Omar el-Béchir, la résolution 1769 du Conseil de sécurité prévoit le déploiement prochain, au Darfour même, d'une force hybride Unionafricaine-Nations unies de 26 000 hommes, baptisée Minuad, qui a officiellement pris le relais de la Muas le 1er janvier 2008. Et ce après la mise en place supposée imminente, mais ô combien laborieuse, dans l'est du Tchad et dans le nord-est de la République centrafricaine, du contingent euro-africain Eufor, appelé à veiller sur la sécurité des réfugiés et des civils. S'agissant de la Minuad, tout porte à croire que les Africains fourniront la quasi-totalité d'une troupe encadrée en partie et financée intégralement - à hauteur de 2 milliards de dollars annuels - par les Occidentaux. Convenons-en, ses premiers pas n'ont nullement dissipé les inquiétudes. Le général nigérian Martin Agwai, commandant de la force hybride, attend toujours les 40 hélicoptères de transport et de combat jugés indispensables. Et, dès le 7 janvier, une colonne de ravitaillement de la Minuad essuyait une attaque dans le nord-ouest du Darfour.

Une trouble indulgence pour certains putschistes
D'autres conflits mettent à rude épreuve le louable précepte selon lequel « c'est aux Africains de résoudre les crises africaines ». A commencer par le cauchemar somalien. Pour l'heure, seuls 1 600 Ougandais patrouillent à Mogadiscio sous l'étendard UA. On est loin des 8 000 hommes promis en février 2007 après l'irruption de l'armée éthiopienne, venue entraver l'avancée des milices islamiques. Et plus encore de l'effectif recommandé par les experts militaires, estimé à 20 000. Que dire, dès lors, de l'ambition affichée en 2004 par le tout nouveau Conseil de paix et de sécurité de l'UA ? Il était question de mettre sur pied à l'horizon 2010 une force de réaction rapide, composée de cinq brigades de 1 500 soldats chacune. Voire, à la même échéance, d'avoir formé et équipé, avec le concours des Etats-Unis, de la Grande-Bretagne et de la France, 75 000 hommes susceptibles de prendre part à des opérations de maintien de la paix.

Sur des terrains moins meurtriers, mais dont l'impact symbolique ne saurait être mésestimé, l'UA pâtit des limites de son acte constitutif. Au risque de tomber dans le piège du "deux poids, deux mesures". La charte maison autorise l'ingérence dans les affaires intérieures d'un pays membre en cas de coup d'Etat et exclut du forum panafricain les despotes parvenus aux manettes par des procédés illégaux. Fort bien. Reste que la quarantaine du Centrafricain Bozizé, pour ne citer que lui, a tourné court. Si la Commission a fait preuve d'une fermeté digne d'éloges envers le clan Eyadéma au Togo, sommé de restaurer l'ordre constitutionnel, elle ménage étrangement le satrape zimbabwéen Robert Mugabe, archétype du putschiste permanent.

Ainsi navigue l'UA. L'union, on le sait depuis des lustres est un combat.
J.E

LRB

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26 mai 2008 1 26 /05 /mai /2008 09:38
COMMUNIQUE DE PRESSE  N°002/PR/SG/25-05-08
                        ---------------------------------
                     APPEL AU GOUVERNEMENT CENTRAFRICAIN
                       -----------------------------------
                                                                                    Vu l’Accord de Syrte entre le Front pour la Défense du Peuple Centrafricain (FDPC) et le Gouvernement ;
    Vu l’Accord de Birao en  l’Union des Forces pour la Démocratie et le Rassemblement (UFDR)  et le Gouvernement ;
    Vu L’Accord de Libreville entre l’Armée Populaire pour la Restauration de la Démocratie (APRD), et le Gouvernement.

    -Considérant le Principe de la continuité de l’Etat,
    -Considérant la Constitution Centrafricaine,
    -Considérant la Chartre Africaine de Droit de l’Homme,
    -Considérant le Sermon du Président de la République François
BOZIZE YANGOUVANDA,.
L’Union des Forces Républicaines de Centrafrique (UFR) recommande au gouvernement  Centrafricain  de :
    -RESPECTER SES ENGAGEMENTS,
    -CREER DES CONDITIONS FAVORABLE ET SEINE afin de donner une chance au Dialogue Inclusif, tant attendu par le Peuple Centrafricain tout entier, la Communauté Internationale et les Nations Unis ; pour un retour rapide de la PAIX-STABILITE-DEVELLOPEMENT.
A cet effet, nous recommandons  impérativement aux  autorités de BANGUI les points suivants :
PRIMO :
Prendre les mesures législatives  et judiciaires  qui  s’imposent conformément aux différents accords ;
SECUNDO :
Le Paiement rapide de trois(03) mois d’aérés  de salaires aux :
    -Fonctionnaires…
    -Retraités (Pensions),
    -Bourses des Etudiants (Nationaux/ et  à l’Etrangé) ;
TERTIO :
Le Démantèlement des multiples barrières routières arbitrairement érigé, provocant ainsi
    -Les tracasseries routières,
    -Racketage, et entraves à la libre circulation des Biens et Personnes ;
QUARTIO :
La libération immédiate et inconditionnelle de tous les prisonniers politiques (Civiles et Militaires)

                                Fait à Libreville, le 25/05/2008


                                  LE PRESIDENT DE L’UFRcentrafrique

                                Lt-Col. François. F. N’DJADDER-BEDAYA.


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8 mai 2008 4 08 /05 /mai /2008 17:20

 

 

La vie des médias

 

Scoop :

La radio la plus écouté en Afrique, RFI a enfin décidée de virer le faux journaliste Zaïrois Alain SHUNGU qui a longtemps entretenu la désinformation au Congo Brazzaville. Son remplaçant serait un certain "MBON Martial ", qui aurait cette fois-ci un adjoint dans la capitale du Congo.

Bienvenu à monsieur Martial MBON, nous espérons qu’il exercera son métier en toute objectivité.

 

Nous souhaitons que le journal "Jeune Afrique" se débarrassera enfin du pseudo journaliste François SOUDAN dont la femme est la décoratrice en chef des appartements du Général Dénis SASSOU NGUESSO

 

 

3A TELESUD : Probable mandat d'arrêt contre l'investisseur Gabonais !

 

De source policière Française, cette fois ci les choses sérieuses commencent sur 3A TELESUD. Pour ceux qui pensaient voir des éclaircies sur le développement obscur de la chaîne de télévision panafricaine 3A TELESUD depuis la prise de contrôle par un mystérieux investisseur Gabonais doivent déchanter.

Non content de se retrouver au milieu d'un bel imbroglio juridique avec pas moins de 8 procès actuellement en cours devant les juridictions françaises, les dirigeants de 3A TELESUD doivent désormais s'attendre au pire.

 

En effet une enquête policière à la précision minutieuse, pour ne pas dire chirurgicale vient de se terminer sur Eric AMAR BENQUET, l'homme d'affaire Gabonais qui s'est porté acquéreur de plus de la majorité de capital de la chaîne de télévision basé à Paris. Plus d'une centaine de personnes interrogées, des descentes de police au service du MIP TV à cannes ou il avait pris un stand au nom du Gabon et payés en espèces, des recherches fructueuses dans des banques de la place parisienne (CBIP, HSBC notamment), à Monaco, aux Etats-Unis grâce à la collaboration de l'ensemble du réseau TRACFIN avec l'aimable autorisation des autorités de la BEAC ( la banque des Etats d'Afrique Centrale qui dépend du trésor Français), ont permis de retracer un itinéraire de flux financiers énormes que les policiers ont qualifié de "lessiveuse". En clair quelqu'un qui recycle des fonds détournés.

Sa source d'approvisionnement principal : le trésor public Gabonais dirigé par un certain Blaise LOUEMBE. Un montant que l'on estime à plus de Cinq milliards de francs CFA. Pour la partie Française, heureuse de tenir un si bon morceau après la guerre médiatique sur les possessions immobilières de OMAR BONGO, l'utilisation de sa nationalité Française dans ce cadre de criminalité économique aggravée, et surtout le fait d'avoir investi une partie de ce détournement dans une entreprise Française sont autant d'éléments justifiant désormais le passage de Eric AMAR BENQUET devant un juge, nonobstant toutes les affaires juridiques en cours.

Avec un énorme espoir qu'il puisse lâcher le listing de l'ensemble de ses bienfaiteurs déjà identifiés en l'occurrence outre Blaise LOUEMBE on y voit la main directe de Pascaline BONGO, fille du président et Directrice de Cabinet du président de la république du Gabon. Voilà pourquoi le nom de Eric AMAR BENQUET, se retrouve dans le listing "Schengen" interpol, étape préalable pour le repérer dans ses déplacements de plus en plus rare dans l'hexagone avant que la machine judiciaire ne se mette en branle comme l'explique un spécialiste de ces affaires "en fait dès qu'il sera appréhendé dans l'espace Schengen, il fera l'objet d'une interpellation, d'un interrogatoire assorti inévitablement avec un contrôle judiciaire compte tenu des charges qui pèsent sur lui avec interdiction de rencontrer les différents protagonistes du dossier. Maintenant tout dépendra de sa coopération et sa faculté à comprendre la gravité de ses actes" 

 

Une situation qui ne semble pas du tout propice au développement de la chaîne de télévision 3A TELESUD largement fragilisée par des récentes tensions internes ayant débouché sur une plainte d'un des employés pour agression physique et voies de fait, contre un dirigeant de l'entreprise. Une véritable descente aux enfers !

 

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8 mai 2008 4 08 /05 /mai /2008 11:46
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7 mai 2008 3 07 /05 /mai /2008 19:58

Pourquoi évoquer les causes exogènes et endogènes de la mort de Barhélémy BOGANGA pose t'il de graves soucis aux autorités Françaises et Centrafricaines ?
                                                                FONDATION«PANAFRICAN UNION»

POUR UNE AFRIQUE EN UN SEUL ETAT FEDERAL
 ET EN CINQ (5) ETATS FEDERES
Tél. : (236) 75 50 80 30 / 75 04 22 86 Bangui (RCA)

 


Bangui, 14 avril  2008


LETTRE OUVERTE


A

 LA TRES HAUTE ATTENTION
DE MONSIEUR NICOLAS SARKOZY
PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE FRANCAISE
PALAIS DE L’ELYSEE
RUE DU FAUBOURG SAINT HONORE
75 008 PARIS (France)


OBJET : la plainte en diffamation intentée contre nous par le gouvernement français qui se cache derrière le régime de Bangui qui, à son tour, se cache lui-même derrière le général Xavier Sylvestre YANGONGO ; demande pour la levée du secret défense relatif à l’affaire de l’enlèvement et de la déportation du président Barthélemy BOGANDA, de Albert FAYAMA et de Prosper KANGALA le 29 mars 1959 et pour le rapatriement de leur dépouille.


 Monsieur le Président de la République française,


Le 15 janvier 2008, suite à une correspondance de l’honorable Alphonsine BOGANDA, la première fille du président fondateur de la RCA, présidente du Comité Ad Hoc pour le triomphe de la vérité sur la déportation du président BOGANDA, correspondance adressée au ministre centrafricain de la justice pour dénoncer les pressions du gouvernement français tendant à obtenir des autorités centrafricaines notre arrestation et notre empoisonnement à la suite de la révélation de la déportation du président BOGANDA, le 29 mars 1959, nous avons donc été convoqués le 15 janvier 2008, Alphonsine BOGANDA, le Conseiller Jean-Pierre SILAKAMAKO et moi-même, et avons tous été arrêtés, illégalement, bien sûr, durant neuf (9) jours, sans avoir été présentés au parquet à l’issue du délai légal de deux jours. Officiellement, nous avions été entendus à la gendarmerie, sur procès verbal, sur notre prétendue implication dans le durcissement de la grève des travailleurs du secteur public. C’est honteux !

Cependant, et aussi paradoxalement que cela puisse paraître, le 24 janvier 2008, nous avons été enfin conduits au parquet et, au lieu de nous inculper et de nous faire juger, l’on nous avait plutôt proposé notre libération, à l’initiative du ministre de la justice, un certain Thierry MALEYOMBO, et de signer, en contrepartie, un engagement écrit en vertu duquel nous n’allons plus évoquer, publiquement, la déportation du président BOGANDA classée secret défense. Et cela, afin d’éviter des troubles à l’ordre public pouvant découler d’éventuelles révoltes antifrançaises, d’une part et, d’autre part, de laisser l’Etat et la justice régler cette affaire avec la France. Après deux heures de vaines protestations, nous avons finalement signé cet engagement, en présence de nos avocats.
 Mais, depuis lors, nous nous sommes rendu compte que le pouvoir de Bangui, suite aux pressions de la France, a plutôt mis en place une véritable stratégie de nature à étouffer cette affaire en essayant de faire croire que cette odieuse déportation n’est pas vraie. C’est ainsi que l’on a pu assister, le 29 mars dernier, à un véritable cirque, pour le moins indécent, lors duquel le régime BOZIZE a essayé de faire croire qu’un membre du cabinet présidentiel, à savoir le prétendu général Xavier Sylvestre YANGONGO, qui n’a jamais franchi le cap de l’école primaire, serait devenu un grand professeur d’histoire et un génie de la science politique capable d’éclairer la nation sur cette affaire. Et cela, notamment en mettant à sa disposition la radio et la télévision d’Etat pour une conférence de presse à laquelle nous n’avons pas droit.
Pire, la France elle-même n’a ménagé aucun effort pour empêcher la diffusion de cette révélation à la radio et à la télévision centrafricaine et surtout à Radio France Internationale, notamment en taisant notre arrestation, à la différence de celles du journaliste centrafricain Faustin BAMBOU et du nigérien Moussa KAKA qui roule pour la France.

Mais, malheureusement pour la France, le peuple n’est pas dupe, car il a vite compris que si cette déportation n’était pas vraie, la moindre des choses, c’est que nous aurions plutôt dû être invités à la radio et à la télévision nationales pour en débattre, et jamais nous n’aurions dû être arrêtés, jamais l’Etat centrafricain n’aurait dû arrêter l’honorable Alphonsine BOGANDA et la radio RFI en aurait abondamment parlé.

Mieux, jamais le Président BOZIZE n’aurait pu refuser de recevoir les veuves FAYAMA et KANGALA ainsi que Alphonsine BOGANDA qui lui avaient demandé, collectivement et officiellement, d’être reçues en présence du professeur GOUMBA, de monsieur ADAMA-TAMBOUX, des ministres encore vivants du président BOGANDA, du général YANGONGO et de nous même. Et cela, afin qu’elles puissent lui dire, publiquement, à la radio et à la télévision, qu’à l’époque, les trois familles n’avaient pas vu de corps, n’avaient pas procédé à la reconnaissance formelle des dépouilles des leurs et que, pire que cela, elles avaient été convoquées, à tour de rôle, les 09, 13 et 15 avril 1959, au tribunal de Bangui, où le procureur DONZEAU, un français, leur avait rendu, et INTACTS, les effets de leur mari, notamment les habits qu’ils portaient ce jour là. Sans compter que, à ce jour, aucune des trois familles n’a pu se faire délivrer un acte de décès.
Pire, le 04 février 2008, le même régime du président BOZIZE, à la demande probable du général YANGONGO qui avait acheté notre livre quelques jours plus tôt, a cru devoir faire saisir cet ouvrage par la gendarmerie à son lieu de vente, en plein centre ville, avant de faire encercler notre domicile et de le perquisitionner, sans mandat, pour rechercher d’autres exemplaires de cet ouvrage qui empêche la France de dormir.

Ainsi, désormais, quoi que fassent la France et le régime de Bangui, le peuple centrafricain et le monde entier savent, mieux que jamais, que le pays de René CASSIN, qui prétend être la championne du monde en matière de défense des droits de l’homme avait, bel et bien, organisé l’enlèvement et la déportation du président BOGANDA déguisés en accident d’avion, le 29 mars 1959, comme ceux, jadis, de bien d’autres leaders africains, dont Ahmed BEN BELLA d’Algérie, Habib BOURGUIBA de Tunisie, Abdel KRIM et MOHAMED V du Maroc, SAMORY TOURE de Guinée, la reine RANAVALONA III de Madagascar, le roi BEHANZIN du Dahomey, KARINOU NGAÏNOUBEM de l’Oubangui-chari, MATSOUA du Congo et Léon M’BA du Gabon, pour ne citer que ceux-là.

 Aussi, le régime de Bangui ayant été incapable de prendre ses responsabilités, dès lors qu’il n’est pas libre, pour exiger de la France de restituer la dépouille du président BOGANDA et de libérer Albert FAYAMA et Prosper KANGALA, avons-nous l’honneur de Vous prier, au nom du peuple centrafricain et de tous les peuples des autres anciens territoires membres des futurs Etats-Unis d’Afrique latine chers à feu le Président fondateur de la République centrafricaine de bien vouloir restituer à ces pays, et plus spécialement à la Centrafrique, la dépouille de cet illustre fils de l’Afrique, enlevé par les services secrets français, faut-il le répéter, le 29 mars 1959 et déporté probablement aux Antilles où il aurait trouvé la mort en mars 1986.

Veuillez croire, Monsieur le Président, que l’Afrique et les Africains, dans leur ensemble, Vous seraient infiniment reconnaissants d’ordonner, en ce sens, la levée du SECRET DEFENSE qui frappe, depuis 1959, les conclusions de l’enquête du célèbre aviateur Maurice BELLONTE relative à cette affaire. Et cela, afin que:

1) Les lieux de détention et d’inhumation du président Barthélemy BOGANDA soient rendus publics pour que la Fondation et la famille de cet illustre fils de l’Afrique, conduite par sa première fille, Alphonsine BOGANDA, et son vrai neveu, Paul KONGA, puissent enfin aller ouvrir sa tombe, là où il a été déporté, pour procéder à un test ADN de vérification avant de rapatrier ses restes pour les enterrer dans son pays qui lui était très cher et, le cas échéant, dans la cour d’honneur du Palais de l’Assemblée nationale, à Bangui. Et cela, à l’instar de l’empereur NAPOLEON BONAPARTE, décédé et enterré en 1821 sur l’île d’ELBE, sous souveraineté britannique, avant que sa dépouille ne soit déterrée, dix neuf (19) ans plus tard, en 1840, pour être rapatriée en France où elle fut enterrée aux Invalides, au cœur de Paris; à ce propos, il faudrait noter qu’un livre a été publié en décembre dernier, en France, après de longues recherches scientifiques, pour préciser que, en fait, cet empereur français n’était pas mort de maladie, mais plutôt suite à un empoisonnement. Et, Vous en conviendrez avec nous, son auteur n’a été ni jeté en prison, ni poursuivi pour diffamation par un quelconque descendant;

2) L’on puisse savoir, enfin, si le député Albert FAYAMA, né en 1928, et Prosper KANGALA, né en 1929, adjoint au maire de la ville de BERBERATI, enlevés et déportés ensemble avec le président BOGANDA à l’époque, sont encore en vie, auquel cas ils devraient alors être remis en liberté et, dans le cas contraire, que leur sépulture respective nous soient aussi indiquées pour que leurs restes soient déterrés et rapatriés pour être enterrés en Centrafrique.

Monsieur le Président de la République française,

En acceptant, le cas échéant, de satisfaire à cette demande, la France donnerait la preuve absolue que le pays du général Charles de Gaulle de l’an 2008 n’est point celui de 1959 attaché maladivement au colonialisme et au néo-colonialisme, une forme à peine voilée de l’esclavagisme qu’avait dénoncé et combattu, héroïquement, de dignes et prestigieux fils de la même France, dont Victor SCHOELCHER (1804 -1893).

D’ores et déjà, Monsieur le Président, nous tenons, aussi bien au nom des dirigeants de la Fondation qu’à celui des peuples des pays de l’ex AEF, à Vous féliciter et à Vous rendre un hommage particulier pour le silence que la République française a bien voulu observer depuis que nous avons révélé, par voie de presse, le 08 novembre 2007, l’enlèvement et la déportation du président BOGANDA et de ses deux compagnons par les services secrets français sur ordre du général de Gaulle.

 Et cela, d’autant que, après la plainte que nous avons déposée le 15 janvier 2008 contre la France et ses principaux dirigeants d’alors, à la demande expresse et réitérée du régime de Bangui, alors que nous étions plutôt pour des négociations diplomatiques, la République française a continué à observer ce même silence, pour le moins significatif et majestueux, magnanime même, qui atteste non pas seulement qu’elle reconnaît sa culpabilité, mais aussi et surtout qu’elle regrette très sincèrement cet épisode de la guerre froide. Et, logiquement, cela ne peut que forcer respect et admiration, contrairement à un éventuel et malencontreux démenti ou une hypocrite plainte en diffamation contre notre modeste personne, de la part de la France, qui aurait plutôt contribué à décrédibiliser davantage le pays de Jean JAURES et d’Aristide BRIAN que tout Africain, de plus en plus, a plutôt tendance à haïr.

Cependant, Monsieur le Président, certains milieux officiels français, peut être à Votre insu, n’ont cessé, depuis décembre 2007, d’exercer de très fortes pressions sur le régime de Bangui qui, dans un premier temps, avait cru devoir procéder, illégalement et de la manière la plus lâche et la plus grossière qui soit, à notre arrestation dont il est question ci-dessus.

Dans un deuxième temps, le régime de Bangui, toujours soumis aux pressions des milieux français dont il est question ci-dessus, avait illégalement ordonné à la gendarmerie, sans obtenir au préalable une décision de justice, de saisir notre opuscule de quatre vingt cinq (85) pages publié à partir du 14 janvier 2008 en attendant la parution en France de notre livre de près de cinq cent (500) pages qui révèle l’enlèvement et la déportation du Président BOGANDA. Aussi, nous ne pouvons que saisir cette occasion pour Vous informer que nous avons mis, très gracieusement, à Votre disposition, auprès de l’ambassade de France à Bangui, deux (2) exemplaires de cet ouvrage qui étale, au grand jour, de la manière la plus irréfutable qui soit, après vingt (20) ans d’enquête, les preuves de ce crime pour le moins odieux.

Enfin, ces mêmes milieux français, réputés pour leur finesse et leur subtilité, de sources françaises concordantes, auraient mis en place un plan diabolique et lâche destiné à obtenir notre arrestation, une nouvelle fois, afin que nous soyons, pendant cette nouvelle détention, empoisonné. L’objet de cet empoisonnement, loin de nous donner la mort, serait plutôt de nous rendre fou, et cela, afin de permettre à la France de soutenir que la déportation clandestine du très populaire Président BOGANDA que nous avons révélée n’est qu’une vue de l’esprit qui serait due aux prémisses de cette future folie.

Ainsi, pour obtenir cette arrestation, toute une stratégie aurait été mise en place depuis Paris, consistant notamment à faire croire que l’Etat français et le régime de Bangui n’ont rien à voir avec cette nouvelle interpellation programmée et que ce serait la famille BOGANDA, à travers le soldat Xavier Sylvestre YANGONGO, qui aurait porté plainte contre notre modeste personne pour avoir diffamé le président BOGANDA.
Aussi, dès lors qu’un huissier de justice vient de nous notifier, par citation directe, le jeudi 10 avril 2008, que nous sommes cité à comparaître devant le Tribunal correctionnel de Bangui le jeudi 24 avril 2008, pour diffamation contre le Président BOGANDA, que nous défendons plutôt, nous tenons ici, au nom des peuples des ex territoires de l’AEF, en général, très attachés au président BOGANDA, et au nom du peuple centrafricain, en particulier, à attirer, à travers Vous, l’attention du peuple français, attaché à la liberté, à la Charte des nations unies qui pose le principe du droit des peuples à l’autodétermination et de l’égalité souveraine des Etats, sur ce qui suit :

1) Le monde entier, en lisant notre ouvrage de 85 pages, sait, pertinemment, que loin de diffamer le président BOGANDA, les patriotes, dont sa fille Alphonsine BOGANDA, son vrai neveu Paul KONGA, Jean-Pierre SILAKAMAKO (le neveu du député FAYAMA lui aussi déporté), les autres patriotes et moi-même ne faisons, au contraire, que défendre cet illustre personnage;
2) Même si les dirigeants français s’imaginaient encore que les Noirs sont des êtres arriérés, nul n’est cependant dupe et d’aucuns savent que s’il y a lieu de se plaindre en justice pour cause de diffamation, c’est naturellement du côté de l’Etat français et des familles des dirigeants français de l’époque contre lesquels l’honorable Alphonsine BOGANDA et moi-même avions déposé plainte le 15 janvier 2007, à la demande pressante du régime de Bangui, précisément de son ministre de la justice, pour enlèvement et déportation, actes constitutifs de crime contre l’humanité, donc imprescriptibles;
3) Ainsi donc,  il est clair et évident que la plainte déposée par le fameux général Xavier Sylvestre YANGONGO contre notre modeste personne, paradoxalement au nom de la famille BOGANDA est, en réalité, une plainte déposée par le cabinet présidentiel du général BOZIZE sur lequel la France ne cesse d’exercer de très fortes pressions, cabinet dont  le général YANGONGO est membre ; et c’est le monde à l’envers car la question se pose, tout logiquement, de savoir pourquoi la famille BOGANDA, victime de la France, se plaindrait-elle en justice contre ceux-là même qui se battent, au prix de leur vie, connaissant la cruauté des services secrets français, pour obtenir le triomphe de la vérité et le rapatriement des dépouilles des trois héros du peuples disparus le 29 mars 1959 ? Surtout que, selon le code de la famille, donc selon la Loi, les enfants naturels et les enfants légitimes, aussi bien en RCA qu’en France, ont les mêmes droits et sont en priorité les ayants droits de leurs père et mère : en conséquence, juridiquement, puisque l’honorable Alphonsine BOGANDA est elle-même la Présidente du Comité Ad Hoc pour le triomphe de la vérité dans cette affaire BOGANDA, de quel droit le général YANGONGO peut-il usurper le titre de représentant légal de la famille BOGANDA pour s’opposer à la manifestation de la vérité, étalant au grand jour qu’il n’est qu’un traître au service de la France ? Parce qu’il serait le neveu du président BOGANDA ? Et, dès lors que les neveux, juridiquement, ne passent pas avant les enfants naturels et les enfants légitimes, le général YANGONGO, qui n’est que le fils du demi-frère du président BOGANDA, aurait-il plus de droit que Paul KONGA, le fils de la propre sœur (même père et même mère) du président BOGANDA, qui, lui, soutient la Fondation et le Comité Ad Hoc ?
4) En vérité, tous les centrafricains et le monde entier ont compris que le soldat Xavier Sylvestre YANGONGO, abusivement nommé général, a bel et bien agi plutôt au nom de la Présidence de la République dont il est membre du cabinet. Et cela, suite aux pressions françaises exercées dans le but d’étouffer cette affaire tout en cherchant, parallèlement, à nous discréditer, le général BOZIZE ne pouvant pas s’impliquer davantage et directement dans l’exécution du plan français ourdi pour étouffer cette affaire. Et cela, du fait de ses conséquences politiques, notamment électorales.
En effet, dès lors que notre livre a mis en cause l’Etat français et ses dirigeants de l’époque, cités nommément, si la France croit devoir nier l’enlèvement et la déportation du président BOGANDA par ses services secrets, pourquoi, depuis novembre 2007, a-t-elle préféré observer un silence assourdissant au lieu de faire un vibrant démenti et d’engager elle-même des poursuites judiciaires contre nous ? Pourquoi  le gouvernement français a-t-il exercé de très fortes pressions sur le régime de Bangui pour que ce dernier s’oppose à la demande signée par l’honorable Alphonsine BOGANDA, par les veuves FAYAMA et KANGALA, en date du 14 novembre 2007 et déposée aussi bien à la présidence de la République qu’à l’Assemblée nationale, à Bangui, aux fins de procéder à l’ouverture de la fallacieuse tombe de BOBANGUI devant les organisations de défense des droits de l’homme et de grandes chaînes de télévision du monde entier afin de voir le contenu du cercueil et, surtout, de procéder à un test ADN ?
Logiquement, subséquemment, après cette vérification scientifique, s’il s’avérait que le président BOGANDA n’avait pas été déporté, mais qu’il était bel et bien mort et enterré à BOBANGUI, nous même nous serions le premier à exiger d’être jugé et d’être condamné; par contre, en exigeant du régime de Bangui de refuser l’ouverture de la tombe et de nous faire plutôt arrêter et de nous obliger à signer un engagement par lequel nous renonçons à évoquer cette déportation, la France a, incontestablement, tout avoué et devrait plutôt faire preuve d’honorabilité en acceptant de rapatrier les dépouilles et de dédommager le peuple centrafricain;

5) Et cela est d’autant plus indéniable que notre petit opuscule qui a été saisi le 04 février 2008 alors qu’il était en vente en ville ne l’a pas été à la demande de la famille BOGANDA, ni suite à une décision de justice, mais probablement sur ordre de l’ambassade de France à Bangui : c’est dire que le procès qui aura éventuellement lieu le 24 avril 2008 n’est pas une action de la famille BOGANDA, qui ne peut être représentée que par Alphonsine BOGANDA, mais celle, bien sûr, de l’Etat français qui navigue, comme à son habitude, à visage non découvert.
 Et cela, pour essayer de nier la déportation du président BOGANDA en essayant d’en faire une AFFAIRE JUDICIAIRE CENTRAFRICANO-CENTRAFRICAINE, alors qu’il s’agit, bel et bien, d’une affaire POLITIQUE CENTRAFRICANO-FRANCAISE.
Et, de toute façon, puisque toute la RCA, notamment le général YANGONGO lui-même, admet que le président BOGANDA appartient au patrimoine national et ne peut être réduit à des considérations bassement familiales, s’il y a lieu d’engager des poursuites contre qui que ce soit qui aurait diffamé le Fondateur de notre pays, c’est à la collectivité nationale, à travers l’Assemblée nationale, d’engager ces poursuites, et non à un demi neveu, traître à sa patrie et qui est à la RCA ce que PETAIN, LAVAL, DARLAN, ou DALADIER furent à la France.

Monsieur le Président de la République française,

 Il conviendrait de relever, par ailleurs, que le cabinet de la Présidence de la République centrafricaine qui a succombé aux pressions françaises en acceptant de nous poursuivre hypocritement en diffamation à travers l’un de ses membres, à savoir le nommé Xavier Sylvestre YANGONGO, en essayant de faire croire que c’est au nom et à la demande de la famille BOGANDA que ce dernier agit, ce qui est bel et bien faux, est, Vous en conviendrez avec nous, d’une étourderie et d’une lâcheté sans nom, car l’enquête sur la mystérieuse disparition du président BOGANDA ne résulte pas de notre initiative personnelle, mais d’une mission officielle qui  nous a été confiée par les plus hautes autorités de l’Etat suite au Dialogue national de 2003. En effet :

1) C’est le général François BOZIZE lui-même qui avait, par Décret N. 03/219 du 26 août 2003, convoqué le Dialogue national (ANNEXE 1);

2) C’est encore lui qui, par Décret N. 03/220 du 26 août 2003, nous avait nommé REPRESENTANT DE L’EXECUTIF, avec le colonel Paul DIMASSI, dans le Bureau de ce Dialogue national, de concert avec le professeur Abel GOUMBA, son Premier ministre d’alors, dont nous étions le Conseiller politique (ANNEXE 2);

3) Le 14 octobre 2003, jour anniversaire du général BOZIZE, ce dernier s’était rendu au palais de l’Assemblée nationale où se tenait le Dialogue national où il avait délivré son message de PARDON ET DE PAIX;

4) Mais le général BOZIZE sait très bien ce qu’il avait dit en aparté à certains membres du Bureau du Dialogue et surtout à ceux du Bureau de la Commission « VERITE ET RECONCILIATION », alors présidée par l’un de ses cousins, ce qui a conduit cette Commission, le lendemain, à  adopter une RECOMMANDATION datée du 15 octobre 2003 (voir page « 51 » du Rapport de cette Commission) et selon laquelle la lumière n’ayant pas été faite par le Dialogue sur la mystérieuse disparition du président BOGANDA, le 29 mars 1959, il fallait, après la fin du Dialogue, réactiver la Commission « VERITE ET RECONCILIATION » afin de poursuivre l’enquête sur la mort du président  BOGANDA  (ANNEXE 3);

5) Et, le 05 avril 2004, le même général BOZIZE avait, en sa qualité de chef de l’Etat, signé, de sa propre main, une lettre de mission officielle par laquelle il avait expressément chargé le professeur Abel GOUMBA, alors Vice-président de la République, de veiller à la mise en application de la Recommandation relative à la survie de la Commission VERITE ET RECONCILIATION chargée de poursuivre l’enquête sur la mystérieuse disparition du président BOGANDA (ANNEXE 4);

6) Le professeur GOUMBA, alors Vice-président de la République, en conséquence de la lettre de mission officielle ci-dessus, nous avait alors chargé de lui élaborer le projet d’un Arrêté portant création du COMITE AD HOC destiné à préparer la relance de la COMMISSION VERITE ET RECONCILIATION, notamment en allant en Afrique du sud pour s’inspirer des modalités d’organisation et de fonctionnement de leur très célèbre commission de ce type (voir ANNEXE 5);

7)  En outre, le Vice-président de la République, par un autre Arrêté, daté du 03 septembre 2004, avait nommé douze (12) personnalités dans ce Comité, dont nous-même, alors Conseiller politique et diplomatique du Vice-président de la République, pour représenter ce dernier dans le Comité puis dans la Commission (ANNEXE 6);

8) L’actuel ministre de la justice, monsieur Thierry MALEYOMBO, notre ancien collègue au cabinet du Premier ministre Abel GOUMBA, celui-là même qui, depuis janvier 2008, fait tout, de concert avec les généraux BOZIZE et YANGONGO, pour étouffer l’affaire BOGANDA, exactement comme s’ils n’avaient pas pris part aux travaux du Dialogue national, était, à l’époque, Haut commissaire aux droits de l’homme à la Présidence de la République et avait demandé, expressément, par courrier, au Vice-président de la République, de bien vouloir accepter que les parents des victimes (donc familles BOGANDA, FAYAMA et  KANGALA) fassent partie de ce Comité Ad Hoc (ANNEXE 7).

Aussi, Monsieur le président de la République française, Vous en conviendrez avec nous que les recherches que nous avions engagées, depuis 1987, sur la mystérieuse disparition du président BOGANDA, ont dû prendre un caractère officiel à la demande des plus hautes autorités de l’Etat et que les agissements des généraux François BOZIZE et Xavier Sylvestre YANGONGO, dans cette affaire, relèvent, simplement, d’une certaine lâcheté de leur part vis-à-vis de l’Etat français à qui ils auraient dû demander des comptes, notamment le rapatriement des restes du Président BOGANDA et la libération inconditionnelle de deux innocents moins âgés que le professeur GOUMBA, nous  voulons citer, bien sûr, Albert FAYAMA et Prosper KANGALA.

Monsieur le Président de la République française,

Le professeur Abel GOUMBA qui s’est tu durant près de cinquante (50) ans en feignant d’ignorer la déportation du Président BOGANDA a cru devoir affirmer, sur les ondes de Radio Centrafrique, les 27 et 28 décembre 2007, en langue SANGÖ, que « les autorités françaises avaient fait faire une enquête sur l’accident d’avion du président BOGANDA, mais qu’elles ont décidé que les résultats de celle-ci doivent rester secrets durant trente (30) ans, délai prorogé, en 1989, à cinquante (50) ans » : ce secret, monsieur le Président, c’est lequel, si ce n’est que Maurice BELLONTE, l’aviateur chargé de cette enquête, avait découvert que l’avion tombé près de BODA n’était pas celui du fondateur de la RCA, les numéros de série du moteur et de la carlingue étant différents ?

Et, le même professeur GOUMBA, notre compagnon de lutte de depuis assez longtemps, d’oser affirmer, publiquement, à la radio nationale,  le 29 mars 2008, à propos du président BOGANDA, en SANGÖ, que « ils l’ont tué, ils l’ont tué délibérément » : et quand les journalistes lui ont demandé, avec insistance, « qui a tué délibérément le Président? », il a répondu ceci : «mais, qui étaient à l’époque aux commandes de l’appareil de l’Etat, si ce n’est les Blancs, les colons ? »  C’est dire que les langues, désormais, ont commencé à se délier car, et on le voit, il n’est plus question d’accident d’avion, mais d’assassinat, plutôt. C’est dire que le professeur GOUMBA ou le Président ADAMA-TAMBOUX finira par avoir, enfin, bientôt, le courage d’affirmer, publiquement, que ce secret de cinquante (50) ans est bel et bien celui de la déportation de notre illustre et bien aimé Président fondateur.

Ainsi, monsieur le Président, il est clair que ce n’est pas nous, mais l’ensemble du peuple centrafricain (représenté par les trois cents cinquante (350) Délégués du Dialogue national qui n’a, en fait, jamais cru à la mort du président BOGANDA, dès lors que personne n’avait vu de dépouille et qu’il n y a jamais eu d’acte de décès, ni pour lui, ni pour FAYAMA et encore moins pour KANGALA) qui a décidé de poursuivre cette enquête, sous l’autorité du Président BOZIZE.
Mais, puisqu’il a choisi de se dérober, en oubliant sa lettre de mission au Vice-président de la République Abel GOUMBA, nous avons décidé de publier les résultats de notre enquête et de les assumer, politiquement et historiquement, devant Dieu et devant le monde entier. Au prix de notre vie et de notre liberté, comme le polonais COPERNIC puis l’italien GALILEE qui révélèrent, tour à tour, que la terre n’est ni plate, ni immobile, mais ronde et en rotation, autour d’elle-même et autour du soleil.

En prenant connaissance de notre livre, Vous voudrez bien Vous rendre compte, Monsieur le Président de la République française, qu’il n y a point l’ombre d’un doute que le président BOGANDA avait été déporté. Et, quand nous avions, en tête à tête, dit au professeur GOUMBA, le 28 mars 2007, chez lui, que cette déportation est un complot très grave et que lui et moi devrions en informer le chef de l’Etat par NOTE confidentielle, il m’avait regardé, très longuement, fixement et silencieusement, et n’avait rien dit. Nous lui avions alors dit que nous allions le faire seul. Même attitude. Et, deux jours après, le 30 mars 2007, nous nous étions rendu chez monsieur Michel ADAMA-TAMBOUX, le tout premier Président de l’Assemblée nationale de la RCA, en 1960, celui-là même qui, publiquement, à la tribune du Dialogue national en 2003, dans une déclaration radiodiffusée, avait promis de révéler, le lendemain, le secret de la mystérieuse disparition du président BOGANDA du 29 mars 1959, avant de se rétracter, le lendemain, en affirmant, tout aussi publiquement, qu’il a été menacé toute la nuit, sans dire par qui. Et nous étions restés ensemble, de 09 h00 à 17h45, ce 30 mars 2007.

Monsieur le Président de la République française,

Comme Martin LUTHER KING l’avait déclaré le 03 avril 1968, la veille de son assassinat, nous savons, nous aussi, que « tout homme aspire à vivre très longtemps, mais qu’il se peut que ce ne soit pas notre cas…Nous sommes allé trop loin, et nous ne pouvons plus reculer ». Oui, nous sommes allé trop loin, depuis notre plus jeune âge, dans la lutte de notre pays, de notre continent, pour une vraie indépendance, pour le progrès et le mieux être, sur les traces du Président BOGANDA, de NASSER, N’KRUMAH, LUMUMBA, BOUMEDIENE, MANDELA, KHADAFI et des autres patriotes africains.

En conséquence, au nom de la Fondation PANAFRICAN UNION, organisation patriotique de l’Afrique centrale en général et de la RCA en particulier dont les dirigeants, militants et sympathisants sont obligés de vivre dans la clandestinité, à l’instar de ceux de l’ANC, hier en Afrique du sud, nous Vous demandons, très respectueusement, mais très vivement, de bien vouloir sauvegarder l’honneur de Votre prestigieux pays dont l’attitude officielle, depuis la révélation de la déportation du Président BOGANDA, force respect et admiration, dès lors que la République française, répétons-le, a, majestueusement, préféré garder le silence, un silence lourd de significations, témoignant ainsi qu’elle regrette ce que ses agents avaient cru devoir faire le 29 mars 1959 au Président BOGANDA.

Mais les peuples d’Afrique centrale, par la voix de la Fondation, Vous demandent, solennellement, d’aller plus loin, en rompant le silence et en faisant lever le secret défense décrété jadis par le général de Gaulle, selon Philippe DECRAENE, et de prendre les mesures qui s’imposent pour que la dépouille de l’illustre fondateur de la RCA soit rapatriée et que ses compagnons, Albert FAYAMA et Prosper KANGALA, soient libérés. Il en va de l’honneur de la France, de sa crédibilité et de ses relations avec l’Afrique, aujourd’hui et demain. Surtout demain.

Car, en reconnaissant la déportation, en faisant rapatrier la dépouille du Président BOGANDA, la France ferait enfin admettre au monde entier que le général de Gaulle n’était pas un homme d’Etat ordinaire,  mais un grand homme. Car il faut bien être un homme d’Etat de nature exceptionnelle pour se permettre, en pleine guerre froide, de refuser les propositions et de résister aux pressions des milieux politiques, des colons et des services secrets qui exigeaient l’élimination physique du Président BOGANDA. Et cela, en leur imposant, par humanisme, par magnanimité, une simple déportation plutôt qu’un attentat contre son avion.

Monsieur le Président de la République française,

Rendons justice et hommage au général de Gaulle : car, malgré les enjeux de la guerre froide, faut-il le répéter ici, il n’a jamais ordonné l’assassinat du Président BOGANDA, il n’a jamais décidé de faire couler son sang. Et cela doit être su et salué.

Quant à notre modeste personne, en refusant les conseils du professeur Abel GOUMBA puis ceux du président ADAMA-TAMBOUX qui  nous ont demandé, expressément, chacun de son côté, de ne pas révéler la déportation du président BOGANDA, c’est que nous avons, délibérément, décidé, après sept (7) mois de réflexion et de méditation, choisi de prendre ce risque, car, de notre point de vue, notre vie vaut moins que celle des quatre (4) millions de Centrafricains et des huit cents (800) millions d’Africains qui ont le droit et la soif de savoir la vérité, cette vérité qui va sans doute, à un moment donné, leur donner la force de se battre davantage pour libérer, réellement et totalement, puis d’unifier, les différents pays de notre cher continent noir.

C’est dire que, si les services secrets français, que ce soit directement ou par des traîtres Africains interposés, venaient à se venger en nous faisant assassiner ou empoisonner pour nous rendre fou, cela importe peu, car l’essentiel est que nous avons honorablement rempli notre mission, décidée par le Dialogue national, sur cette pitoyable terre des humains.
Et, malgré tout, après notre assassinat ou notre folie ourdie, programmée, chaque fois que notre nom sera évoqué, toute la France, sans exception, sera obligée de baisser la tête, des siècle et des siècles, voire des millénaires.

 Mais la France peut, comme elle sait le faire souvent, rester en hauteur en reconnaissant sa faute, en proposant elle-même des réparations, ce qui, naturellement, ne pourrait qu’à nouveau forcer respect et admiration de la part de tous. Surtout qu’elle a la chance d’avoir pour Président, depuis l’an 2007, un homme qui est tout aussi grand et qui pourrait être encore plus grand que le très prestigieux général de Gaulle.

Tel est, Monsieur le Président de la République française, l’objet de cette lettre ouverte dont copie a été envoyée aux chefs d’Etat africains les plus anticolonialistes et au Secrétaire général des Nations unies, de même qu’aux partis politiques et à la presse, aussi bien en RCA qu’en France, avec diffusion sur l’Internet./.


     Pour la FONDATION
 SON PRESIDENT
  Moammar BENGUE-BOSSIN




 

 



 

 

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Published by BOMONGO Lucé Raymond - dans POLITIQUE AFRICAINE DE LA FRANCE
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28 avril 2008 1 28 /04 /avril /2008 22:26

COMMENT WADE RAILLE SES OPPOSANTS

COMMENT WADE RAILLE SES OPPOSANTS
Wade raille ses opposantsPar Ibrahima Lissa FAYE | SUD QUOTIDIEN | lundi 28 avril 2008 | 846 lectures
Le Secrétaire général national du Parti démocratique Sénégalais (Pds) et président de la République, Me Abdoulaye Wade a, encore, raillé son opposition. Il a, lors du Bureau politique du samedi 26 avril dernier de son parti, transformé en Convention nationale, cherché à tourner en dérision Ousmane Tanor Dieng du Parti socialiste (Ps), Moustapha Niasse de l'Alliance des forces de progrès (Afp) et Amath Dansokho du Parti de l'indépendance et du travail (Pit) en minimisant leur niveau d'études. Me Wade a annoncé que son parti sera en congrès en novembre et/ou décembre avant d'exhorter les militants à procéder aux renouvellements de toutes les structures. Il a fait part d'une série de tournées politiques à travers le pays en octobre qu'il compte effectuer.
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Abdoulaye Wade

Parti Démocratique Sénégalais - Pds
Le Parti démocratique Sénégalais (Pds au pouvoir) sera en congrès en novembre et décembre 2008 prochain. L'annonce a été faite par son secrétaire général national et président de la République, Me Abdoulaye Wade lors de la réunion de son Bureau politique qui a été transformé en Convention nationale et qui s'est tenue le samedi 26 avril au siège du Pds sur la Voie de dégagement nord (Vdn). Il a demandé aux militants de procéder aux renouvellements des sections, des fédérations, comités, bref de toutes les structures du Parti. Me Abdoulaye Wade a, dans le même ordre d'idées, annoncé qu'il sera en tournée à partir du mois d'octobre. Une tournée qui le mènera partout dans le pays.

Le leader du Pds a profité de cette ambiance de meeting politique pour s'attaquer encore une fois à son opposition. Ces principales cibles ont été les Secrétaires généraux du Parti socialiste (Ps), Ousmane Tanor Dieng, de l'Alliance des forces de progrès (Afp), Moustapha Niasse et du Parti de l'indépendance et du travail (Pit), Amath Dansokho et un peu celui de La Ligue démocratique/Mouvement pour le parti et le travail (Ld/Mpt), le Pr. Abdoulaye Bathily. Pour lui, « ces gens n'ont pas le profil adéquat pour le succéder, qu'ils sont disqualifiés d'avance du fait de leur niveau d'études pour prétendre au siège présidentiel ». Le secrétaire général national du Pds a fait savoir « que Ousmane Tanor Dieng n'a qu'un seul diplôme qu'il a obtenu à l'Ecole nationale de l'administration et de la magistrature (Enam). C'était un apprenti-géomètre qui a profité de la politique pour se faire un nom ». Et de marteler : « il est disqualifié, il ne connaît rien du tout ».

Wade tente de ridiculiser les leaders de l'opposition

Abdoulaye Wade a logé à la même enseigne Moustapha Niasse, son ancien Premier ministre au tout début de l'alternance. Selon lui, le leader des progressistes n'aurait qu'une licence en droit. « Ce qui ne représente rien du tout, de nos jours », a-t-il ajouté. Le secrétaire général du Parti de l'indépendance et du travail (Pit) en a également pris pour son grade. « Amath Dansokho n'a aucun diplôme, donc il ne saurait me remplacer », a indiqué le président Abdoulaye Wade.

Le secrétaire général national du Pds n'a pas épargné son prédécesseur à la tête de l'Etat du Sénégal dans ces diatribes. Pour lui, « le président Abdou Diouf n'aurait été qu'un simple préfet et technocrate ».

Déconsidérant les leaders de l'opposition il les a mis à la même table que les jeunes de son parti dans le cadre d'un Conseil des ministres. « Il y a trois à quatre leaders politiques qui disent qu'ils veulent être président, je vais les inviter en Conseil des ministres pour qu'ils s'asseyent avec mes jeunes. S'ils ont du culot, ils n'ont qu'à venir au prochain Conseil des ministres accompagnés par les journalistes pour parler avec les jeunes de mon parti. Ils connaîtront alors leurs vrais interlocuteurs. Ils vont prendre la clé des champs avant la fin du Conseil des ministres. Ils sont ignares et ne se taisent pas ».

Abdoulaye Wade se dit convaincu que l'opposition réunie au sein du Front « Siggil » Sénégal bavarde alors que lui, il travaille. Selon Abdoulaye Wade, « l'opposition est désespérée par la bêtise qu'elle a faite soi-même, par le harakiri qu'elle a fait soi-même. Personne ne leur a demandé de boycotter les élections. Mais c'est là où se limite leur vision des choses. Comme ils se sont rendus compte de leurs erreurs, ils sont désespérés ».

Convention nationale aux allures de meeting

Abdoulaye Wade a, dans la foulée, galvanisé les jeunes de sa formation politique. « Nous aurons de plus en plus des jeunes qui sont formés qui ont des maîtrises, qui ont des Deug, des doctorats dans tous les domaines », a-t-il affirmé. Après ces attaques en règle contre les leaders de l'opposition membres du front « Siggil » Sénégal, le leader du Pds a invité ses militants à adhérer à son programme dénommé « la Grande offensive agricole pour la nourriture et l'abondance (Goana) ». Il a cherché à convaincre les libéraux à cultiver la terre et à refuser la fatalité pour le succès de la Goana. « Il n'y a pas d'émeutes de la faim et il n'y aura pas d'émeutes de la faim au Sénégal. Nous ferons la fête de l'abondance au Sénégal. Nous prendrons leur contre-pied pour leur montrer que nous sommes capables », a-t-il expliqué. Pour lui, il s'agit d'un défi. « C'est notre dignité qui est en jeu », a-t-il lancé.

« Lorsque nous pouvons nous prendre en charge, il n'y a pas de raison d'accepter la fatalité. Nous ne sommes pas contre l'aide extérieure, il y a des choses que nous ne pouvons pas faire même si nous acceptons l'aide. Mais, il faut qu'il nous trouve à l'œuvre, en train de travailler. Il faut que toute la nation soit mobilisée avec l'objectif de réaliser le grand projet que j'ai donné le nom de grande offensive agricole pour la nourriture et l'abondance (Goana). Comme une seule armée, nous allons attaquer la fatalité et nous allons gagner. Tout le monde à la campagne pour faire des fermes modernes », a fait comprendre le président de la République.

C'est devant des militants libéraux déchainés et acquis à sa cause que le secrétaire général national du Pds a tenu ce discours. Face à une foule applaudissant, exultant après chaque phrase, Abdoulaye Wade a chargé l'opposition et lancé un appel pour une large adhésion à la Goana. La Convention nationale du Pds organisée en lieu et place de la réunion de Bureau politique a été moment de ferveur politique pour le parti au pouvoir qui est resté assez longtemps sans réunir ce monde
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14 février 2008 4 14 /02 /février /2008 14:50

Mitterrand l'Africain ?
Egrégore
La complexité des relations franco-africaines ne cesse de donner le tournis à bon nombre d'observateurs. S'intéressant au sinueux parcours africain de l'ancien président de la République française, en l'occurrence François Mitterrand, Gaspard-Hubert Lonsi Koko, à travers la vie politique de cet illustre personnage, décortique avec minutie les réseaux mis en place par Jacques Foccart et entretenus par quelques africanistes de gauche ; il nage dans les eaux troubles de la Françafrique pour mieux expliquer la puissance des lobbies qui imposent la continuité dans les rapports entre la France et l'Afrique.
À l'heure où l'actualité africaine est entre autres dominée par les conflits, l'exode de nombreux jeunes, la lente "colonisation" de ce continent par la Chine, d'aucuns ne cessent de s'interroger sur le devenir des relations franco-africaines après François Mitterrand et Jacques Chirac.
Cet ouvrage donne quelques pistes très utiles à la compréhension des futures relations franco-africaines. On y évoque également un lien de près de quarante-cinq ans entre un homme - que d?aucuns qualifient de "mythe errant" - et tout un continent, des méandres et des écueils qui ont enseveli des tas de secrets dans des marigots africains...

Titre : Mitterrand l'Africain ?
Editeur : Les Editions de l'Egrégore (http://www.editions-egregore.com)
Parution : 23 octobre 2007
Pagination : 232 pages
ISBN : 978-2-916335-03-2
Format : 14x22,5 cm
Prix : 18 euros

L'auteur :
Membre du Bureau fédéral du Parti Socialiste de Paris et président du club de réflexion Enjeux Socialistes et Républicains, Gaspard-Hubert Lonsi Koko reste fidèle à ses engagements humanistes. Après "Un nouvel élan socialiste" et "Le demandeur d?asile", il poursuit la réflexion sur les rapports Nord-Sud avec "Mitterrand l?Africain ?".
Site personnel : http://www.lonsi-koko.net
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